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Je l'ai gardé

Malika 29 ans : Pour moi, l'avortement était la solution


Mais voilà mon histoire : je suis tombée enceinte alors qu’on s’était protégé. Bref un bb, pas question... je suis déjà mère de 2 enfants d’une première union et je tombe enceinte alors je venais de rencontrer mon ami depuis peu. Pour moi, l'avortement était la solution.

Cécile 24 ans : bientôt 6 mois ...


Bonjour à tous. Voilà bientôt 6 mois que notre petit garçon est né, beau, souriant. Il fait déjà des galipettes, marche à 4 pattes et demande tous les jours à croquer la vie. Ce petit garçon est le plus heureux ... Quand je le regarde me souriant, je me dis : que serais-je devenue ?

 

Aurelie 29 ans



Je m'appelle Aurélie -29 ans- et souhaite d’abord vous remercier votre site, votre association, votre personnel et mon interlocutrice Marie qui a contribué à faire naitre cet enfant, sincèrement. Voici mon témoignage. J'habitais en Irlande depuis des années, et le père de l'enfant était une aventure de deux semaines. Même si on se connaissait depuis deux ans, et nous n'étions déjà plus ensemble. Il était Australien pour compliquer la chose. Le 15 Octobre 2010, je faisais mon test de grossesse et ce jour d’octobre, une massue de 10 tonnes m'est tombée sur la tête. Moi qui avais toujours pris mes précautions ! Pas de réaction, pas de pleurs, pas de cris, pas de battement de cœur. Je suis simplement devenue vide, un zombie… Les larmes sont sorties quelques heures après, lorsque j'ai pensé à mon frère et à ma belle-sœur qui ne pouvaient pas avoir d'enfant. Injuste Nature. J’avais envie de taper partout.
 
Le lendemain, je me renseignais sur toutes les possibilités, absolument toutes, via internet. Une chose était cependant évidente pour moi: je ne pouvais pas prendre de décision sans en parler à « l'autre ». Il était a Londres ce week-end et rentrait le Lundi soir.
 
Le numéro vert du site n'étant pas joignable depuis l'étranger, alors j'ai envoyé un mail le samedi soir pour expliquer ma situation, et ma détresse. J'ai toujours essayé de respecter la Nature, et un avortement me paraissait aller à l'encontre de mon éthique. Mais je ne voulais pas être égoïste, et je me disais que je n'avais pas d'avenir à offrir à cet enfant si je l'élevais seule.
 
Le lendemain soir, j'ai reçu un appel d’IVG.net, qui m'appelait suite à l’email. Elle m'a dit qu'elle pensait que j'avais l'air de quelqu'un qui avait « la tête sur les épaules » et qui avait « la chance de ne pas se soucier du regard des autres, ce qui n'est pas le cas de beaucoup de jeunes filles qui ont parfois des pressions familiales ». Elle m'a surtout rappelé qu'un bébé, les deux premières années de sa vie, n'a besoin que d'une chose: c'est de l'amour de ses parents, mais surtout de sa maman. Ces mots, je les ai toujours en tête aujourd'hui.
 
Le lendemain soir, j'ai parlé à « L'Autre » concerné par l'Histoire. Sa première réaction, toute naturelle, après un grand silence, fut de me dire que je ne voulais sans doute pas d'un enfant maintenant. Alors je lui ai répondu que ce n'était pas si simple que ca, qu’il y avait des conséquences pour un avortement. Alors il m'a dit que j'avais son soutien émotionnel  et même financier... J'ai de la chance que ce soit arrivé avec quelqu'un comme lui, je le sais.
 
A partir de là, pour moi, je laissais une chance à la Vie. Si je laissais la Nature faire, et si ce bébé était suffisamment fort pour être arrivé là et vouloir vivre, alors il vivrait.
Mais les trois premiers mois de ma grossesse, j'ai vu ma vie et mon avenir s'effondrer. Je suis une voyageuse, je vadrouille, je pars quand bon me semble, sur de longs voyages, souvent sans confort aucun. Voyager est de l'ordre du vital pour moi. Ce bébé c’est comme si on me coupait les ailes.

La grossesse n'a pas été une partie de plaisir.

  1.  Je n'ai rien dit les premières semaines à mes proches, et étant à l'étranger, c'était très difficile. J’ai du donner la nouvelle à mes parents - très conservateurs - par webcam 10 jours avant Noël en impliquant mon frère et ma belle-sœur.
  2. Des problèmes de thyroïde sont apparus des le début de grossesse, je dormais 12 heures par nuit et j'avais l'impression d'avoir fait nuit blanche.
  3. Je suis une femme très indépendante, une voyageuse dans l'âme, et une grossesse pour moi était comme une punition, qui m'empêchait de faire ce que je voulais, quand je le voulais.
  4. Voir mon corps changer alors que je ne m'y étais pas préparé, a été assez difficile à accepter.
  5. Je ne suis pas une « femme à grossesses », aussi je n'y ai pris aucun plaisir. Pendant la grossesse, je parlais au bébé, en lui disant que je préférerais largement l'avoir dans mes bras, que dans mon ventre. Chose vraie à ce jour!
 
En 2011, on a emménagé ensemble avec le père du bébé. Sans être ensemble pour autant, nous n'étions pas compatibles et ne le sommes toujours pas. C'était pour des raisons financières (loyers extrêmement chers en Irlande, aucune aide sociale avec un congé maternité avec zéro euro de salaire), mais aussi car il souhaitait vivre la grossesse au quotidien. Je n'avais pas le droit de l'en priver. Il était présent aussi à l'accouchement. Nous avons vécu ensemble les premiers mois après l'accouchement. Ce n'était pas facile du tout, car à nouveau, nous ne sommes pas compatibles sur bien des points (il dormait aussi jour et nuit lors des deux premiers mois du bébé et me disait qu'il était fatigué, assez difficile a avaler pour moi qui avait une moyenne de 4 heures de sommeil par jour...), mais je faisais ca pour le bien du bébé, pour que l'un et l'autre puisse profiter de l'autre.
 
On s'était mis d'accord avec le père de l'enfant, au tout début de la grossesse, que je rentrerais vivre en France avec le bébé, quand celui-ci aurait un an. Et le père de l'enfant, très justement, m'avait dit que ce serait mieux que l'enfant grandisse en France plutôt qu'en Irlande, pour des raisons évidentes (famille, sante, social, éducation, etc.).
 
Je n'ai pas réussi à tenir un an ! A peine deux mois après la naissance, j'annonçais au père que je rentrerais en France en Janvier 2012, que je ne tiendrais pas plus longtemps. Il a compris, et n'en fut même pas surpris, même si on savait que la séparation père-enfant serait difficile.
 
Aujourd'hui, en mars 2012, je suis en France depuis 3 semaines, avec ma fille de neuf mois, qui se porte a merveille: bébé souriant à souhait avec tout le monde, et calme, chose surprenante quand je repense à tout le stress qu'elle a subit dans mon ventre! Son père vient lui rendre visite ce weekend, il habite toujours en Irlande, et parce qu'il est Australien ne peut pas venir vivre en France comme ca, dans quelques années peut-être. En attendant, ce sera de longs weekends une fois par mois. Je lui laisse mon logement pendant ces périodes, pour que père et fille profitent l'un de l'autre au maximum.
 
Les mois et les années à venir ne seront pas faciles, je le sais, je le savais dès le jour ou nous avions pris la décision de laisser faire la Nature.
 
Pendant ma grossesse, je suis allée seule a Varsovie rendre visite a des amis quelques jours et faire du  ski de fond. Et a 6 mois et demi de grossesse, je suis partie 4 jours en Croatie, ou j'y ai fait deux randonnées légères (28 degrés sous le soleil, un sac a dos, et des kilos dans le ventre, ca freine quand même!).
 
Quand notre fille a eu 4 mois et demi, nous sommes partis avec le bébé et son père en Australie pour qu'il la présente à sa famille, et il souhaitait que je les accompagne. Ce que j'ai fait. Pendant que ma fille était à faire connaissance de sa famille paternelle, je suis partie 12 jours randonner en Nouvelle-Zélande avant de la retrouver en Australie. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés 4 jours à Hong-Kong. Et j'ai fait le vol retour en Europe seule avec ma fille pendant que son père partait prendre des vacances à son tour en Thaïlande...
 
Voila, les voyages font toujours partie de ma vie, même avec un bébé! Un bébé, finalement, ca s'adapte a tout, du moment qu'il a une chose, c'est vrai: l'amour de sa mère.
 
Aurelie, 29 ans.

Aline change d'avis avant l'IVG


Aline envoie quelques photos pour remercier de l'aide apportée par notre site. Elle a changé d'avis avant l'IVG et a accueilli Lucas dans la famille. Elle est heureuse et témoigne de son bonheur et de son bébé

Marie



J'ai 33 ans. Je suis maman d'un petit garçon de 3 ans, que j'élève seule.
Je suis enceinte de 8 mois maintenant. J'ai été confrontée à la question douloureuse de l'avortement, pour la 1ère fois de ma vie, cet été, alors enceinte d'un peu plus de 2 mois. Mon compagnon et moi même désirions cet enfant. J'ai su tout de suite que j'étais enceinte. Mais, pour une raison que j'ignore encore aujourd'hui, mon compagnon, qui se réjouissait de l'arrivée de ce petit bébé, a brusquement "changé d'avis" et décidé qu'il ne voulait finalement plus de cet enfant! Il voulait impérativement que j'avorte. Ce fut un choc terrible. Je n'imaginais pas un seul instant être un jour confrontée à l'avortement. Je n'imaginais pas que cet homme, que j'aimais plus que tout, me mettrait de la sorte au pied du mur.... S'en est suivi un chantage odieux pour que j'avorte. Nous venions d'emménager dans son logement de fonction et j'avais bien évidemment tout quitté pour le suivre. Il me proposait donc de "m'aider à repartir" si j'avortais alors que dans le cas contraire, il me mettait à la porte. Alors sans emploi, cela signifiait purement et simplement que je me retrouvais à la porte, avec mon petit garçon, sans job, sans un sou, sans logement....bref, il m'a mis une pression énorme pour que j'avorte. Jusqu'à monter mes propres parents contre moi pour qu'ils fassent pression eux-aussi pour que j'avorte.
 
J'ai vécu un véritable cauchemar. Cet enfant, il était désiré. Je ne l'avais jamais rejeté. Son cœur battait, il était déjà bien formé....il vivait déjà en moi. Totalement perdue et terrorisée par l'attitude et la pression de mon compagnon j’appelé le N° de téléphone du site ivg.net. C'est l'écoutante qui se prénome Marie qui a su trouver les mots justes pour me réconforter, me soutenir et m'aider dans le choix que je devais faire. Mais au fond de moi ce choix était déjà fait. NON, JE NE POUVAIS PAS avorter. NON, JE NE VOULAIS PAS avorter! J'ai trouvé mes limites dans l'avortement. Je savais que j'allais me retrouver dans une situation très précaire avec mes 2 enfants mais je ne pouvais pas avorter.
 
Je pense que d'une "galère matérielle" on se relève toujours; alors que l'anéantissement psychologique (que peut engendrer un avortement sous pression d'un tiers) vous tue a petit feu...
 
Je me suis battue pour retrouver un logement, débloquer en urgence un dossier RSA, déménager....le tout malade comme un chien a cause du début de grossesse. Mon petit garçon m'a suivi dans toutes mes démarches. Il m'a donné le courage d'avancer. Nous vivons aujourd'hui du RSA. Nous avons une aide au logement. Avec un train de vie tout à fait modéré nous ne manquons certes de rien. Je suis très entourée. Tout d'abord par mes amis, qui sont mon plus grand soutien. Une sage-femme de la PMI vient régulièrement chez moi pour suivre ma grossesse. Une médiatrice familiale m'aide à travailler sur la brutalité des événements de cet été et à me reconstruire tout doucement.
 
La grossesse n'est pas simple tous les jours, seule, avec un petit Loulou de 3 ans à gérer, perchée dans un appartement au 3ème étage sans ascenseur.... Mais le principal c'est que je suis bien, en accord avec le choix que j'ai fait. Autant je pense que l'on peut passer toute une vie à regretter d'avoir un jour avortée, autant je pense que l'on ne peut pas regretter, ne serait-ce qu'un instant, d'avoir fait le choix de la vie.
 
Le choix de l'avortement est, je pense, un choix personnel qui doit être fait en son âme et conscience de femme, et non sous pression d'une tierce personne, même si cette personne est la personne que l'on aime le plus au monde. D'autre part, les questions d'ordre "matérielles" qui peuvent, à un moment donné, apparaitre comme un frein dans le choix éventuel de garder son enfant, finissent toujours par se résoudre. Même sans emploi, au RSA, sans logement, enceinte, avec déjà un enfant à charge, aujourd'hui nous vivons décemment et nous sommes heureux! C'est un petit garçon qui doit naitre en février et il fait déjà la joie de son grand frère.
 
Du fond du cœur je remercie Marie pour son écoute, son aide et son soutien qui vont bien au-delà de la "simple" question d'avortement. Et courage à vous toutes qui êtes face a la question de l'avortement!
 
Marie le 28/12/2011
 

Karin 26 ans, j'étais enceinte


Je suis Karin, j'ai 26 ans : Je vous ai contacté au mois de mars 2011, car j'avais appris que j'étais enceinte.
Grâce à votre écoute, nous sommes plus qu'heureux d'avoir fait nous-mêmes le choix de garder cet enfant, et plus amoureux encore.

 

 

 

 

Claire et Noé


Bonjour Marie,
 
Il y a 10 mois maintenant, je vous avais appelé et vous avez changé ma vie en m'aidant bien dans ma reflexion.  Cela m'a conduit à garder mon enfant.
 
Je suis maintenant maman d'un petit Noé qui est né le 30 mars 2011. Il va trés bien et grandit tellement vite!
 
Nous sommes heureux!
 
Merci encore de votre support, de votre écoute et de votre réconfort, sans jugements aucun.
 
Claire

Valérie : j’aimerais bien le garder...


Mon témoignage est un peu différent des autres. Il devrait s’intituler «  j’aimerais bien le garder.. » mais il n’y a pas de rubrique pour cela dans votre site. Aussi, il peut avoir sa place ici dans le chapitre « je le garde » tout en souhaitant ne blesser personne.

J’ai rencontré l’homme de ma vie assez tard, à 33 ans. Coup de foudre quasi-immédiat et  j’ai su que ce serait lui, le père de mes enfants. Nous sommes mariés le jour de mes 34 ans et nous avons commencé à attendre l’enfant… Un enfant qui ne vient pas. Un enfant qui ne viendra peut-être jamais.
 

Angelle garde son enfant bien que son homme soit parti


Bonjour Je m'appelle Angelle, j'ai 22 ans et je suis maman d'un petit garçon de 2 ans. Ma première grossesse a été très compliquée. Trois semaines avant d'accoucher, monsieur a décidé de me quitter... Qu'est ce que j'étais mal !
Depuis j'ai rencontré un homme avec un enfant. Il a accepté mon fils de suite. Ce n'est pas un frein aux futures relations, même si certaines le pensent.
J’espère que mon expérience pourra vous aider.
 
 

Amélie décide de garder son bébé


Amélie décide de garder son bébé