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ivg risques

Camila 23 ans


Bonjour, je vous contacte car je recommence a déprimer mon bb aurait bientôt eu 2 ans début décembre. Je n’avais pas le choix de faire cette ivg, ( pas de travail, étudiante, parents musulman......).

Mais moi ce bb me manque. Je recommence a être insomniaque. Ma belle sœur a eu un enfant le 29 mars 2013 date a laquelle moi j’ai avorté il y a 2ans. Ca rend les choses encore plus difficile à vivre. Disons que je suis un peu jalouse, triste car mon enfant je le verrai jamais. J’ai du mal a le regarder, qaund je suis allé a la maternité pour voir le bb de ma belle soeur, j’ai cru que j’allais fondre en larme. Je me suis retenu autant que j’ai pu. Quand on me la mis dans mes bras. Personne est au courant sauf mon copain toujours le même depuis plus de 4ans. Pour lui j’ai l’impression que c’est plus facile a vivre, il ne souffre pas comme moi.je ne fais confiance a personne bien que j’ai des copines, mais je n’ai raconter ma situation a personne. Dans ma vie de tous les jours j’ai l’impression de n’arriver a rien. Je dois avouer que j’ai déjà eu des idées noires. Je me dirige vers je ne sais même pas … Je pense que personne peut m’enlever ce poids que j’ai, cette culpabilité tellement énorme que je fais que rêver que j’ai des enfants. Jai même revé de la situation dans laquelle j’etais quand j’étais enceinte, j’ai revé que j’avais garder mon bb, que c’etais un garçon tres beau. Mais dans mon reve personne etait au courant que j’avais eu un bb, je cherchais un endroit, ou il pourrait vivre heureux.

Enfin, voila c un exemple de reve. Parfois, je me dis « je ne merite pas d’avoir d’autre enfants kan je  serais prete », j’ai tellement peur qu’il me fasse oublier le bb que j’ai fait enlever. Je voudrais tellement faire quelque chose en sa mémoire, lui laisser une trace pour d'une certaine façon lui rendre hommage.

A la question pk je vous contacte? Je n’en sais rien ! juste parce que je suis réveillé depuis 5heures du matin, et que je pense à mon enfant.

Camila

Laura 25 ans


 

Choisir entre le cœur et la raison... peut-on être  raisonnable quand il s’agit de choisir la vie d’un enfant ?

Comment faire comprendre au père et aux "biens pensants" qui nous poussent, nous les femmes, si facilement vers « la solution ivg » ce lien indicible, invisible et pourtant si fort qui se tisse dès les premières secondes où l’on sait que l’on est enceinte ? Je suis complètement paumée, sans nouvelles du père, déçue, blessée comme sonnée... A 10 semaines de grossesse, j’ai encore une bonne dizaine de jours pour faire mon choix parait-il... Un terrible choix qui ne devrait pas exister ! Je me demande si je ne devrais pas partir seule, quelques jours pour réfléchir encore ... 

Fanny


 
On est vraiment seule dans cette situation ! En parler ne résoudra pas le problème. Chez moi, c'est une évidence. Je regrette de ne pas avoir pris cette satanée pilule  croyant que je n'étais pas fertile. J'ai fait un test et je n’avais même pas une demi-minute pour espérer.. et là je vois tout de suite cette maudite barre de plus.
 
Je ne réalise qu'à moitié ce qui arrive mais cela aggrave ma souffrance générale.
Pourquoi faut-il subir cette horrible suite sans fin faite de saignements et de dérèglements ?
 
J’ai envie de tuer aujourd’hui celui qui est en partie la cause de mon malheur et qui dit « me soutenir ».
Mais quel comique ! Comme si c'est lui qui subira toute cette déferlante, les suites de la boucherie, etc..  Car sans avoir connue l'IVG, je sais d'avance ce qui m'attend ! Encore une fois, la femme porte en elle, seule, tout le poids du soi-disant "partage des aléas" d'une vie. J'aimerais pouvoir lui en coller une, tellement je le hais pour ce qui m'arrive. Mais je sais de trop que j’en suis la cause première. J'approche de la trentaine et pour moi, c'est comme si là, aujourd'hui, je mourrais. Facile de croire que tout passe..
 
Je n'arrive même plus à passer devant un miroir, je suis impardonnable pour ce que je me fais subir. Rien dans ma vie, malgré la violence physique, le harcèlement moral, et les insultes subies jusqu'au ce 5 avril, n'égaleront la peine, la peur, l'incompréhension, la révolte, et le désarroi qui me rongent depuis la minute où j'ai découvert ma grossesse. Voilà le fond de ma pensée. Je voulais le dire !
 

 

Fanny le 5 avril