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depression ivg

Angelique 28 ans, ivg par aspiration trop rapide a 11 sa


J’ai subit une IVG alors que je ne  le souhaitais pas vraiment. Beaucoup de raisons qui seraient trop longues à  écrire m'ont conduite à être tentée d’y recourir. Je regrette beaucoup. J'ai fait une  hyperémnèse gravidique (fortes nausées et vomissements en début de grossesse) qui m'a beaucoup affaiblie. Je suis en dépression  depuis plus de 10 ans et je venais d'arrêter mon traitement afin d'avoir ce  bébé. J'étais à 11 semaines d’aménorrhée ce qui est très important,  car lorsque j'ai eu la maladresse de dire au médecin que j'envisageais une  IVG, il m'a fait signer des feuilles (je n'ai pas mis de date, ni rien  d'autres, juste signé) et m'a donné 2 médicaments (on était lundi  25/01/16) un à prendre mercredi 27 (il m'a précisé qu'il n'avait pas le  droit que je devais le prendre devant 1 médecin, mais bon il me l'a donné  à prendre seule à la maison) et un autre par voie vaginale le vendredi  29/01 ... jour de l'intervention. Pour conclure, je n'ai pas eu un délai de réflexion (encore en vigueur dans la loi). Il a choisi alors que je n'étais qu'à 11 SA de  précipiter une IVG. Comme je l'ai écrit au début, je ne le souhaitais pas,  mais quand le mercredi j'ai du prendre le médicament après à peine 3 jours, je me suis retrouvée seule et perdue. Le vendredi, je n'ai  pas vu le gynéco, ni avant ni après, personne ne m'a adressé la parole et  je n'ai pas pu demander si le médicament que j'avais pris avait une  incidence sur le bébé si je changeais d'avis. Je pleure beaucoup, je  regrette d'avoir tué mon bébé car j'étais dans un état de doute et j'etais seule avec un autre enfant, j'ai pris peur. Mais ce médecin a choisi  pour moi en ne me laissant pas le temps de réfléchir à cette décision qui  engageait plusieurs vies dont celle qu'il m'a retirée. Je ne sais plus quoi  faire ! je suis si malheureuse. Je suis suivie pour ma dépression mais que  faire face à la colère que j'éprouve contre ce médecin ?
 
note du site : la loi supprimant le delai de reflexion est entrée en vigeur le 27 janvier 2016. voir ici l'article sur les conséquenses du non respect du délai de  reflexion. 
 
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Annick 20 ans, ivg il ya 9 mois


Annick 20 ans. J’ai un peu honte. Moi et mon copain nous nous sommes mis ensemble en 2014. Et assez vite nous sommes tombés fous amoureux l'un de l'autre. On vivait une relation complice et folle. Au mois de septembre, mon chéri insistait pour que  j'arrête là pilule. Au début je n’étais pas très prête mais j'avais  tellement envi d'être maman au fond. Mais j'avais peur car un peu tôt. J’ai finalement accepté et arrêté la pilule. Je suis alors tombée enceinte au mois de Janvier 2015 et malheureusement j'ai fait une fausse couche. J’étais triste mais mon copain n’avait  pas lui l'air triste. Je trouver son comportement étrange ... bref je  retombe enceinte presque aussitôt. J’étais enceinte de 6 semaines au moment du test ! J’étais la femme  la plus heureuse à cet instant. Je me demandais déjà si c'était un  garçon ou une fille. j'appelle ma maman qui était ravie pour moi. Je rentrer  à la maison pour l'annoncer à mon conjoint et là je n’ai pas compris ! Son  vissage est devenu tout blanc : aucune réaction. il ne voulait pas en parler. Le  lendemain je vais au travail. Il envoi un message et me dit qu'il faut que  j'avorte car si non ca va gâcher notre couple et ca n’ira plus entre nous. Il dit  qu’on  n'aura pas les moyens de s'occuper de cet enfant. J’étais au travail quand je reçois ce message. Moi, très à fleur de peau,  surtout à cause de la grossesse, je me mets à pleurer comme une  madeleine. Au travail mes collègues ne savaient pas ce qui se passait. Du coup, elles me demandent de me calmer car il y avait des clients. J'ai parlé à ma responsable qui m’a conseillé de prendre mon temps pour réfléchir. J'ai appelé ma  mère pour qu'elle vienne me chercher. Elle est venu et lui  ai donc tout raconté. Elle m'a déposé chez moi car je voulais rester  seule avec mon copain. Nous avons longuement discuté et il m'a même dit que si j’avorte on prendrait un  chien ! Comme si cela allait changer quelle que chose. Pfff ! Cet enfant, je  l'aimais déjà. Je le voulais tant ! Pour moi, impossible d'avorter ! Je me suis dit « je le quitte et retourne chez mes parents » mais ce n’était pas possible ... 
J'ai finalement avorté avec tant de haine et de déception. Je suis triste. J’ai l'impression d'avoir perdu une partie de moi. J’aurais du accoucher au début 2016. Je regrette aujourd’hui. Si je pouvais revenir en arrière,  je ne l'aurais certainement pas fait ! J’ai tellement de rancune envers mon copain. Ce n'est plus comme avant depuis l'avortement et je lui en veux tellement de m'avoir gâché ma joie ! De m'avoir fait arrêter la pilule pour au final tuer mon  bébé et détruire mon corps et mon moral. Aujourd’hui, je suis toujours avec lui. Il y a quelques jours, je suis allée cher le gynécologue. Il m'a dit que  je faisais une grossesse nerveuse. Dans ma tête, je suis enceinte. Je deviens folle. Je m'imagine enceinte. Je mets ma main sur mon ventre. Je parle avec mon  ventre. Je suis peut-être stupide mais cela me fait un peu de bien.