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Clemence 24 ans, ivg medicamenteux en 48 h


A l'heure où je vous écris, cela fait plusieurs jours que  j'ai avorté. Cette grossesse était non désirée et j'ai moi-même pris la  décision de l'arrêter. Je n'ai eu aucune contrainte à subir de la part de  qui que ce soit si ce n'est de ma propre personne. Lorsque j'ai vu la  sage-femme, elle m'a demandé ce que pensait ma raison, et ce que pensait mon  cœur. Je lui ai dis que les deux étaient en accords, ce qui était vrai. La  raison est assez évidente : je suis bien trop jeune pour éduquer un enfant,  je n'en ai pas les moyens et cela me bloquerait pour avancer dans mes études  et ma vie professionnelle. Quand au cœur, je n'ai jamais eu de désir  d'enfants, que ce soit pour maintenant ou pour plus tard. Quand bien même j'aurais l'âge adéquat, les moyens, le temps et une situation pour élever  un enfant, je n'en ressens pas l'envie, mes projets et mes ambitions prennent  d'autres directions que celle d'être mère un jour. Cependant, dès la prise  des premiers cachets, j'ai eu mes premiers saignements. Et c'est à ce moment  là que je me suis mise à éprouver du remord. Je ne sais pas pourquoi, mais  je me suis dis "Je ne devrais pas être en train de saigner." Non pas que les  saignements étaient anormaux, mais j'ai eu la sensation que ces saignements  allaient à l'encontre de ce qui aurait naturellement du se dérouler en moi.  Comme s’ils stoppaient quelque chose qui devait être en moi, qui devait se  produire que je le veuille ou non. Comme si j'avais la responsabilité de ce  qui était en moi, et que je l'attaquais moi-même.

Mercredi, lors de la prise de l'ultime et dernier cachet, la demi-heure qui a suivi a été  horrible. Les contractions de l'utérus étaient si fortes que j'en ai vomi.  J'avais du mal à respirer et j'avais des palpitations. Cela a duré une  vingtaine de minutes environ, après les effets se sont calmés et je me suis  endormie. J'ai été réveillée par une sorte de gêne, comme s'il fallait  que j'expulse quelque chose. Je suis allée aux toilettes pour 'faire dans la  bassine' et là c'est sorti... Je savais que c'était ça. Alors j'ai fermé  les yeux, j'ai recouvert la bassine et je suis partie me recoucher.

Quelques  temps après, la sage-femme est venue chercher la bassine puis m'a dit que  ça y est c'était sorti, l’œuf était bien descendu, que les saignements  étaient normaux et que tout s'était bien déroulé. "Bien déroulé",  "Normaux"... Quelque chose m'échappait. Ces termes étaient inappropriés à  la situation. Pour moi il n'y avait rien de 'bien' ou de 'normal' dans ce qui  venait de se passer. Je n'ai pas comme beaucoup, cette sensation d'avoir  "tué mon bébé", mais j'ai juste l'impression d'avoir manqué à mon devoir  maternel... d'avoir été lâche. J'ai l'impression que j'avais pour devoir, pour mission de protéger cette petite chose qui était en moi, et qu'au lieu  de ça, j'ai tout fait pour l'éjecter, pour m'en débarrasser. C'est comme  si je l'avais trahie. A cause d'un problème dont j'ai été victime plus  jeune, cela a causé un risque que je sois stérile un jour, mais rien ne  pouvait le déterminer. Cela ne me dérangeait pas, je me suis dis que si je  l'étais, c'est que je devais l'être et que je n'étais pas faite pour être  mère, ou du moins pas de cette manière (je fais référence à l'adoption).  Pourtant, en tombant enceinte, c'est comme si j'avais reçu un signe. C'est comme s'il m'était donné la preuve que j'étais capable de donner la vie et  que s'offrait à moi cet honneur de protéger et de faire grandir un être en  moi, et au lieu de ça j'ai failli à mon rôle. Je sais que c'était la chose à faire pour moi et qu'il n'y avait pas d'autre issue, et que si c'était à refaire, je pense que ma décision serait peut-etre la même.  Mais malgré tout, je me sens coupable... Coupable de ne pas avoir pu  accomplir ce que j'aurais du accomplir. Je me dis que de toute façon je n'aurais rien eu de bon à offrir à ce gosse mais... je me sens mal. J'y  repense. A certains moments je me dis que j'aurais souhaité que ce soit un  garçon, si je l'avais gardé. Après les trois heures passées dans ce boxe,  je suis sortie, et je suis repassée dans le bureau devant la sage-femme.  Elle m'a dit "Vous vous sentez soulagée ?" Je me suis demandée comment elle  pouvait me poser une telle question, même si je comprends très bien le sens  dans lequel elle a voulu dire ça qui n'était en rien offensant... Je lui ai  répondu "Non.". C'était tout le contraire. Pas de quoi se sentir soulagée  quand on vient de faire un acte qu'on aurait espérer ne jamais avoir à  faire dans notre vie.

 

Aujourd'hui cela me hante de temps en temps. Je n'ai  plus d'appétit, et je n'ai réussi à parler de tout ça à personne. Entre mon copain et moi c'est très froid, il y a de fortes tensions (non liées à  la grossesse) et il ne cherche pas à savoir dans quel état psychologique je  suis (ni physique d'ailleurs). Il contribue à m'abattre moralement. Il est  extrêmement désagréable avec moi dans ses paroles et dans son attitude.  J'ai pris la décision de le quitter la veille de mon IVG, ce qui explique sa  façon d'être, et ce qui n'a pas aidé à bien me préparer à ce qui allait  suivre. Malgré tout, il m'a accompagné à la clinique, mais pas dans la  bonne humeur. C'est le moins qu'on puisse dire. J'ai parlé de ma grossesse  à une seule et unique amie, qui est elle-même passée par une IVG un peu  plus tôt, mais elle n'a visiblement pas compris le besoin que j'avais de me  confier, et a centré nos dernières conversations autour de sa personne et  de ses problèmes. Ma famille n'est pas au courant non plus. Par conséquent, je n'ai personne à qui parler. Et je ne veux pas que ça finisse par me ronger sans  que je m'y attende... J'aimerais pouvoir en parler à des amis mais je  n'arrive pas à franchir cette barrière. J'ai ce réflexe en moi de sauver  les apparences. Lorsque je vais mal, il est très rare que je le fasse  paraître, même devant mes amis les plus proches. Je n'ai pas l'habitude  d'extérioriser mon mal-être, d'évoquer mes problèmes personnels, je  n'aime généralement pas que la conversation s'éternise autour de moi,  c'est pourquoi mes amis connaissent très peu mon enfance entre autre. Par  conséquent, je me vois très mal parler de ça à quelqu'un, et quand bien  même je trouverais une personne à qui j'ai envie d'en parler, il me serait  difficile d'évoquer tout ça... Je ne sais pas vraiment vers qui me tourner.  Et j'en veux énormément à mon copain de ne pas être capable de se mettre  à ma place et de faire preuve de compassion à mon égard, malgré les problèmes qui affectent notre couple. En fait, j'ai juste l'impression  d'être seule.
 

mimi 36 ans - 2 ivg


Je suis désespérée...

Je suis enceinte et c'est une grossesse surprise" j'ai 36 ans. Je suis mariée. j'ai 2 enfants que j'élève très bien. Nous sommes propriétaires une belle maison au bord de la mer avec 4 chambres, situation matérielle confortable... Bref nou savons tout pour accueillir MAIS... Je doute...

 

J'étais CONTRE l'idée d'un troisième et mon mari m'a piégé car LUI voulait un troisième... Mais depuis l'écho, je ne sais plus où j'en suis et coup de théâtre mon mari n'en veut plus... Enfin c'est ce qu'il dit...

 

Devant une réaction comme ça, ma décision est "IVG", j'y vais par étape, car ensuite j'envisage le divorce... Comment peut-il mettre une femme enceinte CONTRE SA VOLONTE et ensuite lui demander d'avorter ?? (nous sommes mariés depuis 7 ans et il savait depuis toujours que je suis CONTRE l'IVG, car  j'en ai déjà subi 2 qui ont été assez traumatisants)... Alors, pourquoi il a fait ça???

Pourquoi il est change de bord? Je n'ai PLUS CONFIANCE EN LUI, et de toute façon, je ne l'aime plus...

 

Alors où j'en suis ? Que dois-je faire??? SOS

Lola 22 ans - IVG a 6 sa -


Je vous contacte car je suis très angoissée en ce moment et pour cause : la semaine prochaine, je subirai une IVG. Tout d'abord, je dois vous préciser que la décision a été difficile à prendre pour moi car j'adore les enfants et avoir un bébé était la plus belle chose qui pouvait m'arriver... mais pas maintenant. Je suis encore en étude et je pense que je ne pourrais pas assumer de suite un enfant, je suis contre l'avortement mais après réflexion, je suis obligée de passer par là. C'est très dur pour moi, d'autant plus que je n'ai pas eu de rendez-vous avec un centre de planification, je suis directement allée voir un gynécologue qui m'a très peu informé (il avait l'air contre l'avortement donc je vous laisse imaginer l'ambiance lors du rendez-vous). Et je ne sais même pas si après cela je serai prise en charge par un psychologue ou non. J'aurai quelques questions à vous poser donc : mon IVG se fera-t-il par la méthode "ivg médicamenteuse" ? Je sais que lundi prochain, j'aurai des médicaments à prendre et que mercredi je serai hospitalisée afin de prendre d'autres médicaments. Cependant, je suis étudiante et je travaille à côté, j’aurais donc voulu savoir s'il m'était possible de toujours continuer à travailler lundi après-midi et mardi toute la journée, malgré la première prise de médicaments? Ou me conseiller vous de me faire arrêter? Est-ce possible qu'avec les premiers médicaments, j'expulse le mardi, par exemple? Enfin, j'ai vraiment peur que cela m'affecte psychologiquement, car à lire les témoignages sur internet, la méthode médicamenteuse est vraiment la pire des méthodes, la plus marquante ? Voit-on réellement le bébé (enfin ce qu'il est dit actuellement car j'en suis à  5 semaines et demi) partir? Est ce que le rendez-vous avec un psy est obligatoire après? (car on ne m'en a pas parlé)

 

Merci d'avance de l'aide que vous pourrez m'apporter.

Si possible, j'aimerai avoir une réponse rapide afin que je puisse informer de mes éventuelles absences, dès demain. Merci beaucoup

 

Lola, 22 ans

 

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