Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

syndrome post-abortif

Les syndromes post-avortement aux USA


Ces dernières années ont vu fleurir plus d'une dizaine d'études sur les syndromes post-avortement. Celles-ci ont permis de mettre en évidence des liens entre l'IVG et l'accroissement du nombre de dépressions, d'état d'anxiétés.

Sara 22 ans, ivg il y a 6 ans


Je suis tombée enceinte en Septembre 2010 à 16 ans après seulement 7 mois de relation avec mon copain. Le jour de l'avortement a été pour moi l'expérience la plus atroce que j'ai pu vivre jusqu'à maintenant, et autant physiquement que moralement. J'ai fait une dépression après ça pendant un an qui m'a causé un syndrome psycho-somatique. J'ai appris ma grossesse un lundi et j'ai avorté un lundi . Du coup chaque lundi pendant un an j'étais terriblement malade… Ma mère était persuadée que je le faisais exprès…
Pendant des années, je l'ai regretté parce que je savais que si j'avais pris cette décision c'était uniquement pour mes parents (même s'ils ne m'ont pas "mis la pression"..) Je le regrettais d'autant plus que j'étais toujours avec mon copain.
Aujourd'hui, et 6 ans après ça, je vais un peu mieux.. Ce qui m'a beaucoup aidé, c'est que l'année d'après je suis tombée dans une classe avec une fille du même âge que moi qui avait vécu la même chose au même moment.. Ça m'a fait beaucoup de bien d'en parler à quelqu’un qui comprenait vraiment ce que je ressentais... De plus depuis 4 mois je ne suis plus avec mon copain de l'époque et je me sens vraiment soulagée, probablement parce que être avec lui me rappelait sans cesse mon expérience.. J'ai vu plusieurs psychologues, ils m'ont tous dit que j'irai mieux après mon premier enfant…  Alors je souhaite encore bcp de courage à celles qui ont fait cette erreur car il faut prendre son mal en patience et penser que ça ira mieux avec le temps..
 
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nathalie 35 ans, ivg il y a un an


J'ai fait une IVG en septembre 2014 car mon compagnon ne voulait plus de bébé  (nous en avons 2). Il m'a dit que je devais choisir entre lui et le bébé.  Si je gardais le bébé, il s'en allait. J'ai été faible, j'ai cédé et je   le regrette amèrement. J'ai honte de ce que j'ai fait. Tout cela me ronge  mais il est trop tard...  Nous sommes toujours en couple et je pense souvent  à le quitter, je commence à aller seule chez un psy pour couple pour  essayer de nous sauver. Je lui en veux beaucoup. Je n'en ai jamais parlé à  personne avant la semaine passée où je me suis confiée à un ami. Ce  dernier m'a dit que c'était un cas de violence. Je suis du coup rassurée  sur l'état dans lequel je suis. Cela provoque une réflexion sur notre couple.  Je souffre et me pose beaucoup de questions. Comment panser cette blessure?  Comment pardonner? Qu'en est-il si mon compagnon en ignorait toutes ces conséquences ?Que faire à part vivre cette amertume grandissante? 

samia 26 ans, ivg en espagne a 15 semaines


J'ai aujourd'hui 26 ans et j'ai subit un avortement par aspiration l’été dernier en Espagne  a 15 semaines. Ce fut l’expérience la plus douloureuse de ma vie car j'ai perdu un bébé  que j'aimais beaucoup, que je sentais chaque jour en moi et même encore  maintenant j'ai dû mal à croire ce que j'ai fait. J'ai aussi mal pour les  différents événements qui se sont enchaînés par la suite.

Je suis étudiante et mon ex copain a 38 ans et travaille au "black" dans un magasin. Je l'ai connu pendant une année. J'ai connu sa famille et on  a fait les présentations. Moi aussi je voulais le présenter à la mienne;  mais comme la distance était grande entre où je vis et mes parents, on a voulu attendre pour les présentations cet été 2015. J’ai même parlé de lui à ma  mère qui voulait le voir. Quelques temps après notre rencontre, je suis tombée enceinte de lui à 4  mois ... je ne savais pas quoi faire car quelques jours avant, il m'a dit  qu'il n'avait pas les papiers et qu'il est venu en France pour les faire,  qu'il a un enfant au Maroc et qu'il est divorcé ... j'ai accepté la  situation telle qu'elle se présentait car j'étais enceinte de lui et jamais  je n'imaginais qu'il me mentirait.

Je suis musulmane et lui aussi ; Et comme je suis étudiante et lui sans  papier, je ne voyais pas quelle solution entreprendre pour cette situation.  C'était inimaginable d'en parler à ma famille car je serais morte et tout  le monde se serait retourné contre moi. Aucun membre de ma famille est au courant de tout cela et même encore aujourd'hui. Le jour où je suis allée pour l'avortement en Espagne, je suis allée toute seule ... mon ex , il avait une excuse (sans papier…). De retour tout  allait mal, voire très mal ! Mais il me promettait "qu'on repartait à  zéro" et qu'on « ferait bien les choses », il me consolait quand je pleurais. Mon ex me mentait, des promesses, des promesses dans le vent mais ça jamais  je ne l'imaginais.

Un jour, la veille de mon anniversaire je reçois des messages sur mon compte  facebook avec des photos de lui, d'une femme d'un numéro du Maroc.
Puis au bout du fil, une femme qui s'est présentée et qui me dit qu'elle est  mariée avec lui depuis plusieurs années au Maroc. Je me suis sentie mal et  elle aussi car il nous a trahi. Il nous a fait du mal à toutes les deux sauf  qu'elle a encore son enfant avec elle (il a 2 ans) mais moi j'avais subit un  avortement, l’ acte le plus horrible dans ma religion et dans ma vie.
Vous n'imaginez même pas la douleur d'avoir été trahi par l'homme qu'on  aime car oui je l'aimais vraiment malgré nos différences d'âges et sa vie  antérieure. Lui entre temps, il avait trouvé une solution avec son oncle (et grâce aussi à moi …)  pour lui donner l'argent et faire ses papiers en Espagne où il est  actuellement. J'ai essayé d'avoir des explications de sa part mais la seule chose qu'il  m'a dit par téléphone c'est "laisse moi tranquille" ou "laisse moi en paix"    et ce sont que ses paroles au début quand j'ai voulut comprendre c'est  parti par des insultes. Chaque jour je l'appelais et il me criait dessus en me disant "quoi" ou il me  raccrochait au nez.Il m'a même insulté de "salope et pute gratuit" et quand je parlais de sa  femme. Il me disait "ne parle jamais de ma femme comme ça" et que si je  n'arrêtais pas, il allait faire en sorte que j'ai des problèmes.

Je suis allée voir sa grand mère pour avoir des explications et je me suis  aperçue que toute sa famille était au courant qu'il était marié mais  personne ne me l'a dit. Je ne vous dis pas la colère dans laquelle j'étais,   vous imaginez des individus faire cela juste pour des papiers.
Vous imaginez en quelques jours tout ce que j'ai vécu pendant une année  entière et quatre mois avec lui s'écroule : vous voyez la personne matin,  midi et soir et à la fin plus rien.
Il ne m'a jamais appelé depuis le 2 Mars (jour où sa femme m'a envoyé les  photos et jour où j'ai parlé avec elle) et il ne m'a jamais écrit rien et  même quand je lui écris, rien en retour.
On nous dit qu'il faut savoir en tirer des leçons dans sa vie mais vous  imaginez bien que c'est difficile d'admettre ce qui nous arrive. Cette  histoire est finie depuis deux semaines c'est encore frais, j'espère qu'avec  le temps et la volonté de Dieu, je me porterais mieux.

Personne de ma famille ne connait cette histoire (sauf une copine de classe) et  cela m'a fait du bien d'en parler à quelqu'un. En tout cas, je remercie Dieu de m'avoir éclairé sur tout ce qui se passait  car au moins je ne suis pas allée plus loin pour le mariage car lui, il ne pensait qu'aux papiers, sa femme et son fils au Maroc.

Melanie 19 ans, ivg contrainte il y a 3 semaines


Je m'appelle Mélanie, j'ai 19 ans et j'ai subi un avortement sous contrainte, il y a presque 3 semaines. Cela fait un moment que je suis avec mon copain, et que je ne prenais pas la  pilule. On a toujours « fait attention » mais un jour,  je me suis rendu compte que  j'avais un retard de règles. Je ne m'en suis pas vraiment inquiété jusqu'à ce que mon copain commence à me mettre la pression. J'ai acheté un  test et il était positif. J'avais peur mais j'étais contente en même  temps : sensation assez étrange. J'en parle donc à ma mère et à ma belle-mère.  Elles m'ont dit que « ce n'était pas le moment autant financièrement que  matériellement ». Alors, je me suis renseigné pour l’ivg, et ce qu'il en suit. 3 jours après  le test,  j'ai fait l'échographie et j'étais déjà à 6 semaines. Avec les  fêtes de Noël il était difficile d'avoir un rendez vous rapide. Jusqu'au jour de l'opération je n'ai fait que pleurer, j'avais l'impression de tuer mon "bebinou" (c'est comme ça que l’appelais…) Je me suis fait avorter à 11 semaine par aspiration. Ça été très dur  et cela l'est encore car je saigne toujours et j'ai mal au ventre. Ce qui ne m'aide pas c'est que je suis une formation qui m'a envoyé en stage dans une maternité. C'est très dur moralement car je suis constamment en contact  avec les femmes enceintes et leur bébé. Quand je prends un bébé dans les  bras, j'imagine que ça aurait pu être le mien. Je culpabilise beaucoup et je  me dis que j'ai tué une partie de moi : mon sang, mon mini moi… C'est très dur et j'évite d'en parler à mon copain car lui a déjà tiré un trait sur cette histoire... J'ai besoin d'aide !
 

Marianne 49 ans, IVG il y a 20 ans


...C'était il y a plus de 20 ans. A l'époque mère de deux enfants, j'avais  fait une fausse couche spontanée quelques mois plus tôt... ouf ! mon  dernier avait alors 8 mois ! Mais je retombais enceinte en début de cycle et  sous contraceptif local ! L'IVG s'est bien passée, mon gynéco était compréhensif, et la  probabilité que la grossesse se soit bien passée était faible, il m'a donc  accompagnée et a lui même pratiqué l'acte. Côté du père c'était dur : quand j'ai dit que je ne me sentais pas la force  d'une nouvelle grossesse (j'étais fatiguée et dans un boulot hypercompliqué) , il a juste dit "si tu n'en veux pas, ne le gardes pas !".Rien d’autre, pas un mot de soutien, pas un temps d'échange, pas de questions sur mon ressenti... Cela est devenu juste un problème que -moi- j'avais. Il ne m'a même pas accompagnée à la clinique, et je lui en ai voulu, je me  suis sentie si seule. Je ne lui en reparlerais que 20 ans après. Notre mariage qui avait déjà ses problèmes sans doute, ne s'est pas arrangé. 3 ans après, il me demandait un autre enfant. J’ai dit oui, non sans tenter de dire que ce n'était tout de même pas si  simple pour moi. La fin de la grossesse s'est mal passée, car il devenait très agressif.  Psychologiquement, il me traitait sans ménagement, et moi je comprenais qu’avec cet homme, je n'allais finalement pas vieillir avec lui ! Bref, 3 ans encore après, je voulais me séparer, ce fut si compliqué qu'il  fallu encore 3 ans avant une procédure de divorce qui dura 7 ans jusqu'à  partage complet (en fait comment "partager" cet héritage là ?) Puis dix ans sans qu'il ne m'adresse la parole sauf pour me faire des  reproches, ou m'agresser au cours de multiples audiences de JAF (toujours sur  sa demande). Il m'en voulait (il m'en veut  toujours ?) effroyablement.

Pendant toutes ces années, je me suis formée et je suis devenue thérapeute  depuis environ 15 ans... Mais c'est seulement récemment, en travaillant sur  un bout de mon histoire pour mettre au point un outil thérapeutique que  l'histoire m'a rattrapée (l’an passé à date anniversaire -car on n'oublie  JAMAIS !- j'avais reconnecté avec cet épisode de ma vie, et osé lui  écrire à quel point je m'étais sentie seule pour vivre çà), j'ai pris  conscience de beaucoup de choses : notamment à quel point cela avait été  douloureux pour le père également, mais refoulé totalement dans l'inconscient. Ce qui émergeait seulement était son ressentiment, et il  retournait une culpabilité contre moi !
Une fois cela vu (et après tant d'année, fortuitement nous avons eu  l'occasion de parler 'normalement' de tout et rien !) j'ai commencé à voir  ce qui ME concernait : des restes de culpabilité qui étaient restés  inconscients, un deuil qui finalement n'a pas été fait... j’œuvre en ce  sens en ce moment, et c'est ainsi que j'ai trouvé ce forum. Cet épisode a profondément agit sur ma vie, dans de multiples aspects. Il m'a permis de toucher ma faiblesse. Avant, je n'avais pas le droit à  l'erreur et  là j'en avais fait une énorme !!
J'ai touché mon humanité et j’ai dû apprendre à l'accepter. J’ai appris  beaucoup et j’ai mis cela au service d'autrui, avec humilité. J'ai fait des  choix de vie dont je suis fière, mais je sens que qque chose "peine" encore  et toujours à se développer. Beaucoup de mes projets... avortent. Là après des années, j'en ai un, sur une longue durée... je suis heureuse  donc de pouvoir « reprendre le dossier ». Je ne me suis pas autorisée à recevoir beaucoup, mon corps se met à mon  service avec des douleurs et petits bobos pas graves heureusement mais qui  m'obligent à écouter ce qui se dit dedans...etc. ; Donc, oui, mon IVG « s'est bien passée », et je me suis fait accompagner psychologiquement rapidement, ce qui m'a sans doute évité dépression et autres sorties de rails. J’estime avoir eu de la chance, la vie m'a gâtée ! Mais il me manque toujours "un bout" que j'ai perdu dans cette aventure. Je ne désespère pas de le retrouver, mais c'est difficile d'arriver à me connecter avec cette part d'ombre, cela m'échappe encore.

Plus de 20 ans ont passé et c'est seulement maintenant que je suis prête à  avancer sur ce deuil. On a banalisé cet acte, on a cru que nous avions cette "liberté"... mais  c'est aussi un enfermement psychologique. Je ne regrette pas car cela ne servirait à rien. Mais il est important d'être accompagnée et de savoir que l'avortement a un prix, et que c'est de notre personne que nous payons. Jusqu'à pouvoir,  enfin, faire le deuil. Ce que je vous souhaite, à toutes, et ... ce que je me souhaite ! 



jennifer 28 ans, ivg par aspiration il y a 1 an


 Le jour où j'ai appris que j'était enceinte, j'étais stressée , énervée , heureuse, et en même temps anxieuse. Mon conjoint n'en voulais pas et "il n'était pas prêt". Avortement. Panique. Je décomptais chaque jour avant l'hospitalisation. Je sentais mon corps bouger, et je ne faisais que pleurer. Le jour de mon hospitalisation n'a pas été le pire. Je dirais plutôt que c’est après cet ivg. Le matin, arrivée à 7h, des cachets de cytotec et quelques minutes plus tard me voilà sur la table d'opération. Je tremblais, j'étais frêle, je n'arrivais pas à mon contrôler, me calmer. Je revois le médecin s'approcher avec une petite bassine en inox, j'ai tout de suite compris à quoi cela lui servirait. Et je m'endors. Je me réveille aux alentours de 11h et demande si c'est fini. On me dit que oui. Je retourne dans ma chambre, me repose un peu et mon conjoint vient me chercher. Ce jour là je ne me suis pas vraiment rendu compte de ce qu'il s'était passé. J'étais fatiguée et avais besoin de repos. Les jours d'après furent difficiles. J'avais perdu une partie de moi, j'étais nerveuse, et je pleurais pendant des heures. Pleurer sans parler dans les bras de mon bien aimé. C'était il y a maintenant plus d'un an. Et je pleure toujours. J'essaie de ne pas lui montrer. Car je pense qu'il ne comprend pas ce que j'ai vécu. C'est terrible. Je ne suis plus moi même. Je l'aime et j’ai peur de le perdre à chaque instant. Je n'ai plus confiance en moi. Je suis détruite. J'ai peur de perdre la seule personne qui me reste. Je suis devenue beaucoup plus sensible. Je pleure souvent et pense tous les jours à ce bébé. On ne peut pas revenir en arrière. Mais je suis devenue une autre personne. J'ai tenté la sophrologie pour m’aider. Sans succès. Les conséquences psychologiques sont affreuses. Réfléchissez ! Je ne serais plus jamais une femme forte. je n'ai plus cette force, je l'ai perdue. Ce jour là, je me suis perdue. Je suis persuadée que mon conjoint ne me comprend pas. Je pense que personne ne peut comprendre ce qu'on a vécu. Courage à toutes ces femmes, il en faut. Je ne pense pas qu'un jour je pourrais me relever de cette épreuve. J'ai besoin de mon chéri pour avancer, et ne pourrais pas continuer sans lui. Le jour où nous aurons j’espère un enfant, sera le plus beau ..

Michelle 18 ans, avortement chirurgical sous contrainte a 11 semaines


J'ai subi un ivg le 17 octobre 2014.  J’étais  enceinte de 10 semaines tout juste et j’ai entamé ma 11 eme semaine. J’ai du subir  cet avortement à cause de mes proches et du père du bébé. Personne ne  voulait de cet enfant même pas son propre père. C’est pour cela que j'ai  subit une pression énorme jusqu'à ce que l'on m'emmène à l'hôpital pour  ce rendez vous. Ils ont fait une écographie de mon bébé en me disant que  j'avais assez vu mon bébé à la première écographie que j'avais fait. J’ai entendu le cœur de mon bébé et je l'ai vu ! Tout ca pour finir  par me faire signer des papiers sans rien ne m'expliquer, ni même me laisser le temps et des délais pour réfléchir parce que ma mère a refusé en disant  que c'était ma décision et que je ne changerai pas d'avis  au final ! Trois jours plus tard, ils m'ont endormi et quand je me suis réveillée,  j'avais atrocement mal et je saignais. Les infirmières m'ont dit que c'était  fini et que mon bébé n'était plus la !depuis, j'en souffre. Je n'arrête pas de  vouloir mon bébé grandir en moi. Je me sens coupable parce que j'ai  l'impression que c'est moi qui ai fait du mal à mon enfant ! En lui  donnant son premier battement de cœur et son dernier... Pour moi, j'ai tué  mon bébé et jamais je ne m'en remettrai.

Edith 41 ans IVG médicamenteuse à 6 semaines sans respect du délai.


Je vous fais part de ma terrible expérience. Le 5 novembre 2014, je me présente au laboratoire pour effectuer une prise de sang pour savoir si mon retard est du à un choc (car j'en vis en ce  moment) ou à un début de ménopause précoce? Verdict : grossesse positive. Ne sachant trop que faire, j'appelle un gynéco pour demander une ivg, mais  cette décision n'est qu'incertaine puisque je réalise à peine ma  grossesse. Rdv le lendemain (rapide non?) Là le gygy me dit : « il faut faire  ça la semaine prochaine », donc il me dit « on va antidater le dossier pour  être dans les temps », alors que je ne suis qu'à 5 semaines et demi d'aménorrhée. Et là le RDV est pris pour le lundi qui suit soit le 10  novembre 2014. Il me fait prendre 3 cachets de Mifegyne. Tout de suite, je regrette  car j'ai passé le week-end à me dire: « je le garde, je le garde pas ? ». J'ai un  bébé de 11 mois, une fille de presque 20 ans et une frère ou une sœur  aurait été très appréciable pour mon bébou. Arrivée chez moi, je me suis  faite vomir tout ce que j'avais dans le ventre, mais trop tard ! L'effet de ce  poison a eu un effet immédiat, j'ai perdu mon bébé le lendemain. Excusez-moi pour les détails morbides mais j'ai vécu l’horreur absolue. J'ai  senti l'embryon "passer entre mes jambes", j'ai couru aux toilettes et là je l'ai vu ainsi que le placenta et une bande visqueuse : J'ai hurlé de chagrin. Je n'arrive plus à aller de l'avant depuis. Je saigne terriblement, à un point que je vais consulter lundi en urgence car je me vide  littéralement...sans parler des crises de pleurs incessant. Bref, le but de ce post n'est pas de me plaindre car je n'aurais jamais du avoir de doute, le mal est fait et je vivrais avec ça toute ma vie. Je conseille à vous toutes, femmes ou jeunes filles qui passez un jour par ce questionnement, de bien savoir que vous avez un délai OBLIGATOIRE de 7  jours pour vous décider. Je ne le savais pas, sinon aujourd'hui j'entamerais  ma 5em semaines de grossesse. Avorter n'est pas un geste anodin. Je pense  qu'on a le poids de cette décision toute sa vie, et personne à qui se  confier, le sentiment de honte, perte d'estime de soi. Quand aux souffrances  physiques, personnellement, je me dit que je n'ai qu'à souffrir en silence, je  n'ai pas le droit de me plaindre. En tous cas, je commence un combat à  compter de ce jour grâce à www.IVG.net  qui m'aide à essayer de passer ce cap. Je vais attaquer en justice pour faute professionnelle  ce Dr qui ne m'a pas mis pas en garde et poussé à l’avortement précipité! J’espère comme ca, qu’il ne  pourra plus briser de vies car je suppose que je ne suis pas la première et  si je ne fais rien je ne serais surement pas la dernière. Bon courage à toutes.

Mathilde 18 ans, ivg il ya 9 mois


J'ai fait  une IVG par médicament en janvier dernier : une vraie  descente en enfer. J'avais un retard de 18 jours, je mangeais tout le temps,  une fatigue constante, j'ai donc fait une prise de sang.  Le verdict tombe 2  jours après, le résultat est positif. Je me sentais heureuse mais à la fois triste de la réaction de mes parents... J'ai eu raison, aussitôt dit  ma mère m'a forcé à avorter sans même que je puisse donner mon avis, même  mon copain n'a pas eu le droit de parole (1 an que nous sommes ensemble) alors que nous avions pris la décision de le garder.


Les jours passent, j'ai fais mon échographie de datation, j'étais donc  enceinte de 7 semaines. Je me sentais faible et perdue. Le garder ? Avorter ? De toute manière, je n'avais pas le choix. Premier rendez-vous chez la gynécologue qui me donne le premier médicament  pour stopper la grossesse et le lendemain je commence l'IVG par médicament (23 janvier 2014). Les  larmes coulent. Quelques minutes après je retourne évacuer, et la douleur  était beaucoup plus forte, malaises toutes les 10 minutes, vomissements, le  sang qui n'arrêtait pas de couler. Je me suis alors rendu compte que c'était les effets secondaires du médicament, j'ai donc appelé ma  gynécologue qui m'a conseillé de continuer les médicaments... je l'ai fait  et les effets devenaient plus graves, après une énième évacuation, je me  retrouve allongée  dans le couloir sans pouvoir me relever, mes yeux qui se  ferment, ma mère qui me parlait mais je n'entendais rien, mon corps vide,  mes parents qui pleuraient. Ils appellent alors les pompiers, ils sont arrivés  5 minutes après, ilx m'ont aussitôt emmené à l'hôpital. Verdict ? Une grave  hémorragie. Je suis restée 1 nuit à l'hôpital sous  perfusion. A ma sortie, ma gynécologue m'a conseillé de continuer jusqu'à  la fin les médicaments, j'ai encore eu les mêmes effets, mais j'ai pris sur  moi.

Une fois le traitement fini, j'ai fait ma visite de contrôle chez la  gynécologue : Un bout de placenta n'était pas parti. Je devais donc recommencer une nouvelle fois les médicaments. 4 jours après (15 février 2014), je partais au Ski avec mon copain et des  amis, je me sentais très faible, je saignais encore et encore, je ne tenais  plus sur mes skis, j'étais très essoufflée à chaque effort physique,  j'allais au toilettes 12 fois par jour car j'évacuais beaucoup de caillot  de sang, j'ai perdu connaissance je ne sais pas combien de minutes dans les  toilettes, mon copain était là, mais je ne me souviens de rien. Mes vacances finies (22 février 2014), on décide de refaire une prise de  sang avec un bilan complet car je n'avais plus du tout de couleur sur mon  visage, on aurait dit une morte, en effet, ma peau était blanche, mes  lèvres étaient blanche, et toujours impossible de faire le moindre effort  physique sans être essoufflée, elle à demandé les résultats en urgences.  Je rentre alors chez moi, les heures passent, a 14h mon téléphone sonne,  c'était le laboratoire qui me disait qu'il fallait très vite que j'aille a  l'hôpital parce que j'avais un taux d'Hémoglobine a 4g/l (en moyenne il  faut être a 12 ou 14g/l), ceci explique pourquoi j'étais dans un tel état. Mes parents étaient en vacances et ma sœur était à son boulot, je n'avais  pas de moyen pour me rendre à l'hôpital, j'ai pris mon courage à deux  mains, et j'ai marché jusqu'à la gare, pris le train,  le bus, et 
marché jusqu'à celui-ci, j'avais l'impression d'être pas très loin de la  mort tellement mon état était horrible. Prise a temps à l'hôpital, j'ai  vue mon gynécologue, il m'a refait une échographie, j'étais encore en  pleine hémorragie, et le bout de placenta ne voulait pas partir malgré les  médicaments. Alors il m'a imposé de me faire une intervention  par aspiration pour enlever ce morceau de placenta. A l'hôpital (28 février 2014) à a 8h, et je me suis  fais opérer par aspiration, après mon intervention, en salle de réveil (à   10h), j'étais dans un état très faible, alors ils m'ont transfusé de 2  poches de sang.
Cet enfer a duré 1 mois, et, 8 mois après, je continue à  regretter.  J'ai tenté de mettre fin à mes jours 3 fois, je continue à en  vouloir à mes parents. Depuis mon corps et ma santé vont mieux, même si mentalement rien ne va et que  personne de mon entourage ne comprend vraiment ce que j'ai subi. Pour moi, je suis passée à côté de quelque chose de merveilleux, malgré  mon jeune âge, je me sentais vraiment prête. Si j'ai fait ce long témoignage dans les détails c'est pour raconter mon  histoire car personne de mon entourage est au courant sauf mes parents et mon copain, et que cela me libère un peu d'en parler même si ca ne réparera  jamais ce qui s'est vraiment passé.