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avortement

avortement est appelé en france IVG

Chloé 18 ans


 
Je m’appelle Chloé et j'ai 18 ans et suis en 1ere. Si j'écris mon histoire aujourd'hui c'est parce que, sans doute comme vous actuellement en train de lire mon témoignage, je suis passée par la case « test pipi » et prise de sang qui vous annonce que : « oui, un bébé est là au creux de mon ventre ».
Alors c'est la panique, enceinte oui !  Mais depuis combien de temps ? Est-ce que je peux encore avorter ? Et moi, je veux quoi ? Le garder ou non... ? Et on se pose des tas de questions: Est ce que je vais pouvoir assumer ? Que vont penser les gens ? Horreur ! Comment le dire à maman ? Et niveau finances ? Est ce que je suis prête ? Et mon copain ? Mon avenir ? Et j'en passe. J'ai passé des nuits blanches à chercher des réponses à ces questions sans jamais les trouver...

Quand je suis tombée enceinte, je venais de fêter mes 18 ans, en décembre 2009. Le 21 janvier n'ayant toujours pas mes règles, j'ai décidé de faire un test. Accompagnée d'une copine, on va à la pharmacie et je fais le test chez elle. Pas eu le temps d'attendre les 3 minutes recommandées que les deux petites barres roses étaient déjà là. Je regarde la notice, 2 barres = ENCEINTE !
Le monde s'écroule et là je m'effondre en larmes, on pense toujours que ça n'arrive qu'aux autres, que nous on est à l'abri. Mais on n’est à l'abri de rien et on est là avec notre test à la main à se demander quoi faire ... A se poser les questions posées plus haut.
Ma première réaction a été d'appeler ma gynécologue pour avoir un rendez vous en urgence. Sur le coup je voulais qu'elle me donne les cachets pour avorter qu'on en finisse et que je n'ai pas la corvée de dire à ma mère " maman je suis enceinte ". Le rendez vous est fixé au lendemain 11heures. Donc, me voila dans la salle d'attente, pleine à craquer comme d'habitude et j'ai l'impression que tous les regards sont braqués sur moi, comme si c'était marqué sur mon front.
Mon tour. Elle me pose un tas de questions auxquelles je n'ai pas les réponses. Dates des dernières règles ? etc...  Peut importe ! Elle m'examine... et elle me fait une échographie. Je tourne la tête vers l'échographe et je le vois, mon bébé, si petit, une petite tache blanche sur une grosse tache noire, un haricot minuscule mais là, en moi, qui vit. Elle estime que je suis enceinte de 7/8 semaines soit deux mois déjà ! Elle me prescrit une prise de sang et une échographie de datation.
La prise de sang révèlera que je suis enceinte de 8 semaines tout comme l'échographie de datation par rapport aux mesures.
Son cœur bat déjà et à partir de ce jour où je l'ai « vu » pour la première fois chez la gynécologue, il me semblait impossible d'avorter. Mais seulement voilà... Maman est au courant puisque c'est avec elle que je suis allé au laboratoire pour ma prise de sang et mon échographie. Hors de question de le garder ! Elle ne me parle que d'avortement et elle prend même rendez-vous au centre d'orthogénie pour avorter. Là, je vois un médecin qui me parle de toutes les méthodes de contraceptions ! Et je n'avais qu'une envie, c'était de crier pour qu'il se taise. De toute façon mon bébé est déjà là ! Alors, il en vient enfin aux différentes méthodes d'avortement. Trop tard pour la méthode médicamenteuse et il continue son speech. Je ne l'écoute même pas, ce qu'il me dit je m'en contre fiche. Mon bébé je le garde!

Mais pour faire plaisir à maman, je prends son rendez-vous pourri et je m'en vais.
A la maison plus personne ne parle. Mes parents attendent que j'avorte et moi je lutte pour ne pas leur dire qu'ils espèrent « du vent ».
La veille de l'intervention je devais prendre 2 cachets pour faciliter l'avortement, ils ont fini aux toilettes, pareil pour les deux autres le jour de L'ivg. Je devais être à 07h a l'hôpital et au lieu de me préparer je me suis enfermée dans ma chambre et j'y suis restée toute la journée.
Je n'avais pas avorté, j'étais heureuse. J'allais garder mon bébé. Mais il me restait encore une semaine pour le faire, une semaine pendant laquelle ma mère n'a pas arrêté de me saouler en me disant " ce n'est pas encore trop tard "! Puis vint la date où je ne pouvais plus avorter.  Mes parents sont restés de marbre pendant presque 3 semaines sans me parler... Et moi, je prenais mes rendez vous et j'y allais en bus ou avec une copine. Puis ma mère a enfin compris que ce bébé je le voulais vraiment et petit a petit elle m'a reparlé et elle venait aux rendez vous avec moi.
Elle se faisait à l'idée. Puis avec le temps elle a complètement accepté.

J'ai tenu le coup aussi grâce à Marie de SOS IVG qui m'a toujours soutenue. J’appelais quand ca n'allait pas et  elle m'a écoutée comme personne. J’ai eu aussi un contact avec une fille dans mon cas,  Maylis, avec qui elle m'avait mis en contact.
J'avais mon bébé en moi, qui grandissait évoluait jusqu'à ma douzième semaine ou j'ai appris que mon bébé avait une clarté nucale de 5.5 mm au lieu de 3 maximum ce qui voulait dire que j'avais 50% de risque que mon bébé soit atteint de trisomie...
J'ai subit une biopsie de trophoblaste (prélèvement de placenta) pour étudier les chromosomes de mon petit bout. Après tout ce que j'avais du faire pour le garder, ce qu'il m'arrivait me semblait bien injuste!  Et le résultat est tombé, 46XX, mon bébé n'a rien et c'est .... UNE FILLE!!!
Explosion de joie, de larmes, de bonheur. Mais il reste encore le risque qu'elle ait une malformation cardiaque (toujours a cause de la mauvaise clarté nucale). J'ai donc eu une échographie plus tôt que la date prévue ( 16 eime semaine au lieu de 22 ) et son petit cœur était parfaitement formé et il allait bien. Ma grossesse avançait. Mon bébé grandissait et je continuais d'aller au lycée avec des vêtements plus large que d'habitudes. Mes copines les plus proches dans ma classe savaient et tout allait pour le mieux. Je n'ai jamais eu une réflexion déplacée de leur part, RIEN!!

J'ai passé mes épreuves anticipée du baccalauréat enceinte de 6mois et demi et l'oral de français a 7 mois de grossesse! Tout ca pour vous dire que rien n’est impossible ! J'en suis la preuve vivante! Et quand j'ai eu mes résultats, j'ai eu la joie de voir que j'avais quelques points d'avance pour l'année prochaine.
Septembre! C'est la rentrée pour tout le monde sauf pour moi. Je dois bientôt accoucher. Je ne vais donc pas en cours mais j'ai des amies formidables qui me prennent les cours et me les passent. Je ne prends donc aucun retard.
J'ai mis ma puce au monde le 14 septembre 2010. Une merveille de petite fille toute mimi qui fait la plus grande joie de mes parents (comme quoi… ! ) et qui me remplie de bonheur. Une vraie bouffée d'oxygène, mon rayon de soleil!
J'ai parcourue toute ma grossesse seule car le papa de ma fille m'a quitté avant de savoir que j' étais enceinte et quand il l'a su, il n'a pas voulu en savoir plus. Il ne l'a pas reconnue mais entre temps j'ai trouvé quelqu'un de formidable qui accepte ma fille et qui me rend heureuse. Cela dure encore :)
Pour ce qui est de mes cours, une amie me les prends et j'ai les profs a la maison (les même que ceux de mes camarades) jusqu'au mois de janvier ( le 3 ) cela grâce au SAPAD. Ensuite, ma fille ira chez la nounou et moi je retournerai au lycée.

Aujourd'hui j'ai bientôt 19ans, ma fille a 3 mois  et je ne regrette rien. Face à toutes ces épreuves, elle me le rend bien. Et chacun de ses sourires me font dire que j'ai fait le bon choix, celui de lui laisser sa chance de vivre. Parce que dans le fond, si bébé est là,  ce n'est pas pour rien. Et pourquoi cela serait-il à nous de décider s'il doit vivre ou non ? Elle n'avait pas demandé à « être là ». Alors moi, j'ai décidé que ce serait « comme ça ». Maintenant, j'ai des réponses à mes questions. Oui, je l'assume, mieux que je ne l'aurais pensé! Et ce que les autres pensent, je n'en ai rien à faire !

Prête ? 0n ne l'est jamais ! Mon copain est parti ? Tant pis, je suis heureuse avec mon nouvel ami.
Et, quand on vous dit qu'en gardant votre enfant votre vie et votre jeunesse est fichue, c'est faux ! Je sais de quoi je parle. Et si vous avez pris la peine de tout lire c'est bien qu’au fond de vous, l'idée de « le garder » n'est pas totalement exclue….

Chloé, janvier 2011

Marie



J'ai 33 ans. Je suis maman d'un petit garçon de 3 ans, que j'élève seule.
Je suis enceinte de 8 mois maintenant. J'ai été confrontée à la question douloureuse de l'avortement, pour la 1ère fois de ma vie, cet été, alors enceinte d'un peu plus de 2 mois. Mon compagnon et moi même désirions cet enfant. J'ai su tout de suite que j'étais enceinte. Mais, pour une raison que j'ignore encore aujourd'hui, mon compagnon, qui se réjouissait de l'arrivée de ce petit bébé, a brusquement "changé d'avis" et décidé qu'il ne voulait finalement plus de cet enfant! Il voulait impérativement que j'avorte. Ce fut un choc terrible. Je n'imaginais pas un seul instant être un jour confrontée à l'avortement. Je n'imaginais pas que cet homme, que j'aimais plus que tout, me mettrait de la sorte au pied du mur.... S'en est suivi un chantage odieux pour que j'avorte. Nous venions d'emménager dans son logement de fonction et j'avais bien évidemment tout quitté pour le suivre. Il me proposait donc de "m'aider à repartir" si j'avortais alors que dans le cas contraire, il me mettait à la porte. Alors sans emploi, cela signifiait purement et simplement que je me retrouvais à la porte, avec mon petit garçon, sans job, sans un sou, sans logement....bref, il m'a mis une pression énorme pour que j'avorte. Jusqu'à monter mes propres parents contre moi pour qu'ils fassent pression eux-aussi pour que j'avorte.
 
J'ai vécu un véritable cauchemar. Cet enfant, il était désiré. Je ne l'avais jamais rejeté. Son cœur battait, il était déjà bien formé....il vivait déjà en moi. Totalement perdue et terrorisée par l'attitude et la pression de mon compagnon j’appelé le N° de téléphone du site ivg.net. C'est l'écoutante qui se prénome Marie qui a su trouver les mots justes pour me réconforter, me soutenir et m'aider dans le choix que je devais faire. Mais au fond de moi ce choix était déjà fait. NON, JE NE POUVAIS PAS avorter. NON, JE NE VOULAIS PAS avorter! J'ai trouvé mes limites dans l'avortement. Je savais que j'allais me retrouver dans une situation très précaire avec mes 2 enfants mais je ne pouvais pas avorter.
 
Je pense que d'une "galère matérielle" on se relève toujours; alors que l'anéantissement psychologique (que peut engendrer un avortement sous pression d'un tiers) vous tue a petit feu...
 
Je me suis battue pour retrouver un logement, débloquer en urgence un dossier RSA, déménager....le tout malade comme un chien a cause du début de grossesse. Mon petit garçon m'a suivi dans toutes mes démarches. Il m'a donné le courage d'avancer. Nous vivons aujourd'hui du RSA. Nous avons une aide au logement. Avec un train de vie tout à fait modéré nous ne manquons certes de rien. Je suis très entourée. Tout d'abord par mes amis, qui sont mon plus grand soutien. Une sage-femme de la PMI vient régulièrement chez moi pour suivre ma grossesse. Une médiatrice familiale m'aide à travailler sur la brutalité des événements de cet été et à me reconstruire tout doucement.
 
La grossesse n'est pas simple tous les jours, seule, avec un petit Loulou de 3 ans à gérer, perchée dans un appartement au 3ème étage sans ascenseur.... Mais le principal c'est que je suis bien, en accord avec le choix que j'ai fait. Autant je pense que l'on peut passer toute une vie à regretter d'avoir un jour avortée, autant je pense que l'on ne peut pas regretter, ne serait-ce qu'un instant, d'avoir fait le choix de la vie.
 
Le choix de l'avortement est, je pense, un choix personnel qui doit être fait en son âme et conscience de femme, et non sous pression d'une tierce personne, même si cette personne est la personne que l'on aime le plus au monde. D'autre part, les questions d'ordre "matérielles" qui peuvent, à un moment donné, apparaitre comme un frein dans le choix éventuel de garder son enfant, finissent toujours par se résoudre. Même sans emploi, au RSA, sans logement, enceinte, avec déjà un enfant à charge, aujourd'hui nous vivons décemment et nous sommes heureux! C'est un petit garçon qui doit naitre en février et il fait déjà la joie de son grand frère.
 
Du fond du cœur je remercie Marie pour son écoute, son aide et son soutien qui vont bien au-delà de la "simple" question d'avortement. Et courage à vous toutes qui êtes face a la question de l'avortement!
 
Marie le 28/12/2011
 

Claire et Noé


Bonjour Marie,
 
Il y a 10 mois maintenant, je vous avais appelé et vous avez changé ma vie en m'aidant bien dans ma reflexion.  Cela m'a conduit à garder mon enfant.
 
Je suis maintenant maman d'un petit Noé qui est né le 30 mars 2011. Il va trés bien et grandit tellement vite!
 
Nous sommes heureux!
 
Merci encore de votre support, de votre écoute et de votre réconfort, sans jugements aucun.
 
Claire

Angelle garde son enfant bien que son homme soit parti


Bonjour Je m'appelle Angelle, j'ai 22 ans et je suis maman d'un petit garçon de 2 ans. Ma première grossesse a été très compliquée. Trois semaines avant d'accoucher, monsieur a décidé de me quitter... Qu'est ce que j'étais mal !
Depuis j'ai rencontré un homme avec un enfant. Il a accepté mon fils de suite. Ce n'est pas un frein aux futures relations, même si certaines le pensent.
J’espère que mon expérience pourra vous aider.
 
 

Pourquoi certaines femmes avortent aux USA


Les statistiques décrivant pourquoi certaines femmes avortent aux USA ne sont pas souvent demandées. Brian Clowes, aux USA, est l’une des rares personnes qui les analysent, ainsi que deux gynécologues suisses, l’un procédant à des avortements, et le Dr. Werner Förster, d’Einsiedeln, qui n’en pratique pas.