Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

ivg sous contrainte

Lisa 21 ans, enceinte de 6 mois


Lisa, 21 ans parle des pressions qu'elle a du subir de la part de son entourage pour une IVG . Ce fut pour le papa que la grossesse fut ldificile à accepter  . Il a du prendre conscience de son état .. 

Violences conjugales et IVG


Aujourd'hui, en France, une femme meurt tous les 2,5 jours des suites de violences conjugales. C’est un véritable problème de société qui n’est pas assez rapporté par les médias. Le gouvernement semble prendre en compte l’importance du problème avec quelques initiatives encore timides. La violence conjugale fait peur et souvent on préfère ne pas en parler. Les femmes qui en sont victime éprouvent comme un sentiment de honte et n’osent pas en parler. Les médias qui se taisent se rendent complices en quelque sorte de cette "loi du silence".

Julie 19 ans, ivg sous contrainte


A 19ans, je suis tombée enceinte. Je venais de me séparer de mon ex quand je  l'ai appris. Il était partie en vacance. A son retour, je lui annonce la  nouvelle et sa réponse était : « j'en étais sur... » Bref nous nous remettons ensemble  mais lui veut que j'avorte. Moi j'hésite et en parle a ma maman qui refuse  que j'avorte, j'en parle a mon ex qui commence à paniquer (il venait de  commencer des études à la fac) il commence à me faire des menaces ...  "avorte ou je te quitte" et a en parler a ses amis qui ne m'ont pas lâché  pour  que j'avorte ... je le voulais cet enfant. Mais il était doué, manipulateur. J’ai craqué « par amour » . J’ai donc avorté. Le jour j pas d'ex Ce sont ses meilleurs amis qui m'accompagnent et restent avec  moi. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je me disais « je suis une  meurtrière... » 1 semaine après mon ex me quitte ! Et la, grosse dépression, je ne sors  plus, je ne mangeais plus, seule ma maman était la pour me soutenir ... j'ai mis  plusieurs mois à m'en remettre ...aujourd'hui encore, je regrette d'avoir  avorté, mais la vie continue malgré tout ...Voila mon histoire.
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Miguelle 22 ans, ivg il y a 2 mois


Je m'appelle miguelle , j'ai 22 ans... je suis tombée enceinte le  5 mars dernier. Je ne pouvais pas croire que j'étais enceinte. Quand j'ai vu  que je n'avais pas mes règles, J'en rigolais et j'étais en séjour d'une  semaine chez ma sœur qui a tout de suite eu des doutes. Elle m'a dit de  faire un test qui s'est avéré positif. Moi j'en croyais pas je n'ai pas  réagit et elle sa première réaction a été : " tu ne vas pas le garder  j’espère, tu ne feras pas ce malheur". Mon copain était super content car  ça fait bientôt 5 ans qu'on est ensemble et nous nous sommes pacsés. Nous avions prévu de nous marier l'été prochain. Le problème c'est que je suis   étudiante en master et il me reste 1 année avant de finir et ma mère m'a   toujours dit et répété qu'elle compte énormément sur moi vu que ma   grande sœur l'a trop déçue et qu’elle voudrait que je sois « sa fille modèle, respectueuse, qui se marie et termine ses études avant d'avoir des gosses... » Et ma sœur se retrouve avec son fils sans papa et galère car  elle a fait trop de choses mal et a « déshonoré  la famille ». De plus, je suis toujours étudiante et j'ai un petit revenu et   mon copain et moi sommes tous les 2 en alternance mais il me rassurait en me  disait qu'on allait s'en sortir avec l’aide de ses parents et qu'il   travaillera bientôt etc. Bref mon copain ne voulait pas que j'avorte  mais  m'a quand même soutenu quand je me suis lancée. J’ai pris les premiers  comprimés le 10 avril et dès le lendemain j'ai ressentit comme un vide. Ça  s'est empiré le 12 avril a la 2nde prise où j'ai eu terriblement mal, j'ai passé mes soirées à pleurer et à culpabiliser. J’ai commencé à en  vouloir à ma mère pour toute cette pression, à ma sœur pour m'avoir directement orienté vers cette solution qui pour elle était évidente. j'en veux a mon copain de ne pas avoir fait tout son possible pour m'en empêcher même s’il en a fait vraiment beaucoup, aux infirmières du   planning familial pour avoir banalisé cet acte (je suis arrivée pour un   rdv le vendredi 8 et ils m'ont donné rdv pour la première prise le dimanche 10 en m'indiquant que « ca sera rapide »).... j'en parle souvent avec mon copain et on a même donné à ce  "bébé" un nom symbolique pour nous. Mais je n’arrête pas de penser que je suis toujours enceinte même si j'ai déjà  fait 3 échographies post ivg + prise de sang. Je n'arrive pas à me dire que   « ca y est je l'ai tué ». Je me sens vraiment révoltée surtout du manque d'importance que le corps  médical donne à cet acte horrible. Voila, je voulais simplement dire à quelqu'un d'autre ce que j'ai sur mon cœur. Je vais continuer à essayer d'oublier. Merci de m'avoir lu 

Emilie 24 ans, IVG il y a 7 ans


Emilie 24 ans. A l'âge de 17ans je suis tombée enceinte de mon premier amour. Cela faisait  2 ans et demi déjà qu'on était ensemble, tout ca est parti d'un jeu. Mon copain et ma copine pour rigoler nous faisaient  faire un test de grossesse, on l’a fait et il s’est avéré que le mien était  positif. Étant jeune, je ne savais pas ce qui allait se passer, j'ai pris  rendez-vous à la PMI à coté de chez moi et j'ai demandé ce que je pouvais  faire. On m'a conseillé d'avorter car j'étais «  trop jeune pour le  garder » mais moi je ne voulais pas passer par l'IVG. J’avais vraiment peur,  après l'échographie j'ai appris que j'étais enceinte de 1 mois et demi,  mon copain était plus vieux que moi. Ill  travaillait et il était d'accord pour  que je garde l'enfant (lors de l'échographie on m'a fait écouter son petit  cœur battre et là j'ai craqué). Le soir même, je ne savais pas comment le dire  à ma mère. Donc j'ai laissé l'échographie sur la table  et je lui ai envoyé un message en lui disant que je dormais chez une  copine. Mais cela a tourné au drame, elle est venue me chercher chez ma  copine et m'a emmené de force à l'hôpital pour avorter. J’étais mineure  et pour ma mère, cela était normal que j'avorte. Après ce passage là, je ne  sortais plus pendant plusieurs mois, je ne mangeais plus, je ressemblais à un zombie. je voulais plus rien faire. Mon copain  était toujours présent et ne m'a jamais laissé tomber. L'année d'après, moi  et mon copain, on a décidé ‘essayer de faire un enfant car a  18 ans,  on avait tous les deux une situation, on travaillait et il nous manquait juste  l'appartement. Le 18 septembre 2009, je suis emmenée d'urgence suite à de  grosses douleurs en bas du ventre. Suite à une échographie, on me dit que je suis enceinte de plus de 2 mois. Là on était super content. on s’est dit  « enfin, on va pouvoir commencer à fonder une famille ». Mais là encore une fois,  tout a viré au drame. Une fois de plus je revoyais mon premier IVG revenir  dans mes pensées. Ma mère a menacé mon copain pour m'obliger à avorter. Lui  ne voulait pas. Mais la semaine qui a suivie, il s’est mis à me taper. C’était vraiment horrible. Il m'a envoyé à l'hôpital pour avorter. Par peur qu'il me batte, j'ai donc accepté son choix. Et là, le jour le pire de toute ma vie  est arrivé : 2 ème IVG par aspiration et ca a vraiment mal tourné. Lors de  cette opération sinistre, j'ai perdu le contrôle de moi même, j'ai failli ne plus être ici même, en train de vous parler. Je vous épargne les détails car là, je ne suis vraiment pas bien quand je repense à tout ca et j'en pleure encore. Mon copain et moi, ca s'est terminé le lendemain de l'IVG. J'étais seule. Je n'avais  plus personne, personne ne me comprenait sauf une seule amie qui était à mes côtés. Tout ca s'est passé il y a presque 7 ans et je n'arrive pas à oublier. Tout ca me fait souffrir, ca me hante, je ne suis plus celle que j'étais. Je n’ai personne à qui en parler. Les filles, si j’ai un conseil que je peux vous donner : ne  faites pas d'IVG, car après c'est un cauchemar sans fin ! J’ai l'impression  de revivre ce moment chaque jour de ma vie. Merci de m'avoir lu. Cela fait un peu de bien d'en parler mais j’ai toujours un mal profond qui ne s'en ira  jamais.

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Cindy 20 ans, enceinte a 17 ans


Cindy. Depuis 3 mois que je vivais avec mon copain, on faisait la fête de temps en temps ,on projetait d'avoir un bébé plus tard, je prenais très régulièrement la pilule . Puis , je remarque un retard de règles, je me dis pas de souci je suis toujours déréglée même avec pilule. Je vais voir mon médecin ,qui me prescrit une prise de sang. Je reprends aussitôt R V avec elle pour connaitre les résultats , et là catastrophe !! ils sont positifs !! J'en parle à mon copain, il craignait de le garder du fait de notre situation , Puis au bout d'un long moment de discussion ,on décide de le garder ! Tout content, on part l'annoncer à nos parents , et là BOUM ! Ils m'ont insultée, mal jugée, leur propos étaient très violents ! Ils n'ont pas accepté du tout, donc on a hésité à nouveau , puis au final ...on l'aimait déjà ce petit être ! On pensait que l'amour est plus fort que tout. Nous avons tous les deux vécu cette grossesse dans la joie, tout fait ensemble, de la prise de sang à l'accouchement. Toujours aucune nouvelle de mes parents, de la famille ! J'en pleurais, car une mère est censée être présente auprès de sa fille !. J'avais juste 17 ans!. Je leur ai expliqué que ce bébé faisait mon bonheur mais rien à faire. A présent mon fils à 2 ans, et à un frère de 2 mois. Mes parents n'ont toujours pas donné signe de vie. Mais comme j'ai pu lire dans tous les témoignages, on ne doit écouter que son propre cœur ! Luciano & Lorenzo : mes bébés.
 
 
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Sandrine 33 ans, IVG contrainte il y a un an


Sandrine 33 ans ,  J'ai subit il y a 14 mois, le 22 janvier 2015 une ivg par curetage. Je dis bien « subit » car  pour moi c'est une ivg sous pression de mon conjoint. J’ai  2 enfants avec mon conjoint. J’etais en arrêt de travail pour maladie depuis 1 an quand je m'aperçois que je suis enceinte. C'etait Noël  et j'attends le soir pour le dire au papa.  Et la 1ere réponse « tu vas prendre 1  comprimé et c'est bon ». Même pas de dialogue. Rien. Un mur. J’avais des cycles très irréguliers sous pilule et j’etais a 7 sa passée. J’ai un mur en  face de moi.  je n'avais même pas pu imaginer qu’il réagirait comme ca. A contre cœur donc (car j’avais aucune personne pour en parler)  j’ai subit cette ivg en  pleurs de mon arrivée a mon départ de la clinique. J'ai tué mon bébé a presque 11sa...  Depuis je ressens un vide immense en moi ! Pourquoi j'ai fait ca ? Pourquoi n'ai-je pas dit "non!" et gardé mon bébé ? Heureusement que j'ai mes filles pour continuer  à vivre. Toujours aucun dialogue sur ce sujet avec mon conjoint. Je culpabilise de pas avoir su protéger mon bébé qui était dans mon ventre.  Personne ne le sait. Je fais bonne figure devant tout le monde mais en moi , c’est horrible. Merci d'être la, je regrette de pas vous avoir connu avant ce jour !
 
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Emilie 20 ans, bébé de 3 mois


Emilie 20 ans. Ça ne fait même pas un an que je suis avec mon copain. Nous  venons d'emménager dans notre premier appartement. Je suis en CDD jusqu'en  juillet, puis je passe en CDI à partir d'août, lui est employé dans la  restauration, tout va bien pour nous. Et un jour, ne voyant pas mes règles arriver, je commence à me poser des  questions. J'ai oublié la pilule une fois et je l'ai prise dès le lendemain  matin. Mon chéri m'alerte sur ma poitrine gonflée et le fait que je fasse une  sieste en rentrant du travail. Je ne le crois pas mais il me dit de faire un  test. Le verdict tombe : positif. Je suis paniquée, je me mets à pleurer. Nous avons 20 ans et 21 ans, c'est trop tôt. Mon copain est catégorique : on n’a pas encore assez de moyens pour élever un bébé et il se trouve trop  jeune pour être papa, donc je dois avorter. Moi je ne veux pas. Même si  notre situation est encore un peu fragile, je suis persuadée qu'on arrivera  à s'en sortir. Maintenant c'est son avis contre le mien. Je décide quand  même de faire un écho de datation, pour ensuite prendre la décision. Mon  chéri ne veut pas, il me dit que ce n'est pas la peine, que je vais  m'attacher à ce bébé alors que je dois m'en séparer. Il n'a jamais été  aussi odieux que pendant cette période. Il accepte tout de même d'assister 
à l'écho. Le médecin qui nous reçoit nous traite comme deux gamins  irresponsables et me dit froidement "De toute façon, vous n'avez que 21 ans,  ce n’est pas possible d'élever un bébé à cet âge, ce n’est pas un jouet vous  savez, vous feriez mieux d'avorter !". Mais moi, je suis presque en admiration devant la petite bille minuscule que  je vois sur l'écran. Et mon chéri aussi. Quand je vois le regard qu'il  lance au médecin, j'ai compris. Je suis enceinte de 6 semaines et après des  jours de négociation, mon chéri accepte qu'on garde le bébé ! Il ne reste  plus qu'à l'annoncer à nos familles : la sienne réagit super bien. Ses  parents sont aux anges et ses grands-parents nous achètent déjà des  jouets. De mon côté. Ca se gâte. Ma mère est très en colère, elle veut  absolument que j'avorte et que je « fasse passer ma carrière avant tout ». Elle  va même jusqu'à déposer des lettres de menace sous notre porte! Quant à  mon papa. Il nous a dit qu'on se mettait dans une m**** pas possible, qu'on  était incapables de s'en occuper et que notre âge ne correspondait pas à  celui de "parents normaux". Jusqu'à mes 6 mois de grossesse, j'ai vécu les  insultes et critiques de ma famille. Mon chéri tentait du mieux qu'il  pouvait de me remonter le moral, de me promettre de se battre pour notre  enfant, mais cela n'était pas suffisant. Même si notre relation était bien  plus complice qu'au début ! Je me suis totalement repliée sur moi-même  lorsque mon ancien employeur me vire à cause de ma grossesse. "Heureusement", tout est écrit par mail et j'ai pu aller voir un avocat afin  d'obtenir gain de cause. Jusqu'à l'accouchement, on vivait très  modestement avec le salaire de mon chéri et les maigres aides que j'ai pu  recevoir de la CAF. Et en novembre 2015, notre magnifique petite fille est  née (après 30  heures de travail et de souffrance). Tout le monde  était content de cette arrivée, la petite a été gâtée ! Son père en  est complètement gaga, il adore s'en occuper et se lève la nuit sans  rechigner. De mon côté, je cherche activement un boulot, en attends le procès contre mon  ancien patron. J’ai du mal à joindre les deux bouts, surtout en  fin de mois. C'est pour cela que mon chéri a pris la décision de changer de  travail et d'être mieux payé. Mon papa est toujours content de voir sa  petite-fille, mais ma mère ne digère pas encore le fait que ce soit MON  enfant et critique beaucoup ma façon de faire et de l'élever. Ma situation est  encore instable mais les sourires de ma fille ainsi  que le soutien de mon copain me font tenir le coup, le temps que les choses  s'arrangent.

Tecy 21 ans, ivg il a un an


Tecy 21 ans, Pour ma part, j'ai très mal vécu l'IVG. il y a un peu moins d'un an, j’apprends que je suis enceinte. Je fais un test, qui fut  positif, j'étais enceinte de deux semaines. A ce moment là, rien n'allait dans notre vie, nous vivions chez mes parents  et ceux-ci partant à la retraite (comme par hasard au moment du terme)  allaient rendre l'appartement et partir à la campagne, il nous fallait donc  un appartement, mon copain allait perdre son travail et moi....Je n'avais pas un salaire suffisant. Mon copain m'a alors poussé à prendre un RDV dans un centre du planning  familial, ce que j'ai fait. Premier RDV avec le gynéco, celui-ci m'annonce que j'ai peut être un  cancer... Il me fait un frottis, et on prend RDV pour l'IVG. Je me rappelle avoir repoussé la date plusieurs fois, puis avoir annulé car  je ne pouvais pas faire ça à mon bébé surtout que ça pourrait être le seul que j'aurais, celui-ci m'a fait des scènes inimaginables: "oui mais il  y a deux ans au tout début tu m'avais dis que si un jour tu étais enceinte  tu avorterais ! Bla Bla Bla", il a commencé à me faire du chantage  affectif puis finalement est parti lorsque, épuisée de me battre avec lui , je lui ai dit que l'enfant n'était pas de lui (ce qui était faux, mais je  voulais juste que cela s'arrête). Ma mère aussi a commencé à me harceler, me  faire des leçons de morales à deux balles, me traiter de, etc... J’étais  seule, seule avec mon petit bout, moi et quelques amies, qui ne comprenaient  pas forcément mon choix mais qui au moins avaient la gentillesse de me  soutenir. J’étais à 2 mois et demi de grossesse, ma mère est venue me chercher au travail car je faisait crises d'angoisse et que j'ai fini  en larmes au cours d'une chirurgie (je suis auxiliaire vétérinaire), on a  beaucoup parlé dans la voiture, je lui avoue que je suis terrorisée, que  j'ai peur, que je ne peux pas élever mon bébé, mais que je ne  peux pas le tuer, je serais une horrible mère, et si le test était positif,  si j'avais ce cancer, je ne savais pas quoi penser.
Elle me dit que d'être une mauvaise mère est de garder un  enfant qui, si j’ai un cancer, risquerait de ne pas venir à terme, ou s’'il vient à naitre, va mourir de faim, etc..Ma mère a finalement repris RDV pour l'IVG en urgence. Ma mère me dépose de force à l'hôpital, elle  me demande d'avaler des gélules, je ne veux pas mais je n'ai pas le choix. Je reste silencieuse. Je me rappellerai toujours de cette sensation atroce de  mon cœur et de ma trachée qui étaient si comprimés par la peine que je les sentais se déchirer. Elle s'en va travailler, je vois des filles qui  arrivent souriantes, puis mon copain qui revient, il me dit qu'il sait que j'ai menti, mais « qu'il se devait  d'être là ». Je ne dis rien. je ne fais que pleurer silencieusement. Un  infirmier arrive, il nous demande de le suivre, on arrive dans une chambre  collective type chambre de colonie de vacances, mais je sais que ce qui va  suivre est bien plus morbide... il me demande gentiment de me déshabiller et  d'enfiler une tenue de bloc, je dis non. Une fois toutes les filles habillées,  il me le redemande, et je me mets alors a crier et pleurer en lui disant que  jamais je ne ferais ça. Ma mère m'appelle en me disant qu'elle m'aimait, que tout allait bien se passer. Je lui raccroche au nez en lui  disant que je la hais et que je ne veux plus qu'elle me dise qu'elle m'aime  car si elle m'aimait vraiment elle m'aurait soutenue. Mon copain arrive dans la chambre, il me dit que l’infirmier lui avait dit  que je ne voulais pas me changer, que je ne voulais plus avorter mais qu'ayant pris les médicaments, il fallait que je le fasse sinon je risquais de  me vider de mon sang et souffrir... Et bien, c'est ce qu'il s'est passé, je  suis restée à pleurer et fixer le mur jusqu'à ce que je saigne trop, j'ai eu si mal malgré l'antidouleur qu'une des filles revenue du bloc m'a parlé,  elle m'a dit "pourquoi tu fais ça? Pourquoi tu t'infliges ça, tu sais, il est  déjà mort..." Alors, j'ai fait l'aspiration....
Une semaine après le test du frottis arrive : je n'avais pas de cancer !  heureuse ? Non, car je n'avais plus non plus de bébé. Aujourd’hui, j'ai perdu mon travail, je me suis remise avec mon copain. En décembre,  j'ai fait une grossesse  nerveuse... comme par hasard au moment du dit terme... Je ne suis plus la  même, il me manque une partie de moi, je n'arrive plus à regarder des  femmes enceinte sans les haïr d'être heureuse...Voilà mon témoignage, et si je devais donner un conseil à une femme  enceinte qui pense à l'IVG ? Garde-le... Le monde est bien fade et terne sans notre bébé.
 
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