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ivg ratée

Maeva 25 ans, ivg medicamenteuse il y a 6 mois


J’ai subi une IVG en Juin. J'avais arrêté  ma pilule depuis 1 an car elle ne m'allait pas. J'avais des cycles réguliers même après l'arrêt de la pilule et nous faisions attention avec un  calendrier spécial pour ne pas prendre de risque les jours "rouge"... Tout a  très bien fonctionné pendant 8 mois et une fois nous avons craqué... J'ai  eu des symptômes petit à petit et je l'ai senti au fond de moi que quelque  chose avait changé... J'ai fait un test urinaire et c'était positif. Nous  avions 24 ans, j'étais sans emploi, lui en CDI. Nous sommes ensemble depuis 1  an et demi maintenant et même si nous avions envie de faire nos vies  ensemble un bébé arrivé sans prévenir n'était pas la meilleure des  choses. J'ai eu peur de cette grossesse et ensemble nous avons décidé de  l'arrêter. Sauf que l'IVG médicamenteuse n'a pas fonctionné (j'étais à 5 semaines de  grossesse) et j'ai du avoir recours à 2 prises de Cytotec et un passage au  bloc pour finir par aspiration car il restait accroché... Le fœtus n'était  plus viable après la première prise de Cytotec, donc je n'aurai pas pu tout  arrêter "à temps" et prendre cela comme un signe.  Malheureusement j'ai du  aller jusqu'au bout des choses...

Aujourd'hui je le regrette fortement...  J'ai envie de bébé, je pense à ce fœtus que j'ai enlevé, quasiment tous  les jours et avec mon conjoint tout a changé... Je suis partie en  dépression après l'acte et depuis j'ai du mal à remonter la pente. Je ne  suis pas rassurée de ma pilule actuelle, j'ai des saignements quasi tous les  mois entre mes règles mais impossible d'avoir un RDV avec ma gynéco pour me  rassurer... J'ai eu quelques nausées récemment (gastro ou pas... on ne sait  pas) et le sujet 'bébé' est revenu sur le tapis... Mon copain a été  catégorique en me disant que « si je n'avortais pas, je serai seule pour  élever un enfant... » Il ne « se sent pas prêt », dit que « financièrement on ne  pourrait pas » et qu'il aurait l'impression « de gâcher sa jeunesse.. » Entre nous, on ne sort plus, on ne voit plus grand monde, un bébé  amènerait limite de l'action dans cette vie monotone et sans intérêt...  sans saveur... Nous avons un chien et il me répète déjà assez que « tu  l'as voulu, tu l'as eu, je ne veux pas m'en occuper ou avoir à payer ses  soins... » J'aime mon copain, je pensais vouloir faire ma vie avec lui, je  voulais des enfants de lui ! Mais entendre ce discours en sachant que je suis  une fille qui a grandi sans son père, a été la phrase de trop à mes yeux  et depuis je doute sincèrement de son amour envers moi.
Que faire ? Je ne suis peut être même pas enceinte encore une fois. Mais  rien qu'à l'idée de l'être alors que Monsieur ne le veut pas... Je ne fais  rien pour tomber enceinte volontairement, je prends ma pilule correctement  etc.. Mais depuis, je suis un peu parano sur les moindres petits symptômes de  peur d'être enceinte et de repartir dans une spirale infernale...En attendant une chose est sure pour moi, je préfère finir à la rue avec mon enfant si je n'ai pas de sous, plutôt que de passer par la case  avortement une nouvelle fois.. C'est une réelle boucherie, c'est inhumain de  faire vivre ça à une personne et sans aucun soutien psychologique.

Noemie 26 ans, seule avec Lya 4 mois et une ivg ratée


Bonjour, je m'appelle Noémie, j'ai 26 ans et  je suis ici pour apporter mon témoignage qui j'espère pourra aider d'autres  femmes dans cette situation. Il y a un peu plus d'un an, j'apprenais ma  grossesse suite à une prise de sang labo. J'étais pourtant sous pilule donc grossesse non attendue que ce soit pour moi comme pour le père. Celui-ci ne voulant pas d'enfants maintenant, il m'a "imposé" le choix de l'IVG. Ce que j'ai fait à contre cœur. Pour lui.

La première prise de cachets de myphégine, c'etait, si je me souviens bien, le mercredi à l'hôpital. On m'a ensuite laissé rentrer chez moi avec deux autres cachets de cytotec à prendre le  vendredi matin. Je regrettai déjà mais la machine était en route et je ne  pouvais plus revenir en arrière. Vendredi matin, donc je prends les 2  derniers cachets parce "qu'il le fallait" et non parce que je le voulais.   L'après-midi je me suis sentie nauséeuse, avec quelques douleurs au ventre et de  petites pertes brunâtres mais rien d'impressionnant. J'ai laissé donc le temps passer jusqu'à dimanche.. Mais toujours rien. Inquiète, je suis montée aux urgences pour savoir ce qui se passait dans mon ventre et ou en  étant le " processus " .... Après plusieurs heures d'attentes et une échographie, on m'annonce que mon bébé est toujours bien là, toujours bien  accroché.

Je décide envers et contre tous de pas « aller plus loin » et de le garder. Après avoir entendu son petit cœur, impossible pour moi de  m'acharner à vouloir lui ôter la vie alors qu'il s'accrochait justement  pour vivre. J'avais tellement prié en montant à l'hôpital pour que mon bébé soit toujours là vivant que je crois que j'ai cru en dieu ce jour là ! Ce jour où on m'a fait entendre son cœur alors qu'il n'était plus censé  battre. J'ai donc fait des recherches sur internet et je suis tombée sur ce site qu’est ivg.net. J'ai été en contact avec une écoutante Marie, qui a été un peu mon « ange-gardien » a ce moment là. Et celui de ma fille par la même occasion.

Grâce à ses précieux conseils, aujourd'hui j'ai une petite fille qui s'appelle Lya, agée de 4 mois. Elle est née le 17 février 2014 avec 49cm et 3kg320.  Un magnifique petit bébé en peine santé! Elle sourie du matin au soir et  ne m'a jamais posé de problèmes au niveau de sa santé. Je remercie  dieu de m'avoir laissé ce petit ange aujourd'hui mais aussi ce site car sans lui, je serais peut être allé jusqu'au bout de l'IVG de peur des   conséquences pour l'après. J'élève ma fille seule puisque le père a préféré se retirer. Mais ce n'est pas grave, ce n'est rien à côté du  bonheur que je vis à ce jour accompagnée de ma poupée. Alors les filles,  si après une IVG ratée votre petit bout est encore là, c'est qu'il doit   l'être, ne vous acharnez pas. Bonne chance et bon courage à toutes. Ce n'est pas facile à vivre mais ce qui suit maintenant n'en est que meilleure .