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ivg medicamenteuse

Melanie 20 ans- IVG à 17 ans -


 
Je suis tombée par hasard sur ce site www.ivg.net , mais je dois dire que ce n'est  pas une coïncidenceEn effet, j'ai eu recours à une IVG  médicamenteuse il y a 2 ans et demi de cela. Alors oui j'étais jeune, (17 ans) et  peut-être que je ne savais pas très bien ce que je faisais à ce  moment-là. Mais quand on est jeune, on a peur, et on est surtout  influençable. Toujours est-il qu'à l'heure d'aujourd'hui, je ne sais pas si  je le referais. Je ne sais pas si je revivrais cette épreuve.
 
Ma situation a beaucoup évoluée depuis, je suis toujours avec la même  personne avec qui je suis tombée enceinte, nous sommes tous les deux  étudiants à l'Université en deuxième année, en ayant à côté chacun un  job étudiant, et allons emménager ensemble l'année prochaine. Autant vous   dire que nous avons grandi et muri. A l'époque on était encore au lycée,  en pleines révisions pour le BAC. 
 
Bref, cela s'est passé à l'été 2011, et je n'oublierai jamais cette   journée, j'ai été très entourée et « soutenue » par les personnes   concernées. D'autres, par contre, auraient dû en faire partie comme mes parents...Mais si cela avait été le cas, je pense que la relation avec mes parents aurait été  vite expédiée : j'aurais été virée de chez moi. Je regrette oui, et non, ce geste, car étant jeune c'était la solution à prendre, et d'un autre côté il n'y a pas un seul jour sans que je ne pense « à toi, mon petit bébé ».
Si tu savais comme   je suis désolée,
C'était mieux pour tous,
Mais au fond de moi, je sais que  je ne serai plus jamais la même qu'avant.
Mon petit bébé je me demande  souvent à quoi tu aurais ressemblé.
Tu me manques mon petit bébé, 
Pardonne-moi,
Pardonne-moi de t'avoir pris la vie...
Physiquement, cela a été atroce,
et psychologiquement cela l'est d'autant  plus qu'on y repense sans cesse...
Ce fût affreux à vivre, et pourtant je  suis rentrée dans cette chambre d'hôpital avec toi, et j’en suis ressortie avec un  certain soulagement… 
Je t'aime mon petit bébé,
je t'aimerai toujours.   
 
Melanie

Annabelle 22 ans -IVG a 18 ans -


En 2010, j'avais 18 ans et j’ai pratiqué un ivg au bout de 8 semaines de grossesse (j’étais sous pilule). Je voulais le garder mais habitant chez le papa,  sa mère nous a dit que « nous ne pouvions pas le garder car nous n’avions pas de situation stable ». Moi, je faisais des études et mon conjoint était en CDI. Donc mon copain a pris rdv chez son médecin traitant. Nous y sommes allés et la il lui a dit : « Annabelle est enceinte. On ne veut pas le garder. Quelles sont les démarches ? » Et la, j’étais anéantie car ce que sa mère a dit lui a fait changer d’avis. Il ne voulait pas de ce bébé, donc rdv gyneco... puis Rdv pour ivg médicamenteuse. Arrivant dans le bureau du gyneco, le jour j, j’ai eu du mal à les prendre. Je ne faisais que pleurer.

Je les ai pris et 3 jours plus tard, il fallait prendre le reste pour « évacuer » et là : rien ne s’est passé comme je l’espérais. J’ai fait une hémorragie. Donc, direction les urgences où ils m’ont gardé la nuit...

Depuis ce moment je suis en dépression.

Quelques mois plus tard, je suis retombée enceinte et la nous l’avons gardé. Il était voulu ! Maintenant ce bébé a 2 ans. Il m’apporte que du bonheur mais cette ivg me ronge ! Je me sens si mal ! Je me dis pourquoi ai-je mérité d’en avoir un second, alors que j’ai retiré la vie de mon premier ? Je pense sans arrêt à ce bébé que j’aurais pu tenir dans mes bras.

 

 

Annabelle 22 ans – IVG a 18 ans -

Clemence 18 ans


Je fais ce témoignage pour les femmes qui sont dans le même cas que moi. Je m’appelle Clémence. J ai 18 ans et il y a un peu d’un mois de cela, j’ai appris que j’étais enceinte de 6 semaines. Quand j’ai appris cela, j étais paniquée. J’ai tout de suite voulut l’enlever surtout que mon copain n’en voulait surtout pas ! Soi-disant parce que c’était « trop tôt ». J’ai pris rendez-vous chez ma gynéco.  Elle m'a dit que je pouvais l’enlever par méthode médicamenteuse et j’ai eu une semaine de réflexion. Je commençais fortement à penser de le garder mais je pensais que cela n'était pas possible car je vis encore chez mes parents. Et mon copain, je ne le vois pas souvent. En plus de ca, il y avait mes études. Mais voilà, je commençais à sentir ce petit être en moi ... je me sentais faible, je vomissais tous les jours, je ne mangeais plus et j’étais très influençable. 

Lors de la prise de cachet afin de le faire partir, j’ai beaucoup hésité, mais je l’ai fait. Depuis je me sens vidée. Je n’ai plus envie de rien. Ce petit être me manque beaucoup. Je m’en veux tellement, je ressens le besoin de me faire du mal parce que je me sens coupable. J’ai même pensé au suicide ! Cela parait fou.  Surtout que je suis une personne qui a déjà vécu beaucoup de chose dans sa vie. Mais je n’accepte pas d’avoir fait ça. Cela me ronge profondément. je n’ai plus l’envie d’avancer. Je ressens un gros manque. Je ne dors plus et quand j’essais, je fais des cauchemars. Je n’arrive pluss à regarder un bébé (que cela soit en vrai ou à la télé). Je veux juste dire aux filles qu’avant d’avorter, il faut bien réfléchir ! Surtout, si au fond de soi-même, on le souhaite. Il faut se battre pour ne pas perdre ce qui pourrait être votre joie de vivre. Je tiens aussi à remercier Florence conseillère d’Ivg.net qui m’a beaucoup écouté et aidé.

Clémence.

 

 

Amandine 25 ans


 

Je viens vous raconter mon témoignage. J’ai  subi une ivg cet été le 29 juillet 2013 : une date à jamais ancrée en moi ! je suis une jeune maman de 25 ans avec déjà deux enfants... Au retard de mes règles, j'ai eu un soupçon. Donc, j’en ai  parlé à mon conjoint et je suis allée en pharmacie pour chercher un test... que j’ai fait immédiatement. Il s’est avéré positif. La joie et la peur se sont installées car mon deuxième n’avait que 13 mois et nous venions d’acheter une maison en travaux. C’était l’angoisse et le stress chaque jour... Mais mon instinct maternel avait quand même pris le dessus malgré la situation. Monsieur, lui, n'en voulait vraiment pas ! je regardais mon petit garçon et ma fille de 4 ans et je voulais profiter d’eux comme il se doit.

J’ai donc pris rdv au centre d’IVG. je suis allé au rdv avec la première prise des cachets. J’étais  effondrée, je savais que j’arrêtai en moi-même la croissance de mon bébé... Depuis cet acte ma vie n’a plus le même sens. Je pense tous les jours à mon bébé surprise qui aurait du voir le jour le 29 mars 2014. Je me cache pour pleurer. Je cache ma douleur chaque minute derrière un "ca va". En fait mon IVG a été la plus grande connerie de ma vie ! J’aurais du prendre mon courage à deux mains... aujourd'hui je souffre d’une absence d’un petit être que j’ai jamais vu. J’espère que mon témoignage pour ce grand regret aidera des femmes à ne pas faire la même erreur que moi... C’est si dur de vivre avec ca dans la tête. En tout cas, mon bébé surprise sera à jamais dans mon cœur.

 

AMANDINE 25 ANS