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ivg medicamenteuse

IVG en France


IVG en France : avec plus de 210.000 IVG par an, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse ( IVG ou ITG) en France reste assez stable depuis plusieurs années. La principale évolution, sur cette période, se situe principalement  dans l'augmentation du nombre d’IVG pratiquées sur des adolescentes.

Louise 25 ans, ivg médicamenteuse il y a 2 ans


Louise 25 ans, ivg médicamenteuse il y a 2 ans

Alexandra 19 ans, IVG a 17 ans


Je suis Alexandra et j’ai bientôt 19 ans. J'ai subi une IVG quand j’avais mes 17 ans Je suis anéantie  parce que mon corps ne l’a pas supporté. J'aurais pu y rester. J'ai écouté tout le monde et aujourd'hui, pour moi, je suis désespérée d’avoir enlevé la vie a mon bébé qui méritait d’être heureux. S’il devait mourir,  j’aurais du mourrir avec lui. Pour moi je l’ai tué.  je m’en veux énormément.

Floriane 21 ans


 

Bonjour. Étant donné que je n'ai pas vraiment quelqu'un à qui me livrer, je laisse mon témoignage ici. Donc j'ai 21ans, j'ai rencontré mon copain il y a 6 mois, nous étions en parfaite harmonie, tout allait bien, puis j'ai découvert a 3 mois de notre relation que j'étais enceinte de lui, je pensais que ça arrivait qu'aux autres, tout ça et ça m'as bouleversée. Je n'avais pas un boulot stable, lui non plus, je n'arrive déjà pas a trouver une stabilité dans ma propre vie. La question ne pouvait pas se poser. Je ne pouvais pas le garder. Sans parler de la réaction que mes parents aurez eu ! J'ai donc sans réfléchir, fais les démarches pour faire une ivg. Pendant ce temps bébé grandissait en moi je sentais beaucoup de changement, plus envie de rien, très fatiguée, vomissement, faiblesse, sautes d'humeurs, corps qui changeait. Je ne me reconnaissais plus. Mes façons de penser et d'être n’étaient pas moi, j'étais enceinte de presque deux mois. Je n'avais plus envie de mon copain, je ressentais même un dégoût car je le sentais absent dans cette période.

Je l'ai annoncé a ma mère qui m'as soutenu de ne pas le garder. Notre relation se dégradait énormément. J’ai eu l'occasion d'avoir un nouveau travail plus intéressant que celui que j'avais actuellement et j'ai donc démissionné. Cela m'a laissé deux semaines pour faire mon déménagement et avorter. D'un commun accord, nous ne sommes pas resté ensemble, puisque je suis partie a 100km et que nous travaillons tous les deux, nous n'avons pas bcp de temps libre etc. Après l'avortement, ce fut terrible, je me sentais vide, seule, triste mais impossible d'expliquer cela à quelqu'un comme ma mère de peur qu’elle ne comprenne pas et que ça me blesse.

Aujourd'hui avec mon ex copain, on se donne des nouvelles de temps en temps et nous nous sommes revus. Nous ne sommes plus ensemble mais nous continuons à faire l'amour ensemble et j'en souffre. Ça me fait tellement de mal d'être loin de lui. Et depuis notre rupture, je n'arrive plus du tout à parler à un autre garçon. Je les trouve tous inintéressants, et pleins de défauts. je n'arrive pas a passer à autre chose. Et cela joue sur ma vie familiale, amicale aussi. Je me renferme sur moi et je n'arrive plus à m'amuser, à envisager des projets, ou même à sortir, boire avec une ou un ami. Ca m'embête, je me sens beaucoup mieux toute seule, alors que j'ai toujours eu besoin des autres pour avancer. Aujourd'hui j'ai l'impression qu'ils sont un frein pour moi et que je serais mieux toute seule face à tout le monde. Personne n'a remarqué mon mal-être mais je souffre beaucoup ! Je ne sais plus quoi faire.... J'ai tué un petit être qui aurait été mon enfant et même si c'était a 9 semaines, je savais qu'il était en moi ! je le sentais, il grandissait en moi et je l'ai tué. Ce terrible vide depuis que je ne l'ai plus dans mon ventre... J'ai besoin de parler avec quelqu'un qui ne me jugera pas...

Christa 27 ans, ivg a 26 ans


Voilà bientôt 1 an que j'ai avorté. Quand j'ai vu deux petites barres  roses, vous n'imaginez pas à quel point le bonheur m'a envahie . . . Depuis que je suis toute petite, je répète sans cesse que mon métier plus tard  sera "femme au foyer", je trouve qu'il n'y a pas de plus de beau métier que  d'être maman... Seulement pour faire un enfant, il faut être deux . . . Et je ne pensais pas que ce serait aussi difficile de prendre cette décision mais de faire cet acte en lui même.

J'étais contre l'avortement car je trouve ça anormal. Cela se confirme encore plus aujourd'hui. Il y a maintenant 1 ans j'ai avorté pour  mon copain avec qui j'ai une  relation solide depuis 3 ans. Il  "n'était pas prêt" et se disait « trop jeune ». Aussi , j’ai fait ça seulement pour lui car je peux dire avoir trouvé  l'homme de ma vie. Mais voila depuis cet avortement, plus rien ne va. . 

Nous avons partagé tellement de difficulté et de péripétie durant ces  trois années que j'étais sûr que l'après avortement, allait bien se passer  car nous serions tous les deux . . .

Seulement, je digère très mal, vraiment très mal, cet avortement . . . J'ai  des troubles du sommeil, de l'alimentation, je fais de nombreux cauchemars  quand j'arrive enfin à fermer les yeux . . . Et le plus dur c'est qu'à la  place de pleurer, je crie et m'énerve pour un rien . . . Je suis constamment  sur les nerfs et quand enfin j'arrive à trouver un travail quelques mois  plus tard, je dois le quitter parce que mon corps me lâche. Je me repasse en tête sans cesse ce petit bout de 2 mois. Je me repasse constamment les battements  de son cœur. Je me revois sur cette table qui n'était pas bien grande, les  jambes en l'air avec tous ces médecins autour de moi et ces perfusions . . .

En ce qui concerne mon couple, j'ai l'impression de dégoûter mon copain et  en effet depuis cet acte notre relation est devenu complètement différente . . . Il ne me touche plus beaucoup et quand nous arrivons enfin à nous parler calmement cela dure seulement quelques heures et ça repart en catastrophe. Je m’en veux d'être coupable de cette situation . . . et pourtant je me dis  quelques fois que j'aurais dû le garder . . . Car ca m'aurait évité de me sentir seul, voir me retrouver seul . . .

Je ne conseille pas l'avortement et les lois le concernant ne  changeront jamais sur la facon dont on doit considérer l'avortement . . . Quand je vois ces gamines de 14 ou plus avorter et prendre cet acte à la légère en  s’en foutant , cela me revolte ! Car cela reste un être vivant  qui n'a rien demandé et je peux vous garantir qu'il ne se passe pas un jour sans que je me sente coupable, meurtrière, et barbare.

 

 

 

Claire 33 ans, ivg a 31 ans


 

Je peux dire qu'aujourd'hui je suis une mère criminelle avec la complicité de l'état! En février 2012, j’apprends que je suis enceinte de 5 semaines.

J'ai à l'époque une petite fille de 3 ans, (5 ans aujourd'hui). Je suis dans la difficulté financière. Mon conjoint et moi même nous ne nous en sortons pas. Dettes, factures qui s’accumulent, huissiers.

Je pense à l'IVG par peur de ne pouvoir élever cet enfant dans de bonne condition. Je ferai donc cet IVG courant février 2012. J'ai senti mon bébé mourir...

Ma vie est devenue un enfer depuis que j'ai commis l'irréparable. Rien ne remplace la perte d'un enfant. C'est le vide. De plus ma décision a été égoïste car je prive ma fille d'un petit frère où d'une petite sœur. Des moments de bonheur brisés à jamais. Mon couple a volé en éclat. Et aujourd'hui je tente de me reconstruire seule avec ma fille.

C'est une souffrance, un fardeau que je porte chaque jour.

Ne faite pas comme moi ! Un œuf, un embryon, un "amas de cellules" reste avant tout notre bébé, notre enfant.

A l'hôpital rien n'est fait pour nous en dissuader...Notre futur bébé n'est qu'un "objet" vivant et l'on décide pour lui SA VIE ou SA MORT! C'est horrible ! Si ma mère (ou la votre) avait procédé de la même manière que moi, si elle m'avait tué étant embryon, je ne serais pas là et vous non plus...

Fanny 21 ans, ivg 4 mois


Le 29 Octobre 2013, j'ai subit une IVG médicamenteuse et tout s'est on va dire plutôt bien passé. Mais 15 jours après et jusqu'à maintenant je n'arrive pas à oublier, je m'en veux alors que j'étais consentante a 100 %. Je suis en étude et j'ai pas les moyens d'élever un enfant. Bref, je suis bien au courant de tous les problèmes que j'aurais pu avoir et mon copain était du même avis que moi ! Je n’arrive pas à oublier ce que j'ai fait et tous les jours, je me demande comment se serait déroulée la grossesse si j'avais continué.

J'ai l’impression de ne pas m'en remettre alors qu'on me dit que « je devrais passer à autre chose ». Je ne sais pas quoi faire, et je pense même que je déprime. Je me sens si seule ...

J'ai préféré vous écrire que de téléphoner car c'est plus facile pour moi ...

 

 

Cassandra 20 ans - IVG a 18 ans


Bonjour, je m’appelle Cassandra. J’ai 20 ans ! J’ai subi un IVG en décembre 2012 exactement le 12/12/12.  Comment oublier cette date ? Quand à l’IVG, j’en ai pas voulu mais c’était mon ex. qui le voulait ... Mon IVG à été traumatisante pour moi. Quand on le fait, les médecins ne vous informent pas des risques. ... Moi personnellement, l’année dernière, quand  je venais d’avoir 19 ans, j’ai appris que j’ai été  fragilisée au niveau col de l'utérus et que je ne pourrais pas avoir d’enfant (ou très difficilement) sans avoir une aide médicale.  Les médecins ne m'avaient pas prévenu et nous ne sommes pas forcément au courant des risques. Je suis tombée  enceinte grâce à des médicaments stimulants. Actuellement enceinte de 5 mois, je vis ma grossesse comme une chance immense ! Alors avant d’avorter, réfléchissez et dites-vous avant toute chose « est-ce que ce n’est pas ma seule chance d’avoir un enfant ? » Voilà, j'espère que cela fera réfléchir…

anonyme 18 ans


J'ai 18 ans et je me suis fait avorter, il y a environ deux semaines. Lorsque j'ai appris  que j’étais  enceinte,  j'ai paniqué,  j'ai voulu m'en "débarrasser" au plus vite. Il était hors de question de le garder car  je suis en école de commerce et j'ai seulement 18 ans. Le papa en plus est un ado encore bien trop irresponsable.

Toutefois  pour cause de rendez-vous tardifs et avec en plus la semaine de réflexion,  j'ai appris à vivre avec ce petit être dans le ventre. J'ai fait face toute seule à cette étape. Je savais que ce bébé grandissait en moi et c’était sans me déplaire.  Je redoutais seulement  le moment où j'allais devoir le stopper. Bien qu'il était pour moi un peu irrationnel de le garder, il m'est aujourd'hui douloureux  de me dire que j'ai pu « tuer » une vie. Je ne cautionne plus les personnes disant qu'au bout de 7 semaines il n'a rien ! c'est faux, j'ai réellement la sensation d'avoir perdu quelqu'un. Lors de la prise des premiers médicaments j'ai eu comme l'impression que ma conscience m'avait forcé a voir comme une « histoire » : un petit bébé garçon blond le temps d’un instant. Je me suis effondrée alors que jusqu'à là, j'avais été forte.

L'avortement n'est pas un acte anodin, je n'oublierai jamais ce petit être dont j'ai volé la vie pour ne pas gâcher la mienne... Je me bats tous les jours contre ce manque en me persuadant de ne regretter mon acte, tout en étant sûre de ne jamais me retrouver un jour entièrement comblée. Alors à toi petit ange, je ne t'oublie pas.

lydia 17 ans - IVG a 16 ans


On ne peut pas dire ce qui est le plus dur dans l’IVG ! c'est un tout qui t'enfonce, c'est une paralysie, une angoisse, une détresse.. j'ai avorté il y a 1ans à l'âge de 16 ans et quoi dire ? A part que cela m'a tuer. Qu'il n'y a pas de réveil sans que j'y pense.. je comprends mon choix car son père n'aurait pas su assumer et peut-être moi non plus d'ailleurs. Mais c'est dur et cela restera l'une des pires épreuves de ma vie. C'est un choix égoïste que de faire un avortement, c'est ne pas laisser à cet être la possibilité de vivr. C'est anéantir une vie. Et c’est s'anéantir sois même..

 

Lydia 17 ans