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IVG en france

IVG en France


L' IVG en France est réglementée depuis 1975 par la loi Veil qui stipule dans son art. 1er que "la loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie"

IVG en France


IVG en France : avec plus de 210.000 IVG par an, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse ( IVG ou ITG) en France reste assez stable depuis plusieurs années. La principale évolution, sur cette période, se situe principalement  dans l'augmentation du nombre d’IVG pratiquées sur des adolescentes.

Pauline 17 ans


Toute cette histoire c'est passée en été 2010 j'avais alors 17 ans. Lorsque j'ai appris que j'étais enceinte, j'étais la fille la plus heureuse au monde, un rêve se réalisait, rêve qui à vite tourné au cauchemar...

Pour moi c'était une certitude : je voulais garder cet enfant, mais ni mes parents, ni ceux du père n'était de cet avis. Pour eux, il fallait que je mette fin à ça tout de suite. Mes parents m'ont menacée de me mettre à la porte, de tout me couper (téléphone, argent, contact) afin de ne pas me laisser le choix et en effet je ne l'avais plus... Le papa avec les jours qui passaient ne voulait plus de cet enfant également... J'étais complètement seule face à tout ça. Ni parent, ni mon petit « ami », ni même un seul de mes amis ne m’a soutenu. Il aurait fallu une seule personne qui me dise "Pauline, si tu veux ce bébé, garde-le ! Moi, je serai là pour te soutenir" et aujourd'hui mon enfant serait à mes côtés.

 

J'ai donc avorté le 26 Aout 2010 quand j'étais enceinte de deux mois : ce jour dont je me souviendrais dans les moindres détails toute ma vie, ce jour que je maudit, ce jour qui m'a changée et qui a changé ma vie.. On m'a pris ce que j'avais de plus cher, on m'a pris ma vie tout simplement, lors du réveil (j'ai subit un curetage) j'ai hurlé ma douleur ! Rien ne me calmait, j'étais là physiquement mais intérieurement je suis morte ! je suis morte avec cet enfant.. Je suis tombée dans une dépression suite à ça, je ne sortais plus, ne parlais plus, ne mangeait plus, je passais mes journées dans le noir à pleurer, je me laissais presque mourir, oui.. Car je voulais rejoindre mon bébé.

 

Aujourd'hui, trois ans après, j'en souffre toujours autant. Il ne se passe pas un jour sans que je ne pense pas à mon bébé ou même sans que je lui parle, sans que je le supplie de me pardonner et d'entendre ma détresse et de lui dire que je l'aime.. "Pardonne-moi de t'avoir privé d'une vie, pardonne-moi pour tout".

 

Je ne sais pas comment me remettre de tout ça ! C'est comme si je ne pourrais jamais me relever, comme si rien n'allait s'arranger.. Je n'oublierai jamais cet été 2010 : il a changé ma vie à tout jamais. Il m'a fait maman, oui car je me sens comme tel, maman d'un petit ange qui n'a pas vu le jour. Il m'a fait connaître la pire des douleurs, celle d'une mère qui a perdu son enfant. Et peu importe l'âge ou la situation : pour une femme, je suis sure que c'est ce qu'il y a de plus difficile à vivre.. A tous nos bébés du ciel, vous êtes nos plus belles étoiles..