Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

ivg chirurgicale

Elisa IVG à 25 ans


elisa ne viens pas ici pour avoir des critiques  mais juste pour parler avec d'autres femmes  elisa IVG a 25 ans, le papa 27 ans.  son homme au lieu de l'encourager ne fait attention a elle et lui demande d'avorter . elle a resisté de toute ses force

IVG ou pas ? lena 23 ans


Comme vous, je me suis posée la question de l'avortement. IVG ou Pas . C'est assez difficile de témoigner.

IVG chirurgicale - IVG par aspiration


IVG chirurgicale comme ivg par aspiration est pratiquée à l'hôpital ou en clinique.

IVG en France


IVG en France : avec plus de 210.000 IVG par an, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse ( IVG ou ITG) en France reste assez stable depuis plusieurs années. La principale évolution, sur cette période, se situe principalement  dans l'augmentation du nombre d’IVG pratiquées sur des adolescentes.

Julia 29 ans, ivg a 12 semaines


Julia 29 ans,  Je viens de vous donner mon témoignage de mon ivg. Déjà maman d'un enfant de 6 ans, je suis tombée enceinte et c'était  désiré; Malheureusement, j'ai été sujette à des crises de panique durant  le début de grossesse, angoisses terribles, J'étais en train de démarrer  un nouveau travail, notre appartement était trop petit, peur de tout,  angoisses qui m'ont menée à faire deux mois d'insomnies et perdre 5 kg... L'avortement m'est apparu à un moment donné comme une « solution » pour mettre fin aux angoisses. Mais personne : ni ma famille, ni les médecins ne m'ont expliqué les conséquences de l’IVG. Au contraire, on m'a poussée dans cette voie mortifère. Je souffrais de dépression et je manifestais des tendances suicidaires  à ce moment-là. Seulement j'ai été faire l’avortement comme on se suicide et on m'y a encouragée. Pire, l'avortement a été fait contre mon gré, j'ai voulu refuser mais le médecin m'a menti sur les risques encourus car j'avais mis le cachet qui prepare l'avortement chirurgical dans ma bouche et l'avais craché deux fois. Puis le bloc et l'anesthesie. Je me suis réveillée totalement sonnée dans la chambre d’hôpital. Mon ami était là. J’étais en état de choc ; je ne pensais qu’une chose : fuir cet endroit maudit. Ne pas regarder mon ventre. La médecin est venue. Elle a dit que l’opération était "une réussite". Elle semblait fière d’elle. Tout s’était "très bien passé" techniquement parlant. Et moi, je la regardais atterrée et je voyais la mort de mon bébé sans résistance et je me demandais comment elle pouvait oser parler de "réussite", ce qu’il pouvait y avoir dans le cerveau de cette femme. Devant nos regards sidérés, elle est partie. Je me suis levée ; le drap était rouge de sang. J’ai dit à mon ami : "on part de là maintenant, on part". On est parti. Dans la voiture, je lui ai dit de ne plus jamais me parler de ça ou j’en mourrai. Il a dit « c’est comme Orphée quand il sort des enfers, si on se retourne, on meurt ».    Depuis, je suis extrêmement malheureuse, je n'arrive pas à me relever de ce traumatisme. Mon enfant me manque, il y a un vide, une sensation d'être "morte de l'intérieur". Je ne comprends pas pourquoi j'ai fait ça, et  encore  moins pourquoi tout le monde m'y a encouragé comme si c'était une simple  formalité! Nous vivons dans une société inhumaine. Avant, je n'avais pas vraiment d'avis sur  l'avortement mais après l'avoir vécu, je suis totalement contre car tout est préférable à cette option!
 
*** J'ai ecrit la lettre suivante à mon bébé :
Mon bébé, Je t’écris du monde des vivants où tu aurais dû venir aussi. Je voulais d’abord te dire que j’avais désiré t’avoir et que j’étais très heureuse quand j’ai vu que tu avais enfin décidé de venir après six mois, je voulais te remercier de m’avoir fait confiance même si la suite n’a pas été à la hauteur de tes attentes. Je voulais te dire comme j’admire ton courage de t’être accrochée malgré tout ce que je t’ai fait subir, tu étais armée pour la vie, là-dessus, je n’ai aucun doute. Je voulais te dire que je t’ai aimée et admirée pendant ces semaines, aimée d’être venue dans mon ventre, admirée de t’être si bien tenue en vie. Malheureusement, je souffre d’une maladie psychologique qui me fait voir tout en noir. J’ai un côté très destructeur et quand j’ai appris ta venue comme quand j’ai appris celle de ton frère, j’ai complètement paniqué, j’ai été prise d’angoisses énormes et irrationnelles. J’ai longtemps cherché à te sauver de ma maladie mais je n’ai pas réussi mon bébé, je suis désolée, c’est finalement l’hôpital de X….  qui a pris la décision pour moi car j’étais en grande souffrance. Je n’y arrivais plus et malheureusement, nous sommes dans une société inhumaine où l’on n’a pas le droit de tuer les terroristes mais on a le droit de tuer les bébés. Tu n’avais rien fait. Ton père n’a pas su te protéger, il était dépassé et je crois qu’il n’était pas tellement conscient que tu étais là au fond, je crois qu’il n’a rien compris du tout à ce qui se passait. Tes grands-parents n’ont pas su ou pas osé me conseiller car ils me voyaient très mal. J’aimerais maintenant prendre ta place et te donner la mienne car tu méritais infiniment plus que moi de vivre.  Je te jure que si je peux mourir pour que tu reviennes, je le ferai immédiatement, reviens mon bébé, je t’en supplie, je ne veux plus vivre moi de toute façon. Ta perte a laissé un vide immense dans mon être, je ne suis plus capable de rien. J’aimerais que tu reviennes dans mon ventre, je te jure que jamais plus je ne te ferai souffrir d’aucune façon et si je dois mourir à l’accouchement, ce ne sera pas grave, je suis déjà morte de toute façon. Mon bébé, tu méritais une bonne mère et tu es tombée moi, je voudrais tellement te voir maintenant, te sentir, te serrer dans mes bras, tu ne peux pas savoir comme je souffre de ton absence, je suis totalement détruite. Je te demande de me pardonner de ne pas t’avoir donné la vie. Tu sais, la vie ici est parfois belle mais souvent très cruelle comme tu le vois, nous sommes dans un monde où l’on peut tuer les bébés. Pardonne ton père, il est très gentil mais les hommes ne comprennent rien aux bébés avant qu’ils naissent, il n’a pas su m’aider ni me calmer. Il n’a pas pu te sauver de moi. Pardonne ta mère, je ne sais pas pourquoi je t’ai fait ça puisque je te voulais, je crois que j’ai eu peur, peur pour moi, peur pour toi que tu souffres autant que j’ai souffert, que tu hérites de tous mes travers. J’espère te revoir bientôt, j’espère venir te voir et que l’on puisse être ensemble. Pardon, j’ai fait quelque chose d’innommable que je ne pensais jamais pouvoir faire et je n’ai pas d’explication à te donner si ce n’est l’enchainement de mes angoisses et le retour de ma dépression et les mauvais conseils que j’ai reçus car personne ne m’a dit qu’avorter c’était te tuer. Je l’ai compris quand j’ai senti ce vide dans mon ventre là où tu étais, là où je te caressais. Je l’ai compris trop tard, j’ai compris qu’avorter c’était te tuer une fois là-bas, sur le moment, je croyais qu’avorter, c’était retourner dans le passé et ne pas tomber enceinte. J’ai tenté d’avertir ton père de toute les façons, je l’ai insulté, traité de c…, je lui ai dit qu’il serait Ligonnès et que je serais Médée mais il n’a rien compris et m’a laissé y aller, il ne comprenait pas que je m’étais dédoublée, que la gentille Julia qui t’aime luttait contre ses démons et il a pris le parti des démons au lieu de m’aider moi. J’ai tenté de te sauver jusqu’au bout de cet horrible hôpital… J’ai demandé de ne pas être avortée mais ils m’avaient fait prendre cet horrible comprimé et le mal était fait, tu ne pouvais plus rien. Ton frère a eu plus de chance. Je ne sais pas comment il va vivre tout ça. Je t’aime mon bébé, je voudrais que tu reviennes, je t’en prie, tu me manques, je voulais te garder mais l’angoisse a pris le dessus sur tout, pardon, je suis tellement désolée… Je t’aimais et je t’ai tuée. Pardon. Je sais que tu aurais été une petite fille extraordinaire. Tu sais, je ne comprends pas moi-même ce qui s’est passé, comment j’ai pu faire ça, j’ai toujours été contre l’avortement et pensé que je ne pourrai jamais faire ça. Je ne comprends pas, cela ne m’excuse pas bien entendu mais je n’ai pas d’explication à te donner. J’étais devenue comme folle, je t’aimais et je faisais tout pour te détruire, pour me détruire, et personne ne s’y opposait comme si c’était normal ! Reviens dans mon ventre, je t’en supplie, je te jure que je ferai tout, tout pour que tu sois bien et vive une belle vie, reviens mon bébé, je t’attends. Ta maman qui t’aime et qui t’a tuée sans savoir pourquoi.  

sabrina 21 ans , ivg il y a deux mois


Sabrina 21 ans. Je connais pour la première fois le coup de foudre a 19 ans ! Pendant une longue année, nous parlons enfants, mais j'ai énormément de mal à tomber enceinte. Les choses se compliquent avec mon copain, nous décidons de nous séparer. Quelques mois plus tard, on se retrouve mais à peine une semaine après, il tombe gravement malade. Nous surmontons ces épreuves tant bien que mal, et décidons d'essayer de nouveau, Et comme il a échappé à la mort, c’était une chance pour nous. Mais les tensions sont toujours là et des symptômes arrivent, test positif. Le papa, un homme heureux d'apprendre que je porte son bébé, tout va pour le mieux. Je suis enceinte de seulement un mois, le rêve. Malheureusement on n’a pas su être assez forts pour rester ensemble. On se quitte.  Je me sens donc poussée à faire cette IVG, L'HORREUR !! J’étais pourtant contre l'avortement et j'avais un jugement sur les filles qui le faisait. Je me retrouve seule à faire toutes les démarches. J'apprends finalement que ça fait deux mois et deux semaines que je suis enceinte. Le temps presse. Le papa décide d'être présent et de m'accompagner le jour de l'hospitalisation. Moment très difficile pour nous deux. Ça fait  plus de 2 mois maintenant que ça c'est passé, nous nous sommes remis ensemble.  mais je tombe en dépression et  je refuse de voir n'importe quel bébé de ma famille ou de mes amies. Je ne me suis toujours pas remise et je ne me remettrais sûrement jamais d’avoir tué mon enfant.

Emilie 19 ans, ivg a 16 ans,


Emilie,  En 2013 cela faisait 2 ans que j'étais avec mon copain, amour qui se passait plutôt bien. Mais en Juin 2013 un rapport a fait qu'un petit papillon s'est logé dans mon ventre.
Juillet 2013 : un mois que je n'avais plus eu de règles mais ayant souvent du retard,  je ne me suis affolée que lorsque je ne pouvais plus dormir sur le ventre et que mes matins étaient rythmés avec des nausées.
 Dans le mois de juillet, j'ai fait deux tests de grossesse se révélant positif très léger. De toute façon j'avais rendez vous le 02 août 2013 pour une visite de contrôle. J'étais si heureuse de te porter, j'avais appelé papa au boulot pour lui dire. Il était content … du moins c'est ce qu'il laissait paraître. Sa mère a été mise au courant le jour de ma visite de contrôle et ma mère j'ai attendu, je n’avais que 16 ans et lui 18 ans. Chacun chez nos parents. Situation donc un peu plus complexe à cet âge. Le 02 août arriva. Je suis allée au rdv accompagnée de ma mère qui n'était toujours pas au courant. L’ambiance dans la salle d'attente fût stressante. Voilà mon tour. " Mademoiselle ***  à vous". Mon cœur se mit à battre... Il installe ma mère dans son bureau et nous partons dans son local d'examen. Il me posa quelques questions puis m'a fait une échographie d'abord abdominale pendants 10 sec avant de vite m'en faire une vaginale. Quand tout à coup, je le sens s'arrêter, puis grand silence. Pour enfin me dire deux ou  trois fois d'affilé. " Vous êtes enceinte.." et là je me suis mise à pleurer. je me sentais femme c'était magnifique... j'étais aux anges. Il me dit " vous voulez que je l'annonce à votre mère ou vous allez lui annoncer ? " je lui réponds que je vais le faire. Je sors du bureau en gardant le silence. Le gynéco a bien gardé le secret également. Je sors de la clinique. Ma mère se doutait de quelque chose. Mon copain l'annonça à sa mère qui voulu de suite que j'avorte. Pour moi c'était hors de questions. Cette même après midi, je suis allée au laboratoire faire ma prise de sang qui le lendemain révéla que j'étais bel et bien MAMAN  
L'annonce à ma mère fût délicate. je me suis prise une morale par sa mère et la mienne autant dire très dur à encaisser. Tout le monde voulait que j'avorte. mon copain ne savait pas trop. J’hurlais, je pleurais pour sauver mon bébé, ma vie, je l'aimais déjà tellement...Le lundi arriva, le rdv du gynéco passé tout ça pour me dire qu'il m'a déjà pris un rdv au planning « au cas où ». j'étais perdue. Je ne me voyais pas tuer mon propre enfant ni même un autre.
On m'a prescrit des médicaments pour me shooter du genre antidépresseur etc. je n'ai pas su me défendre malgré tout ce que j'ai fais. J'avais donc rdv  a mi août pour avorter par intervention chirurgicale. j'étais a 10 SG. On m'a soutenu que « le cœur ne fonctionnait pas bien » alors que ce n'était pas écrit sur papier (ils me l'ont donné sur mas demande 2 ans après intervention ». Cet hôpital de m…  est même allé  jusqu'à me changer mes doses de CYTOTEC pour dilater mon col ce qui m'a beaucoup fait souffrir.
Le 22 août arrive. Je fais le chemin maison hôpital en larmes bourrée de contractions de malade. Je sentais mon bébé de plus en plus. Rien de pire. Je n'avais pas dormi de la nuit. Je suis montée dans le service en me roulant  par terre de douleurs mais personne n'en a tenu compte. On m'a envoyé dans une chambre comme par hasard la 2022 le 22 est donc devenu mon chiffre porte malheur. Je m’installe et prend mes antibios que j'ai directement revomi et sans être calmer. J’attendais mon tour en me tordant. Contractions horribles et je cris dans tout le service. Je n'en peux plus. Je marche pour dilater mon col, j'insulte tout le monde. Je pleure. Je suis à bout. je ne veux pas y aller. Aux alentours de 9h arriva l'heure qu'on me dise " vous allez faire pipi. c'est l'heure d’y aller " et là je m'écroule. Je ne sens plus mes jambes ni aucun membre de mon corps. Je suis à vif. On me met sur le brancard. Je deviens agressive. Ils se mettent à 3 pour me mettre sur ce p… de lit. Direction le bloc opératoire. Je m'accroche au mur, je pleure énormément. Dans l'ascenseur j'hurle. Mais tout le monde ignore ma souffrance. Arrivée au bloc, le personnel s'embrouille car je n'ai pas été perfusée ni calmée. Ambiance froide super. On me branche, m'attache et surtout on sort des grosses poubelles en ferrailles devant moi et là je me débats mais je suis impuissante et attachée.  
Au bout de 15 respirations dans le masque je me suis endormi. Pour me réveiller 3h plus tard branchée de partout, je soulève ma couverture et hurle. Je me suis vidée de mon sang. Tu n'es plus là. Je n’arrive pas à pleurer. Je lutte pour me réveiller. On me débranche et me descend dans le service où on me donne à manger. Je ne touche pas au plateau. l'appétit m'a quittée. Je lutte, je me force à me réveiller ce qui ne marche que peu pour attendre jusqu'à 15h qu'on me dise faire pipi. « Tout s'est bien passé, merci, au revoir, vous pouvez partir » avec à peine 8 de tension. Personne ne vérifie si j'ai fait pipi. Je pars donc comme ça sans avoir urinée avec une petite tension sans rdv pour un suivi après ni rien. Ce qui me porta malheur car un mois après l’opération, je suis retournée voir mon gynéco qui m'annonça que je n'avais pas tout évacué. Que j'avais une infection dû au bloc plus infection vaginale et urinaire j'ai beaucoup souffert donc retour au cytotec sinon c'était deuxième aspiration par anesthésie générale.  
Enfin bref,  Je termine en pleurs pour vous dire que depuis ce jour là ma vie reste un enfer. Les femmes enceintes je ne peux toujours pas les regarder. Ma vie à basculée. Je me suis battue l'année dernière pour récupérer mon dossier, mes échos. Je n'ai pas tout eu. Je sens donc une magouille derrière tout ça. à voir à l'avenir. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir su me battre assez pour le garder.
Donc svp les jugements c'est non ! c'est une page d'entraide aussi et non qui est faite pour être jugée c'est assez dur à vivre au quotidien.
Ma situation actuelle : je ne suis plus avec le papa car on s'est quitté un mois
après l'IVG pour pleins de raisons. Je suis en couple mais malheureusement bb espoir n'est pas au programme. Repose en paix, mon tendre petit Amour. Je t'aime.

Julie 25 ans, IVG a 20 ans


Julie 25 ans: Je crois qu'aujourd'hui j'ai besoin plus que jamais de parler de mon histoire...
À 17 ans je suis tombée follement amoureuse de Théo. Nous vivions une histoire terriblement fusionnelle, d'un amour qui vous fait vibrer votre coeur, votre ventre continuellement.. bref vous l'aurez compris j'en étais éperdument amoureuse.Et puis à 19 ans, l'envie d'un enfant devint terriblement forte pour tous les 2. Nous nous sommes lancés...
Septembre 2010: nous avions 20 ans et venions d'emménager enfin dans NOTRE chez-nous. Nous étions aux anges tout se passait comme à nos débuts... Et puis 3 semaines après l'emménagement, des douleurs aux seins me poussèrent à faire un test de grossesse. Tremblante, toute excitée, je me décidais à le faire. Je craignais un énième négatif. Quelques secondes plus tard, deux traits bien nets et foncés apparaissaient. Mon coeur fit un bond, j'avais envie de pleurer, d'hurler de joie... 
Je suis sortie prendre l'air, les gens dans la rue me regardaient bizarrement, je pense que mon large sourire niais devait les intriguer! Et puis chéri est enfin rentré à la maison. À la vue du test, il n'y croyait pas. Il est alors allé chercher un autre test à la pharmacie illico.
À son retour je l'ai fait et le résultat fut le même que le précédent.
Nous étions aux anges. Il caressait mon ventre, parlait déjà au "bébé", nous nous câlinions tendrement sur la chanson "il naîtra" d'Angun... etc...Puis vint le jour de la première échographie. J'y suis allée seule car le géniteur travaillait. Le gynéco m'annonçait qu'il n'y avait non pas un... mais 2 sacs amniotiques!!! Un peu sonnée mais totalement heureuse dans ce nouveau monde d'une autre dimension, je quittais le cabinet du gynéco...
Et à partir de ce moment-là, tout chavirait.... À la découverte de ma grossesse gémellaire, cet "homme" que j'aimais au plus haut point et que je pensais connaître devenait un autre....
Il ne voulait plus de cette grossesse, nous étions soudainement « trop jeunes », j'étais subitement « immature et égoïste de vouloir poursuivre cette grossesse ». Nos familles apprirent la nouvelle, et attendaient tous impatiemment que j'avorte. Surtout sa mère et sa soeur, qui ont bien fini par lui monter le bourrichon! Je m'enfonçais donc chaque jour un peu plus dans un gouffre sans fond. J'étais seule. Seule face au destin de ces 2 bébés.
Je les aimais déjà si fort... je leur parlais sans cesse, entre crises de nerfs et larmes.
Je ne quittais plus l'appartement, n'ouvrais à plus personne. Personne ne cherchait à me proposer son aide, à me dire "quoique tu fasses je serai là..."
Je me sentais prise dans un piège immense. J'étais pleine de haine, de haine et de haine!
J'ai pensé à tuer ce mec, ou à me foutre en l'air!  J'étais en détresse...
Un collègue de boulot de l'époque me proposa de m'héberger, étant donné que je ne pouvais plus rester dans l'appartement ni retourner chez mes parents...
J'ai accepté. Et je trouvais enfin un peu de réconfort et une personne qui m'écoutait...
Et puis, je ne saurais pas l'expliquer, mais avec ce collègue nous nous étions vraiment rapprochés...Il me disait mème que si nous devions commencer une histoire, la poursuite de ma grossesse ne serait en aucun cas un obstacle, qu'il me prenait toute entière avec mon histoire... Cette histoire débutante m'aidait et me déroutait encore plus à la fois. (Je précise que j'avais quitté Théo et qu'il ne me voyait plus).
Seconde échographie: Théo est venu avec moi pour être sur que j'allais demander au gynéco le papier de demande d'IVG.  Sur le petit écran, il n'y avait plus 2... mais un seul bibou... un petit haricot en pleine forme, avec un petit coeur qui battait la chamade qui ne demandait qu'à VIVRE. Nous étions en larmes... oui, lui aussi...
Mais sa décision ne changeait pas pour autant! J'étais triste plus que jamais, en colère par dessus tout... Monsieur ne pouvait pas assumer 2 bébés, et lorsqu'on nous apprend qu'il n'y en a plus qu'un il n'en veut toujours pas... Quel lâche !!!!!!
J'ai beau tenter de lui expliquer que cette grossesse n'est pas un accident et qu'il faut donc assumer..... que quand on met une grossesse en route on ne change pas d'avis qu'elle soit finalement multiple ou à risque... Rien n'y fait. Il était finalement pourrit jusqu'à la moelle.
Après 6 semaines à me battre contre des murs pour poursuivre ma grossesse, j'ai finalement cédé, à bout de tout... j'ai pris rdv pour une IVG..

Mais c'était plus pour que tout le monde me lâche avec ça!!! Au fond de moi j'envisageais de partir dans un autre pays, avec mon bidou qui commençait déjà à s'arrondir, et ne plus donner de nouvelles à personne...
Mais la réalité me rattrapait vite. Et s'ils avaient raison? Et si j'étais égoïste? Pourrais-je offrir une vie à mon bébé d'amour... sans papa ?? Je serais une mégère de lui imposer une telle souffrance à peine arrivé dans ce monde ? C'est le coeur en mille morceaux, le corps à bout de forces, en me convaincant que c'était moi l'égoïste, que je lâchais les rennes de la vie pour les laisser entre les mains d'un médecin qui allait tuer mon bibou...
3ème et dernière échographie: rdv avant l'IVG... Je voulais y aller seule, le con de géniteur qui voulait pourtant m'accompagner n'avait, selon moi, aucunement le droit de voir petit loulou une dernière fois...!!!! Le gynéco tournait la tv afin que je ne vois rien... mais pour moi c'était impossible!!! J'avais besoin de le voir, une toute dernière fois...
Il acceptait. Bibou était magnifique, avait déjà des petits bras et petites jambes, et je voyais son petit coeur clignoter sur l'écran. Je pleurais, pleurais... et lui demandais pardon.
Je demandais au doc de me donner un cliché papier mais il refusait... j'étais démolie. J'allais devoir prendre des cachets pour dilater le col et arrêter son petit coeur avant le curetage le lendemain matin... J'avais étrangement besoin de voir le géniteur... espérant sans doute qu'il ait pu changer d'avis...Le soir, nous étions donc allés boire un café. Son avis n'avait pas changé, je ne le reconnaissais toujours pas. Avant de partir, il m'embrassait longuement sur le front. Ce fut une des dernières fois que je le voyais...
Je voulais prendre les médocs chez mes parents. En rentrant chez eux ce soir de novembre, la première neige de l'année commençait à tomber... je craquais sur le chemin, incapable d'avancer... Mon bébé ne verrait jamais la neige!!!! À cause de moi... j'ouvrais la bouche pour avaler un flocon, pour lui offrir symboliquement un peu de neige.. (je sais ça parait bête).
Jusqu'au dernier moment je pensais ne pas prendre les cachets... et puis, face à ma maman qui me montrait sa compassion, je me suis lancée d'un coup... Puis je suis allée me coucher en pensant passer la nuit à pleurer et lui dire adieu...
Mais 1h après je me levais pour vomir. Et des douleurs indescriptibles et terriblement insupportables allaient m'envahir toute la nuit, provoquant des saignements et l'angoisse la plus totale pour mes parents de me voir dans cet état...
Le lendemain matin, sans un mot, mon papa m'accompagnait à l'hôpital... 
Je recevais un message de soutien de Mickaël, le fameux "collègue"... le seul à y avoir pensé, à être là....Je pleure, je pleure, je m'endors... et silencieusement bibou quitte mon corps. En salle de réveil, je pleure, je crie, je veux mon bébé!!! Le gynéco a tellement eu pitié qu'il a fini par me donner les clichés de l'échographie. J'en avais besoin... c'est désormais tout ce qu'il me reste de lui...
Les mois qui suivirent, je tombais dans une dépression, pleine de culpabilité, de tristesse et de haine envers l'univers tout entier...Et si... et si.... si seulement une personne de mon entourage proche m'avait tendu la main!!! Mais ce qui est fait est fait... trop tard...
Aujourd'hui, je suis en couple avec Mickaël depuis 5 ans. Après des galères pour tomber enceinte et une fausse couche, nous sommes les heureux parents d'un bonhomme de 2 ans. Malgré tout ce bonheur, mon coeur est meurtri à jamais... Les dates restent, mon premier bébé me manque, et mon estime de moi a considérablement baissé.. Les échographies sont avec moi pour toujours, mon amour pour lui ou elle aussi..
Je crois que je ne m'en remettrai jamais tout à fait, et si c'était à refaire... je ne le referais pas! Surtout maintenant que je sais ce que c'est que d'être maman...
Pardon pour mon trop long message, je voudrais apporter mon soutien à celles qui sont passées ou passent par là...
Faites vous confiance, écoutez votre coeur, quoiqu'il puisse vous dire...
 

Noémie 25 ans, ivg il y 12 ans


Noémie, 25 ans : En août 2003, je n’ai toujours pas de règles depuis juin; ma mère à plusieurs reprises me demande si je n'ai rien fait avec mon copain. Je dis que non mais en réalité, j'ai peur de sa réaction: je venais d'avoir mes 13 ans. Je sais, on va me juger comme beaucoup d'autres d’ailleurs. Ca faisait 1 an et demi que j'étais avec lui (je ne pensais pas tomber enceinte « la première fois ». je voulais à tout prix mettre un préservatif mais il n'a pas voulu). Je décide de crever l'abcès : j'en ai parlé à ma mère. Le jour même, elle a été chercher un test de grossesse et résultat : positif. Je pleurais. Le soir, j'ai eu une douleur au ventre. On est allé aux urgences de la maternité et là verdict : je suis enceinte de presque 12 semaines. Normalement, trop tard pour me faire avorter car il faut un délai de réflexion mais vu mon âge, mes soucis de santé (insuffisance rénale), les médecins ont décidé qu'on pourra le faire si j'étais d'accord. Je voulais le garder. Je portais la vie en moi, ma chair, mon sang. Certes, j'étais jeune mais je me sentais capable de l'assumer. J'en ai parlé avec le papa qui lui ne voulait pas. Il m'a dit que j’allais gâcher ma vie. Pour lui, on pourra en faire d'autre. J'ai décidé de mettre fin à notre relation. La vie de mon bb était plus importante, mais je le voyais tous les jours. On habitait la même cité. Il m'a attrapée un jour et il m'a dit que "si je ne revenais pas et que je le faisais pas partir, il nous tuerait tous les deux"...
J'ai vu quelques jours plus tard une gynécologue et psychologue. La gygy était vraiment méchante dans ses paroles j'avais besoin de soutien pas de méchanceté. Je décide de le faire partir en mentant à tout le monde sur mon choix. Le jour "j" arrive. Ma mère me redemande si je suis sûre de vouloir aller jusqu'au bout. Je pleurais et j'ai eu un blocage : j'avais la peur de mon ex qui me hantait, terrorisait. Je suis arrivée, j'ai pris des cachets avant l’intervention. C'est à ce moment que ma vie a sombré. Je me souviens de tout, de chaque chose, de chaque parole méchante ou rassurante du personnel médical. Le soir même, je suis rentrée chez moi. J’ai fait une tentative de suicide mais ma mère a eu le temps de me sauver. J'ai vu une psychologue mais j'ai arrêté: je ne voulais pas parler de tout ça. Je l'ai enfoui au plus profond de mon cœur. Je faisais croire que tout allait bien, mais je suis morte en même temps que mon bébé. Il aurait du avoir 11ans en février 2015, ça fait 12ans le 4 septembre 2003 que j'ai fait la pire erreur de ma vie. Aujourd'hui, je suis maman de deux garçons 4 ans, 6mois et demi et enceinte du 3ème de 3mois. Je suis heureuse mais je n'oublie pas mon bébé, mon premier. C'est une douleur qui me suivra jusqu'à ma mort. Mes enfants me font revivre: avant eux j'étais morte. Je peux dire merci à mon futur mari car c’est grâce à lui aussi que j'avance et que j'arrive à parler de mon bb ...

Emilie 22 ans, ivg a 18 ans et 13 sa


Emilie 22 ans : Je repense toujours à mon IVG. Tout commence quand j'avais 18ans, au début j'ai rien vu du tout mais plus le temps passait, plus je grossissais des seins. Un soir ma mère en rigolant me dit « ah Ben ta grossis quand même.. » Et c'est à ce moment là que j'ai pris un test et il était positif. Et la tous mes rêves se sont échappés. Tout de suite j'ai prévenu mon petit copain et pas de réponse rien du tout. Donc j'étais seule face à moi même. J'ai ensuite pris rdv au planning familial ils m’ont fait les prises de sang j'étais a 12 semaines donc il fallait vite prendre une décision pendant 1 semaine j'ai réfléchi toute seule. J’en pouvais plus. J’étais devenue énorme donc obligée de le cacher par rapport à ma famille et à mes amis ... Ma mère était au courante ma sœur aussi, ma sœur l’a bien pris elle m'a beaucoup aidé. Mais ma mère difficilement, elle ne voulait pas que je reproduise ses erreurs et aussi elle avait peur que je ne sois pas assez forte pour surmonter les préjugés des autres et de ma famille. Donc j'ai pris la décision de faire l’IVG, au moment du jour J, j’étais en pleurs. Je n’arrête pas de me dire que j'allais faire une c…mais c'était déjà trop tard ! tout avait commencé. Au moment du bloc, j'ai pleuré et une des infirmières m’a rassurée . Au moment de me réveiller, j'étais perdue comme si on avait enlevé quelque chose en moi ... Après l'opération, je n'ai pas montré que je n'étais pas bien, il fallait sourire et faire face... Mais au bout d'un moment, j'ai craqué, j'ai pété un plomb, je m'en suis voulu et j'ai fait une dépression ... Tout ca pour vous dire : prenez le temps de bien réfléchir, et pensez à vous et pas aux autres ! Moi j'ai écouté ma tête et non cœur