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depression apres ivg

Jeanne 19 ans, IVG a 17 ans


Je vous contacte parce que je me sens très mal et j'ai besoin d'aide. Il y a plusieurs mois, j'ai réalisé un ivg, j'étais très jeune je n'avais que 17 ans et je ne comprenais pas tout à fait le sens de la vie et surtout l'importance de ce que je faisais. Le jour de l'avortement, je rigolais à moitié et croyais que ce n'était rien. Mais tous mes sentiments sont venus après... La maturité me fait rendre compte de l'horreur que j'ai réalisée! Et je ne peux plus vivre avec cette pensée ! Je n'arrive plus à vivre avec ce poids... Je n'ai personne à qui parler de ça, personne n'est au courant, vraiment personne hormis celui avec qui j'ai eu cette relation. Je ne veux plus parler, ni voir l'homme avec qui j'ai vécu cette épreuve, j'ai envie de le détruire, de le taper, de lui crier dessus. j'ai des sentiments tellement horribles et haineux qui sont tellement loin de ce que j'étais avant! Je croyais en Dieu, désormais je refuse d'aller à l'église, je n'y suis jamais retournée et j'ai peur d'y retourner… Je ne sais pas quoi faire, je suis en première année de médecine mais je n'arrive plus à bien travailler, ce sujet me hante trop, je n'arrive plus à vivre... Et j'écoute en boucle les chansons de Dalida, qui montre qu'une femme peut être rayonnante mais avec une souffrance interne si immense! Si je pouvais recevoir une réponse chaleureuse, je crois que c'est le plus beau cadeau que vous pourriez me faire... Je vous remercie par avance.

 

Claire 33 ans, ivg a 31 ans


 

Je peux dire qu'aujourd'hui je suis une mère criminelle avec la complicité de l'état! En février 2012, j’apprends que je suis enceinte de 5 semaines.

J'ai à l'époque une petite fille de 3 ans, (5 ans aujourd'hui). Je suis dans la difficulté financière. Mon conjoint et moi même nous ne nous en sortons pas. Dettes, factures qui s’accumulent, huissiers.

Je pense à l'IVG par peur de ne pouvoir élever cet enfant dans de bonne condition. Je ferai donc cet IVG courant février 2012. J'ai senti mon bébé mourir...

Ma vie est devenue un enfer depuis que j'ai commis l'irréparable. Rien ne remplace la perte d'un enfant. C'est le vide. De plus ma décision a été égoïste car je prive ma fille d'un petit frère où d'une petite sœur. Des moments de bonheur brisés à jamais. Mon couple a volé en éclat. Et aujourd'hui je tente de me reconstruire seule avec ma fille.

C'est une souffrance, un fardeau que je porte chaque jour.

Ne faite pas comme moi ! Un œuf, un embryon, un "amas de cellules" reste avant tout notre bébé, notre enfant.

A l'hôpital rien n'est fait pour nous en dissuader...Notre futur bébé n'est qu'un "objet" vivant et l'on décide pour lui SA VIE ou SA MORT! C'est horrible ! Si ma mère (ou la votre) avait procédé de la même manière que moi, si elle m'avait tué étant embryon, je ne serais pas là et vous non plus...

Fanny 21 ans, ivg 4 mois


Le 29 Octobre 2013, j'ai subit une IVG médicamenteuse et tout s'est on va dire plutôt bien passé. Mais 15 jours après et jusqu'à maintenant je n'arrive pas à oublier, je m'en veux alors que j'étais consentante a 100 %. Je suis en étude et j'ai pas les moyens d'élever un enfant. Bref, je suis bien au courant de tous les problèmes que j'aurais pu avoir et mon copain était du même avis que moi ! Je n’arrive pas à oublier ce que j'ai fait et tous les jours, je me demande comment se serait déroulée la grossesse si j'avais continué.

J'ai l’impression de ne pas m'en remettre alors qu'on me dit que « je devrais passer à autre chose ». Je ne sais pas quoi faire, et je pense même que je déprime. Je me sens si seule ...

J'ai préféré vous écrire que de téléphoner car c'est plus facile pour moi ...

 

 

Estelle 22 ans


Bonjour, j'ai 22 ans et j'ai avorté il y a un peu plus de deux mois.

L'arrêt de la pilule était volontaire et mon petit ami me disait qu'il voulait un enfant avec moi. Seulement voilà, j'ai découvert que j'étais enceinte de 8 semaines deux semaines après avoir découvert que mon ami me trompait depuis plusieurs mois. Contre l'avortement, j'ai été claire avec tout le monde : « je n'avorterai pas ! » Mais entre les vomissements, la fatigue, les douleurs au ventre, la pression de celui qui était devenu mon ex ainsi que celle de mon entourage, j'ai commis l'irréparable dans ma 11ème semaine de grossesse.

Personne nous informe du déchirement que représente l'avortement, du vide que l'on ressent après ça... c'est une douleur inexplicable. Même si l'on est entourée, enceinte, que ce soit par les médecins du centre de planification ou des personnes qui nous conseillent d'avorter, on se retrouve totalement seule après l'IVG ! Car personne ne comprend notre douleur... J'aimerais tellement revenir en arrière et ne pas faire ce choix qui finalement n'en était pas un...

Voici mon témoignage en espérant que cela aide des jeunes femmes en détresse.

 

léa 20 ans- IVG a 17 ans


Bonjour, j'ai subi une IVG il ya 3 a ns car je « n'avais pas le choix ». J’avais 17ans. j'étais une étudiante, je vivais toujours chez mes parents. Mes parents m’ont laissé le choix mais mon copain ne voulait pas le garder et me foutait la pression avec sa mère. Donc j'ai du avorter et au fond de moi pour leur donner raison je me disais que cela pouvait être la meilleur solution. Trois jours avant l'avortement mon compagnon m’a laissé tomber. J’ai du surmonter cette terrible épreuve seule même si mes parents étaient la pour moi, mon compagnon n'y était  pas. J'ai mis plusieurs mois à m'en remette avant d'en parler sans pleurer. Tous les jours, je repense à ces terribles moments et encore aujourd'hui j'ai du mal à l'accepter. Je m'en veux énormément... Maintenant j'évite d’en parler à des personnes sans compassion car elles vont toutes me dire que « c’était mon choix .. «  Enfin bref, voilà, je ne sais pas comment avancer avec cela sur la conscience.

LEA 20 ans

Estelle


Voici plus d'un mois que j'ai avorté. Depuis le moment où j'ai repris conscience dans la salle de réveil à aujourd'hui, il n'y a pas un jour qui passe sans que je pleure et sans regrette "ma décision".

J'ai besoin d'aide... Je n'arrive plus à dormir, à manger. A vivre simplement. Je suis coupable d'un poids qui m'écrase. Je ne sais pas comment m'en sortir. S'il vous plait aidez moi.

Estelle

Sandy 25 ans - ivg a 19 ans


Bonjour, je suis Sandy et j’ai 25 ans. Je souhaiterai être aidée.

J'ai avorté en avril 2008 à 11 semaines de grossesse (ivg chirurgicale ). C'est une chose que je  vis très mal et j'ai cette douleur en moi et un vide dans ma vie suite à ce choix que je regrette aujourd'hui. J'ai été voir un professionnel (psychiatre) qui m’a mis sous traitement mais ca ne fonctionne pas.

Est-ce qu'il y a des groupes de paroles aux alentour de B.

 

 

 

lydia 17 ans - IVG a 16 ans


On ne peut pas dire ce qui est le plus dur dans l’IVG ! c'est un tout qui t'enfonce, c'est une paralysie, une angoisse, une détresse.. j'ai avorté il y a 1ans à l'âge de 16 ans et quoi dire ? A part que cela m'a tuer. Qu'il n'y a pas de réveil sans que j'y pense.. je comprends mon choix car son père n'aurait pas su assumer et peut-être moi non plus d'ailleurs. Mais c'est dur et cela restera l'une des pires épreuves de ma vie. C'est un choix égoïste que de faire un avortement, c'est ne pas laisser à cet être la possibilité de vivr. C'est anéantir une vie. Et c’est s'anéantir sois même..

 

Lydia 17 ans

aurelie 32 ans- ivg il y a 3 mois


J’ai avorté en novembre 2013 il y donc 3 mois. J’étais enceinte de 7 semaines. Je suis maman de 2 enfants  de 4 ans et 15 mois. Pour les 2 grossesses, j’ai accouché par césarienne. 

Physiquement et  financièrement surtout je ne me sentais pas prête. Mon mari m’aurait soutenu peu importe le choix. Une fois avortée, j’ai senti comme un  soulagement,  puis j’ai eu un sentiment comme « limite ».  Je me sentais faire une dépression. 

J étais triste, lunatique. J’ai mis cela sur le compte de la chute d’hormones, mais  ensuite j’ai fait un ulcère. Je pense que l’ivg n’y est pas pour rien. Je n’ai  pas l’impression que mon mari me comprenne. Je dors très mal. J’ai beaucoup de  cauchemars et je cogite trop la nuit. Le médecin me dit que « c’est normal ». 

Combien de temps cela va t il durer ? J ai l’impression que je porte ma colère  sur mon fils ainé. Je n’ai  plus de patience. Je suis moins présente pour lui. Est-ce  normal ? Je ne le pense pas et cela me fait mal. A la base, je voulais un 3 eme  enfant un jour. Maintenant,  je n en suis pas sûr. De plus,  je suis depuis  longtemps atteint de vaginisme. Maintenant, je suis totalement « bloquée »,  Comment vais-je  pouvoir de nouveau avoir des relations sexuelles plus ou moins normales ? Merci de me conseiller.

 

Aurelie 32 ans  

Annabelle 22 ans -IVG a 18 ans -


En 2010, j'avais 18 ans et j’ai pratiqué un ivg au bout de 8 semaines de grossesse (j’étais sous pilule). Je voulais le garder mais habitant chez le papa,  sa mère nous a dit que « nous ne pouvions pas le garder car nous n’avions pas de situation stable ». Moi, je faisais des études et mon conjoint était en CDI. Donc mon copain a pris rdv chez son médecin traitant. Nous y sommes allés et la il lui a dit : « Annabelle est enceinte. On ne veut pas le garder. Quelles sont les démarches ? » Et la, j’étais anéantie car ce que sa mère a dit lui a fait changer d’avis. Il ne voulait pas de ce bébé, donc rdv gyneco... puis Rdv pour ivg médicamenteuse. Arrivant dans le bureau du gyneco, le jour j, j’ai eu du mal à les prendre. Je ne faisais que pleurer.

Je les ai pris et 3 jours plus tard, il fallait prendre le reste pour « évacuer » et là : rien ne s’est passé comme je l’espérais. J’ai fait une hémorragie. Donc, direction les urgences où ils m’ont gardé la nuit...

Depuis ce moment je suis en dépression.

Quelques mois plus tard, je suis retombée enceinte et la nous l’avons gardé. Il était voulu ! Maintenant ce bébé a 2 ans. Il m’apporte que du bonheur mais cette ivg me ronge ! Je me sens si mal ! Je me dis pourquoi ai-je mérité d’en avoir un second, alors que j’ai retiré la vie de mon premier ? Je pense sans arrêt à ce bébé que j’aurais pu tenir dans mes bras.

 

 

Annabelle 22 ans – IVG a 18 ans -