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dépression après IVG

Avortement aux USA : dépression et troubles mentaux


 
Trois chercheurs de l’Université de Manitoba au Canada ont  publié une étude sur « les associations entre avortement, troubles mentaux, et comportement suicidaire dans un échantillon nationalement représentatif ».
Les chercheurs ont examiné la relation entre l’avortement, les troubles mentaux et le comportement suicidaire à l’aide d’un large échantillon nationalement représentatif aux Etats-Unis.

Louise 25 ans, ivg médicamenteuse il y a 2 ans


Louise 25 ans, ivg médicamenteuse il y a 2 ans

La dépression clinique suite à un avortement


La dépression clinique suite à un avortement
 
Le prestigieux ‘British Medical Journal’ du 18 janvier 2002 a reconnu que les femmes courent un risque plus important de souffrir d’une longue dépression clinique suite à un avortement lors d'une première grossesse par rapport à celles qui ont poursuivi leur première grossesse jusqu’au terme.

Guérir du syndrome post-ivg



Bien qu’elle soit aujourd’hui très médicalisée, l'IVG n’est pas un acte anodin. Même pratiquée dans les meilleures conditions, elle affecte le psychisme de la femme au plus profond d’elle-même car cet acte médicalisé ne guérit pas une affection mais arrête un processus de vie déjà enclenché et distinct de celui de la mère. Dans toutes les civilisations, la fécondité chez la femme en âge de donner la vie est une promesse de maternité et donc de joie.Guérir du syndrome post-ivg. Bien qu’elle soit aujourd’hui très médicalisée, l'IVG n’est pas un acte anodin. Même pratiquée dans les meilleures conditions, elle affecte le psychisme de la femme au plus profond d’elle-même car cet acte médicalisé ne guérit pas une affection mais arrête un processus de vie déjà enclenché et distinct de celui de la mère.  Après avoir subit un avortement, la femme éprouve des sentiments contradictoires. Elle fait souvent un déni complet du processus de vie qui l’habitait

Michele 22 ans, ivg 2 mois


Bonjour, cela fait deux mois que j'ai eu recours à une ivg. Être mère est pour moi le but le plus précieux, mais étant étudiants et sans emploi, nous n'avons pas souhaité une vie bancale  et incertain à notre enfant. Je suis encore comme "déchirée" par cette intervention, car  même si la décision a été, semble-t-il, la plus appropriée, je n'ai pas eu  le temps d'accepter et ainsi de le laisser partir avec l'esprit clair. Je me  suis retrouvée dans un tourbillon où certains banalisaient l'ivg et ne donnaient pas suite à mes quelques troubles. Il y avait aussi l'agression morale de certains autres par incompréhension. Je souhaite faire le deuil correctement  de mon « bébé » car bien qu'à un stade peu avancé, je l'ai aimé de tout mon cœur.

 C'est par un très grand regret et dans une  précipitation incroyable que j'ai du m'en détacher. Depuis cette perte,  j'ai une angoisse permanente de perdre mon ami, non pas de rompre mais qu'il  disparaisse à son tour, d'un accident quelconque. Je n'ai pas encore eu recours  à un psychiatre car je ne pense pas être en mesure de converser de vive voix. Je fais donc appel à vous pour m'aider à faire le deuil, et d'apaiser cette angoisse qui je pense est sans doute lié au premier.
 

anonyme 21 ans - IVG a 17 ans


J’ai  21 ans et j’ai vécu l'ivg médicamenteuse à 17 ans en 2009. je pensais n'avoir pas  le choix  car j’étais jeune et je n'avais pas de situation stable. Avant et pendant l'ivg,  je ne me rendais pas compte que cela pouvais avoir des conséquences sur mon moral et ma santé psychologique. Je ressentais un soulagement , avec aussi un peu de tristesse et de la honte. Mais les jours, les semaines et les mois ont passé sans que j’oublie ce petit bébé qui faisait partie de moi. Je ne pensais qu'a cela, mais je n’arrivais pas à en parler car c’était trop dur. Alors,  je pleurais quand j’étais seule. 3 ans après, quand  je ne m'y attendais pas, toute cette douleur enfouie en moi m’a provoqué des crises d’angoisses aigues et je suis tombée en dépression nerveuse.  Aujourd’hui,  je le vis autrement. J’y  pense toujours mais j’avance dans ma vie.  Mais malgré tout,  je suis toujours sous médicaments. Tout  cela  fait parti de ma vie maintenant et je m'y fais.

 

Anonyme 21 ans

 

 

Marion 16 ans


Je souhaite témoigner anonymement. J'ai eu recours à une ivg médicamenteuse il y a six mois. J'avais 16 ans et demi. Aujourd'hui j'en ai 17. J'ai encore des tremblements et du mal à  respirer quand j'essaie d'écrire mon histoire. Je suis restée 4 mois avec ce  garçon qui faisait comme si cela l'atteignait mais la vérité est, qu'au  fond, c'est nous, les femmes qui portons cette vie. C'est nous qui nous attachons à quelque chose qui n'est pas encore concret mais qui est bien réel. Rien n'est plus douloureux que ça. Rien. Je voulais le garder. Mais j'avais peur comme toute jeune fille de mon âge. j'avais atrocement peur. Je voulais que cela ne se soit  jamais arrivé. Je voulais me débarrasser de ça et en même temps j'avais pris l'habitude de poser la main sur mon ventre avant de m'endormir. J'étais enceinte d'un mois et demi. N'écoutez pas les médecins et ceux qui vous  disent que « ce n'est rien ». J'ai sentit une vie mourir à l'intérieur de moi 

et je crois bien que je suis morte avec. C'était de la torture physique. La douleur était ingérable. Puis j'ai comme « jeté mon bébé a la poubelle ». J'ai jeté une vie à la poubelle. J'ai suite à cela eu la mononucléose qui m'a assommée. Je ne me rendais pas vraiment compte puis j'ai fais une  dépression. Il y avait et il y a toujours un vide en moi. Quelque chose que je n'expliquerais jamais. Et j'ai mis des mois à comprendre que ce que je  ressentais était logique et donc « normal ». J'aimerais me pardonner. J'aimerais qu'il me pardonne d'avoir été aussi peu courageuse et de l'avoir abandonné. J'aimerais qu'un jour la douleur soit moins forte, d'être moins seule dans cette  épreuve. J'ai fait des crises d'angoisse toutes les nuits , j'ai peur d'avoir mal toute ma vie. Il ne se passe pas un jour sans remord et sans douleur. 

Pardonne-moi. Pardonne-moi.

 

 

Le syndrome post-IVG vu par les psychanalystes


« J'ai tué mon enfant » ou « l'avortement et l'impossible du deuil des mères ». C'est par ce titre choc que s'ouvre une étude rigoureuse de la psychanalyste Danielle Bastien sur le syndrome post-IVG.

Sandrine 25 ans


Je suis tombée enceinte en juin 2008, j'avais 25 ans, je prenais la pilule... avec mon ami nous venions de nous remettre ensemble. Pour nous, c'était une évidence que ce n'était pas le "bon" moment. Avec le recul, on se dit qu'en fait, qu'il n'y a pas vraiment de bon moment...

Tout à commencé par la façon dont j'ai découvert que j'étais enceinte... J’avais un doute me sentant différente. J’ai fait une prise de sang. La secrétaire du labo, m'a demandé si je voulais que ce soit « négatif ou positif » Quand je lui ai dis négatif, elle m'a fait oups...félicitations quand même ! Quand mes parents ont appris que j'étais enceinte et que nous ne voulions pas le garder, ils ont tout entrepris pour me faire culpabiliser et que je change d'avis...  Mon gynéco habituel était en congés d'été, mon généraliste m’a alors orienté vers un autre médecin en ville Ce nouveau médecin n'a pris en compte a aucun moment ma détresse psychologique. Lors du premier rendez vous, il m'a juste examiné puis me donner un rdv 8 jours plus tard. Sans vraiment m'expliquer ce qui m'attendait...  ni même me proposer un rendez vous avec la psy alors que j'étais en larme dans son cabinet.

8 jours plus tard, il m'a donné le 1er cachet, le 2nd à prendre chez moi. J’ai été prise de violentes douleurs abdominales pendant plusieurs jours avec juste du doliprane prescrit.  Quand à l'expulsion... je l'ai faite aux toilettes ! On ne m’avait pas prévenu de ce que j'allais voir. Je ne pensais pas que ça pouvait être déjà si "grand" étant enceinte d'1 mois.

Je n'étais pas préparé à cela et à la douleur de devoir appuyer sur la chasse d'eau pour le faire partir...  D'avoir des douleurs abdos qui perdurent (aujourd'hui encore... j’ai des douleurs psychosomatiques vu qu'il n'y a pas de problèmes physiologiques...) Tout ca pour dire que 5 ans après c'est toujours aussi difficile... surtout que j'ai appris dernièrement que je risquais d'avoir des difficultés à avoir un enfant. Alors que maintenant je me sens prête....

 

Sandrine

 

 

 

Karin 26 ans, j'étais enceinte


Je suis Karin, j'ai 26 ans : Je vous ai contacté au mois de mars 2011, car j'avais appris que j'étais enceinte.
Grâce à votre écoute, nous sommes plus qu'heureux d'avoir fait nous-mêmes le choix de garder cet enfant, et plus amoureux encore.