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depression apres ivg

Julia 29 ans, ivg a 12 semaines


Julia 29 ans,  Je viens de vous donner mon témoignage de mon ivg. Déjà maman d'un enfant de 6 ans, je suis tombée enceinte et c'était  désiré; Malheureusement, j'ai été sujette à des crises de panique durant  le début de grossesse, angoisses terribles, J'étais en train de démarrer  un nouveau travail, notre appartement était trop petit, peur de tout,  angoisses qui m'ont menée à faire deux mois d'insomnies et perdre 5 kg... L'avortement m'est apparu à un moment donné comme une « solution » pour mettre fin aux angoisses. Mais personne : ni ma famille, ni les médecins ne m'ont expliqué les conséquences de l’IVG. Au contraire, on m'a poussée dans cette voie mortifère. Je souffrais de dépression et je manifestais des tendances suicidaires  à ce moment-là. Seulement j'ai été faire l’avortement comme on se suicide et on m'y a encouragée. Pire, l'avortement a été fait contre mon gré, j'ai voulu refuser mais le médecin m'a menti sur les risques encourus car j'avais mis le cachet qui prepare l'avortement chirurgical dans ma bouche et l'avais craché deux fois. Puis le bloc et l'anesthesie. Je me suis réveillée totalement sonnée dans la chambre d’hôpital. Mon ami était là. J’étais en état de choc ; je ne pensais qu’une chose : fuir cet endroit maudit. Ne pas regarder mon ventre. La médecin est venue. Elle a dit que l’opération était "une réussite". Elle semblait fière d’elle. Tout s’était "très bien passé" techniquement parlant. Et moi, je la regardais atterrée et je voyais la mort de mon bébé sans résistance et je me demandais comment elle pouvait oser parler de "réussite", ce qu’il pouvait y avoir dans le cerveau de cette femme. Devant nos regards sidérés, elle est partie. Je me suis levée ; le drap était rouge de sang. J’ai dit à mon ami : "on part de là maintenant, on part". On est parti. Dans la voiture, je lui ai dit de ne plus jamais me parler de ça ou j’en mourrai. Il a dit « c’est comme Orphée quand il sort des enfers, si on se retourne, on meurt ».    Depuis, je suis extrêmement malheureuse, je n'arrive pas à me relever de ce traumatisme. Mon enfant me manque, il y a un vide, une sensation d'être "morte de l'intérieur". Je ne comprends pas pourquoi j'ai fait ça, et  encore  moins pourquoi tout le monde m'y a encouragé comme si c'était une simple  formalité! Nous vivons dans une société inhumaine. Avant, je n'avais pas vraiment d'avis sur  l'avortement mais après l'avoir vécu, je suis totalement contre car tout est préférable à cette option!
 
*** J'ai ecrit la lettre suivante à mon bébé :
Mon bébé, Je t’écris du monde des vivants où tu aurais dû venir aussi. Je voulais d’abord te dire que j’avais désiré t’avoir et que j’étais très heureuse quand j’ai vu que tu avais enfin décidé de venir après six mois, je voulais te remercier de m’avoir fait confiance même si la suite n’a pas été à la hauteur de tes attentes. Je voulais te dire comme j’admire ton courage de t’être accrochée malgré tout ce que je t’ai fait subir, tu étais armée pour la vie, là-dessus, je n’ai aucun doute. Je voulais te dire que je t’ai aimée et admirée pendant ces semaines, aimée d’être venue dans mon ventre, admirée de t’être si bien tenue en vie. Malheureusement, je souffre d’une maladie psychologique qui me fait voir tout en noir. J’ai un côté très destructeur et quand j’ai appris ta venue comme quand j’ai appris celle de ton frère, j’ai complètement paniqué, j’ai été prise d’angoisses énormes et irrationnelles. J’ai longtemps cherché à te sauver de ma maladie mais je n’ai pas réussi mon bébé, je suis désolée, c’est finalement l’hôpital de X….  qui a pris la décision pour moi car j’étais en grande souffrance. Je n’y arrivais plus et malheureusement, nous sommes dans une société inhumaine où l’on n’a pas le droit de tuer les terroristes mais on a le droit de tuer les bébés. Tu n’avais rien fait. Ton père n’a pas su te protéger, il était dépassé et je crois qu’il n’était pas tellement conscient que tu étais là au fond, je crois qu’il n’a rien compris du tout à ce qui se passait. Tes grands-parents n’ont pas su ou pas osé me conseiller car ils me voyaient très mal. J’aimerais maintenant prendre ta place et te donner la mienne car tu méritais infiniment plus que moi de vivre.  Je te jure que si je peux mourir pour que tu reviennes, je le ferai immédiatement, reviens mon bébé, je t’en supplie, je ne veux plus vivre moi de toute façon. Ta perte a laissé un vide immense dans mon être, je ne suis plus capable de rien. J’aimerais que tu reviennes dans mon ventre, je te jure que jamais plus je ne te ferai souffrir d’aucune façon et si je dois mourir à l’accouchement, ce ne sera pas grave, je suis déjà morte de toute façon. Mon bébé, tu méritais une bonne mère et tu es tombée moi, je voudrais tellement te voir maintenant, te sentir, te serrer dans mes bras, tu ne peux pas savoir comme je souffre de ton absence, je suis totalement détruite. Je te demande de me pardonner de ne pas t’avoir donné la vie. Tu sais, la vie ici est parfois belle mais souvent très cruelle comme tu le vois, nous sommes dans un monde où l’on peut tuer les bébés. Pardonne ton père, il est très gentil mais les hommes ne comprennent rien aux bébés avant qu’ils naissent, il n’a pas su m’aider ni me calmer. Il n’a pas pu te sauver de moi. Pardonne ta mère, je ne sais pas pourquoi je t’ai fait ça puisque je te voulais, je crois que j’ai eu peur, peur pour moi, peur pour toi que tu souffres autant que j’ai souffert, que tu hérites de tous mes travers. J’espère te revoir bientôt, j’espère venir te voir et que l’on puisse être ensemble. Pardon, j’ai fait quelque chose d’innommable que je ne pensais jamais pouvoir faire et je n’ai pas d’explication à te donner si ce n’est l’enchainement de mes angoisses et le retour de ma dépression et les mauvais conseils que j’ai reçus car personne ne m’a dit qu’avorter c’était te tuer. Je l’ai compris quand j’ai senti ce vide dans mon ventre là où tu étais, là où je te caressais. Je l’ai compris trop tard, j’ai compris qu’avorter c’était te tuer une fois là-bas, sur le moment, je croyais qu’avorter, c’était retourner dans le passé et ne pas tomber enceinte. J’ai tenté d’avertir ton père de toute les façons, je l’ai insulté, traité de c…, je lui ai dit qu’il serait Ligonnès et que je serais Médée mais il n’a rien compris et m’a laissé y aller, il ne comprenait pas que je m’étais dédoublée, que la gentille Julia qui t’aime luttait contre ses démons et il a pris le parti des démons au lieu de m’aider moi. J’ai tenté de te sauver jusqu’au bout de cet horrible hôpital… J’ai demandé de ne pas être avortée mais ils m’avaient fait prendre cet horrible comprimé et le mal était fait, tu ne pouvais plus rien. Ton frère a eu plus de chance. Je ne sais pas comment il va vivre tout ça. Je t’aime mon bébé, je voudrais que tu reviennes, je t’en prie, tu me manques, je voulais te garder mais l’angoisse a pris le dessus sur tout, pardon, je suis tellement désolée… Je t’aimais et je t’ai tuée. Pardon. Je sais que tu aurais été une petite fille extraordinaire. Tu sais, je ne comprends pas moi-même ce qui s’est passé, comment j’ai pu faire ça, j’ai toujours été contre l’avortement et pensé que je ne pourrai jamais faire ça. Je ne comprends pas, cela ne m’excuse pas bien entendu mais je n’ai pas d’explication à te donner. J’étais devenue comme folle, je t’aimais et je faisais tout pour te détruire, pour me détruire, et personne ne s’y opposait comme si c’était normal ! Reviens dans mon ventre, je t’en supplie, je te jure que je ferai tout, tout pour que tu sois bien et vive une belle vie, reviens mon bébé, je t’attends. Ta maman qui t’aime et qui t’a tuée sans savoir pourquoi.  

Alexandra 18 ans, IVG a 16 ans


 
je m'appelle Alexandra. Je viens vous contacter pour vous parler de mon avortement que j'ai subi il y a bientôt 2 ans de ça. Avortement que j'ai horriblement mal vécu parce qu'il y a eu des complications avant l'opération qui a fait que je j'ai perdu le bébé avant l'opération prévue. Tout s'est fait très très vite. Je n'avais que 16 ans. Le père du bébé a coupé tout contact avec moi  quand je l'ai mis au courant. Ma mère m'a expliqué aux mots prêts quoi dire à la psychologue. Mais 2 ans plus tard, je suis toujours très mal. J'y pense et repense. Je ne sais plus quoi faire. Je n'en parle ni a ma mère, ni a mon père qui n'est pas au courant. Je ne sais plus quoi faire pour m'aider à avancer. Personne n'est au courant de ma démarche et j'aimerais que cela reste "secret". Merci beaucoup par avance.
 
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Sara 22 ans, ivg il y a 6 ans


Je suis tombée enceinte en Septembre 2010 à 16 ans après seulement 7 mois de relation avec mon copain. Le jour de l'avortement a été pour moi l'expérience la plus atroce que j'ai pu vivre jusqu'à maintenant, et autant physiquement que moralement. J'ai fait une dépression après ça pendant un an qui m'a causé un syndrome psycho-somatique. J'ai appris ma grossesse un lundi et j'ai avorté un lundi . Du coup chaque lundi pendant un an j'étais terriblement malade… Ma mère était persuadée que je le faisais exprès…
Pendant des années, je l'ai regretté parce que je savais que si j'avais pris cette décision c'était uniquement pour mes parents (même s'ils ne m'ont pas "mis la pression"..) Je le regrettais d'autant plus que j'étais toujours avec mon copain.
Aujourd'hui, et 6 ans après ça, je vais un peu mieux.. Ce qui m'a beaucoup aidé, c'est que l'année d'après je suis tombée dans une classe avec une fille du même âge que moi qui avait vécu la même chose au même moment.. Ça m'a fait beaucoup de bien d'en parler à quelqu’un qui comprenait vraiment ce que je ressentais... De plus depuis 4 mois je ne suis plus avec mon copain de l'époque et je me sens vraiment soulagée, probablement parce que être avec lui me rappelait sans cesse mon expérience.. J'ai vu plusieurs psychologues, ils m'ont tous dit que j'irai mieux après mon premier enfant…  Alors je souhaite encore bcp de courage à celles qui ont fait cette erreur car il faut prendre son mal en patience et penser que ça ira mieux avec le temps..
 
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sabrina 21 ans , ivg il y a deux mois


Sabrina 21 ans. Je connais pour la première fois le coup de foudre a 19 ans ! Pendant une longue année, nous parlons enfants, mais j'ai énormément de mal à tomber enceinte. Les choses se compliquent avec mon copain, nous décidons de nous séparer. Quelques mois plus tard, on se retrouve mais à peine une semaine après, il tombe gravement malade. Nous surmontons ces épreuves tant bien que mal, et décidons d'essayer de nouveau, Et comme il a échappé à la mort, c’était une chance pour nous. Mais les tensions sont toujours là et des symptômes arrivent, test positif. Le papa, un homme heureux d'apprendre que je porte son bébé, tout va pour le mieux. Je suis enceinte de seulement un mois, le rêve. Malheureusement on n’a pas su être assez forts pour rester ensemble. On se quitte.  Je me sens donc poussée à faire cette IVG, L'HORREUR !! J’étais pourtant contre l'avortement et j'avais un jugement sur les filles qui le faisait. Je me retrouve seule à faire toutes les démarches. J'apprends finalement que ça fait deux mois et deux semaines que je suis enceinte. Le temps presse. Le papa décide d'être présent et de m'accompagner le jour de l'hospitalisation. Moment très difficile pour nous deux. Ça fait  plus de 2 mois maintenant que ça c'est passé, nous nous sommes remis ensemble.  mais je tombe en dépression et  je refuse de voir n'importe quel bébé de ma famille ou de mes amies. Je ne me suis toujours pas remise et je ne me remettrais sûrement jamais d’avoir tué mon enfant.

Alice 26 ans, IVG par aspiration a 18 ans


Alice 26 ans, IVG chirurgicale à 18 ans.  J'étais en terminale, ma mère et mon beau père étaient en train de se   séparer. Ma mère était hospitalisée, je vivais chez mon petit ami. Je   n'allais pas souvent en cours, encore moins chez le médecin. Je n'ai pas  fait renouveler ma pilule ce mois là.  Avec mon copain nous en parlions en   plaisantant, nous nous disions que nous si jamais cela arrivait nous  l'assumerions. Nous ne le prenions pas au sérieux. Et pus le temps est   passé, et au bout d'un moment je me suis dit que cela faisait longtemps que   je n'avais pas eu mes règles. Je n'avais aucune notion du cycle féminin, de la date de mes règles, de la date de mon ovulation ni quoi que ce soit.   J’étais totalement ignorante. Alors un peu dans le doute j'ai fait un   test. J'ai laissé mon copain regarder. Moi j'examinais la notice quand il me   dit "deux barres c'est négatif non?". Le choc. J'ai rit. Pour moi il   plaisantait. Mais non, il y avait bien deux barres. Je n'en ai parlé à personne. Silence radio. Je ne me suis posé aucune  question, il fallait que j'avorte et vite ! Avant que cela ne se voit, avant  qu'il ne soit trop tard. Pour moi cela n'aurait aucune conséquence   psychologique ni physique. Par contre, si je le gardais, je savais que je serai la risée de ma ville, de mon pays même. Tellement nous sommes  informées sur la contraception en France, et l'IVG, que je serai passé pour une idiote et une "mauvaise mère" de l'avoir gardé ! J'aurais « ruiné ma vie, et celle d'un enfant ». C'est comme ça que je le voyais. Puis j'étais  immature, même pas capable d'aller en cours. ma vie familiale était si compliquée, avec ma mère déprimée qui entrait et sortait de l’hôpital.   Mon copain était tout aussi paniqué que moi. J'ai pris les RDV, j'ai eu une   échographie (seule, mon copain travaillait). J'ai pleuré. Je me suis fait  mal recevoir par le gyneco qui me trouvait inconsciente et immature, qui  considérait que ma génération prenait l'ivg pour une contraception...
Le RDV était pris pour l'IVG, alors j'en ai parlé à ma mère pour lui montrer que j’étais enceinte, certes, mais que j'avais déjà entrepris toute les démarches pour l'IVG, j’étais donc une jeune femme "responsable"selon moi.   Elle n'a rien dit, elle m’encourageait dans mon "choix".  Mais en fait, elle l'avait déjà fait plusieurs fois à la demande de celui qui était en train  de la quitter. Avec le recul, elle aurait du me parler de sa douleur. Elle a «  banalisé ». A ce moment là de sa vie, je pense que si j'avais gardé mon  bébé ça l'aurait « achevée », elle, qui en voulait tant ... Elle n'a pas été  bienveillante, mais ce ne sera ni la première, ni la dernière fois... La veille au soir de l'intervention, mon copain doute et me dit que si je veux le garder, il travaillera jour et nuit pour l'assumer. Mais pour moi c'est trop tard, tout est déjà mis en place, c'est prévu pour le lendemain   matin. C'est trop tard. Ce matin là, je ne me réveille pas, nous arrivons avec plus d'une heure de   retard à la clinique. Nous sommes quand même pris en charge. On me donne un  médicament pour je ne sais plus trop quoi faire mais je le vomi, ce sera ma  première et dernière nausée matinale. Puis un ovule pour dilater le col.   Puis, on vient me chercher. Je pleure toutes les larmes de mon corps jusqu'au  bloc.
On me dit que si je m'endors en pleurant je me réveillerai en pleurant. Et ce fut le cas. Je pleure encore et encore. Une psy vient me voir dans ma chambre pour me rassurer et me dire que j'ai « fait le bon choix ». Je l'envoie balader, après tout comment peut-elle affirmer que je n'aurais pas été une bonne mère ? ... Mon copain m'offre une peluche. Je sors le jour  même. Je ne vais pas bien et ca ne passera pas. J'essaie tout pour aller mieux : j'écris un blog, je pars en vacances... Mais non, je déprime. Mon  copain aussi. Dans sa voiture un jour il me dit qu'il manque quelqu'un, un   enfant. Nous décidons ensemble d'essayer d'en refaire un car nous  considérons que nous avons fait la plus grosse erreur de notre vie. Mais  nous n'y arrivons pas. 8 mois passent… Quelle injustice! 1 mois sans pilule  et je tombe enceinte, 8 mois d'essais et rien. J'ai mon bac contre toute  attente. Mon copain me quitte quelques mois plus tard. Je pense que c'est   l’accumulation entre l'IVG, ma mère envahissante... trop de négativité   pour lui, il est parti. J'abandonne les études. Suite a cela,  je passe 4  mois sans avoir mes règles, je crois que je suis vide.  …
Épilogue : je m'engage dans l'armée un an plus tard, j'ai 19 ans. Je  rencontre un homme à 20 ans qui deviendra mon mari 10 mois plus tard. Nous  aurons notre premier enfant en 2012, un garcon. j'ai 22 ans et je vais mieux.   Deuxième enfant en 2013, une fille. 3e enfant en 2014, une fille. nous   achetons une maison a la campagne, j'abandonne ma carrière pour me consacrer  a eux.  J’attends mon 4e pour juin 2016, un garçon. Je suis heureuse. Je ne   sais pas si c'est une conséquence de l'IVG mais je veux une famille  nombreuse, nous avons 7 chambres, un véhicule 9 places. j'en suis a me demander si j'arriverai un jour a arrêter de faire des enfants, ou si cet enfant qui n’a jamais vu le jour, me donnera toujours l'impression qu'il « en  manque un ». J'ai toujours le test de grossesse de ce "bébé IVG", ainsi que la peluche offerte par mon ex. Dans ma signature,  il y a un signe qui le   représente, il ne me quittera jamais, je ne le laisserai jamais tomber dans  l'oubli. 
 
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Gwenaelle 19 ans, ivg il y a 2 mois


J'ai très mal vécu mon avortement il y a plus de 2 mois et encore aujourd'hui je suis mal. Je suis en couple depuis 2 ans et demi. Je suis tombée enceinte début mars 2016, quand je l’ai su, j'ai appelé ma mère et je lui ai dit tout en sachant ce que mes parents pensent (que je suis trop jeune..) et sachant que dans mon couple ca va pas super. J’ai dit  que "je n’étais pas prête" que je devais le « faire partir » (je ne le pensais pas !). Quand  je l’ai dit a mon copain,  il a eu un comportement qui m'a déçu. il m'a dit "ah  moi, c’est mort, j'en veux pas. Tu le fais partir sinon je ne reste pas". C’est quelqu’un d'égoïste et de personnel, et je suis tombée dans la déprime de me  dire que je vais devoir avorter. Je pensais que c'était « la meilleure  solution » car « même mon couple bas de l'aile ». Mais rien ne change à ma tristesse. C’est horrible et je me sens très  mal. J’avais peur de ne pas avoir la force. Ca était très dur, mon copain ne voulait  pas venir me soutenir ce jour la. On a eu une très grosse dispute. Il a été  jusqu’a me dire qu'on allait se quitter.(finalement il est venu.) . J’ai avorté à 6 s et 5jours, ca était le  pire jour de ma vie. J’ai eu des grosses douleurs après la prise des cachets,  et une fois qu'il est « parti », je l’ai regardé. Je l’ai vu de mes propres yeux dans une bassine à l’hôpital. J’ai l'image qui me revient chaque jour. La douleur a été atroce et je pèse mes mots. Je n'ai jamais eu une douleur pareil. C’est horrible. J’avais la sensation qu'on venait de m'arracher une partie de moi  dans le ventre. Ma tète tournais. Je n’ai pas pleuré. Je me suis retenu devant tout le monde mais j’étais tellement triste. Aujourd’hui ca va faire 2 mois et je suis tombée dans une grosse déprime. Je ne l'accepte pas malgré tout le monde autour de moi. Très  peu le savent. Je compte chaque jour et de combien j’aurais été enceinte. En  plus de cette déprime de mon coté, il a eu une cassure dans mon couple depuis l'ivg. Rien ne va dans ma tête. Je suis très mal. J’en parle à personne et ca m’a fait du bien de vous écrire mon histoire. Pour celles qui sont dans mon cas,  vous pouvez écrire sur le site qui me transmettra. Merci.
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Marilyne 24 ans, ivg il y 18 mois


En aout 2014, j'ai appris que j'étais enceinte suite à une vive douleur abdominale et à une visite à l’urgence gynécologique. Mon compagnon et moi, ca faisait 3 ans à 2 mois près qu'on était ensemble et puis ce jour là ma vie basculait. Quand je lui annonçai que j'attendais un enfant, je ne l'ai plus reconnu. Il m'a dit sur le parking de l'hôpital mots pour mots "rerentre la dedans et fais toi retirer ca». Je lui explique ce que cela ne se passe pas comme ca. Nous rentrons chez moi et j'annonce à mes parents ma grossesse et la réaction de mon compagnon. Mes parents, heureux d'être à nouveau grand parents, me disent que cela lui passera étant contre cet avortement. Mais les choses se sont terriblement mal déroulées par la suite. Il m'a accusé de l'avoir trompé, puis ensuite de l’avoir faire exprès .... Plein de choses atroces. Puis il me quitta. Sa famille m’a complètement renié et me poussait à avorter. J’ai tenu le coup longtemps tout en étant malheureuse. Puis tellement amoureuse et désespérée, j'ai accepté d'avorter à force qu'on m’y pousse. Après cette décision, je coupais toute communication avec ma famille pendant plusieurs semaines. La mère de mon ex, par compte elle, était là (car j'avais pris la décision qu’elle souhaitait…) jusqu'a l'intervention.
Le 10 octobre 2014 à été pour moi et restera la pire journée de ma vie, c'etait le jour de l'intervention. J'ai souffert atrocement et j’étais complètement seule. Après cette IVG, le 20 octobre, j'ai été hospitalisée en psychiatrie. Et oui ! J’avais complètement « pété les plombs ». J’ai beaucoup regretté mon acte. Actuellement, j'en pleure d'en parler "j'ai tué mon bébé". J’en souffre horriblement et je regrette mon geste et cette décision débile juste parce que sa mère m'avait dit que si j’avortais, il reviendra. Puis elle m'a abandonné. Après j'étais seule. Mes parents m'en voulaient et m'avaient prévenue que j'en souffrirai. Et je ne les ai pas écouté. Heureusement, ils venaient souvent me rendre visite à l'hôpital psychiatrique. Puis avec le temps, j'ai remonté la pente avec l'aide et l'amour de ma famille  (mes parents et mes neveux...) Aujourd'hui, j'en souffre toujours. C'est atroce, ce sentiment de culpabilité ! Ce sentiment d'avoir tué son propre enfant... L’avortement, je l'ai fait. J’étais à 12 sa. Il y a maintenant 18 mois...
 
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Marion 24 ans, IVG il y a un 18 mois


Marion 24 ans, Le 22 juillet 2014, j'ai appris que j'étais enceinte suite à grosse douleur abdominale et à une visite à l’urgence gynécologique. Mon compagnon et moi, ca faisais 3 ans à 2 mois près qu'on était ensemble et puis ce jour là ma vie basculait. Quand je lui annonçai que j'attendais un enfant, je ne l'ai plus reconnu. Il m'a dit sur le parking de l'hôpital mots pour mots " rerentre la dedans et fais toi retirer ca». Je lui explique ce que cela ne se passe pas comme ca. Nous rentrons chez moi et j'annonce à mes parents ma grossesse et la réaction de mon compagnon. Mes parents, heureux d'être à nouveau grand parents, me disent que cela lui passera... étant contre cet avortement, les choses se sont terriblement mal déroulées par la suite. Il m'a accusé de l'avoir trompé, puis ensuite de l’avoir faire exprès .... Plein de choses atroces. Puis il me quitta. Sa famille m’a complètement renié et me poussait à avorter. J’ai tenu le coup longtemps tout en étant malheureuse. Puis tellement amoureuse et désespérée, j'ai accepté d'avorter à force qu'on m’y pousse. Après cette décision, je coupais toute communication avec ma famille pendant plusieurs semaines. La mère de mon ex, par compte  elle, était là (j'avais pris la décision qu’elle souhaitait…) jusqu'a l'intervention. Le 14 octobre 2014 à été pour moi et restera la pire journée de ma vie, c'etait le jour de l'intervention. J'ai souffert atrocement et j’étais complètement seule. Après cette IVG, le 17 octobre, j'ai été hospitalisée en psychiatrie. Et oui ! J’avais complètement « pété les plombs ». J’ai beaucoup regretté mon acte. Actuellement, j'en pleure d'en parler "j'ai tué mon bébé". J’en souffre horriblement et je regrette mon geste et cette décision débile juste parce que sa mère m'avait dit que si j’avortais, il reviendra. Puis elle m'a abandonné. Après j'étais seule. Mes parents m'en voulaient et m'avaient prévenue que j'en souffrirai. Et je ne les ai pas écoutés. Heureusement ils venaient  souvent me rendre visite à l'hôpital. Puis avec le temps, j'ai remonté la pente avec l'aide et l'amour de ma famille (mes parents et mes neveux...) aujourd'hui j'en souffre toujours. C’est atroce ce sentiment de culpabilité. Ce sentiment d'avoir tué son propre enfant. L’avortement je l'ai fait. J’étais à 12 sa. Il y a maintenant 18 mois.
 
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Lea 31 ans, ivg il y a un an apres des fiv


Léa 31 ans, Je me suis mariée j'avais 20 ans ! J'ai épousé un homme formidable que je savais stérile mais comme il y avait des recueils faits à l'hôpital (avant son cancer), je ne me suis jamais posé trop de question ! C’était possible d'avoir un enfant par FIV. Je ne savais pas non plus ce que c'était des FIV donc nous sommes partis confiants dans notre nouvelle vie de mari et femme. Nous avons dû faire 4 ponctions ovariennes et 6 replacements au total avant d'avoir 1 enfant ! Un petit bonhomme !! Mais la vie a fait que nos chemins se sont séparés, après toutes ces épreuves notre couple n'a pas survécu !! Apres mon divorce je suis retournée voir le gynéco car comme mon mari était stérile je n'avais plus de moyen de contraception depuis 10 ans !!! Le verdict du gynéco est sans appel je n'aurai plus d'enfant, mon corps est beaucoup trop abîmé !! Il me dit ça en octobre 2014 ! J'avais un compagnon depuis 8 mois environ, après une bonne discussion, on continue notre chemin ! Il a déjà 2 enfants donc si nous pouvions vivre avec ! En janvier 2015 j'ai été victime d'un accident important, mon fils était dans la voiture il avait 3 ans. Transféré à l'hôpital et tout le tra lala ... et la, avant de passer la radio, le doc me dit que je suis enceinte ! Je pleure énormément et lui fais comprendre que ce n'était pas possible ! Avec mon ami, nous avions rompu le week-end d'avant. Et là à l'écho j'étais bel et bien enceinte et en plus de jumeaux ! J'en ai discuté avec mes parents, mes amis et le papa ! Mes parents et mes amis m'ont clairement conseillé l’avortement car mon ami était un homme violent et avec beaucoup d'ennuis judiciaires et des ennuis financiers à n'en plus finir ! le papa lui aussi pense que l'avortement reste la meilleures solution pour plein de raisons.. Bref nous voilà donc partis pour un IVG ! Moi je voulais les garder enfants mais cela me semblait difficile ! De plus ma mère ne voulait plus m'aider que ce soit financièrement ou moralement si je gardais ces bébés !!! Je me souviens elle est venue avec moi le jour de l'écho ! Elle a dit au gy gy que je ne pouvais pas les garder ! Je me rends seule aux visites obligatoires ! Et puis le jour J le papa vient avec moi nous passons cette épreuve à deux ! Enfin c'est ce que je croyais 15 jours après il me quittait à nouveau et j'apprenais qu'il fricoté avec une autre !!! J'ai perdu un bout de moi même ce jour la, j'ai sombré, j'ai dû aller voir une psy ! Ma mère s'est occupée de mon fils pendant cette période car je ne pouvais plus le faire moi-même!! J'ai sombré et un jour j'ai voulu mourir ! De passer des FIV à l'avortement c'est mortel ! Aujourd’hui la date anniversaire de mon accident arrive à grands pas ! Et j'ai l'impression de perdre pied à nouveau

Elena 23 ans, 2 ivg


Elena 23ans. La première fois que je suis tombée enceinte, j'avais 19ans. Un jour, je me suis rendu compte de mon retard de règle. Très inhabituel puisque j'ai toujours été très bien réglée. J'en parle donc à ma mère qui prend rapidement rdv chez mon médecin pour une prise de sang. Prise de sang faite le jour même, j'appelle le laboratoire : positif ! J'étais en panique et en même temps je rigolais. J'étais perdu, j'avais l'impression que tout ça n’était qu'un rêve. Ma mère prend aussitôt la décision pour moi. Appel de nouveau le médecin pour un rdv pour un ivg. J'appelle mon copain avec qui j'étais en couple depuis deux ans. Ça réponse fut simple "je te préviens, si tu le garde, je me barre. C'est lui ou moi." puis il a raccroché. De l'annonce de cette grossesse, je n'ai eu que quelque secondes de joie qui m'a été donné par l'employée du laboratoire lorsqu'elle m'a dit "félicitation". Puis je suis allée me coucher. Paniquée et heureuse qu'un petit être, un bout de moi et celui que j'aimais le plus au monde soit là. Le lendemain je suis allée au lycée comme d'habitude, comme si je n'avais jamais appris ça. Quand je suis rentrée de l'école ce soir là, ma mère avait déjà pris tous les rdv pour l'avortement. Je n’en revenais pas. À aucun moment on m'a demandé si je voulais le garder. Alors je suis retournée dans ma chambre et j'ai pleuré. Le lendemain, quand je suis allée faire l'écho de datation, ma belle mère est venue me voir avant. Elle m'a regardée et m'a dit "Qu'est ce que tu veux faire ? Tu veux garder cet enfant ?" et là les larmes me sont montées. Je lui ai dit que je ne savais pas. Le médecin m'annonce que je suis enceinte de quatre semaines et donc que j'ai encore le temps pour une IVG par médicaments. Puis très vite tout s'est enchaîné, les médicaments et le jour où j'ai pris les derniers médicaments. Mon copain, heureux que j'ai commencé à avorter, m'a dit qu'il serait là pour me soutenir. Finalement, il a préféré resté sur Paris pour passer le week-end avec son meilleur ami. J'étais donc toute seule. Je n'avais que quelques messages de sa part. Tout ce qu'il attendait, c'est que mon bébé s'en aille. Je n'ai eu aucune douleur pour cet avortement. 10 min après avoir pris le médicament je suis allée au toilette et tout était terminé. Sans douleur. Puis je me suis mise à pleurer. Pendant des jours, des semaines je ne faisais qui penser. J'ai découvert une conversation de mon copain avec son meilleur ami où ils parlaient de leur week-end où j'ai avorté. "Je n’ai pas envie de la voir" ; "je vais lui dire que ça te soule que je ne sois pas là comme ça elle va culpabiliser" ... Finalement je suis restée avec lui 3 ans encore. 3 ans où j'ai déprimé car on avait prit la décision pour moi, que je n'ai pas eu le choix, parce que j'allais passer le bac avec un gros ventre et que tout le monde aurait parlé. Finalement, il m'a quittée 3 ans plus tard car je n'étais plus comme avant. Je lui en voulais tellement que tous les prétextes étaient bons pour m’engueuler avec lui parce que je regrettais toujours autant même après 3 ans. Aujourd'hui encore je repense à cette première grossesse et j'en pleure encore. Puis en février 2015, âgée alors de 22 ans, j'ai rencontré un autre homme. Nous faisions soirées sur soirées et donc je ne prenais plus la pilule correctement. En juin, retard de règle ! Je fais un test de grossesse, encore une fois positif ! J'ai donc décidé que cette fois ci, c'est moi qui prendrais une décision. Je suis allée faire une écho, enceinte de 4 semaines. Je suis quand même allée me renseigner pour l’ivg. Car je ne savais pas comment l'annoncer à mes parents et surtout au père avec qui je n'étais pas vraiment en couple... Sur le chemin pour rentrer chez moi, j'ai réfléchie. Trop peut être. J'étais étudiante, j'avais des revenus irrégulières et la situation financière de mes parents était catastrophique... Comment je pouvais élever un bébé dans cette situation qui été la même que celle de ma première grossesse ? Je me suis arrêtée et j'ai envoyé un message au papa. Il m'a demandé ce que j'avais déjà fais. Il m'a dit "si tu veux le garder OK, mais ça me fera bien chier". Je ne savais pas quoi faire. Je devais prendre une décision et je ne savais pas. Puis la rumeur c'est propagé. Mes amis me demandaient de sortir en soirée avec eux parce que je ne pouvais pas boire et je pouvais faire SAM. Le père s'est mis à plus me parler et a fréquenter ses groupies. C'était un cauchemar qui se répétait  à nouveau. Après une dernière soirée avec mes soit disant amis je suis rentrée chez moi à 7h du matin. Ma mère se lève, je ne savais pas comment lui annoncer mais je l'ai fais. Là elle m'a dit "oh nan pas encore... Qu'est ce que tu compte faire ?" là j'ai repensé à mon premier avortement, aux trois années de déprime qui ont suivie et je lui ai dit que je voulais le garder. Finalement, toute ma famille était heureuse de savoir que j'allais avoir un bébé. Ils étaient même encore plus heureux que moi... Le jour même j'ai annoncé au papa que je voulais le garder. Il a paniqué, m'a donné rdv sur un parking. Lorsque je suis allée le voir, j'ai essayé de lui expliquer que je ne pouvais pas abandonner mon enfant, je n’y arriverai pas. Pas une deuxième fois. Alors il m'a dit "j'ai plus qu'a me tuer, j'ai plus qu'à rejoindre ma mère". Il avait raison sur certains points, on était tous les deux chez nos parents, j'étais étudiante et lui vivait de sa passion qui ne lui permettait pas d'assumer un enfant. Je suis repartie en pleurant pour faire le dernier match de ma saison à cause de ma grossesse. J'ai beaucoup réfléchie et finalement, je ne pouvais pas le garder. Quand je regardais mon avenir, j'y voyais des enfants mais pas de cette manière là. Alors quelques jours après rdv pour l'avortement. Le papa était content et m'a promis qu'il serait là pour le soutenir. Finalement j'ai encore été seule et cette fois, avec d'insupportables douleurs. J'ai fais croire à mes parents que je faisais une fausse-couche car je ne voulais pas que mon père sache que j'avais tué mon bébé.
Aujourd'hui encore je regrette ces deux avortements et quand j'en parle, quand je vois une femme enceinte, un bébé ou quoi je suis au bord des larmes. Je n'ai jamais eu de soutiens, j'ai vécu seule ces deux avortements. Je n'ai que 23 ans, mais si je peux vous donner un conseil c'est "décidez-vous même" vous êtes la seule personne à pouvoir décider pour vous. Et entourez-vous bien. J'étais seule pour ces deux avortements et je suis encore seule avec mes regrets et mes pleurs. Aujourd'hui je devrais être maman de deux beaux enfants, et parce que j'ai trop réfléchi,  j'ai tué mes deux enfants. Je m'en voudrai toute ma vie et je penserai à eux jusqu'à la fin de ma vie.