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Consultations IVG

Les consultations en centre IVG


Les consultations pour l'IVG en France : l'accompagnement psychologique des femmes demandant une IVG est trop souvent négligé

IVG par médicament ou IVG chirurgicale ?


Le professeur Anthonioz nous  livre ici une analyse interessante sur l'ivg médicamenteuse 

Licia 28 ans, ivg il y a 6 mois a 11 semaines


Mon ami habite à l'étranger (Afrique de l’ouest) et moi en France. Nous étions fou amoureux. Aussi je décide d'aller le rejoindre car il a une meilleure situation le bas! Dans un premier temps   tout se passe très bien. Nous nous sommes installés ensemble. Il me reste juste à trouver du travail mais la France me manque beaucoup! Du coup, je fais quelques allers-retours pour revoir mes proches, etc. Et durant cette absence celui-ci me trompe. Il m'est infidèle. Je le ressens puis il fini par me l’avouer. Amoureuse je lui laisse une autre chance après ca et très vite on apprend que je suis enceinte! Nous sommes surpris mais content voir heureux. Il a 28 et moi 27 ans mais   très vite monsieur découche ou rentre très tard me laissant souvent seule le  soir. Je me sens négligée. N’ayant très peu de proches sur place, je prends peur et décide de rentrer sur Paris. Je rentre alors dans le  2eme mois. A mon arrivé monsieur est fâché et donc il ne m’appelle pas. Il ne   comprend pas mon choix d’être repartie sur un coup de tète vers les miens. A  ce moment précis je ne ressens aucun soutien de sa part et du coup j’entame  une procédure d’ivg au CHU de ma ville mais ne m’a pas assez ;   voir pas du tout parlé de « l'après IVG » ! Car à les écouter, à 27 ans,  « on est encore jeune » « on a encore le temps pour refaire un bébé ». Ceux sont leurs mots ! Ils m'ont dit que effectivement si je souhaite poursuivre la   grossesse seule, n’ayant  pas de revenu, cela allait être difficile etc. paniquée à l’idée d’élever un enfant seule, il était « évident » d’opter  pour l’ivg. De plus, mes proches restaient neutres ou me « conseillaient » aussi de faire l’ivg et puis de refaire ma vie. Tres peu me conseillaient de garder la grossesse. En   ce qui concerne l’aspect médical tout s’est assez « bien passé ». Mais "l’après ivg" du  point de vue psychologique est très douloureux, c’est horrible ! Le regret est tel que  j’aimerais qu’une seule chose : c’est repartir en arrière avec ou sans mon ex. Car il est  évident que je ne serrai plus jamais la même ! Lui m’en a voulu car malgré notre séparation, il voulait toujours du bébé et lui avait les moyens  financiers d’ailleurs! Mais pour moi, un bébé, c’était à deux. Pas toute seule. Or monsieur était infidèle. Il était donc évident pour moi que j’allais finir par le quitter avec ou sans bébé...par conséquent c’est bien la première et dernière IVG de ma vie ! Il y a 6 mois, j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie ! Je ressens  un grand vide. Je dors peu. J’imagine ma vie avec cet enfant qui n’est plus. De plus mes copines ne cessent d’accoucher autour de moi. C’est horrible ! Or leur vie amoureuse n’est pas forcement plus rose que celle que j’avais. Et pire encore je compte les jours, les mois etc. j’aurais du accoucher dans 1 semaine ! Pff ! Conclusion : pour celles qui se trouvent dans une situation compliquée : réfléchissez bien car « l’après » est très compliqué et douloureux. Je vous conseille de vous documenter et surtout savoir comment ça se passe exactement (comme sur ce site) et en détail, je précise bien! Ma  gynécologue ne  m'a dit qu’après, en voyant ma douleur, « qu’à mon âge ce n'était pas   raisonnable de faire un ivg » surtout que de base, je souhaitais garder ce  bébé et que « si elle l'avait su avant, elle aurait essayé de me dissuader », de me raisonner. J’espère que mon témoignage pourra vous aider !  
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Elodie 20 ans, 3 ivg en deux ans


Elodie 20 ans, je  suis ce qu'on pourrait "qualifier" de jeune femme hyper fertile. En mars 2014  a 18ans, après un rendez-vous chez le gynécologue pour une échographie de  « routine »  car j'avais mal aux ovaires prenais la pilule  Minidril, mon  gynécologue m'informe que je suis enceinte de 3 semaines... je fus choquée  car je  n'avais jamais oublié une seule fois ma pilule. J'ai ensuite consulté mon  copain, celui ci était si doux, si rassurant. Mais je n'avais d'autre issue  que l'ivg, j'ai eu très peu de douleurs, n'ai rien vu. 1 ans passe... J'ai 19 ans, J'ai finalement changé ma contraception pour un  implant. Juillet 2015, après m'être senti pas bien quelques jours, je me  décide à faire une prise de sang, positif ! Puis un autre a 3 jours  d’intervalles, positif ! Je n'en crois pas mes yeux. Je n'étais plus avec mon copain de  l'époque. Et quand j'en ai parlé à mon nouveau copain,  il m'a dit "tu l’enlèves, on est trop jeune, ce n’était pas prévu, c’est  une erreur " cela a été vraiment  dur pour moi. J'ai finalement su que j'étais enceinte de 4 semaines. A  l'échographie de datation j'ai entendu son cœur battre je me suis même  demandé  si c'était mon cœur à moi qui battait, le médecin m'a dit "non  c'est l’embryon". il vivait, il avait un cœur qui battait déjà! J'en ai pleuré. J'ai suivi mon copain, j'ai fait un ivg, laquelle m'a marquée et fait beaucoup de mal. Mon histoire avec ce garçon s’est finie  le jour où j'ai vu mon sac embryonnaire dans les toilettes. Chapitre tourné, mais pas complètement. Je me suis "reconstruite". Enfin, j'ai essayé tant bien  que mal. Je me suis mise en couple avec un garçon que je connaissais de  longue date. Il prenait soin de moi. Au début, il me faisait oublier, il était  comme mon meilleur ami, shopping, restau, etc... Mais voilà, en décembre, j'ai  appris que j’étais une 3e fois enceinte de 5 semaines (7sa) alors que j'avais re re  re changé de contraception. je prenais la pilule "Leeloo" plus des  préservatifs à chaque rapport. J'ai fait l'écho de datation, j'en ai  pleuré sur place. J’ai même failli m’évanouir tant j'avais mal au cœur. J'en ai parlé avec mon copain qui aujourd'hui n'en est plus rien ! Il m'a  sorti le même couplet ! pourtant, j'étais décidée à le garder même si  ce n'était pas quelque chose de prévu... et au final, je me suis laissée  convaincre à nouveau que c'était « la solution ». J'ai donc fait l'IVG chez mon gynécologue, puis a la maison le 23 décembre 2015. Je l'ai senti  "sortir de moi" et avoir eu envie de pousser, c'était une sensation horrible tant je regrettais déjà ce que je venais de faire. Ma relation est au point mort avec le "papa" qui ne m’épaule pas, ne me comprend pas. Je me sens incomprise, et je m'en veux car j'ai pas encore 20  ans et j'ai déjà vécue 3 ivg en l'espace de 2 ans. !!

albane 17 ans


Je vous contacte car je suis enceinte de deux mois et une semaine, mineure, et qu'un rendez-vous a été pris jeudi (prise de médicaments dès mardi)  par mon copain, ma famille, sa famille, et moi-même...pour l'ivg. Bien que  depuis le début je sois contre. Je ne me vois pas me permettre de "tuer" mon  bébé/fœtus (dont j'ai pu voir jambes, bras, yeux, cœur...)  comme ils  l'appellent pour des études que je n'ai jamais eu l'intention de faire et  quand bien mêmes  elle ne valent pas un avortement, de mon point de vu (ne  parlons même pas d'avoir une adolescence heureuse, elle sera "foutue" à  cause de ça).. Le problème étant que mon copain et sa famille n'en veulent  pas et que je devrais donc m'en occuper seule (si je le garde mon copain  pourra être là mais il ne travaille pas et comptait partir en formation, il  hors de question que mon choix,  s'il est de le garder,  le bloque)  donc je  préfère gérer seule l'avortement ou la garde. Mais je ne parle plus à mon  père et même si le problème n'est pas financier vu que j'aurais des aides  (ma mère, la caf) que je compte travailler, ma famille n'en veut pas et  même si j'aime mon bébé plus que tout au monde, je n'arrive pas à le  faire comprendre à mon entourage. Je suis mineure et si je ne vais pas au  rendez vous pris à l'hôpital jeudi, mon père m'enverra certainement en foyer et le père de mon enfant le détestera. Je suis dans un impasse bien  que la décision de le garder soit prise. Personne ne veut m'écouter; tout le monde me donne son avis pourtant. Ils parlent de mon bonheur et de mon  avenir. Toute cette histoire me dégoûte alors qu'un bébé devrait être la  plus belle chose du monde. Cordialement

Nadege 29 ans, ivg il y a 6 ans


J’ai avorté il y a 6 ans. Je débutais une relation  amoureuse qui se passait plutôt bien et je suis tombée enceinte. J'ai pris  la décision d'avorter seule ne sachant pas si cet homme serait le bon. Mon ami ne m'a pas empêché de le faire. A l'époque ma conception de la vie  était de faire des enfants lorsqu'on est "sûre que son couple est bien solide".  Nous nous sommes séparés 2 ans après. Aujourd’hui, j'ai 29 ans et je n'arrive plus à vivre bien. J'en pleure dès que je me retrouve seule. J'ai des idées noires comme l'envie de rejoindre mon bébé ! J’ai l’impression de ne pas avoir le droit d'être un jour mère. Je  me répète que j'ai tué mon bébé ! Ces mots résonnent dans ma tête.  C’est horrible. Je suis avec un homme depuis quelques années qui est plus vieux que moi et  qui a deux filles. Il n’éprouve pas le besoin de refaire un enfant et nous  n'en parlons pas car ce sujet a déjà fragilisé notre couple. Lors de ces  moments, il me disait "je sais bien que si je veux te garder, il faudra que je  te fasse un enfant"... phrase odieuse quand j'y pense. Aujourd'hui nous n'en parlons jamais. J'ai peur de la vérité.

Au fond, je lui en veux et surtout je m'en veux. J'ai l'impression d'avoir raté ma vie et de n'avoir aucune  issue... aucun moyen de revenir en arrière. Mes larmes coulent en ce moment  et je n'arrive pas à m’arrêter comme souvent. J'ai plusieurs fois voulu  consulter des psy, j'ai appelé des numéros trouvés sur les pages jaunes  mais aller au delà. Je ne parle à personne de ce  mal-être, ni à mes amies, ni à ma famille, ni à mon ami. D'ailleurs  personne ne m'en parle jamais alors que certains sont au courant. Des  fois, je voudrais en parler, pleurer, que quelqu'un engage la conversation, mais non. Un sentiment de honte qui grandit avec les années. A l'époque personne ne m'a empêché de faire ça. J'ai été voir un  gynécologue qui m'a prescrit tout de suite les médicaments sans me laisser  de délais et le soir même c'était fini...Vous écrire me fait du bien. Peut être auriez-vous des coordonnées de  personnes à qui je pourrai parler.Je vous remercie de m'avoir lu et j’espère avoir un retour pour enfin  pouvoir en parler à quelqu'un.

 

Alexendra 37 ans, 2 ivg


J'ai 37 ans et deux enfants. Mon mari et moi nous nous sommes connus il y a 16 ans. Nous avons toujours pris le temps de bien faire les choses. Finir les études, se marier, acheter notre maison et avoir des enfants. Je suis issue d'une grande famille et élevée sans père et à la maison, les discussions mère-fille étaient taboues. Je suis tombée enceinte dans les mois qui ont suivi notre rencontre, malgré l'utilisation de préservatifs. Je me souviens encore de ce jour. Je me revois dans les bras de mon mari en train de pleurer le test à la main! Nous étions complètement paniqués! Lui, était encore plus jeune, il travaillait déjà mais moi je terminais mes études ! Comment l'annoncer à ma mère ? Cela n'était même pas envisageable! Après plusieurs jours de détresse, nous avons programmé une IVG. Mon mari en était malade, il a tout assumé financièrement, il m'a accompagné, m'a soutenu. Je vois encore son visage décomposé lorsqu'ils sont venus me chercher! Nous avons  loué une chambre, il est resté près de moi toute la nuit en me serrant dans ses bras! Cette situation était affreuse, je me souviens tellement de son mal être, certainement sa culpabilité mais en même temps, j’avais reçu tellement de tendresse et d'amour! Avec le temps, nous avons surmonté tout cela ! Je ne me suis pas préoccupé de ce que je ressentais mais plutôt de l'avenir de cet enfant, et de tout ce que je m'étais promis de ne pas lui faire vivre! J'ai terminé mes études, trouvé un travail, nous nous sommes mariés, avons acheté une maison et j'ai mis au monde mon premier enfant! Cette grossesse était la plus belle chose au monde, je me souviens de chaque détail! J'avais tant d'amour à lui donner que neuf mois me paraissaient interminables, je ne dormais plus la nuit tant j'étais impatiente de la rencontrer! La naissance d'un enfant est la plus belle chose au monde! Mon mari n'était pas très expressif au cours de la grossesse, il était très stressé et encore plus lorsque j'ai été arrêté à 6 mois et demi! A partir du moment où il a vu sa fille, il en était fou! C'est un excellent père, toujours à se lever la nuit, les soigner lorsqu'ils sont malades...Deux ans et demi plus tard, nous avons eu un deuxième enfant. Les années se sont passées, notre petite famille était un vrai modèle au regard de tous, tout comme l'était notre couple depuis toutes ces années! Mon mari a été contraint d’accepter un poste dans une autre région. Nous avons subi un déménagement, je dis cela car c'est vraiment le terme. Vendre sa maison, quitter sa famille, ses amis, son travail et tout recommencer ailleurs, à plus de 900 kilomètres! Pas facile, trois ans de souffrance, de disputes régulières, un couple qui se dégrade et qui ne comprend pas ce qui lui arrive! Nous avons fait construire notre maison, je n'arrivais pas à m'investir dans ce projet, lui, me le reprochait sans cesse, et nous n'arrivions plus à communiquer jusqu'au jour où nous avons pris conscience que cela allait trop loin, il fallait réagir! Nous nous sommes rapprochés intiment petit à petit, essayant de retrouver ce que nous avions perdu! En septembre dernier, je redoutais le pire, et cela est arrivé: j'étais enceinte (entre l'arrêt de la pilule et la  pose d'un stérilet). Je n'arrivais pas à croire ce qui m’arrivait, c’était injuste après toutes ces périodes de crise et les retrouvailles avec ma vie d'avant. Face à ce test, j’étais terrifiée, paniquée, je culpabilisais comme une enfant ayant commis l'irréparable! Je me suis mise à trembler, à pleurer, tout se mélangeait dans ma tête: comment allions nous faire ? Nous n'avions pas prévu de troisième enfant, je n'avais même pas de chambre pour l'accueillir! Lorsque je l'ai annoncé à mon mari (en déplacement professionnel), il était dans le même état que moi! Il me faisait prendre conscience de l'aspect financier, du fait qu'il ne voulait plus revenir en arrière, par les contraintes  des nuits, des couches, etc... Effectivement, je prenais conscience de tout cela, la deuxième ayant déjà 6 ans. Je me disais qu'il n'avait pas tort et nous venions tout juste de nous retrouver! Remettre encore mon enfant chez une nourrice ou en crèche toute la journée, n'avoir plus personne sur qui compter! Il fallait tout remettre en question!

Mon mari est rentré, me montrant de plus en plus de détermination à vouloir régler cette situation et moi de moins en moins." Cette situation", "ce problème", cela en était juste un, dont il fallait se débarrasser. C’est ce qu'il me faisait comprendre et ressentir! Et après cela, la vie continuerait comme avant! Comme si rien ne s'était passé! Plus les jours passaient, et plus j'essayais de trouver une solution, mais pour le garder! Mon mari me disait que j'étais totalement inconsciente, que ce serait au détriment de mes deux enfants, de nous, de nos retrouvailles, de notre projet immobilier et qu'il ne voulait tout simplement pas de cet enfant, un point c'est tout! Je venais le rejoindre chaque jour dehors pendant qu'il travaillait, essayant de le convaincre que cet enfant était peut être un signe. Je le suppliai de ne pas me faire revivre cette situation une seconde fois! Je lui disais que j'avais un mauvais pressentiment et lui me disait: « arrête avec ca, c’est parce que tu veux le garder! » Il me reprochait de ne plus le suivre dans cette démarche, d'avoir changé d'avis! Mais ce premier avis était lié à la panique, à l’angoisse, un enfant c'est une décision importante! Moi même, à ce moment et encore plus aujourd'hui, je m'en veux! Je m'en veux d'avoir réagi de cette manière, si j'avais su prendre du recul avant de lui annoncer la nouvelle, j'aurai pu lui exprimer  immédiatement ce que je ressentais et ressens toujours aujourd'hui, cette plaie immense qui tente de se refermer à certains moments pour s'ouvrir davantage à d'autres et qui me fait de plus en plus mal ! Je revois les petites mains de mes enfants me faisant signe lorsque mon mari m'emmenait chercher ces foutus cachets! Je me vois dans ce cabinet, au milieu des faire parts de naissance, composer le code de ma carte bleue comme pour payer un morceau de viande alors qu'il s'agissait de mon bébé! Ce petit être qui me montrait déjà sa présence!
Mon gynécologue, m'avait prévenu et une seconde fois en présence de mon mari,  "c'est votre corps, c’est vous qui allez subir les conséquences, vous et seulement vous, il faut prendre votre propre décision ".Comment faire, imposer un enfant à son conjoint, lui qui vous rappelle que si vous lui faites cela, vous assumerez, vous changerez seule la voiture, vous finirez les travaux de la maison !
Le 10 octobre 2013, je rentrais à la maison avec ces cachets, rien de plus simple! J'avais subi sur le chemin la colère de mon mari, voyant que je ne voulais pas avancer tellement je pleurais! Je suis une maman, je ne suis plus une gamine, je sais ce que c'est que  de donner la vie, je n'étais plus prête à en supprimer une seconde! Cela était une fois de trop! Pour cette IVG, nous n'avions aucune excuse! C'est ce que je n'arrêtais pas d'expliquer à mon mari, contactant même le site SOS IVG. La personne que j'ai eu, a très vite compris que je ne pourrai pas assumer cette IVG et a même proposé de parler à mon mari. Il a trouvé cela intéressant pendant 1 minute tout comme pour mon gynéco, qu'il trouvait « pas mal aussi, au niveau de sa philosophie »! Puis, bien sûr, il est reparti dans ses convictions sans tenir compte des miennes! Je ne pouvais pas regarder ces cachets, posés dans un tiroir, c’était horrible de penser que j'allais devoir les mettre dans ma bouche, qu’ils stopperaient  la croissance de mon bébé, pour ensuite l'expulser! J'étais à la limite (7 sa).Mon mari me disait de les prendre le dimanche pour être à la maison deux jours plus tard pour l'expulsion, mais jusqu'au dernier moment, je ne pouvais croire qu'il ferait une chose pareille! J'étais persuadée qu'il ne pouvait aller jusqu'au bout, étant déjà papa deux fois et tellement aimé de ses enfants.
Le soir de ce 13 octobre, je me souviens de tout, même de ce que j'ai préparé pour le repas, de ce foutu reportage qu'ils passaient sur les risques d'accouchements d'enfants anormaux! Et mon mari qui me regardait pour approuver! Car selon lui, notre enfant n'était peut être pas normal ! Nous avions eu de la chance pour les deux premiers, alors pour le troisième, peut être qu'il culpabilisait moins de se dire cela!
La prise du premier comprimé a été une horreur, comme un coup de poignard en plein cœur. J'ai eu mal à la poitrine comme jamais. J'avais du mal à contrôler ma respiration et lorsque j'imaginais ce que j'étais en train de donner à mon bébé, j'avais envie de me faire du mal à moi-même! Pendant ce temps, mon mari regardait la télé, me disant que s’il venait vers moi, je le repousserai! Et déjà je le sentais soulagé!
A partir de cet instant, mon état psychologique s'est dégradé. On a beau vous dire que ce n'est qu'un embryon, vous ôtez le droit de vivre à un petit être! Et c'est une des raisons pour laquelle une mère souffre tellement. Le médecin m'a immédiatement mise en arrêt et donner les coordonnées d'un psy, rendez-vous 1 mois plus tard, autant dire que c'est long!
Deux jours plus tard, vers 20h30, j'ai du prendre le deuxième comprimé pour l'expulsion. Je me sentais comme morte et je redoutais ce qui m'attendait. J’ai eu des contractions comme pour accoucher ,une heure et demi plus tard, puis vers 23h30, j'ai eu très mal et je sentais quelque chose descendre, je suis allée dans les toilettes, et là j'ai vu ce qu'il ne fallait surtout pas voir: je me souviens encore de cette poche blanche, avec plein de vaisseaux, ses yeux, c'était horrible. Puis les contractions se sont arrêtées, j'avais vécu un accouchement mais je n'avais plus de bébé! Vers 5 heures du matin, j'étais pleine de sang; je suis allée sous la douche et là je perdais des morceaux de placenta et tous ces déchets, c'était horrible! J'étais seule et je pleurais en essayant de ramasser tout cela!
 
Les jours suivants, je continuais d'avoir des maux de ventre, je n'arrivais pas à me baisser suffisamment pour enfiler mes chaussures. J'ai appelé le gynécologue pour le rendez vous post IVG (écho de contrôle). J'avais du mal à marcher correctement. Le gynéco ne pouvait me recevoir que le 5 novembre. Je lui ai expliqué mes douleurs en arrivant. Il me fait l'écho et m'annonce que j'ai un énorme kyste (de la taille d'un pamplemousse) sur l'ovaire. Il repart à son bureau et planifie une intervention d’urgence, « vous entrez demain et je vous opère après demain, vous avez eu de la chance » me dit-il. « Et mes ovaires? C'est dangereux? » « Nous verrons en opérant si tout est en bon état », me dit-il. Je vous passe les détails de mon état. Je rentre, je l'annonce à mon mari qui ne s'attendait pas à cela et il fallait expliquer aux enfants que j'allais partir à l'hôpital. L'opération se passe, retour à la maison, une infirmière chaque jour, qui remarque ma détresse. Je continue d'avoir des maux de ventre et aussi des brulures, on me dit que cela doit être normal, il faut attendre car je viens d'être opérée, mais je sens bien que cela n'est pas normal. Une semaine plus tard, lors d'un prélèvement, on trouve des colonies de candida krusei. Le gynécologue ne me rappelle jamais car il me dit ne pas savoir soigner ces champignons. Il demande conseils à d'autres médecins, on me prescrit du VFEND sans trop connaitre le bon dosage (médicament obtenu uniquement en pharmacie du centre hospitalier), décembre se passe, janvier, février. Les candidas sont toujours là! Le gynéco me dit qu'il ne sait pas quoi faire et si un autre médecin peut me soigner, il passe la main volontiers! Les infirmières, affolées de me voir revenir sans cesse, parlent de mon cas à l'infectiologue, qui me conseille de tout arrêter! Aujourd’hui, j’ai refais un prélèvement, les candidas sont toujours là, je le savais, étant donné mes maux de ventre au quotidien et mes brulures et j'ai une nouvelle infection ainsi qu'une mycose, je suis sous antibiotiques  et cela dure depuis presque un an ! J’ai également une grosseur qui est apparue à la poitrine, j'ai du faire écho, mammo et finalement biopsie .Les résultats sont négatifs mais je dois refaire des examens car elle évolue de plus en plus. Tout ceci est hormonal et évidemment on vous dit que peut être rien n'est lié. Comment le savoir?
 
Si j'ai pris autant de temps à vous raconter mon histoire, ce n'est pas pour demander à chaque femme de renoncer à l'IVG, je pense simplement que derrière  toute décision se cache une raison valable mais en ce qui me concerne, ça ne l'était pas.

Mon mari croyait que cette grossesse était le pire qui pouvait nous arriver mais lorsque je vois tout ce que j'endure depuis bientôt un an, tous ces problèmes de santé et cette souffrance intérieure! Je la vis seule et j'ai tout perdu. J'ai 37 ans et j'ai l'impression que ma vie ne sera plus jamais la même après ça! J'essaie de tenir le coup pour mes enfants. Il faut connaitre la peur, le désarroi et le regret pour se dire que tout cela n'aurait pas du se passer, que j'aurai pu avoir cet enfant ! Etre fatiguée et se disputer à cause de ce mode de vie, mais cela n'est tellement rien, comparé à mes problèmes actuels. Et malheureusement il faut le subir pour qu'il en prenne conscience, ou peut être c'est ce qu'il veut me faire croire maintenant qu'il est trop tard! En attendant, je ne sais pas comment je serai dans un an! Je voudrais tellement revenir en arrière! Pouvoir changer les choses et que tout redevienne comme avant! On ne prend pas les mêmes décisions à 20 ans et à 40, et on ne les vit pas de la même manière! Merci pour les témoignages des autres, qui m'aident à me sentir moins seule! J'espère que le mien vous aidera car je n'ai pas pour habitude de me dévoiler autant! Bon courage à toutes!

Jodie 20 ans


Bonjour, je m’appelle Jodie et j'ai 20 ans. je suis déjà maman d’un petit  garçon de 10 mois, et en couple avec le papa.  Il y a deux semaines, j'ai constaté un retard de règles. Je pars donc  acheter  un test de grossesse sans vraiment m’attendre à un résultat  positif. Et pourtant,  il l'était. Sur le coup, je n'ai pas trop réalisé, d’ailleurs  il m'a fallut plusieurs jours pour vraiment me dire que j'étais enceinte. Mon copain qui a 27 ans m’a répété ces derniers temps que  « si je tombais  enceinte, il fallait que j'avorte ». Je disais « oui » sans vraiment trop y croire.  Mais la, c’était différent :  j'étais bel et bien enceinte de 4 semaines et le  fait de penser à l'avortement m’effrayait. Mais je me disais que c’était mieux  ainsi car j'ai 20 ans, sans travail, ni formation, ni permis et bientôt deux enfants ! Surtout, que cet enfant, je n’en voulais pas. Je me demandais dans quelle galère je m’étais mise. Mon copain venait de perdre un des ses deux jobs et pensait qu’il serait impossible de l’élever financièrement, et même  pire, que si je faisais le choix de le garder « je détruisais sa vie! »

Oui, on  parle bien de son enfant, mais qui « pour lui » malgré toutes mes recherches "a 4  semaines  il n’avait rien d’un être humain mais un simple œuf". Je sentais qu’il n'y avait pas d’autres issues pour moi que l’avortement.  Pourtant au fil des jours, j’ai commencé à parler à mon bébé. A l’imaginer avec  mon 1er fils et le prochain, j'ai essayé de le faire changer d’avis mais il  ne voulait absolument pas que je le garde. J’ai commencé à devenir très  agressive envers lui ! Et triste quand je pensais à cette vie que j’allais ôter, celle de  mon enfant! Il m’a fait prendre rendez-vous à l'hôpital d’xxxxx, le 16 mai à 9 h. Seulement, moi, j’espérais de tout cœur que le docteur lui expliquerait le développement à ce stade de la grossesse et le ferait changer d’avis. Mais ce fut tout le contraire ! Arrivée à l hôpital -là ou mon fils est né- je me dis que "celui que je porte n’aura pas cette chance". Et je me suis  même dit qu’il ne m’aurait pas comment maman et que "j'allais l’envoyer à la  poubelle ! "

Je toque timidement à la porte,  parle doucement et aligne quatre mots: « C est  pour un ivg ». Toute gentille, la femme me dit que je suis dans les temps pour l’ivg  médicamenteuse et me donne rendez vous le 22 à 9h15.  Je lui demande « à quoi il ressemble a 6 semaines  ?». Elle me dit que « ce n’est rien ! c'est un œuf!! » De partout, je lis le contraire, mais c’est elle LE DOCTEUR  que mon homme croira, pas ce qui est écrit sur des sites sérieux sur internet sur ce coup ! Elle va même plus loin et dit que « c’est un ovule qui a été fécondé,  c'est tout, et  que des ovules, j’en perds tous les mois ». Mon copain sort de la  super heureux, c’est  plein de bonnes nouvelles selon lui et surtout une date. .. Pour moi c’était tout le contraire… il m’a même dit d’arrêter de tirer la gueule! Dans  la voiture, on s’est engueulé et m’a dit "garde-le si tu veux" en nous  insultant tous les deux, mon bébé et moi ! Et mon fils de 10 mois dans la  voiture qui ressent toute la colère de son père et la tristesse de sa  mère. Après ce rendez-vous, je n’étais vraiment plus la même et ma capacité à m’occuper de mon fils avait changé. Je n'avais plus la tête, plus le  cœur et plus envie. Je n’avais personne à qui parler.  il disait que  c’était notre petit secret.

 Quand j’étais seule chez moi, je me suis  rappelé du site www.ivg.net que j’avais vu quelques jours plus tôt quand je cherchais  des renseignements sur l’avortement. J’ai donc appelé et je suis tombée sur  Marie. Je lui ai raconté ma vie et tout ce que j'avais sur le cœur : mes craintes et la pression que j'avais. Elle a tout de suite compris que je ne  voulais pas avorter.  Elle est allée dans mon sens, elle  m’a promis de l’aide et m’a  réellement aidé à me retrouver et m’a refait sourire. Mon comportement a  carrément changé après ce coup de fil.

D'ailleurs quand mon copain est  rentré,  il a remarqué que j'étais heureuse et m’a demandé pourquoi. Je lui  ai dis « je le garde, j'ai appelé ivg.net, je suis tombée sur une femme super  qui m’a comprise, elle va nous aider, on va s’en sortir ». il n’a pas réagi mais s'est mis à être préoccupé par l’argent. Il commençait à l’accepter mais  me disait que « l’on aura 600 euros (que pour les courses...) pour vivre tout le  mois avec deux enfants ». Mais je n’avais pas peur car je savais que la situation  allait changer. Et  puis le bébé  n’arrive maintenant tout de suite non plus.  Avec Marie, on s'est beaucoup envoyé des SMS et des petits messages de  soutien.  Je vais à l’écho de datation le 19 mais dans  l’optique de voir mon trésor et j’y vais même accompagnée de la  grand-mère. Lol ! Et mon rendez-vous pour l’ivg qui avait lieu le 22 mai, je  l'ai fait sauter !

Si j’ai écrit mon histoire sur ce site (chose que je ne fais  jamais dans les forums),  c'est pour dire aux femmes qui savent au fond d’elles que l’avortement n’est pas ce qu’elles désirent, qu’il ne faut pas  se décourager, ni voir les inconvénients de la grossesse car un enfant est  la plus belle des choses qui peut arriver et que tout s'arrange. Une grossesse  dure 9 mois en général. on a le temps de trouver de l’aide, du soutien et  une source de revenu. Et ne pas écouter la personne qui nous force à faire  ce choix car c’est la femme  qui doit assumer cet acte et les  conséquences.  Car si la femme n’a pas réellement envie d’avorter, elle en  paiera le prix toute sa vie. En tout cas, si je l’avais écouté, je suis sûr  que je ne l’aurais vraiment pas supporté vu mon comportement  avant de le  faire. Depuis mon copain l’a bien accepté et j'ai  reçu tout le soutien et l’aide  auquel on peut s’attendre, et encore bien plus que tout ce que j'avais  imaginé.  Marie, tu m’as très bien comprise et aidé, tu m as permis d'éviter de  faire la plus grosse bêtise de toute ma vie, tu as été un amour avec moi  et j’espère que beaucoup de femmes tomberont sur toi et votre site. Allez  les filles ! merci de m’avoir lu et j’espère vous avoir aidé. Merci encore à  Marie et ivg.net

 

Julien 30 ans


Je vous contacte car j'aimerais pouvoir aider ma femme à traverser ce  traumatisme que représente l'ivg. Elle a 29 ans, sans enfant et lorsque nous avons appris qu'elle était  enceinte nous étions (et nous sommes toujours) dans un moment compliqué de notre  relation. A un moment où elle s'est sentie trahie par moi, elle a donc fait une ivg.

C'est son second avortement. Alors que le premier (pratiqué vers 17 ans)  lui est apparu comme la meilleure solution, celui-ci représente pour elle...un cataclysme tant physique que psychique. Pour elle, cela a été  vécu comme "le pire moment" de sa vie. Elle se sent coupable. Elle est effondrée  et la simple vue d'un enfant ou d'une famille (elle travaille dans une école  primaire… ) suffit à la faire souffrir et ressasser davantage cet acte  qu'elle semble bien regretter.

Que puis-je faire pour la soutenir ? Elle me dit que je ne peux  comprendre ce qu'elle traverse. J'aimerais tellement trouver les mots justes ou simplement faire quelque chose pour elle, qu'elle sente qu'elle n'est pas seule...

Ce message est un peu une « bouteille à la mer ». Je suis désemparé, mais malheureusement  tellement moins qu'elle... Merci d'avance pour vos éventuelles réponses...