Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

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Marina 27 ans, enceinte a 15 ans


Marina 27 ans, J’avais 15 ans et demi quand j'ai rencontrée mon conjoint qui lui en avait 21 ... dès notre 1ère relation je suis tombée enceinte. Je n'avais pas encore fait de test. Rien et pourtant je sentais que j’étais enceinte. La peur commencé à m’envahir. Comment j’allais élever cet enfant ? Comment vont réagir mes proches ? Le papa va t'il rester ? Tant de questions dans ma tête ... après quelque jours de réflexion, je décide donc d'en parler au papa sans savoir ce que j'allais faire. Voilà le moment d'en parler à mes parents. J’ai peur. Je tremble et là, juste avant de leur annoncer, la question de l'avortement me vient en tête.  Je réfléchi encore quelque temps et je décide enfin de leur en parler. Mais ca y est ! Ma décision est prise : je garde cet enfant quoi qu'il arrive avec ou sans aide. Je l’assumerai. Je l'annonce à mes parents et leur dit à tous (mes parents et le papa) que ma décision est prise « je le garde ». Je dis à mes parents que je n’avorterai pas et que s’ils comptent me monter la tête je fuguerai  de leur maison jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour avorter. Et je demande au papa  s‘il est prêt à assumer… Je  lui dis que s’il n’est pas prêt,  je préfère qu'il parte tout de suite plutôt que faire du mal à mon enfant en partant plus tard. Et la il me répond que " nous étions deux à le faire, nous serons deux à assumer". Aujourd'hui, notre fils va avoir 11 ans . Je suis maman de 4 enfants et je suis toujours avec le papa pour mon plus grand bonheur et en aucun cas je ne regrette mes choix

Leha 30 ans, ivg a 20 ans puis enceinte de 8 mois


 

Je souhaiterais vous remercier et vous encourager pour ce que vous faites. Vous montrez aux gens que l'IVG n'est pas un acte anodin et qu'il ne s'agit  pas d'un moyen de contraception. Trop de gens minimisent cet acte.  Les nombreux témoignages sur votre site feront ? je pense,  du bien à certaines femmes  qui  se posent des questions sur cet acte. J’ai 30 ans. Il y a 10 ans, j'ai eu recours à une IVG. Je l'ai fait dans la  précipitation. Je me trouvais beaucoup trop jeune, j'avais mes études etc. j'ai avorté par voie médicamenteuse, je l'ai regretté pendant des années. Cet acte m'a traumatisé et m’a hanté pendant des années. Aujourd'hui,  je suis enceinte de presque 9 mois et ce dans des circonstances pas facile du tout (aventure d'un soir avec un homme marié). Apres avoir pesé le pour et le contre,  j'ai décidé de le garder malgré la pression du géniteur et le chantage  qu'il a pu me faire. A quelques jours du terme, je ne regrette pas mon choix, j'ai vécue ma   grossesse  seule, avec tous les tracas que cela peut engendrer, la  solitude, les questions de l'entourage etc. Je ne regrette pas du tout mon  choix. J'ai hâte de voir mon bébé, de le serrer dans mes bras. Cet être n'a  rien demandé et je lui donnerai tout l'amour qu'une mère peut donner à son  enfant. J’encourage vraiment les femmes qui se retrouvent enceinte dans une situation  délicate, de bien réfléchir quelques soit la pression autour d’elle et leur situation. Il faut qu'elles sachent que ce n’est pas un acte anodin .Une IVG peut traumatiser a vie. Un enfant est une bénédiction et non un virus. Combien de femmes donneraient n'importe quoi pour avoir un enfant !? Merci pour votre site

Marthe 42 ans


Le 9 juillet 2014, j'ai eu recours a un IVG a 42  ans. Il s'avère que c'est une grossesse surprise car quand je l'ai découvert,  j'avais a peine 4 jours pour interrompre la grossesse. Une partie  de moi voulait garder ce petit être qui aurait fait la joie de mes 2 filles.  Mais dans la panique, j'ai commis l'irréparable et aujourd'hui je pleure  toutes les larmes de mon corps. Chaque jour, je prie pour ce petit être a qui  j'ai retiré la vie mais ca ne diminue pas la douleur pour autant. j'ai mal, très mal ...

olivia 25 ans


Bonjour, je m'appelle Olivia, j'ai 25 ans et j'ai avorté le 13 juin 2013. Je suis avec mon chéri depuis 7 ans et suis tombée enceinte en avril. Je ne me suis rendue compte de rien. Je suis allée en vacances à la Réunion avec mes parents, j'ai crapahuté sur le volcan pour dire, je fumais je buvais, je faisais la fête, je ne me suis rendue compte de rien, on riait avec mes amies de mes nouveaux gros seins, je continuais à faire du sport malgré mon ventre qui ne maigrissait pas, j'ai même eu des règles « artificielles » dû à la pilule et effectivement je m'en suis rendue compte quand je trouvais anormal que malgré le sport, mon ventre restait rond (je suis fine), que j'étais très fatiguée et surtout que j'avais tout le temps faim et mangeait n'importe quoi.....j’ai fait des tests de grossesse.... le choc !
 
Je n'en voulais pas j'en étais sure. J’en ai discuté avec mon chéri qui a voulu le garder alors que notre situation financière, ni ses études ne le permettent. Toutefois je gagne bien ma vie. Nous avons pris rdv chez le gynécologue le lendemain, nous y sommes allé et là le gyneco nous a dit que ca faisait longtemps, ma grossesse datait du 17 avril nous étions le 6 juin... il nous a demandé si nous voulions le voir. J'ai refusé net et pleuré, mon chéri lui a regardé. je me suis rhabillée en larmes et là alors que je ne voulais pas voir le bébé ni l'échographie de peur de m'attacher, il l'a posé sur le bureau pour que je la vois.... c'était horrible et depuis je ne vois plus que cette échographie ! à partir de ce moment là, mon ventre a commencé à grossir, j'étais bouleversée, Nous en avons parlé à nos mères respectives qui nous ont laissé le choix tout en suggérant de ne pas le garder pour les différentes causes évoquées ci dessus. Je me suis mis en arrêt maladie pour le reste de la semaine car je ne pouvais plus affronter le regard de quiconque. En plus, mon ventre était devenu rond d'un coup. j'étais presque à trois mois ! Et pourtant j'étais heureuse avec mon ventre.  Je me sentais bien même si je pleurais car je savais que je devais avorter. L'opération s'est bien passée. Apparemment je suis passée la dernière. J’ai vu les filles revenir du bloc, se réveiller et pleurer; Et je me disais « non, tu ne vas pas pleurer  !» Et pourtant, c'était incontrôlable, ce sentiment de vide !
 
C’était il y a 5 semaines ! Cela allait bien au début, puis finalement pas du tout  ! J'essaie de ne surtout pas le montrer, alors je bois, je fume... pour oublier..... J’ai toujours besoin d'être en contact avec mon chéri et la journée c'est appels et sms. Je dois être très chiante, mais c'est plus fort que moi. J'ai trop besoin de lui. Sauf que je suis devenue complètement folle et que je suis infecte avec lui. En plus, je n'aime plus trop sortir et voir des amis alors que je le faisais avant tout le temps, je préfère maintenant rester chez moi dans mon canapé avec mon chéri et mon chat. Du coup mon chéri sort souvent seul ! Hier, nous sommes allé diner avec des amis et j'ai trop bu évidemment à dormir sur la table en fin de soirée. Et quand nous sommes rentrés, j'ai été infecte, odieuse, complètement folle, à parler de bébés et à insulter mon chéri alors qu'il est formidable ! je ne sais pas pourquoi je dis des choses aussi horribles dont je ne me souviens même pas alors que mon chéri c'est mon pilier. Je n'arrive pas à me contrôler sur le moment. Je ne sais pas et je dis n'importe quoi et surtout des choses que je ne pense pas. Mon chéri en souffre beaucoup, nous sommes disputés et il ne veut plus me parler . Je ne sais pas quoi faire. je suis folle complètement folle. je fais du mal à la personne que j'aime le plus au monde alors que j'ai besoin de lui. En plus, je ne communique pas vraiment quand je suis triste du coup il me voit triste, sait pourquoi mais je ne m'exprime pas. Du coup et hier, je ne sais pas ce que j'ai pu dire, j'ai vraiment besoin d'aide je pense, je ne sais pas comment oublier. j'y pense constamment c'est plus fort que moi : un enfant dans la rue, une femme enceinte. Je ne vois que ca. je sais que je ne pouvais pas garder ce bébé que je l'ai tué . Je suis horrible. je me déteste vraiment.  je fais un régime. je voudrais crever ! je sais que je me détruis, mais c'est plus fort que moi. Je pense que je suis devenue folle et ce bébé, je n'en voulais pas mais je m'y suis attaché, je l'ai aimé et maintenant c'est fini !
 
S'il vous plait, si vous avez des conseils, aidez mon couple ! Je ne suis plus comme avant et je déteste cette nouvelle personne que je suis, je me vois de l’extérieur. Je ne m'aime pas, mais je veux que mon chéri continu à m'aimer. Je veux être comme avant, je sais que le temps doit passer mais ca n'efface pas et je voudrais atténuer cette douleur svp !
 
Je vous remercie pour le temps passé à cette lecture.
 
Olivia

Brigitte



Je souhaitais simplement remercier pour votre écoute. J'ai parlé hier avec Odile, une jeune femme très gentille qui m'a tout de suite mis à l'aise pour que je puisse évacuer tout ce que j'avais à dire. Je suis enceinte, je ne sais toujours pas si je vais garder ce bébé ou pas, mais je sais que d'avoir parlé avec vous m'a beaucoup aidé. Cela va m'aider à prendre une décision plus sereinement, quoi qu'elle soit. Je voulais aussi encourager les hommes à appeler aussi, je pense que c'est très bénéfique pour un homme de pouvoir entendre d'autres points de vue, qui pourront l'aider à mieux comprendre les difficultés que sa compagne vit dans cette situation. Merci pour tout.
 
Brigitte

Anna P


 

Je suis Anna, je  vis avec mon petit ami depuis un an et je l'aime beaucoup bien que notre relation soit extrêmement conflictuelle. Je suis tombée enceinte cet été de façon accidentelle. Mon ami ne désirait pas cet enfant, ce que je peux aisément comprendre car j'ai 19 ans et lui 22 ans. Nous n'avons que peu de moyens financiers et pas de situation stable. Pour ma part ce fut un véritable choc. Je ne voulais pas de cette situation, de cette vie qui s'annonçait très compliquée avec un bébé, pourtant je ne pouvais pas m'empêcher de désirer cet enfant alors qu'il était là car il était le fruit d'un amour fort et sincère... j'en ai donc parlé à mes parents qui ont très mal réagis. Mon ami pensait que je lui avais fait un enfant dans le dos. J’ai donc pris la décision d'avorter à contre cœur pensant ne pas pouvoir assumer un enfant sans père, ni grands parents...
 
J’ai donc eu une IVG médicamenteuse un peu tardive. Je n'ai jamais autant souffert ! J’en reste encore traumatisée. J’ai pris mon premier comprimé en centre hospitalier puis les deux autres (que le médecin m'avait donné) chez moi 48h après. A peine 15min après, j’avais des vomissements, des saignements  et de terrifiantes douleurs dans le bas ventre. J’ai du être conduite d'urgence à l'hôpital. J’hurlais de douleur ! Après injections de morphine, les douleurs toujours présentes en moins insupportables, ont continué pendant prés de 4H. Puis, ne voulant pas uriner dans le bac prévu à cet effet, je suis allée aux toilettes où en fait je me suis vidée de mon sang mais rien n'était encore « parti ». Au moment de me rhabiller, une énorme douleur suivie d'une impression indéfinissable... Mon premier geste fut d'empêcher la chute de « quelque chose ». En regardant dans mes mains je vis que j'avais perdu mon embryon. mon bébé ! Sous le choc, je me mis à nettoyer le sang qui était partout dans les toilettes avec le papier hygiénique et le savon en spray à quatre pattes sur le sol des WC. Je frottais comme jamais. J’en avais besoin, j’avais honte de ce qui venait d'arriver.
 
Puis après, je n'avais qu'une envie c’etait de dormir. Après l'écho de contrôle on m’a autorisé à sortir. Je suis rentrée chez moi et en me réveillant le lendemain, je me sentais très mal et très sale. Depuis une douleur ou une sensation très désagréable ne quitte plus mon bas-ventre. Je pleure très souvent en y repensant. Mon ami ne m'en parle jamais. Je ne peux pas en parler à mes parents. Je souffre terriblement. Je n'arrive pas à m'en remettre, je n'ai pas d'amie en qui j'ai assez confiance pour en parler. Je suis donc seule pour me remettre de tout ça. Je suis face à un homme que j'aime mais qui ne veut plus de moi pour de multiples raisons et face à des parents avec lesquels j’entretiens des relations de plus en plus conflictuelles.  Que faire ? Je vous en supplie, aidez-moi ! Je le vis de plus en plus mal !
 
 

Karin 26 ans, j'étais enceinte


Je suis Karin, j'ai 26 ans : Je vous ai contacté au mois de mars 2011, car j'avais appris que j'étais enceinte.
Grâce à votre écoute, nous sommes plus qu'heureux d'avoir fait nous-mêmes le choix de garder cet enfant, et plus amoureux encore.

 

 

 

 

Sinda


 
 
 
Le 20 mars 2009, je pleure parce que je sens que je vais faire une connerie. Je suis dans la voiture avec mon compagnon, en larmes, et lui explique que je n'ai pas pris la pilule du lendemain, parce que je pense qu'à force de la prendre je risque de devenir stérile. Nous allons alors à la pharmacie acheter un test puis à la maison. Je fais le test en pleurs parce que je sens qu'un enfant s'est mis en route là dedans. le test est positif. Et là, le choc je pense, car après avoir chialé dans ses bras et crié "mais qu'est-ce que j'ai fait, je vais avorter, moi ?", je n'en ai plus parlé. Ni le lendemain, ni après. 2 semaines après, mon homme me dit "alors, qu'est ce qu'on fait ?" ah oui, je suis enceinte, il faut aller avorter ! A partir de là, j'enchaine, prise de sang, écho, rdv pour première prise, puis le 12 avril IVG par voie médicamenteuse à l'hôpital. Et hop on en parle plus ! J'ai tellement essayé de ne pas le vivre, de m'occuper en faisant d'autres choses, que ce n'est qu'aujourd'hui que je le regrette amèrement ! Je pleure, je me demande pourquoi est-ce que j'ai agi de la sorte. Et mon bébé? Il aurait eu 2 ans en novembre 2011. Mon homme me dit qu'on a fait le bon choix, que depuis on a muri, que maintenant on est prêts à devenir parents… J'ai l'impression de devenir folle, Une émission de TV sur le "babyboom" me met dans tous mes états ! Et mon mari, ba il subit, ma folie, mes crises de larmes.
Je vis très mal mon IVG mais seulement 2 ans après, ça a changé ma vie pour toujours et je ne cesserai jamais d'y penser.
 
Sinda le 15-11-2011

 

 

Lina


Je viens de tomber sur votre site en cherchant des aides psychologiques post-avortement. Après un avortement effectué il y a plus d'un an, je commence seulement à m'apercevoir que je vais avoir besoin d'aide pour surmonter certains sentiments que je ne ressentais pas jusqu'alors, ou que je voulais pas ressentir. J'habite d'ordinaire à M… (où j'ai effectué cet avortement).
 
Où me conseillez-vous d'aller pour soigner ce genre de problème ? Vous parlez de thérapies de groupe... Bref, je ne sais pas trop, je suis un peu perdue par rapport à cela. Profondément athée, j'ai également peur d'être confrontée à un discours religieux... Bref, je crois que j'ai besoin de conseils...
Merci en tout cas, un conseil me serait vraiment le bienvenu.
Lina le 30 avril 2011 

Marie


A 37 ans, j'ai voulu un enfant dans ma vie pour lui donner tout l'amour existant en moi, montrer combien j étais enfin heureuse de vivre avec un homme formidable. Mais cet homme « formidable » n'a pas voulu de cet enfant dans sa vie, dans notre vie. J'ai cédé sous la pression et fait une IVG.
 
Puis très vite, j’ai manqué de beaucoup d’heures de sommeil et  j’ai aussi souffert d’anorexie. La détresse ressentie a engloutie toute ma volonté, ma force de caractère. Je n'ai plus été moi même. Depuis, j'ai fait une dépression, mais je survis depuis avec une sensation de dureté dans le cœur à la place de tout cet amour. Je pense encore à cet enfant qui aurait du vivre. Je me sens mal, dure, moins belle, non désirable. Aujourd’hui je ne conçois pas de vivre sans enfant, je voudrais que cet enfant soit autant désiré par le père que par moi.
 
Je voudrais recommencer à vivre avec à la place de cette pierre dans le cœur, le bonheur de fonder une famille heureuse et aimante. Je crois que seul l'espoir me sauvera de ce malheur, que seul l'espoir d'aimer un enfant me rendra le gout à la vie. L'égoïsme, étranger à ma nature, aujourd'hui habite mon cœur. Et il n'aurait jamais du prendre place. J'ai essayé de redevenir douce et attentionnée envers les autres pour retrouver la joie de vivre et le bonheur d'aimer de nouveau mes amis et d’être de nouveau aimée. Parfois les angoisses m'envahissent et je ressens moins d'amour pour mon compagnon. Aujourd'hui, je me sens plus forte pour faire face mais avec toujours l'angoisse et la peur de ne pas arriver à « tourner la page ». Je vous embrasse et vous souhaite beaucoup de courage

Marie le 19 avril 2011