Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

conseils avant IVG

Julie, 29 ans : je suis heureuse d'avoir ce petit être


J'ai 29 ans : il y a 14 mois je suis tombée enceinte... Enfin, je n'ai pas avorté... Quel bonheur, certes le papa est parti mais le sourire et le bonheur que m'apporte mon fils me permet de tout affronter, je ne regrette en aucun cas mon choix et même si c’est pas tous les jours facile, je suis heureuse d'avoir ce petit être qui est vraiment le bonheur de ma vie. 

Hermia 15 ans : mon bébé contre tout le reste


J'ai subit une IVG à 15 ans. Un an après, je suis retombée enceinte, et là, j'ai mené un véritable combat. C'était mon bébé contre tout le reste et peu importe qui me suivrais. 

Céline 31 ans : avorter histoire d'arranger "tout le monde"


Odile a trouvé les bonnes paroles. alors qu'elle fut résignée à opter pour une  IVG  histoire d'arranger "tout le monde" ! 

Ingrid 22 ans, ivg par aspiration a 11 sa


J'ai fait un avortement par aspiration a 22 ans. Après 5 mois de relation avec mon copain, nous commencions à nous projeter dans un avenir. Quand un jour, grosse perte de sang. Je ne me suis pas plus inquiétée que ca en me disant simplement qu'il s'agissait de règles un peu fortes. 2 mois plus tard, je consulte mon médecin pour une fatigue intense, il me  prescrit un bilan sanguin. Le verdict tombe : je suis enceinte. Je réalise une écho d'urgence et me voilà à 9 semaines de grossesse. Puis mon ventre s'est arrondi, puis des nausées et les seins énormes. Je me suis sentie seule, vide, sans savoir comment réagir. J'en parle à mon conjoint.  Sa réaction : " dans notre malheur, nous avons de la chance. Nous pouvons avorter ! " . Tellement désemparée que je ne cherche pas à comprendre ! il doit avoir raison... Le jour de l'avortement,  je passe ma journée à pleurer. A mon réveil, je me sens vide, sale, inhumaine. Je l'aimais déjà cet enfant, c'était mon sang, ma chair,  ma vie. Si j'ai un conseil à donner à toutes les jeunes femmes qui sont un jour confrontées à cela, c'est de prendre le temps, le temps de réfléchir… Une semaine c'est tellement peu et cette décision change toute notre vie... Aujourd'hui,  j'ai du mal à me relever de cette blessure qui me torture au quotidien.

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Manon 20 ans, ivg il a un an


Manon 20 ans, Je suis tombée enceinte à 19 ans, j'étais avec mon copain depuis 2 ans. Je  ne me sentais pas prête pour le garder car je faisais des études et n'avais  pas une situation assez stable, je vivais chez mes parents. Lorsque j'ai  acheté mon test de grossesse à la pharmacie, la pharmacienne a parlé  extrêmement fort en me disant que j'étais totalement irresponsable d'avoir  oublié ma pilule (il y avait la queue derrière moi) et j'étais déjà  très mal, comment vous dire qu'elle n'a pas beaucoup aidé. La première  chose que j'ai faite après avoir vu que le test était positif était d'en  parler à mon copain bien sûr, mais aussi à ma mère car j'ai la chance  d'avoir une mère extraordinaire qui me soutient. Elle m'a demandé ce que je  voulais faire et m'a dit qu'elle me soutiendrait quoi que je décide, mais  dans ma tête la décision était déjà prise, ce serait l'avortement.  Lorsque j'en ai parlé à mon copain, il m'a demandé de bien réfléchir car il ne voulait pas que je me précipite et il m'a dit qu'il serait prêt à  assumer.
Mais même si j'avais la chance d'avoir un garçon à mes côtés prêt à assumer, cela ne m'a pas vraiment soulagée, au contraire, car pour  moi la décision était prise mais cette décision lui appartenait aussi. Je  me sentais mal de vouloir avorter alors que lui hésitait, avec le recul je  pense que ça l'a soulagé au final, car il fallait prendre une décision  assez rapidement et il savait que l'avortement était la chose à faire, il  ne voulait juste pas se le dire. Nous en avons donc reparlé et avons décidé d'un commun accord de le faire. J'ai fait des prises de sang, et une  échographie (il a été merveilleux avec moi, m'a soutenu et m'a  accompagnée). Seulement, le jour de l'échographie, la gynécologue  m'expliqua que j'avais dépassé le délai autorisé pour une IVG (14 semaines d'aménorrhée) de deux ou trois jours. J'étais  paniquée et j'ai donc appelé  l’hôpital le plus près de chez moi  directement après être sortie de chez la gynéco, je leur ai expliqué la  situation et il m'ont dit que légalement, ils n'avaient pas le droit de le  faire, mais ils m'ont donné le numéro d'un médecin généraliste qui  pratiquait des IVG médicamenteuses et qui pourrait  accepter. Je l'ai  appelé tout de suite après, il n'avait plus de place pour un rdv alors il  m'a dit de venir aux heures de consultation sans rdv. Il nous a dit que cela  coûterait une certaine somme (100 ou 200 €, je ne sais plus, remboursés  plus tard), nous n'avions pas cette somme sur nous évidemment, mon copain a  réussi à retirer cette somme et nous y sommes allés.
C'était une journée vraiment étrange car je ne me rendais à peine compte de ce qui se passait  et tout allait très vite. Chez le médecin, il m'a donné un dossier d'IVG,  que j'ai toujours d'ailleurs, tout comme les échographies (car même si ce  n'était pas une grossesse désirée, cela fait partie de ma vie et je ne  veux pas l'oublier), il a changé les dates sur le dossier afin qu'il y ait  marqué que j'avais eu la semaine obligatoire de réflexion, et m'a donné deux cachets, un que j'ai pris directement  là bas et un autre que je devais prendre 48h plus tard. Tout s'est passé  très vite mais j'étais sûre de mon choix et j'étais accompagnée et  soutenue par mon copain, en sortant de chez le médecin, nous avons appelé  ma mère pour la tenir au courant, et les parents de mon copains, qui, eux  aussi étaient au courant, ils nous ont dit de rentrer chez mon copain et de  ne pas aller en cours (car c’était un jeudi) pour nous reposer. C'est ce  que nous avons fait.
Le lendemain, j’étais à la fac lorsque je me mit a  perdre beaucoup de sang, (normalement cela se fait après la deuxième prise de  cachet, mais il arrive dans certains cas que la femme expulse entre les deux  prises), c'est ce qui m'est arrivé, j'étais avec une amie, et mon jeans  était plein de sang, j'ai donc du lui raconter et elle a eu la gentillesse  de me ramener chez elle, de me prêter un jeans et de me ramener chez moi, car  chez moi je n'en avais parlé qu'a ma mère, ni mon frère, ni mes sœurs, ni  mon beau père n'étaient au courant car je ne voulais pas leur dire, même  si je savais qu'ils m'auraient soutenue aussi. Le lendemain, c'était samedi  et mon copain était chez moi, je devais prendre le cachet vers 13h, je me  suis mise dans mon lit, et je pris le  cachet, j'ai eu extrêmement mal dans le bas du ventre pendant à peu près 20  minutes, puis je me suis endormie car j’étais vraiment très fatiguée de cela. Mon copain est resté avec moi jusqu'au bout, et j'ai  perdu beaucoup de sang pendant à peu près deux semaines.
Maintenant tout va  bien, cela ne fera un an en Avril, je suis toujours avec mon copain et depuis  j'en ai parlé a mes sœurs, mais mon frère et mon beau père ne sont  toujours pas au courant et ne le sauront jamais je pense. Nous en parlons  très peu avec mon copain, je n'ai pas regretté notre choix, lui non  plus, même si ca a été extrêmement difficile pour moi comme pour lui, car  même si ce n'était pas son corps, il était concerné tout comme moi. Tout  cela s'est passé très vite mais j'avais la chance d'être sûre de mon  choix. Bien sûr, aujourd'hui je ne regrette pas. Les deux premières semaines suivant mon IVG j'étais mal, mais je le savais. Car lorsque j'ai pris cette décision, je  savais que j'allais en souffrir. 
 
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Mauren 17 ans, IVG il y a un an


Mauren, 17 ans et en couple depuis 1 ans et demi. L’an dernier je suis  tombée enceinte. J’avais 16 ans et demi et mon petit ami avait 24 ans, j'ai   appris ma grossesse suite a une prise de sang. En fait, j'habitais chez mes  parents et j'ai fais un malaise et j'ai atterri à l'hôpital et les  résultats. J’étais enceints, les médecins m’ont proposé de rester  hospitalisée pour faire les échographies et prise de sang sans que mes  parents ne soient au courant. Le jour même, je me faisais hospitaliser et le  soir même mon petit ami est venu me rendre visite, après une longue discussion, nous avions décidé de le garder. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Mes  parents m’ont fait du chantage pour que j'avorte et les médecins n’arrêtaient pas de  dire à mon compagnon que ma grossesse me mettait en danger parce que je pèse  40 kilos pour 1m62, mais on avait décidé de le garder. Or les médecins et  psychologue nous disaient que c'était la seule solution et j'ai avorté alors  que moi et mon copain on voulait le garder. Le jour même de l'avortement le  03/7/2015 je me suis pas rendu compte que j'avais avorté, mais quelques  semaines après mes parents m’ont mis dehors. C’était le 20/7/2015 et j'ai  emménagé chez mon copain, mais depuis je pense toujours à ce bébé que  j'ai tué et ca me fait souffrir. C’est si dur, personne nous a laissé nous  exprimer librement et il nous est interdit d'en parler et je ne sais pas  pourquoi. Depuis, je fais des cauchemars et je me sens seule même si mon  petit ami est avec moi, il me manque toujours quelque chose. Ce bébé  était voulu et on m’a obligé d’avorter. C’est  horrible. Comment peut-on  faire ca à une personne ? Comment s'en sortir ? J'ai besoin d'une aide et  d'une écoute merci.
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Aurelie 34 ans, ivg il y a 12 ans


Il y a plus de 12 ans, je me suis retrouvée enceinte de l'homme que j'aimais. J’avais un petit garçon de 3 ans d’un autre père qui m'avait lâchement abandonnée. ce petit garçon était handicapé, il est né sourd .
Quand j'ai ressenti les premiers symptômes de grossesse, j'ai fait un test qui s'est révélé être positif. J’en parle au papa qui a été catégorique:" c'est moi ou le bébé, moi je n'en veux pas"
La puéricultrice de mon fils, me conseille, elle aussi, de ne pas garder le bébé car avec mon fils, j'avais du mal à m'en sortir. Donc je prends RdV pour l’IVG avec la puéricultrice qui m'accompagnait pour prendre des deux premiers médicaments, pour faire mourir le bébé.
48 heures après je retourne à l’hôpital de jour. Ils me donnent de nouveaux comprimés, pour provoquer des contractions et perdre le bébé.
Puis, ils me donnent une bassine pour qu’au moment des contractions je perde le bébé dedans. Quand cela fut fini, j'ai appelé l'infirmière qui est venue vérifier si j’avais bien perdu mon embryon .Il était dans une petite boule où on ne voyait rien. Elle l'a décortiqué pour voir l'embryon en entier et me l'a fait voir, en me tendant la bassine. Elle me dit : "Maintenant vous pouvez le vider dans les toilettes " 
J'ai été choquée, traumatisée, je ne comprends pas qu'on puisse faire cela ! J'étais jeune, je me suis laissé faire. Le pire c'est quand j'ai vu mon copain, j'étais en pleurs et il me dit : « Tant mieux, c’est fini », " et oui..... Je me suis écroulée, cette journée je m'en rappellerai toute ma vie ! J''ai eu deux petites filles après avec le même copain. Il a cassé quelque chose dans l'amour qu'on avait entre nous. Rien n'est plus pareil, rien ne le sera plus jamais. Je regrette ce choix.  je pense toujours à ce bébé malgré tout le temps passé et lui aussi l'a regretté par la suite.....faites le bon choix et surtout faites votre choix en votre âme et conscience et n'écoutez personne !
 
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Aurelia 21 ans, ivg il a 3 ans


Aurélia, 21 ans. Je venais d'avoir 18 ans et était avec un garçon depuis 4 mois mais notre  relation avait toujours été compliquée. Début janvier 2013, j'ai eu un  retard de règle de presque 1 mois et demi, je décide d'aller au planning  pour une prise de sang qui se révèle négatif. Ils m'ont administré une  pilule "qui m'irait mieux". Fin janvier, je suis tombée malade pendant plus  d'une semaine, j'ai donc été chez le médecin qui m'a fait refaire des  examens. Quelques jours plus tard, je reçois les résultats par courrier  avec mes parents, je leur avais jamais caché mon retard, mes examens et tout. Nous sommes tous les trois et nous apprenons que je suis enceinte de presque  2 mois. Je tombe en larmes, je ne m'y attendais vraiment pas, puisque la  prise de sang un mois avant était négative... J'ai donc appelé directement  mon copain de l'époque qui me dit " je t'accompagnerai à l'avortement" j'ai  raccroché. Je ne savais pas quoi faire, il me mettait la pression, j'avais  « plutôt intérêt à avorter » de ce qu'il disait. Ce qui a abouti à une  rupture le lendemain de la nouvelle. Ma mère était la pour moi mais je  sentais qu'elle était très mal, et mon beau père avec toutes ces questions  me mettaient la pression encore plus. Pas une seule fois, on ne m'a posé la  question éventuelle de le garder ou de l'assumer. J'étais encore au lycée,  pas les moyens de l'élever, et pour mon beau-père, il fallait que « j'assume »  c'est à dire quitter la maison familiale et me débrouiller. J'en ai pleuré des nuits entières, et au fil des  jours,  je sentais qu'il y avait « un être » à l'intérieur. Premier rdv chez le  gynécologue, tout est planifié. Trop tard pour les médicaments, il faut  aller au bloc. Deux jours avant l'opération, j'ai eu rdv pour prendre un  médicament que j'ai mis 2h à prendre... Puis vint le jour de  l'opération,  je me souviens de cette douleur horrible avant... En me réveillant, les  larmes sont montées... Je suis sortie de l'hôpital et essayais d'avoir une vie  comme avant. Mais depuis cela, rien n'a été comme avant. Rien ! Je regrette. J’aurais du l'affirmer et dire que je n'étais pas d'accord. Maintenant, je  regrette et j'ai honte, à tel point que je n'en parle à personne... Maintenant, il aurait eu 2 ans et demi. Alors si vous n'êtes pas sûre, ne le  faites pas, car on oublie jamais une douleur pareil.

Elena 23 ans, 2 ivg


Elena 23ans. La première fois que je suis tombée enceinte, j'avais 19ans. Un jour, je me suis rendu compte de mon retard de règle. Très inhabituel puisque j'ai toujours été très bien réglée. J'en parle donc à ma mère qui prend rapidement rdv chez mon médecin pour une prise de sang. Prise de sang faite le jour même, j'appelle le laboratoire : positif ! J'étais en panique et en même temps je rigolais. J'étais perdu, j'avais l'impression que tout ça n’était qu'un rêve. Ma mère prend aussitôt la décision pour moi. Appel de nouveau le médecin pour un rdv pour un ivg. J'appelle mon copain avec qui j'étais en couple depuis deux ans. Ça réponse fut simple "je te préviens, si tu le garde, je me barre. C'est lui ou moi." puis il a raccroché. De l'annonce de cette grossesse, je n'ai eu que quelque secondes de joie qui m'a été donné par l'employée du laboratoire lorsqu'elle m'a dit "félicitation". Puis je suis allée me coucher. Paniquée et heureuse qu'un petit être, un bout de moi et celui que j'aimais le plus au monde soit là. Le lendemain je suis allée au lycée comme d'habitude, comme si je n'avais jamais appris ça. Quand je suis rentrée de l'école ce soir là, ma mère avait déjà pris tous les rdv pour l'avortement. Je n’en revenais pas. À aucun moment on m'a demandé si je voulais le garder. Alors je suis retournée dans ma chambre et j'ai pleuré. Le lendemain, quand je suis allée faire l'écho de datation, ma belle mère est venue me voir avant. Elle m'a regardée et m'a dit "Qu'est ce que tu veux faire ? Tu veux garder cet enfant ?" et là les larmes me sont montées. Je lui ai dit que je ne savais pas. Le médecin m'annonce que je suis enceinte de quatre semaines et donc que j'ai encore le temps pour une IVG par médicaments. Puis très vite tout s'est enchaîné, les médicaments et le jour où j'ai pris les derniers médicaments. Mon copain, heureux que j'ai commencé à avorter, m'a dit qu'il serait là pour me soutenir. Finalement, il a préféré resté sur Paris pour passer le week-end avec son meilleur ami. J'étais donc toute seule. Je n'avais que quelques messages de sa part. Tout ce qu'il attendait, c'est que mon bébé s'en aille. Je n'ai eu aucune douleur pour cet avortement. 10 min après avoir pris le médicament je suis allée au toilette et tout était terminé. Sans douleur. Puis je me suis mise à pleurer. Pendant des jours, des semaines je ne faisais qui penser. J'ai découvert une conversation de mon copain avec son meilleur ami où ils parlaient de leur week-end où j'ai avorté. "Je n’ai pas envie de la voir" ; "je vais lui dire que ça te soule que je ne sois pas là comme ça elle va culpabiliser" ... Finalement je suis restée avec lui 3 ans encore. 3 ans où j'ai déprimé car on avait prit la décision pour moi, que je n'ai pas eu le choix, parce que j'allais passer le bac avec un gros ventre et que tout le monde aurait parlé. Finalement, il m'a quittée 3 ans plus tard car je n'étais plus comme avant. Je lui en voulais tellement que tous les prétextes étaient bons pour m’engueuler avec lui parce que je regrettais toujours autant même après 3 ans. Aujourd'hui encore je repense à cette première grossesse et j'en pleure encore. Puis en février 2015, âgée alors de 22 ans, j'ai rencontré un autre homme. Nous faisions soirées sur soirées et donc je ne prenais plus la pilule correctement. En juin, retard de règle ! Je fais un test de grossesse, encore une fois positif ! J'ai donc décidé que cette fois ci, c'est moi qui prendrais une décision. Je suis allée faire une écho, enceinte de 4 semaines. Je suis quand même allée me renseigner pour l’ivg. Car je ne savais pas comment l'annoncer à mes parents et surtout au père avec qui je n'étais pas vraiment en couple... Sur le chemin pour rentrer chez moi, j'ai réfléchie. Trop peut être. J'étais étudiante, j'avais des revenus irrégulières et la situation financière de mes parents était catastrophique... Comment je pouvais élever un bébé dans cette situation qui été la même que celle de ma première grossesse ? Je me suis arrêtée et j'ai envoyé un message au papa. Il m'a demandé ce que j'avais déjà fais. Il m'a dit "si tu veux le garder OK, mais ça me fera bien chier". Je ne savais pas quoi faire. Je devais prendre une décision et je ne savais pas. Puis la rumeur c'est propagé. Mes amis me demandaient de sortir en soirée avec eux parce que je ne pouvais pas boire et je pouvais faire SAM. Le père s'est mis à plus me parler et a fréquenter ses groupies. C'était un cauchemar qui se répétait  à nouveau. Après une dernière soirée avec mes soit disant amis je suis rentrée chez moi à 7h du matin. Ma mère se lève, je ne savais pas comment lui annoncer mais je l'ai fais. Là elle m'a dit "oh nan pas encore... Qu'est ce que tu compte faire ?" là j'ai repensé à mon premier avortement, aux trois années de déprime qui ont suivie et je lui ai dit que je voulais le garder. Finalement, toute ma famille était heureuse de savoir que j'allais avoir un bébé. Ils étaient même encore plus heureux que moi... Le jour même j'ai annoncé au papa que je voulais le garder. Il a paniqué, m'a donné rdv sur un parking. Lorsque je suis allée le voir, j'ai essayé de lui expliquer que je ne pouvais pas abandonner mon enfant, je n’y arriverai pas. Pas une deuxième fois. Alors il m'a dit "j'ai plus qu'a me tuer, j'ai plus qu'à rejoindre ma mère". Il avait raison sur certains points, on était tous les deux chez nos parents, j'étais étudiante et lui vivait de sa passion qui ne lui permettait pas d'assumer un enfant. Je suis repartie en pleurant pour faire le dernier match de ma saison à cause de ma grossesse. J'ai beaucoup réfléchie et finalement, je ne pouvais pas le garder. Quand je regardais mon avenir, j'y voyais des enfants mais pas de cette manière là. Alors quelques jours après rdv pour l'avortement. Le papa était content et m'a promis qu'il serait là pour le soutenir. Finalement j'ai encore été seule et cette fois, avec d'insupportables douleurs. J'ai fais croire à mes parents que je faisais une fausse-couche car je ne voulais pas que mon père sache que j'avais tué mon bébé.
Aujourd'hui encore je regrette ces deux avortements et quand j'en parle, quand je vois une femme enceinte, un bébé ou quoi je suis au bord des larmes. Je n'ai jamais eu de soutiens, j'ai vécu seule ces deux avortements. Je n'ai que 23 ans, mais si je peux vous donner un conseil c'est "décidez-vous même" vous êtes la seule personne à pouvoir décider pour vous. Et entourez-vous bien. J'étais seule pour ces deux avortements et je suis encore seule avec mes regrets et mes pleurs. Aujourd'hui je devrais être maman de deux beaux enfants, et parce que j'ai trop réfléchi,  j'ai tué mes deux enfants. Je m'en voudrai toute ma vie et je penserai à eux jusqu'à la fin de ma vie.

Ophelie 19 ans, ivg il y a 6 mois


Ophélie 19 ans, il y a 9 mois j'ai rencontré un garçon de 29 ans formidable et adorable et j'en suis très amoureuse. Il y a 6 mois je suis tombé enceinte mais ce n’était pas prévu et nous n’étions  pas « prêts ». Et mes parents me faisaient que des réflexions. On a parlé et on a décidé que j’avorte. Cela était le pire moment de ma vie. Je n'étais pas bien d'avoir tué un bébé ! Quelque temps plus tard, je retombe enceinte. Cela fait 8 mois que je suis avec mon compagnon, j'ai fait un test de grossesse et la j'étais enfin heureuse, mais mon conjoint me disait d'avorter encore. Mais moi, je ne voulais surtout pas . J’ai du lui parler fermement et on « garde bébé ». J'en ai parlé à ma famille mais ce n'était  pas la grande joie. Avec mon compagnon on se prend des salles réflexions. J'ai envie d'abandonner ma famille pour mon chéri et mon bébé ! Je suis à 4 mois de grossesse et je suis enfin  heureuse.