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Anais 20 ans, ivg a 17 ans


Il y a 3 ans je suis tombée enceinte à 17 ans. Le rapport qui a conduit à cette grossesse n'était pas vraiment désiré pour ma part. Avant même d'avoir fait la prise de sang, je savais déjà que le test serait positif, je commençais déjà à "le sentir" en moi. Lorsque le "père" l'a appris, il m'a menacé de mort si j'essayais de le garder. Il m'a forcé à faire croire à ma mère qu'on était ensemble depuis plusieurs mois et dire que c'était "juste un accident". On a pris rendez vous avec la gynécologue du planning familial qui a été juste horrible avec moi. Elle m'a envoyé dans la foulée voir la psy et m'a demandé un rendez vous 2 jours plus tard pour la 1 ère prise pour l'ivg médicamenteuse, et j'ai été hospitalisée 2 jours plus tard pour expulser l'embryon. Ce jour là, ce fut une douleur atroce aussi bien physiquement que psychologiquement. La gynécologue qui m'a suivi pour l'avortement en plus d'avoir été vraiment pas sympa, n'a pas respectée le délai de réflexion de 7 jours et ne m'en a même pas parlé alors qu'il n'y avait pas d'urgence ! J'étais à seulement 5 semaines et demi d’aménorrhée. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir à savoir s'il serait possible pour moi de garder cet enfant. J'ai très mal vécu cette ivg et j'en souffre encore aujourd'hui, je m'en veux tellement d'avoir ôté la vie à ce petit être qui commençait à grandir en moi. Chaque jour, je regrette cet acte. Si seulement on m'avait laissé le temps d'y réfléchir ma décision aurait peut être été différente. Aujourd'hui, j'ai peur d'avoir gâché ma seule chance d'avoir un enfant un jour ...

Carole 36 ans, IVG a 34 ans


J ai 36 ans, mariée, 2 filles de 10 et 11 ans. Cela va faire 2 ans et demi que j ai subi un ivg à 14 semaine de grossesse, j’étais vraiment décidée à le faire, cela a été très dur de le pratiquer car ma gyneco ne voulait rien faire, elle m’a envoyée dans des plannings familiaux qui me trainaient en longueur puis j ai enfin trouvé un hôpital mais j’étais déjà à 14 sem. L’Ivg a été fait par médicament et à l hôpital. Ce fut très douloureux 8 heures de contractions avant la « libération » qui n’en n’a pas été une car j ai tout vu dans le WC. Une image laide qui me suit sans arrêt, J’ai des cauchemars, je m’en veut. Et pourtant au fond de moi, il y eu un soulagement passagé. Je vis dans le regret, le regret aussi, je pense, que je lui ai fait du mal à cet embryon. C'est très pénible chaque jour. J’ai déjà pensé à me suicider tellement je culpabilise. Ma vie n’est plus pareille depuis cet acte pourtant bien réfléchi car c’était mon choix. Le mois d’après la gyneco de cette ivg m’a ligaturée à ma demande et je suis contente de l’avoir fait. J ai gardé cette gyneco car elle est convenable. Ici ca faisait 2 ans et demi que je n’avais plus été passer de visite, j ai pris sur moi, dur de revoir ces couloirs où l ivg a eu lieu. La visite n’a donné rien de positif car le 24/04 on doit m'opérer et enlever l'endomètre car cela pourrait tourner en cancer! Est ce ma punition ??? !!!! Je suis très fatiguée de cette partie la de ma vie. J ai déjà parlé à une connaissance psy mais bon c’est à moi à prendre sur moi. Merci de m’avoir lue. Bien à vous

 

Florence 21 ans, ivg a 19 ans


J'ai moi aussi vécu un ivg en octobre 2012. Quand j'ai su que j'étais enceinte, j'ai souri, puis pleuré, puis souri de nouveau et encore pleuré... Souri car j'attendais un bébé de l'homme que j'aimais, pleuré car j'allais avoir tout juste 19 ans et que je savais que lui n'en voulait pas. Un soir après une petite dispute, je me suis mise à pleurer et ma mère m'a demandé ce qu'il se passait. Je lui ai dit et elle a fait venir mon copain. Ses premiers mots ont été : « demain, on prend rdv chez le médecin pour savoir comment on s'en débarrasse ».

J'ai prié le ciel pour que le gyneco nous dise que c'était trop tard, que les 3 mois était dépassés... mais non.

3 jours après mes 19 ans, je rentrai à l'hôpital car il ne voulait pas changer d'avis et moi j'avais peur de le perdre si je ne le faisais pas. Le rdv était à 8h ma mère est venue avec moi, lui devait nous rejoindre devant l’hôpital. Je n'arrêtais pas de pleurer. Et a 9h30 il n'était toujours pas la. Je me suis dit que c'était qu'un connard, je le faisais pour lui et il n'était même pas capable d'être là... il est arrivé a 10h30 la bouche en cœur. Au moment de partir au bloc, il regardait un film sur son ordi portable ! c'est ma mère qui lui a dit de me prendre dans ses bras en fermant son ordi. La descente au bloc était horrible je voulais me lever et partir vite et loin mais impossible de bouger. Ils ont du me faire une double anesthésie générale car je ne voulais pas dormir.

Quand j'ai repris conscience, j'ai espéré un instant que tout cela n'était qu'un cauchemar.... ça fait maintenant 1 an et 5 mois que ça c'est passé et je pleure encore tous les soirs. Je suis comme détruite. Quand à lui j'espère qu'une chose c'est qu'il souffre autant que moi j'ai pu souffrir...

 

Florence 21 ans, ivg à 19 ans

 

 

Amandine 25 ans


 

Je viens vous raconter mon témoignage. J’ai  subi une ivg cet été le 29 juillet 2013 : une date à jamais ancrée en moi ! je suis une jeune maman de 25 ans avec déjà deux enfants... Au retard de mes règles, j'ai eu un soupçon. Donc, j’en ai  parlé à mon conjoint et je suis allée en pharmacie pour chercher un test... que j’ai fait immédiatement. Il s’est avéré positif. La joie et la peur se sont installées car mon deuxième n’avait que 13 mois et nous venions d’acheter une maison en travaux. C’était l’angoisse et le stress chaque jour... Mais mon instinct maternel avait quand même pris le dessus malgré la situation. Monsieur, lui, n'en voulait vraiment pas ! je regardais mon petit garçon et ma fille de 4 ans et je voulais profiter d’eux comme il se doit.

J’ai donc pris rdv au centre d’IVG. je suis allé au rdv avec la première prise des cachets. J’étais  effondrée, je savais que j’arrêtai en moi-même la croissance de mon bébé... Depuis cet acte ma vie n’a plus le même sens. Je pense tous les jours à mon bébé surprise qui aurait du voir le jour le 29 mars 2014. Je me cache pour pleurer. Je cache ma douleur chaque minute derrière un "ca va". En fait mon IVG a été la plus grande connerie de ma vie ! J’aurais du prendre mon courage à deux mains... aujourd'hui je souffre d’une absence d’un petit être que j’ai jamais vu. J’espère que mon témoignage pour ce grand regret aidera des femmes à ne pas faire la même erreur que moi... C’est si dur de vivre avec ca dans la tête. En tout cas, mon bébé surprise sera à jamais dans mon cœur.

 

AMANDINE 25 ANS

 

Daisy 20 ans


 

 

Je suis tombée enceinte à 20 ans et mon copain de l'époque voulait que j'avorte. A l'époque, j'étais étudiante et je n'avais que de peu de moyens et beaucoup m'on dit que de « garder cet enfant serait une erreur », que « cela gâcherait ma vie » (bref ce que l'on dit à toutes les filles qui tombent enceinte sans situation...).Je me souviens d'avoir demandé  à mon médecin une lettre pour avorter...d'être entrée à la maternité (par ce que l’on donne la mort là où aussi on donne la vie -> paradoxe) et de voir la ligne verte qui menait au service obstétrique et à la maternité et la ligne noire qui menait à l'hôpital de jour où on pouvait avorter. J'ai pris le premier rdv pour l’IVG et franchement,  je suis sortie en me disant « JAMAIS je ne pourrai faire ça ». Que cela était trop atroce !
Je n'ai pas donné suite à l’iVG, mais à ma grossesse j'ai dit un grand OUI !!!
Je suis maman d'un petit garçon de 2 ans et demi ! Et quand à ma situation professionnelle...Je serai titulaire d'un poste de conseillère à l'emploi dans une semaine et ceci en ayant arrêté mes études universitaires. Voilà ! Un enfant ce n'est que du bonheur !!!! Quand au père biologique, il n'a pas su supporter sa paternité et nous a quitté mais ça c'est une autre histoire...Mon fils est épanoui comme tous les autres garçons aujourd'hui et c'est le principal !

Renaud 25 ans : Ce bébé qui semblait être un problème


 

Ce bébé qui semblait être un problème à venir, s'est transformé en joie pour moi et ma copine. Nous avons  maintenant  un projet d'avenir avec Théo. Donc au fond tout est bien qui finit bien ! Car ma copine était à 22 semaines de grossesse et nous devions partir le lendemain en Angleterre pour l’IVG.

Cécile 24 ans : bientôt 6 mois ...


Bonjour à tous. Voilà bientôt 6 mois que notre petit garçon est né, beau, souriant. Il fait déjà des galipettes, marche à 4 pattes et demande tous les jours à croquer la vie. Ce petit garçon est le plus heureux ... Quand je le regarde me souriant, je me dis : que serais-je devenue ?