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L'avortement aujourd'hui


Le nombre d’avortements ne cesse de croître en France, mais quel est l’impact psychologique de l’avortement aujourd'hui auprès de toutes les personnes impliquées dans cette pratique ?

Anna P


 

Je suis Anna, je  vis avec mon petit ami depuis un an et je l'aime beaucoup bien que notre relation soit extrêmement conflictuelle. Je suis tombée enceinte cet été de façon accidentelle. Mon ami ne désirait pas cet enfant, ce que je peux aisément comprendre car j'ai 19 ans et lui 22 ans. Nous n'avons que peu de moyens financiers et pas de situation stable. Pour ma part ce fut un véritable choc. Je ne voulais pas de cette situation, de cette vie qui s'annonçait très compliquée avec un bébé, pourtant je ne pouvais pas m'empêcher de désirer cet enfant alors qu'il était là car il était le fruit d'un amour fort et sincère... j'en ai donc parlé à mes parents qui ont très mal réagis. Mon ami pensait que je lui avais fait un enfant dans le dos. J’ai donc pris la décision d'avorter à contre cœur pensant ne pas pouvoir assumer un enfant sans père, ni grands parents...
 
J’ai donc eu une IVG médicamenteuse un peu tardive. Je n'ai jamais autant souffert ! J’en reste encore traumatisée. J’ai pris mon premier comprimé en centre hospitalier puis les deux autres (que le médecin m'avait donné) chez moi 48h après. A peine 15min après, j’avais des vomissements, des saignements  et de terrifiantes douleurs dans le bas ventre. J’ai du être conduite d'urgence à l'hôpital. J’hurlais de douleur ! Après injections de morphine, les douleurs toujours présentes en moins insupportables, ont continué pendant prés de 4H. Puis, ne voulant pas uriner dans le bac prévu à cet effet, je suis allée aux toilettes où en fait je me suis vidée de mon sang mais rien n'était encore « parti ». Au moment de me rhabiller, une énorme douleur suivie d'une impression indéfinissable... Mon premier geste fut d'empêcher la chute de « quelque chose ». En regardant dans mes mains je vis que j'avais perdu mon embryon. mon bébé ! Sous le choc, je me mis à nettoyer le sang qui était partout dans les toilettes avec le papier hygiénique et le savon en spray à quatre pattes sur le sol des WC. Je frottais comme jamais. J’en avais besoin, j’avais honte de ce qui venait d'arriver.
 
Puis après, je n'avais qu'une envie c’etait de dormir. Après l'écho de contrôle on m’a autorisé à sortir. Je suis rentrée chez moi et en me réveillant le lendemain, je me sentais très mal et très sale. Depuis une douleur ou une sensation très désagréable ne quitte plus mon bas-ventre. Je pleure très souvent en y repensant. Mon ami ne m'en parle jamais. Je ne peux pas en parler à mes parents. Je souffre terriblement. Je n'arrive pas à m'en remettre, je n'ai pas d'amie en qui j'ai assez confiance pour en parler. Je suis donc seule pour me remettre de tout ça. Je suis face à un homme que j'aime mais qui ne veut plus de moi pour de multiples raisons et face à des parents avec lesquels j’entretiens des relations de plus en plus conflictuelles.  Que faire ? Je vous en supplie, aidez-moi ! Je le vis de plus en plus mal !
 
 

Alexandra


Je vous contacte car j'aimerais un conseil et votre site m'inspire confiance. Voilà : j'ai des jumeaux de 22 mois et je viens d'apprendre que je suis enceinte - c'est très récent donc prévu pour novembre. Mon compagnon (il est le père des jumeaux et nous sommes ensemble depuis plusieurs années) ne veut pas d'un autre enfant car il dit que les répercussions financières seraient mauvaises et surtout qu'on n'est pas totalement remis des mois sans sommeil qu'on a vécus (sans compter les biberons et les couches à continuer). Bref, il dit qu'on n'aura plus de vie pour nous. Mais je n'en ai déjà plus dans la mesure où je m'occupe des enfants tout le temps où ils ne sont pas en garde. Je ne sors jamais, mon boulot est nul et inintéressant et ne me rapporte rien (tout sert à payer la nounou).

Je me demande si je veux le garder. Est-ce parce que c'est un désir profond, ou une échappatoire à une situation qui me déplaît (le boulot). Ou bien encore parce que j'ai   peur de l'IVG car j'en ai fait une il y a 4 ans et elle m'a laissé un très mauvais souvenir, d'autant plus que je n'avais eu aucun soutien moral. Je me sens perdue et isolée, je n'ai personne à qui parler. Ma famille n'est pas fiable et je les évite autant que possible. Ma seule amie a trop de problèmes personnels. Pouvez-vous m'aider à y voir plus clair ? Je vous remercie.
 
 Alexandra (18-3-2010)