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avortement sous contrainte

L'avortement aujourd'hui


Le nombre d’avortements ne cesse de croître en France, mais quel est l’impact psychologique de l’avortement aujourd'hui auprès de toutes les personnes impliquées dans cette pratique ?

Céline 31 ans : avorter histoire d'arranger "tout le monde"


Odile a trouvé les bonnes paroles. alors qu'elle fut résignée à opter pour une  IVG  histoire d'arranger "tout le monde" ! 

Violences conjugales et IVG


Aujourd'hui, en France, une femme meurt tous les 2,5 jours des suites de violences conjugales. C’est un véritable problème de société qui n’est pas assez rapporté par les médias. Le gouvernement semble prendre en compte l’importance du problème avec quelques initiatives encore timides. La violence conjugale fait peur et souvent on préfère ne pas en parler. Les femmes qui en sont victime éprouvent comme un sentiment de honte et n’osent pas en parler. Les médias qui se taisent se rendent complices en quelque sorte de cette "loi du silence".

Mauren 17 ans, IVG il y a un an


Mauren, 17 ans et en couple depuis 1 ans et demi. L’an dernier je suis  tombée enceinte. J’avais 16 ans et demi et mon petit ami avait 24 ans, j'ai   appris ma grossesse suite a une prise de sang. En fait, j'habitais chez mes  parents et j'ai fais un malaise et j'ai atterri à l'hôpital et les  résultats. J’étais enceints, les médecins m’ont proposé de rester  hospitalisée pour faire les échographies et prise de sang sans que mes  parents ne soient au courant. Le jour même, je me faisais hospitaliser et le  soir même mon petit ami est venu me rendre visite, après une longue discussion, nous avions décidé de le garder. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Mes  parents m’ont fait du chantage pour que j'avorte et les médecins n’arrêtaient pas de  dire à mon compagnon que ma grossesse me mettait en danger parce que je pèse  40 kilos pour 1m62, mais on avait décidé de le garder. Or les médecins et  psychologue nous disaient que c'était la seule solution et j'ai avorté alors  que moi et mon copain on voulait le garder. Le jour même de l'avortement le  03/7/2015 je me suis pas rendu compte que j'avais avorté, mais quelques  semaines après mes parents m’ont mis dehors. C’était le 20/7/2015 et j'ai  emménagé chez mon copain, mais depuis je pense toujours à ce bébé que  j'ai tué et ca me fait souffrir. C’est si dur, personne nous a laissé nous  exprimer librement et il nous est interdit d'en parler et je ne sais pas  pourquoi. Depuis, je fais des cauchemars et je me sens seule même si mon  petit ami est avec moi, il me manque toujours quelque chose. Ce bébé  était voulu et on m’a obligé d’avorter. C’est  horrible. Comment peut-on  faire ca à une personne ? Comment s'en sortir ? J'ai besoin d'une aide et  d'une écoute merci.
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Amandine 19 ans, ivg il y a 5 mois


 Il y a 5 mois j'ai appris que j'étais enceinte. Toutes les émotions sont venues en même temps, de la peur , de l'angoisse et du bonheur. En l'annonçant à mon copain ça a été le choc! il était perdu ! et ma mère me menaçait de me mettre dehors. Mon copain s'est fait monter la tête et ils m'ont forcée à avorter, alors que je ne m'en sentais pas capable. Les échographies, le coeur qui bat, le ventre qui grossit, les nausées etc... tout ça me manque aujourd'hui. J'ai subit une IVG médicamenteuse et j'ai eu beaucoup de complications suite à cela. C 'était Il y a 4 mois ,et j' y repense tout le temps! je suis toujours aussi triste et aujourd'hui je voudrais revenir en arrière! Un conseil, n'écoutez pas votre entourage ! montrez leur que vous êtes capable et surtout que vous êtes prête ! On nous dit comment se passe un avortement mais on ne parle pas assez de l"après", de la tristesse et du vide que l'on ressent. Prenez vos décisions seules, ce n'est en aucun cas aux autres de le faire pour vous ! Merci beaucoup et courage à toutes celles qui se sentent perdues, il y aura, je pense, une joyeuse lumière au bout du tunnel.

Isabelle 23, ivg il y a 8 mois


e suis maman déjà de 3 filles de 5 ans à 18  mois. En avril 2015, j'ai subi un avortement par médicament avec le planning  familial. Je l'ai mal vécu j'étais sous le choc d'avoir tout vu. Mon mari  n'en voulait pas car on en avait déjà trois dont la dernière est de  décembre 2014. Donc j'ai opté l’avortement. J'étais seule face à tout cela et je l'ai très mal vécu. J’en fais des cauchemars. Je repense à tout cela et cela fait mal. J'étais sous pilule et quand je suis  tombée enceinte, j’ai appelé mon médecin. J’ai cru au téléphone que ce n’était  pas possible. J’ai pris ma pilule comme d'habitude à la même heure et tous les jours ! J’ai subi un avortement par aspiration. Alors là, c'était la totale. Je suis rentrée de l'hôpital. J’avais le goût à rien. Je me suis éloignée  de mon mari. Je ne voulais plus le voir. Même plus lui parler. J’avais mal au cœur. Je ne savais plus où me mettre. Je regardais  ma petite fille de 9 mois. Je me  disais que j’ai enlevé la vie de mes bébés. que j'ai osé le faire même si  j'assume mes 3 enfants seule. Pratiquement,  je suis toujours toute seule avec  mes enfants mais j'aurais dû être forte et j'ai senti que j'allais avoir ce coup sur la tête. Je m'effondre quelque fois sous ma douche à pleurer et en  pensant à tout cela ! Car cela vous étreint le cœur. Cela  fait si mal et psychologiquement  il faut être fort car c'est si difficile de faire face. Donc, si j’ai un conseil à  donner aux femmes : l’avortement je ne peux pas le conseiller ! Pas du tout... J’ai le spleen avec  l'âge car mon premier bébé je l’avais  à 17ans et j'étais une jeune maman  épanouie ! Je vous souhaite courage aux femmes et Mamans qui ont subi cela. bonne continuation.

Lola 19 ans , ivg il y a 3 mois


Lola  20 ans. J’ai subi une IVG le 15 septembre dernier, par  aspiration. Et je regrette. Je l'ai fait à cause de la pression de mes  proches, surtout de mes parents, qui ne m'ont même pas demandé ce que je  voulais, parce que, pour eux, il n'existait pas d'autres solutions. Pour le  papa non plus, il ne « se sentait pas prêt » et ne voulait pas « accueillir un  enfant sans une vie stable », ce que je comprenais. J'ai bientôt 20 ans, j'ai  j'ai repris mes études peu avant  mon avortement et je ne savais pas quoi faire d'autre. Depuis longtemps je vous suis sur les réseaux sociaux, notamment  Facebook et depuis que j'ai appris ma grossesse, je lis tous les témoignages  qui arrivent tous les jours. J'y repense tous les jours, j'appréhende quand  arrive le 15 de chaque mois qui passe, je pense à la taille qu'il ferait. Je  garde toujours ma première échographie et la seule que j'ai eu, sur moi.  J’en pleure souvent, rares sont les nuits où j'arrive à dormir normalement  sans qu'un cauchemar ne survienne. Ils sont incessants, sombres, souvent  identiques. J'ai pensé à voir quelqu'un, un psy où un thérapeute pour en  parler, parler à quelqu'un qui écoute, qui ne juge pas, qui est capable de  comprendre. Mais je ne sais pas vers qui me diriger, qui voir. Et je ne tiens  pas à ce que mes parents l'apprennent. Des messages ou des témoignages comme celui ci vous devez en  recevoir des tas. Mais j'avais besoin d'écrire et de parler à des gens qui pourraient m'aider. En vous remerciant.

Lea 24 ans


En 2012 j'ai avorté, et aujourd'hui j'ai enfin le courage de témoigner. J'ai rencontré mon copain de l'époque fin 2011. il avait 20 ans et moi 21 en apprentissage tous les deux. Lui vivait chez ses parents et ne comptait pas quitter le nid avant quelques années, moi j'étais déjà "autonome" même si je rentrais régulièrement chez mes parents. Je suis tombée enceinte sous implant, nous étions ensemble depuis 7 mois, l'amour était au beau fixe, et quand j'ai su, j'étais la plus heureuse du monde. Je m'étais déjà fait tout un film de notre vie avec un bb, et je me sentais prête à l'élever seule s’il ne se « sentait pas capable ». J'ai du faire 3 ou 4 tests par jours pendant la semaine et le week end est arrivé, juillet et les belles nuits étoilées, j'ai attendu qu'on soit au lit je lui ai posé la main sur mon ventre et j'ai dis:" on est trois... " Il s'est levé brusquement m'a dit "quoi? T’es enceinte ? T’es pas sérieuse?" je n'ai pas eu le temps de répondre qu’il était partit au wc tellement l'annonce l'avait choqué.
On a discuté toute la nuit et je voyais la panique dans son regard, il ne m'en voulait absolument pas. Au réveil, il me dit qu'on va en ville, le dit à ses parents, et là il me dit « on va l’hôpital, il faut qu'on sache. » 
J'ai très mal vécu la situation, je l'aimais tant, à l’hôpital on me dit « voila y'a 7 jours de délais donc rdv lundi prochain .... » et là je réalise que la semaine suivante, on devait partir à Djerba tous les deux. Je ne veux pas annuler, on m'explique que je suis à 6/7 semaines qu'il faut que je me décide, après confirmation, mon copain décide qu'on prenne rdv après nos vacances. Nos vacances sont sympa mais je suis épuisée, nauséeuse, mon bikini me gène .Je garde toujours ma serviette comme si c'était écrit sur mon ventre. Mon copain m'avait demandé de ne pas parler de la grossesse pour qu'on « puisse profiter ». En fait, j'étais spectatrice de ma propre vie. Retour des vacances : tout va très vite. lundi "le cachet", mercredi avortement, seule, je souffre énormément, il ne souhaite plus en parler "c'est réglé" d'après lui. Je me tais, je survis, je pleure quand je suis seule, je me sens moche, vide. Je n'ai plus d'appétit... je deviens jalouse, et en quelques semaines notre couple part en vrille. Il sort sans moi. Ne me regarde plus. Moi, j'y arrive plus non plus... Notre séparation en septembre a fini par m'achever, dépression... 
Décembre. Noël, les fêtes, je me relève doucement, personne ne sait et ne comprend, tout le monde prend ça pour une peine de cœur. Janvier je me réinstalle seule, et ma vie reprend avec un secret lourd à porter.
En mars 2013, je rencontre mon copain actuel. Dès juillet, on s'installe ensemble et août j’arrête la pilule, mais aucune grossesse en 18 mois, on fait des tests, des contrôles, tout fonctionne à merveille, mais ça je le sais déjà. Je suis pleine de remord. Je pense que mon corps « refuse » une nouvelle grossesse et me fait payer mon avortement... 
Et en février 2015 Une merveilleuse nouvelle : je suis enceinte. Prise de sang, taux élevé, 8 semaines environ, on est heureux ! Je prends rdv chez le gygy pour 10 jours plus tard. En attendant, on fait des magasins, il craque pour des petits chaussons, bref le bonheur... 
J'ai malheureusement fait une fausse couche 1 mois après, sans aucune raison. J'ai alors parlé de mon avortement 2 ans plus tôt à mon copain, qui a compris et m'a beaucoup soutenue. 
Certaines épreuves nous marquent à vie ! Voila. Mais, j'ai hâte d'être mère un jour…
 

corrine 28 ans 3 enfants


 Je prenais bien la pilule tous les jours à la même heure. Pendant quelques semaines, j avais du mal à digérer mon petit déjeuner avec beaucoup de remontées acides. Et un jour je me suis décidé quand même à faire un test de grossesse avant de prendre rdv chez le médecin. J’ai fais le test qui c’est avéré positif ! J’avais déjà deux enfants et pour moi c était bien comme ca. Je n’en voulais pas de troisième. J’ai appelé le gynéco pour faire une IVG. J’ai donc été au rdv et j'étais enceinte de 5 semaines. Il ne pouvait pas faire l IVG avant 1 semaine. j'ai donc attendu mais entre temps, j’ai perdu du sang. J’ai insisté auprès de mon ami pour avoir voir un autre gynéco et c’est à ce moment là que je me suis rendu compte que je tenais déjà à lui, j’en ai donc parlé à mon ami qui était contre : il n’en voulait pas du tout. J’ai donc gardé le rdv pour l'IVG. je pleurais toute la journée. Je ne faisais que d’y penser. Je ne voulais plus avorter. Pourtant j'ai insisté en vain et le jour j, je suis arrivé au rdv les papiers était fait ; ma mère qui m’a toujours soutenu dans cette situation m’a accompagné jusque dans la chambre et au moment de partir en salle, j’ai changé d’avis je n’ai pas pu me faire avorter, maintenant mon fils a 7 mois et demi. Je suis très heureuse de l’avoir gardé et le papa a accepté ma décision. Malgré le fait que j’ai décidé de le garder, je regrette beaucoup d’avoir pensé à avorter de mon trésor ! Il n’y a pas une seule journée où je n’y pense pas

Celine 32 ans, 3 enfants


J'ai accouché de mon 1er enfant à 28 ans, hors mariage (dans mon milieu cela ne se fait pas du tout!) Et on m'a dit d'avorter pour avoir moins de problèmes et moins de honte mais je ne l'ai pas fait. Il est né avec une maladie génétique rare qui a nécessité une prise en charge très lourde. Je suis retombée enceinte quand il avait 9 mois et j'ai du faire une amniocentèse 3 mois plus tard. Il s'est trouvé que le bébé était porteur aussi de cette maladie génétique. Mon monde s'est écroulé. J'ai eu la généticienne de l’hôpital Necker au téléphone qui m'a dit que je devais avorter de toute urgence par aspiration, elle a répété à mon mari (parce que je me suis marié avec le père entre temps) qu'on « était jeune et qu'il ne fallait pas qu'on gâche nos vies avec un 2eme enfant malade.. » . C'était horrible, mais contre l’avis de mon mari, je n'ai pas avorté ! Avoir 2 enfants malades parce qu'on a refusé l'avortement, ca rend la femme responsable de tout. C’est très dur aujourd'hui car mon mari et d’autres personnes disent que « si c’est si dur, eh bien, il ne fallait pas les garder »,  J'entends aussi: « on ne fait pas des enfants quand on n’est pas capable de s'en occuper ». Je m'en occupe très bien mais la prise en charge est épuisante ! J'en ai fait un burn-out quand mon 2eme avait 4 mois car j'avais des soins invasifs à lui faire et j'étais seule en face de tout cela.. Ca s'est dégradé avec mon mari, qui a commencé à être violent psychologiquement, et j'ai avalé une boite d’anxiolytiques dans un contexte de décompensation anxieuse quand mon 2eme a eu ses un an. Je suis restée 4 jours à l'hôpital et en sortant je suis tombée enceinte sous cachet Je ne men suis pas rendue compte tout de suite et c’est quand j'ai diminué les anxiolytiques que j'ai réalisé que je n'avais plus de règles.
La PMI intervenait depuis 2 mois parce qu'ils s'étaient rendu compte que c'était trop dur pour une maman de vivre tout ca toute seule. Mais pour eux, tout comme pour mon mari; pour mes parents; mes frères qui habitent à côté de chez moi, une 3 ème grossesse était un truc totalement fou et irresponsable. Chacun essayait de jouer sur mon état psychologique très faible pour me faire avorter rapidement. La puéricultrice de la pmi m'a dit : « est ce que vous serez capable d'avoir 3 enfants dans ce contexte? » Je lui ai répondu que la question est plutôt pour moi : « est-ce que je serais capable de vivre avec un avortement en plus dans ma tête maintenant ? » J'avais pris rdv pour une IVG mais je n'y suis pas allée. Et à partir de ce moment là, cela à été l'enfer de la solitude. Mes parents m'ont totalement lâché, mes frères aussi ! Plus aucune visite, aucun coup de fil et mon mari a agi comme si je n'étais pas enceinte. Donc, je devais continuer à tout faire comme si je n'avais pas de bébé en moi. Je suis allée à l amniocentèse toute seule; j'ai attendu les résultats toute seule. Et mon bébé ETAIT EN BONNE SANTE ! Il n’y avait personne avec moi pour s'en réjouir; même mon mari voulait que je trouve un moyen d'avorter. J'ai donc vécu ma grossesse jusqu'au bout comme une guerrière, a assumer les soins des 2 premiers qui n'ont aujourd'hui que 3 ans et demi et 2 ans (leur soins ont lieu principalement la nuit, donc je ne pouvais même pas me reposer), à faire tout mon ménage, les courses seule, avec un mari qui me traitait comme si je n'étais pas enceinte.
Bref; inutile de vous dire que ça a été dur. Mon petit deuxième Aaron a 4 mois aujourd'hui, le jour de sa naissance mes parents et mes frères sont réapparus. Ca reste très dur mais je ne regrette pas d'avoir tenu bon. Aaron est plein de sourire de vie ? Et tous les professionnels qui m'avaient poussé à l'avortement ont pris sa naissance comme un cadeau merveilleux. La puéricultrice de la PIM est même venue me voir à la maternité. Mon mari accepte enfin Aaron, mais il me dit encore des phrases comme "on ne fait pas des enfants quand on n’est pas prêt à les assumer".