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avortement forcé

Violences conjugales et IVG


Aujourd'hui, en France, une femme meurt tous les 2,5 jours des suites de violences conjugales. C’est un véritable problème de société qui n’est pas assez rapporté par les médias. Le gouvernement semble prendre en compte l’importance du problème avec quelques initiatives encore timides. La violence conjugale fait peur et souvent on préfère ne pas en parler. Les femmes qui en sont victime éprouvent comme un sentiment de honte et n’osent pas en parler. Les médias qui se taisent se rendent complices en quelque sorte de cette "loi du silence".

Julie 19 ans, ivg sous contrainte


A 19ans, je suis tombée enceinte. Je venais de me séparer de mon ex quand je  l'ai appris. Il était partie en vacance. A son retour, je lui annonce la  nouvelle et sa réponse était : « j'en étais sur... » Bref nous nous remettons ensemble  mais lui veut que j'avorte. Moi j'hésite et en parle a ma maman qui refuse  que j'avorte, j'en parle a mon ex qui commence à paniquer (il venait de  commencer des études à la fac) il commence à me faire des menaces ...  "avorte ou je te quitte" et a en parler a ses amis qui ne m'ont pas lâché  pour  que j'avorte ... je le voulais cet enfant. Mais il était doué, manipulateur. J’ai craqué « par amour » . J’ai donc avorté. Le jour j pas d'ex Ce sont ses meilleurs amis qui m'accompagnent et restent avec  moi. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je me disais « je suis une  meurtrière... » 1 semaine après mon ex me quitte ! Et la, grosse dépression, je ne sors  plus, je ne mangeais plus, seule ma maman était la pour me soutenir ... j'ai mis  plusieurs mois à m'en remettre ...aujourd'hui encore, je regrette d'avoir  avorté, mais la vie continue malgré tout ...Voila mon histoire.
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Aurelie 34 ans, ivg il y a 12 ans


Il y a plus de 12 ans, je me suis retrouvée enceinte de l'homme que j'aimais. J’avais un petit garçon de 3 ans d’un autre père qui m'avait lâchement abandonnée. ce petit garçon était handicapé, il est né sourd .
Quand j'ai ressenti les premiers symptômes de grossesse, j'ai fait un test qui s'est révélé être positif. J’en parle au papa qui a été catégorique:" c'est moi ou le bébé, moi je n'en veux pas"
La puéricultrice de mon fils, me conseille, elle aussi, de ne pas garder le bébé car avec mon fils, j'avais du mal à m'en sortir. Donc je prends RdV pour l’IVG avec la puéricultrice qui m'accompagnait pour prendre des deux premiers médicaments, pour faire mourir le bébé.
48 heures après je retourne à l’hôpital de jour. Ils me donnent de nouveaux comprimés, pour provoquer des contractions et perdre le bébé.
Puis, ils me donnent une bassine pour qu’au moment des contractions je perde le bébé dedans. Quand cela fut fini, j'ai appelé l'infirmière qui est venue vérifier si j’avais bien perdu mon embryon .Il était dans une petite boule où on ne voyait rien. Elle l'a décortiqué pour voir l'embryon en entier et me l'a fait voir, en me tendant la bassine. Elle me dit : "Maintenant vous pouvez le vider dans les toilettes " 
J'ai été choquée, traumatisée, je ne comprends pas qu'on puisse faire cela ! J'étais jeune, je me suis laissé faire. Le pire c'est quand j'ai vu mon copain, j'étais en pleurs et il me dit : « Tant mieux, c’est fini », " et oui..... Je me suis écroulée, cette journée je m'en rappellerai toute ma vie ! J''ai eu deux petites filles après avec le même copain. Il a cassé quelque chose dans l'amour qu'on avait entre nous. Rien n'est plus pareil, rien ne le sera plus jamais. Je regrette ce choix.  je pense toujours à ce bébé malgré tout le temps passé et lui aussi l'a regretté par la suite.....faites le bon choix et surtout faites votre choix en votre âme et conscience et n'écoutez personne !
 
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Emilie 24 ans, IVG il y a 7 ans


Emilie 24 ans. A l'âge de 17ans je suis tombée enceinte de mon premier amour. Cela faisait  2 ans et demi déjà qu'on était ensemble, tout ca est parti d'un jeu. Mon copain et ma copine pour rigoler nous faisaient  faire un test de grossesse, on l’a fait et il s’est avéré que le mien était  positif. Étant jeune, je ne savais pas ce qui allait se passer, j'ai pris  rendez-vous à la PMI à coté de chez moi et j'ai demandé ce que je pouvais  faire. On m'a conseillé d'avorter car j'étais «  trop jeune pour le  garder » mais moi je ne voulais pas passer par l'IVG. J’avais vraiment peur,  après l'échographie j'ai appris que j'étais enceinte de 1 mois et demi,  mon copain était plus vieux que moi. Ill  travaillait et il était d'accord pour  que je garde l'enfant (lors de l'échographie on m'a fait écouter son petit  cœur battre et là j'ai craqué). Le soir même, je ne savais pas comment le dire  à ma mère. Donc j'ai laissé l'échographie sur la table  et je lui ai envoyé un message en lui disant que je dormais chez une  copine. Mais cela a tourné au drame, elle est venue me chercher chez ma  copine et m'a emmené de force à l'hôpital pour avorter. J’étais mineure  et pour ma mère, cela était normal que j'avorte. Après ce passage là, je ne  sortais plus pendant plusieurs mois, je ne mangeais plus, je ressemblais à un zombie. je voulais plus rien faire. Mon copain  était toujours présent et ne m'a jamais laissé tomber. L'année d'après, moi  et mon copain, on a décidé ‘essayer de faire un enfant car a  18 ans,  on avait tous les deux une situation, on travaillait et il nous manquait juste  l'appartement. Le 18 septembre 2009, je suis emmenée d'urgence suite à de  grosses douleurs en bas du ventre. Suite à une échographie, on me dit que je suis enceinte de plus de 2 mois. Là on était super content. on s’est dit  « enfin, on va pouvoir commencer à fonder une famille ». Mais là encore une fois,  tout a viré au drame. Une fois de plus je revoyais mon premier IVG revenir  dans mes pensées. Ma mère a menacé mon copain pour m'obliger à avorter. Lui  ne voulait pas. Mais la semaine qui a suivie, il s’est mis à me taper. C’était vraiment horrible. Il m'a envoyé à l'hôpital pour avorter. Par peur qu'il me batte, j'ai donc accepté son choix. Et là, le jour le pire de toute ma vie  est arrivé : 2 ème IVG par aspiration et ca a vraiment mal tourné. Lors de  cette opération sinistre, j'ai perdu le contrôle de moi même, j'ai failli ne plus être ici même, en train de vous parler. Je vous épargne les détails car là, je ne suis vraiment pas bien quand je repense à tout ca et j'en pleure encore. Mon copain et moi, ca s'est terminé le lendemain de l'IVG. J'étais seule. Je n'avais  plus personne, personne ne me comprenait sauf une seule amie qui était à mes côtés. Tout ca s'est passé il y a presque 7 ans et je n'arrive pas à oublier. Tout ca me fait souffrir, ca me hante, je ne suis plus celle que j'étais. Je n’ai personne à qui en parler. Les filles, si j’ai un conseil que je peux vous donner : ne  faites pas d'IVG, car après c'est un cauchemar sans fin ! J’ai l'impression  de revivre ce moment chaque jour de ma vie. Merci de m'avoir lu. Cela fait un peu de bien d'en parler mais j’ai toujours un mal profond qui ne s'en ira  jamais.

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Sandrine 33 ans, IVG contrainte il y a un an


Sandrine 33 ans ,  J'ai subit il y a 14 mois, le 22 janvier 2015 une ivg par curetage. Je dis bien « subit » car  pour moi c'est une ivg sous pression de mon conjoint. J’ai  2 enfants avec mon conjoint. J’etais en arrêt de travail pour maladie depuis 1 an quand je m'aperçois que je suis enceinte. C'etait Noël  et j'attends le soir pour le dire au papa.  Et la 1ere réponse « tu vas prendre 1  comprimé et c'est bon ». Même pas de dialogue. Rien. Un mur. J’avais des cycles très irréguliers sous pilule et j’etais a 7 sa passée. J’ai un mur en  face de moi.  je n'avais même pas pu imaginer qu’il réagirait comme ca. A contre cœur donc (car j’avais aucune personne pour en parler)  j’ai subit cette ivg en  pleurs de mon arrivée a mon départ de la clinique. J'ai tué mon bébé a presque 11sa...  Depuis je ressens un vide immense en moi ! Pourquoi j'ai fait ca ? Pourquoi n'ai-je pas dit "non!" et gardé mon bébé ? Heureusement que j'ai mes filles pour continuer  à vivre. Toujours aucun dialogue sur ce sujet avec mon conjoint. Je culpabilise de pas avoir su protéger mon bébé qui était dans mon ventre.  Personne ne le sait. Je fais bonne figure devant tout le monde mais en moi , c’est horrible. Merci d'être la, je regrette de pas vous avoir connu avant ce jour !
 
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Tecy 21 ans, ivg il a un an


Tecy 21 ans, Pour ma part, j'ai très mal vécu l'IVG. il y a un peu moins d'un an, j’apprends que je suis enceinte. Je fais un test, qui fut  positif, j'étais enceinte de deux semaines. A ce moment là, rien n'allait dans notre vie, nous vivions chez mes parents  et ceux-ci partant à la retraite (comme par hasard au moment du terme)  allaient rendre l'appartement et partir à la campagne, il nous fallait donc  un appartement, mon copain allait perdre son travail et moi....Je n'avais pas un salaire suffisant. Mon copain m'a alors poussé à prendre un RDV dans un centre du planning  familial, ce que j'ai fait. Premier RDV avec le gynéco, celui-ci m'annonce que j'ai peut être un  cancer... Il me fait un frottis, et on prend RDV pour l'IVG. Je me rappelle avoir repoussé la date plusieurs fois, puis avoir annulé car  je ne pouvais pas faire ça à mon bébé surtout que ça pourrait être le seul que j'aurais, celui-ci m'a fait des scènes inimaginables: "oui mais il  y a deux ans au tout début tu m'avais dis que si un jour tu étais enceinte  tu avorterais ! Bla Bla Bla", il a commencé à me faire du chantage  affectif puis finalement est parti lorsque, épuisée de me battre avec lui , je lui ai dit que l'enfant n'était pas de lui (ce qui était faux, mais je  voulais juste que cela s'arrête). Ma mère aussi a commencé à me harceler, me  faire des leçons de morales à deux balles, me traiter de, etc... J’étais  seule, seule avec mon petit bout, moi et quelques amies, qui ne comprenaient  pas forcément mon choix mais qui au moins avaient la gentillesse de me  soutenir. J’étais à 2 mois et demi de grossesse, ma mère est venue me chercher au travail car je faisait crises d'angoisse et que j'ai fini  en larmes au cours d'une chirurgie (je suis auxiliaire vétérinaire), on a  beaucoup parlé dans la voiture, je lui avoue que je suis terrorisée, que  j'ai peur, que je ne peux pas élever mon bébé, mais que je ne  peux pas le tuer, je serais une horrible mère, et si le test était positif,  si j'avais ce cancer, je ne savais pas quoi penser.
Elle me dit que d'être une mauvaise mère est de garder un  enfant qui, si j’ai un cancer, risquerait de ne pas venir à terme, ou s’'il vient à naitre, va mourir de faim, etc..Ma mère a finalement repris RDV pour l'IVG en urgence. Ma mère me dépose de force à l'hôpital, elle  me demande d'avaler des gélules, je ne veux pas mais je n'ai pas le choix. Je reste silencieuse. Je me rappellerai toujours de cette sensation atroce de  mon cœur et de ma trachée qui étaient si comprimés par la peine que je les sentais se déchirer. Elle s'en va travailler, je vois des filles qui  arrivent souriantes, puis mon copain qui revient, il me dit qu'il sait que j'ai menti, mais « qu'il se devait  d'être là ». Je ne dis rien. je ne fais que pleurer silencieusement. Un  infirmier arrive, il nous demande de le suivre, on arrive dans une chambre  collective type chambre de colonie de vacances, mais je sais que ce qui va  suivre est bien plus morbide... il me demande gentiment de me déshabiller et  d'enfiler une tenue de bloc, je dis non. Une fois toutes les filles habillées,  il me le redemande, et je me mets alors a crier et pleurer en lui disant que  jamais je ne ferais ça. Ma mère m'appelle en me disant qu'elle m'aimait, que tout allait bien se passer. Je lui raccroche au nez en lui  disant que je la hais et que je ne veux plus qu'elle me dise qu'elle m'aime  car si elle m'aimait vraiment elle m'aurait soutenue. Mon copain arrive dans la chambre, il me dit que l’infirmier lui avait dit  que je ne voulais pas me changer, que je ne voulais plus avorter mais qu'ayant pris les médicaments, il fallait que je le fasse sinon je risquais de  me vider de mon sang et souffrir... Et bien, c'est ce qu'il s'est passé, je  suis restée à pleurer et fixer le mur jusqu'à ce que je saigne trop, j'ai eu si mal malgré l'antidouleur qu'une des filles revenue du bloc m'a parlé,  elle m'a dit "pourquoi tu fais ça? Pourquoi tu t'infliges ça, tu sais, il est  déjà mort..." Alors, j'ai fait l'aspiration....
Une semaine après le test du frottis arrive : je n'avais pas de cancer !  heureuse ? Non, car je n'avais plus non plus de bébé. Aujourd’hui, j'ai perdu mon travail, je me suis remise avec mon copain. En décembre,  j'ai fait une grossesse  nerveuse... comme par hasard au moment du dit terme... Je ne suis plus la  même, il me manque une partie de moi, je n'arrive plus à regarder des  femmes enceinte sans les haïr d'être heureuse...Voilà mon témoignage, et si je devais donner un conseil à une femme  enceinte qui pense à l'IVG ? Garde-le... Le monde est bien fade et terne sans notre bébé.
 
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Marion 24 ans, IVG il y a un 18 mois


Marion 24 ans, Le 22 juillet 2014, j'ai appris que j'étais enceinte suite à grosse douleur abdominale et à une visite à l’urgence gynécologique. Mon compagnon et moi, ca faisais 3 ans à 2 mois près qu'on était ensemble et puis ce jour là ma vie basculait. Quand je lui annonçai que j'attendais un enfant, je ne l'ai plus reconnu. Il m'a dit sur le parking de l'hôpital mots pour mots " rerentre la dedans et fais toi retirer ca». Je lui explique ce que cela ne se passe pas comme ca. Nous rentrons chez moi et j'annonce à mes parents ma grossesse et la réaction de mon compagnon. Mes parents, heureux d'être à nouveau grand parents, me disent que cela lui passera... étant contre cet avortement, les choses se sont terriblement mal déroulées par la suite. Il m'a accusé de l'avoir trompé, puis ensuite de l’avoir faire exprès .... Plein de choses atroces. Puis il me quitta. Sa famille m’a complètement renié et me poussait à avorter. J’ai tenu le coup longtemps tout en étant malheureuse. Puis tellement amoureuse et désespérée, j'ai accepté d'avorter à force qu'on m’y pousse. Après cette décision, je coupais toute communication avec ma famille pendant plusieurs semaines. La mère de mon ex, par compte  elle, était là (j'avais pris la décision qu’elle souhaitait…) jusqu'a l'intervention. Le 14 octobre 2014 à été pour moi et restera la pire journée de ma vie, c'etait le jour de l'intervention. J'ai souffert atrocement et j’étais complètement seule. Après cette IVG, le 17 octobre, j'ai été hospitalisée en psychiatrie. Et oui ! J’avais complètement « pété les plombs ». J’ai beaucoup regretté mon acte. Actuellement, j'en pleure d'en parler "j'ai tué mon bébé". J’en souffre horriblement et je regrette mon geste et cette décision débile juste parce que sa mère m'avait dit que si j’avortais, il reviendra. Puis elle m'a abandonné. Après j'étais seule. Mes parents m'en voulaient et m'avaient prévenue que j'en souffrirai. Et je ne les ai pas écoutés. Heureusement ils venaient  souvent me rendre visite à l'hôpital. Puis avec le temps, j'ai remonté la pente avec l'aide et l'amour de ma famille (mes parents et mes neveux...) aujourd'hui j'en souffre toujours. C’est atroce ce sentiment de culpabilité. Ce sentiment d'avoir tué son propre enfant. L’avortement je l'ai fait. J’étais à 12 sa. Il y a maintenant 18 mois.
 
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Maeva 24 ans, ivg a 11 semaines


J'ai appris ma grossesse tardivement à 2 mois 1/2. Les démarches étaient courtes. Je n'ai pas pu voir ma gyneco. 1 semaine  avant l'ivg,  je commençais à le sentir bouger mais mon compagnon n'a rien voulu savoir. Le 02/11/2015, au moment de prendre les médicaments pour l’ivg,  je me suis  mise en pleurs et j’ai refusé de la pratiquer. Seulement mon compagnon avec qui  je suis en concubinage depuis 4 ans m'a rassuré en me disant « la  prochaine fois, on programmera cela mieux ». Mais depuis, plus rien n'est pareil. Il a pris ses distances. Moi, je suis en dépression (Atarax et Séropam) . Cela devient de sa part du harcèlement moral car il ne comprend pas mon état. Et moi, ce  bébé, je le désirais déjà. Après la 1ère prise de médicament et avant l'ivg du  lendemain j'ai eu des douleurs atroces. Et j'ai perdu mon bébé. Je l’ai vu pendre entre mes  jambes comme il s'était mort. Je sais plus quoi faire pour remonter. Je suis perdue. J’ai presque envie de  rejoindre mon bébé. Merci d'avance de votre aide !
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Laura 20 ans harcelée par le planning , ivg il y a 2 ans


Cela fait 2 ans et 2 mois que j'ai pratiqué une IVG. Un jour, j'ai du arrêter la pilule pendant une semaine et avec mon fiancé on l'a fait une seule fois cette même semaine. Un mois pile après j‘ai eu des nausées atroces et quand j'ai fais un test, j'étais enceinte. Et à ce moment là, le cauchemar a commencé. Rendez-vous à l’hôpital. Mais avec mon fiancé, on n’était pas décidés et pour moi, le délai pour avorter était dans longtemps. Au fond de moi, je ne voulais pas que ce jour arrive. J'étais extrêmement malade car je fais partie des femmes qui ont les nausées excessives. J'ai pris 5 kg en 2 mois alors que je n’avais jamais rien dans l'estomac. Puis j'ai aimé cet enfant plus que n'importe qui sur la terre. Et plus la date approchait, plus le planning m'harcelait pour que j'avorte. Une semaine avant le délai, je l'ai dit à mes parents et à ma belle famille. Verdict : ma belle famille est contre le bébé, elle voulait absolument que, moi, je pratique l'ivg. J'ai fait une échographie et je l'ai vu, 2 mois et 3 semaines, j'ai entendu son cœur. J'ai su que je l'aimerai toute ma vie, mais ma belle famille et le planning familial m’ont mis une pression atroce surtout le planning comme ci c'était une OBLIGATION. J'ai cédé malgré le fait que je ne voulais pas... J'ai subis une opération par aspiration et au réveil quand ils m'ont fait une échographie, il n'était plus là ... Le soir, j'ai vu un gros caillot de sang qui est tombé et je pense y avoir vu comme une petite main dans l’amas de sang et de matières... Cette année, cela va faire plus de 2 ans et je ne m'en remets toujours pas.
 
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Marine 24 ans,ivg il y 8 ans


Marine 24ans : J'avais 16 ans lorsque je suis tombée enceinte, c'est ma mère qui l'a remarqué parce qu'elle notait chaque mois mes menstruations sur un calendrier. Je ne m'y attendais pas, je prenais la pilule (certainement pas si bien que ça) et ça m'est arrivé. Le père n'a jamais pu assumer et ça a fini par détruire notre relation. Il n'a pas été présent pour moi pendant et après l’avortement. Alors à 16 ans sans aucun moyen financier, sans logement on peut difficilement élever un enfant. Mais cette décision n'a pas été la mienne, j'ai eu recours a une Ivg forcée. Ma mère a pris les devant, m'a amenée au planning familial, bien sûr la gynéco que j'ai vu ainsi que la psy était "anti jeune maman" alors elles étaient complètement d'accord avec ma mère. J'étais enceinte de 8 semaines, ma mère les a tellement pressés que 7 jours après, j'entrai pour prendre le médicament. Ma mère attendait dans le couloir. Puis j'ai du prendre ce fameux cachet. Puis 30 min après, j'ai senti que c'était fini, que j'avais expulsé mon bébé. Elle m'avait demandé de ne pas regarder mais j'en avais tellement besoin. Il était si petit on voyait déjà qu'il commençait à se former correctement. Puis elle est venue prendre la bassine, aller aux toilettes et là, j'ai entendu la chasse d'eau qui se mit en marche. J'ai été anéantie à ce moment. Mon bébé qu'on jette vulgairement. J'ai pu repartir 2 heures après à peine. Sans un mot de personne. Je ne parlais plus, je ne mangeais plus. J'y ai toujours pensé, j'ai très souvent eu des regrets de m'être laissée faire si facilement par ma mère. Mais ces derniers temps c'est devenu tellement dur mentalement. Je souffre tellement. J'ai deux enfants maintenant, cela fait 8 ans que j'ai mis un terme à la vie de mon premier bébé, et j'ai envie de pleurer, pas une journée ne passe sans que j'y pense, une date, une image, un témoignage. Dernièrement j'ai eu des symptômes qui ont laissés présager une éventuelle grossesse. Ils se sont avérés faux mais ça m'a complètement déboussolée. Quelque part, j'ai eu l'impression de revivre une perte alors que non; mais je n'arrive pas à tourner la page de l'ivg. J'ai tellement mal. Quand je l'ai laissé partir, j'ai laissé une partie de moi s'en aller avec lui. Je dis « lui » parce que j'ai toujours été persuadée que c'était un garçon. Allez savoir pourquoi ? Ne laissez personne décider pour vous, je vous en prie ! Vous le regretterez et vous vous haïrez en prime pour tout le mal que les autres auront causé dans votre vie. N'ayez pas peur de dire « Non » à l'ivg, N'ayez pas peur de demander de l'aide au gynéco, à la sage femme, le psy si quelqu'un vous force à faire quelque chose que vous ne voulez pas.