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avortement en france

IVG médicamenteuse


IVG médicamenteuse en France

IVG ou pas : Nathalie


Bonjour, je vous ai contacté trois jours après avoir fait un test de grossesse qui s'est révélé positif. J'ai 37 ans, un petit garçon de 2 ans et demi 

Temoignage de Khadija


Temoignage 

Merci de votre écoute et du temps passé avec moi. Je vous relaisse mes coordonnes si vous avez du temps pour me joindre et pour continuer à en parler. Vous avez également mon adresse mail. Votre présence et votre patience m’ont fait énormément de bien. Vous êtes, je crois, vraiment faites pour ce travail, et c’est d’autant plus fort que je n’ai trouvé personne capable de m’écouter aussi longtemps même si l'ivg s'est bien passée. Cordialement et merci pour tout. 

 

IVG en France


IVG en France : avec plus de 210.000 IVG par an, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse ( IVG ou ITG) en France reste assez stable depuis plusieurs années. La principale évolution, sur cette période, se situe principalement  dans l'augmentation du nombre d’IVG pratiquées sur des adolescentes.

Amélie 26 ans, ivg il y a 4 ans


Amélie 26 ans, Il y quelques années alors que j'étais en couple depuis 6 mois seulement,  j'apprends que je suis enceinte (sous pilule). Gros choc mais j'étais  tellement heureuse. J'en parle avec celui qui était à la l'époque mon  copain. Mais  il était catégorique: il n'en voulait absolument pas. J'étais  perdu et ma famille essayait de faire de leur mieux pour me soutenir dans mon  choix mais elle me disait quand même que ce n'était pas une bonne idée de garder le bebe. Après  3-4 jours de réflexion, je décide de prendre rdv pour un IVG. Je pensais que je ne pouvais  pas garder cet enfant, je ne bossais plus, j'étais retourné vivre chez ma  tante. Car avec le papa ça n'aurait pas duré. Accompagnée par la famille qui m’a soutenue jusqu'au bout, je fais donc cet avortement par médicaments.  Sortie de l'hôpital, le soir même, j'ai quitté mon copain car il me  dégoûtait.  Comment avait-il pu réagir comme ça ? Me laisser dans cette  souffrance qui déjà n'aurait pas dû être ? Et en plus, tout cela  aurait dû être un combat à 2. Je n'arrivais pas à m'en remettre et je regrette tellement.  Aujourd'hui je suis avec un copain depuis quelques mois et on vit déjà ensemble. Nous  avons décidé de mettre bébé en route y a 4 mois déjà. Étant plus  âgé que moi et donc plus mâture, nous savons mieux ce que nous voulons. Moi même j'ai muri depuis ça. Mais chaque mois, c'est une déception quand les  règles arrivent ou quand j'ai un retard et que c'est négatif. J'ai  tellement peur que bébé n'arrive pas. Mais je doute car j'en ai  tellement envie et j'y pense tellement que ça doit bloquer. Mais on espère que d'ici quelques temps nous serons 3! Réfléchissez bien les filles, à vous seule de prendre la décision et ne  pas regretter ensuite !
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Licia 28 ans, ivg il y a 6 mois a 11 semaines


Mon ami habite à l'étranger (Afrique de l’ouest) et moi en France. Nous étions fou amoureux. Aussi je décide d'aller le rejoindre car il a une meilleure situation le bas! Dans un premier temps   tout se passe très bien. Nous nous sommes installés ensemble. Il me reste juste à trouver du travail mais la France me manque beaucoup! Du coup, je fais quelques allers-retours pour revoir mes proches, etc. Et durant cette absence celui-ci me trompe. Il m'est infidèle. Je le ressens puis il fini par me l’avouer. Amoureuse je lui laisse une autre chance après ca et très vite on apprend que je suis enceinte! Nous sommes surpris mais content voir heureux. Il a 28 et moi 27 ans mais   très vite monsieur découche ou rentre très tard me laissant souvent seule le  soir. Je me sens négligée. N’ayant très peu de proches sur place, je prends peur et décide de rentrer sur Paris. Je rentre alors dans le  2eme mois. A mon arrivé monsieur est fâché et donc il ne m’appelle pas. Il ne   comprend pas mon choix d’être repartie sur un coup de tète vers les miens. A  ce moment précis je ne ressens aucun soutien de sa part et du coup j’entame  une procédure d’ivg au CHU de ma ville mais ne m’a pas assez ;   voir pas du tout parlé de « l'après IVG » ! Car à les écouter, à 27 ans,  « on est encore jeune » « on a encore le temps pour refaire un bébé ». Ceux sont leurs mots ! Ils m'ont dit que effectivement si je souhaite poursuivre la   grossesse seule, n’ayant  pas de revenu, cela allait être difficile etc. paniquée à l’idée d’élever un enfant seule, il était « évident » d’opter  pour l’ivg. De plus, mes proches restaient neutres ou me « conseillaient » aussi de faire l’ivg et puis de refaire ma vie. Tres peu me conseillaient de garder la grossesse. En   ce qui concerne l’aspect médical tout s’est assez « bien passé ». Mais "l’après ivg" du  point de vue psychologique est très douloureux, c’est horrible ! Le regret est tel que  j’aimerais qu’une seule chose : c’est repartir en arrière avec ou sans mon ex. Car il est  évident que je ne serrai plus jamais la même ! Lui m’en a voulu car malgré notre séparation, il voulait toujours du bébé et lui avait les moyens  financiers d’ailleurs! Mais pour moi, un bébé, c’était à deux. Pas toute seule. Or monsieur était infidèle. Il était donc évident pour moi que j’allais finir par le quitter avec ou sans bébé...par conséquent c’est bien la première et dernière IVG de ma vie ! Il y a 6 mois, j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie ! Je ressens  un grand vide. Je dors peu. J’imagine ma vie avec cet enfant qui n’est plus. De plus mes copines ne cessent d’accoucher autour de moi. C’est horrible ! Or leur vie amoureuse n’est pas forcement plus rose que celle que j’avais. Et pire encore je compte les jours, les mois etc. j’aurais du accoucher dans 1 semaine ! Pff ! Conclusion : pour celles qui se trouvent dans une situation compliquée : réfléchissez bien car « l’après » est très compliqué et douloureux. Je vous conseille de vous documenter et surtout savoir comment ça se passe exactement (comme sur ce site) et en détail, je précise bien! Ma  gynécologue ne  m'a dit qu’après, en voyant ma douleur, « qu’à mon âge ce n'était pas   raisonnable de faire un ivg » surtout que de base, je souhaitais garder ce  bébé et que « si elle l'avait su avant, elle aurait essayé de me dissuader », de me raisonner. J’espère que mon témoignage pourra vous aider !  
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Aurelie 34 ans, ivg il y a 12 ans


Il y a plus de 12 ans, je me suis retrouvée enceinte de l'homme que j'aimais. J’avais un petit garçon de 3 ans d’un autre père qui m'avait lâchement abandonnée. ce petit garçon était handicapé, il est né sourd .
Quand j'ai ressenti les premiers symptômes de grossesse, j'ai fait un test qui s'est révélé être positif. J’en parle au papa qui a été catégorique:" c'est moi ou le bébé, moi je n'en veux pas"
La puéricultrice de mon fils, me conseille, elle aussi, de ne pas garder le bébé car avec mon fils, j'avais du mal à m'en sortir. Donc je prends RdV pour l’IVG avec la puéricultrice qui m'accompagnait pour prendre des deux premiers médicaments, pour faire mourir le bébé.
48 heures après je retourne à l’hôpital de jour. Ils me donnent de nouveaux comprimés, pour provoquer des contractions et perdre le bébé.
Puis, ils me donnent une bassine pour qu’au moment des contractions je perde le bébé dedans. Quand cela fut fini, j'ai appelé l'infirmière qui est venue vérifier si j’avais bien perdu mon embryon .Il était dans une petite boule où on ne voyait rien. Elle l'a décortiqué pour voir l'embryon en entier et me l'a fait voir, en me tendant la bassine. Elle me dit : "Maintenant vous pouvez le vider dans les toilettes " 
J'ai été choquée, traumatisée, je ne comprends pas qu'on puisse faire cela ! J'étais jeune, je me suis laissé faire. Le pire c'est quand j'ai vu mon copain, j'étais en pleurs et il me dit : « Tant mieux, c’est fini », " et oui..... Je me suis écroulée, cette journée je m'en rappellerai toute ma vie ! J''ai eu deux petites filles après avec le même copain. Il a cassé quelque chose dans l'amour qu'on avait entre nous. Rien n'est plus pareil, rien ne le sera plus jamais. Je regrette ce choix.  je pense toujours à ce bébé malgré tout le temps passé et lui aussi l'a regretté par la suite.....faites le bon choix et surtout faites votre choix en votre âme et conscience et n'écoutez personne !
 
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Emilie 19 ans, ivg a 16 ans,


Emilie,  En 2013 cela faisait 2 ans que j'étais avec mon copain, amour qui se passait plutôt bien. Mais en Juin 2013 un rapport a fait qu'un petit papillon s'est logé dans mon ventre.
Juillet 2013 : un mois que je n'avais plus eu de règles mais ayant souvent du retard,  je ne me suis affolée que lorsque je ne pouvais plus dormir sur le ventre et que mes matins étaient rythmés avec des nausées.
 Dans le mois de juillet, j'ai fait deux tests de grossesse se révélant positif très léger. De toute façon j'avais rendez vous le 02 août 2013 pour une visite de contrôle. J'étais si heureuse de te porter, j'avais appelé papa au boulot pour lui dire. Il était content … du moins c'est ce qu'il laissait paraître. Sa mère a été mise au courant le jour de ma visite de contrôle et ma mère j'ai attendu, je n’avais que 16 ans et lui 18 ans. Chacun chez nos parents. Situation donc un peu plus complexe à cet âge. Le 02 août arriva. Je suis allée au rdv accompagnée de ma mère qui n'était toujours pas au courant. L’ambiance dans la salle d'attente fût stressante. Voilà mon tour. " Mademoiselle ***  à vous". Mon cœur se mit à battre... Il installe ma mère dans son bureau et nous partons dans son local d'examen. Il me posa quelques questions puis m'a fait une échographie d'abord abdominale pendants 10 sec avant de vite m'en faire une vaginale. Quand tout à coup, je le sens s'arrêter, puis grand silence. Pour enfin me dire deux ou  trois fois d'affilé. " Vous êtes enceinte.." et là je me suis mise à pleurer. je me sentais femme c'était magnifique... j'étais aux anges. Il me dit " vous voulez que je l'annonce à votre mère ou vous allez lui annoncer ? " je lui réponds que je vais le faire. Je sors du bureau en gardant le silence. Le gynéco a bien gardé le secret également. Je sors de la clinique. Ma mère se doutait de quelque chose. Mon copain l'annonça à sa mère qui voulu de suite que j'avorte. Pour moi c'était hors de questions. Cette même après midi, je suis allée au laboratoire faire ma prise de sang qui le lendemain révéla que j'étais bel et bien MAMAN  
L'annonce à ma mère fût délicate. je me suis prise une morale par sa mère et la mienne autant dire très dur à encaisser. Tout le monde voulait que j'avorte. mon copain ne savait pas trop. J’hurlais, je pleurais pour sauver mon bébé, ma vie, je l'aimais déjà tellement...Le lundi arriva, le rdv du gynéco passé tout ça pour me dire qu'il m'a déjà pris un rdv au planning « au cas où ». j'étais perdue. Je ne me voyais pas tuer mon propre enfant ni même un autre.
On m'a prescrit des médicaments pour me shooter du genre antidépresseur etc. je n'ai pas su me défendre malgré tout ce que j'ai fais. J'avais donc rdv  a mi août pour avorter par intervention chirurgicale. j'étais a 10 SG. On m'a soutenu que « le cœur ne fonctionnait pas bien » alors que ce n'était pas écrit sur papier (ils me l'ont donné sur mas demande 2 ans après intervention ». Cet hôpital de m…  est même allé  jusqu'à me changer mes doses de CYTOTEC pour dilater mon col ce qui m'a beaucoup fait souffrir.
Le 22 août arrive. Je fais le chemin maison hôpital en larmes bourrée de contractions de malade. Je sentais mon bébé de plus en plus. Rien de pire. Je n'avais pas dormi de la nuit. Je suis montée dans le service en me roulant  par terre de douleurs mais personne n'en a tenu compte. On m'a envoyé dans une chambre comme par hasard la 2022 le 22 est donc devenu mon chiffre porte malheur. Je m’installe et prend mes antibios que j'ai directement revomi et sans être calmer. J’attendais mon tour en me tordant. Contractions horribles et je cris dans tout le service. Je n'en peux plus. Je marche pour dilater mon col, j'insulte tout le monde. Je pleure. Je suis à bout. je ne veux pas y aller. Aux alentours de 9h arriva l'heure qu'on me dise " vous allez faire pipi. c'est l'heure d’y aller " et là je m'écroule. Je ne sens plus mes jambes ni aucun membre de mon corps. Je suis à vif. On me met sur le brancard. Je deviens agressive. Ils se mettent à 3 pour me mettre sur ce p… de lit. Direction le bloc opératoire. Je m'accroche au mur, je pleure énormément. Dans l'ascenseur j'hurle. Mais tout le monde ignore ma souffrance. Arrivée au bloc, le personnel s'embrouille car je n'ai pas été perfusée ni calmée. Ambiance froide super. On me branche, m'attache et surtout on sort des grosses poubelles en ferrailles devant moi et là je me débats mais je suis impuissante et attachée.  
Au bout de 15 respirations dans le masque je me suis endormi. Pour me réveiller 3h plus tard branchée de partout, je soulève ma couverture et hurle. Je me suis vidée de mon sang. Tu n'es plus là. Je n’arrive pas à pleurer. Je lutte pour me réveiller. On me débranche et me descend dans le service où on me donne à manger. Je ne touche pas au plateau. l'appétit m'a quittée. Je lutte, je me force à me réveiller ce qui ne marche que peu pour attendre jusqu'à 15h qu'on me dise faire pipi. « Tout s'est bien passé, merci, au revoir, vous pouvez partir » avec à peine 8 de tension. Personne ne vérifie si j'ai fait pipi. Je pars donc comme ça sans avoir urinée avec une petite tension sans rdv pour un suivi après ni rien. Ce qui me porta malheur car un mois après l’opération, je suis retournée voir mon gynéco qui m'annonça que je n'avais pas tout évacué. Que j'avais une infection dû au bloc plus infection vaginale et urinaire j'ai beaucoup souffert donc retour au cytotec sinon c'était deuxième aspiration par anesthésie générale.  
Enfin bref,  Je termine en pleurs pour vous dire que depuis ce jour là ma vie reste un enfer. Les femmes enceintes je ne peux toujours pas les regarder. Ma vie à basculée. Je me suis battue l'année dernière pour récupérer mon dossier, mes échos. Je n'ai pas tout eu. Je sens donc une magouille derrière tout ça. à voir à l'avenir. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir su me battre assez pour le garder.
Donc svp les jugements c'est non ! c'est une page d'entraide aussi et non qui est faite pour être jugée c'est assez dur à vivre au quotidien.
Ma situation actuelle : je ne suis plus avec le papa car on s'est quitté un mois
après l'IVG pour pleins de raisons. Je suis en couple mais malheureusement bb espoir n'est pas au programme. Repose en paix, mon tendre petit Amour. Je t'aime.

amelie 23 ans, ivg il a un an


Amélie 23 ans, j ai effectué une ivg le 14/02/2014. Suite a cela et jusqu’a  aujourd'hui, je n’arrive toujours pas à faire le deuil de l’enfant que j’ai  abandonné. J’ai eu un suivi psychologique à ce sujet et ma psy m’avait conseillé d’avoir une trace de mon dossier médical avec l’échographie de mon bébé. C est ce que j ai fait, j ai pu avoir donc l’intégralité mon dossier avec les  échographies qui ont été faites lors du 1er examen. En lisant mon dossier, j ai pu constater que quand j’ai fait mon 1er examen, j’étais a 6 sa +4, puis lors de l’intervention j étais de 8sa+5. Pour moi, son cœur battait lors de cette intervention car normalement c’est  avant la 5ieme semaine que le cœur bat. Donc, c’est une épreuve encore plus dure pour moi car j’ai tué un être humain plus précisément mon enfant. Et ca, je  n'arrive pas à passer au dessus de cela. Je ne montre ma tristesse à personne, je n’en ai même pas parlé au père de mon enfant car c’est trop dur. Est-ce qu’un jour, j’arriverai à me reconstruire psychologiquement après cette épreuve ?
 
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