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avortement chirurgical

Avortement et taux de mortalité chez les femmes


Le taux de mortalité après un avortement est trois fois plus élevé qu’après une naissance. Une étude des décès liés à une grossesse révèle que le taux de mortalité après un avortement est 2,95 fois plus élevé qu’après une grossesse menée à terme.

Alice 26 ans, IVG par aspiration a 18 ans


Alice 26 ans, IVG chirurgicale à 18 ans.  J'étais en terminale, ma mère et mon beau père étaient en train de se   séparer. Ma mère était hospitalisée, je vivais chez mon petit ami. Je   n'allais pas souvent en cours, encore moins chez le médecin. Je n'ai pas  fait renouveler ma pilule ce mois là.  Avec mon copain nous en parlions en   plaisantant, nous nous disions que nous si jamais cela arrivait nous  l'assumerions. Nous ne le prenions pas au sérieux. Et pus le temps est   passé, et au bout d'un moment je me suis dit que cela faisait longtemps que   je n'avais pas eu mes règles. Je n'avais aucune notion du cycle féminin, de la date de mes règles, de la date de mon ovulation ni quoi que ce soit.   J’étais totalement ignorante. Alors un peu dans le doute j'ai fait un   test. J'ai laissé mon copain regarder. Moi j'examinais la notice quand il me   dit "deux barres c'est négatif non?". Le choc. J'ai rit. Pour moi il   plaisantait. Mais non, il y avait bien deux barres. Je n'en ai parlé à personne. Silence radio. Je ne me suis posé aucune  question, il fallait que j'avorte et vite ! Avant que cela ne se voit, avant  qu'il ne soit trop tard. Pour moi cela n'aurait aucune conséquence   psychologique ni physique. Par contre, si je le gardais, je savais que je serai la risée de ma ville, de mon pays même. Tellement nous sommes  informées sur la contraception en France, et l'IVG, que je serai passé pour une idiote et une "mauvaise mère" de l'avoir gardé ! J'aurais « ruiné ma vie, et celle d'un enfant ». C'est comme ça que je le voyais. Puis j'étais  immature, même pas capable d'aller en cours. ma vie familiale était si compliquée, avec ma mère déprimée qui entrait et sortait de l’hôpital.   Mon copain était tout aussi paniqué que moi. J'ai pris les RDV, j'ai eu une   échographie (seule, mon copain travaillait). J'ai pleuré. Je me suis fait  mal recevoir par le gyneco qui me trouvait inconsciente et immature, qui  considérait que ma génération prenait l'ivg pour une contraception...
Le RDV était pris pour l'IVG, alors j'en ai parlé à ma mère pour lui montrer que j’étais enceinte, certes, mais que j'avais déjà entrepris toute les démarches pour l'IVG, j’étais donc une jeune femme "responsable"selon moi.   Elle n'a rien dit, elle m’encourageait dans mon "choix".  Mais en fait, elle l'avait déjà fait plusieurs fois à la demande de celui qui était en train  de la quitter. Avec le recul, elle aurait du me parler de sa douleur. Elle a «  banalisé ». A ce moment là de sa vie, je pense que si j'avais gardé mon  bébé ça l'aurait « achevée », elle, qui en voulait tant ... Elle n'a pas été  bienveillante, mais ce ne sera ni la première, ni la dernière fois... La veille au soir de l'intervention, mon copain doute et me dit que si je veux le garder, il travaillera jour et nuit pour l'assumer. Mais pour moi c'est trop tard, tout est déjà mis en place, c'est prévu pour le lendemain   matin. C'est trop tard. Ce matin là, je ne me réveille pas, nous arrivons avec plus d'une heure de   retard à la clinique. Nous sommes quand même pris en charge. On me donne un  médicament pour je ne sais plus trop quoi faire mais je le vomi, ce sera ma  première et dernière nausée matinale. Puis un ovule pour dilater le col.   Puis, on vient me chercher. Je pleure toutes les larmes de mon corps jusqu'au  bloc.
On me dit que si je m'endors en pleurant je me réveillerai en pleurant. Et ce fut le cas. Je pleure encore et encore. Une psy vient me voir dans ma chambre pour me rassurer et me dire que j'ai « fait le bon choix ». Je l'envoie balader, après tout comment peut-elle affirmer que je n'aurais pas été une bonne mère ? ... Mon copain m'offre une peluche. Je sors le jour  même. Je ne vais pas bien et ca ne passera pas. J'essaie tout pour aller mieux : j'écris un blog, je pars en vacances... Mais non, je déprime. Mon  copain aussi. Dans sa voiture un jour il me dit qu'il manque quelqu'un, un   enfant. Nous décidons ensemble d'essayer d'en refaire un car nous  considérons que nous avons fait la plus grosse erreur de notre vie. Mais  nous n'y arrivons pas. 8 mois passent… Quelle injustice! 1 mois sans pilule  et je tombe enceinte, 8 mois d'essais et rien. J'ai mon bac contre toute  attente. Mon copain me quitte quelques mois plus tard. Je pense que c'est   l’accumulation entre l'IVG, ma mère envahissante... trop de négativité   pour lui, il est parti. J'abandonne les études. Suite a cela,  je passe 4  mois sans avoir mes règles, je crois que je suis vide.  …
Épilogue : je m'engage dans l'armée un an plus tard, j'ai 19 ans. Je  rencontre un homme à 20 ans qui deviendra mon mari 10 mois plus tard. Nous  aurons notre premier enfant en 2012, un garcon. j'ai 22 ans et je vais mieux.   Deuxième enfant en 2013, une fille. 3e enfant en 2014, une fille. nous   achetons une maison a la campagne, j'abandonne ma carrière pour me consacrer  a eux.  J’attends mon 4e pour juin 2016, un garçon. Je suis heureuse. Je ne   sais pas si c'est une conséquence de l'IVG mais je veux une famille  nombreuse, nous avons 7 chambres, un véhicule 9 places. j'en suis a me demander si j'arriverai un jour a arrêter de faire des enfants, ou si cet enfant qui n’a jamais vu le jour, me donnera toujours l'impression qu'il « en  manque un ». J'ai toujours le test de grossesse de ce "bébé IVG", ainsi que la peluche offerte par mon ex. Dans ma signature,  il y a un signe qui le   représente, il ne me quittera jamais, je ne le laisserai jamais tomber dans  l'oubli. 
 
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Licia 28 ans, ivg il y a 6 mois a 11 semaines


Mon ami habite à l'étranger (Afrique de l’ouest) et moi en France. Nous étions fou amoureux. Aussi je décide d'aller le rejoindre car il a une meilleure situation le bas! Dans un premier temps   tout se passe très bien. Nous nous sommes installés ensemble. Il me reste juste à trouver du travail mais la France me manque beaucoup! Du coup, je fais quelques allers-retours pour revoir mes proches, etc. Et durant cette absence celui-ci me trompe. Il m'est infidèle. Je le ressens puis il fini par me l’avouer. Amoureuse je lui laisse une autre chance après ca et très vite on apprend que je suis enceinte! Nous sommes surpris mais content voir heureux. Il a 28 et moi 27 ans mais   très vite monsieur découche ou rentre très tard me laissant souvent seule le  soir. Je me sens négligée. N’ayant très peu de proches sur place, je prends peur et décide de rentrer sur Paris. Je rentre alors dans le  2eme mois. A mon arrivé monsieur est fâché et donc il ne m’appelle pas. Il ne   comprend pas mon choix d’être repartie sur un coup de tète vers les miens. A  ce moment précis je ne ressens aucun soutien de sa part et du coup j’entame  une procédure d’ivg au CHU de ma ville mais ne m’a pas assez ;   voir pas du tout parlé de « l'après IVG » ! Car à les écouter, à 27 ans,  « on est encore jeune » « on a encore le temps pour refaire un bébé ». Ceux sont leurs mots ! Ils m'ont dit que effectivement si je souhaite poursuivre la   grossesse seule, n’ayant  pas de revenu, cela allait être difficile etc. paniquée à l’idée d’élever un enfant seule, il était « évident » d’opter  pour l’ivg. De plus, mes proches restaient neutres ou me « conseillaient » aussi de faire l’ivg et puis de refaire ma vie. Tres peu me conseillaient de garder la grossesse. En   ce qui concerne l’aspect médical tout s’est assez « bien passé ». Mais "l’après ivg" du  point de vue psychologique est très douloureux, c’est horrible ! Le regret est tel que  j’aimerais qu’une seule chose : c’est repartir en arrière avec ou sans mon ex. Car il est  évident que je ne serrai plus jamais la même ! Lui m’en a voulu car malgré notre séparation, il voulait toujours du bébé et lui avait les moyens  financiers d’ailleurs! Mais pour moi, un bébé, c’était à deux. Pas toute seule. Or monsieur était infidèle. Il était donc évident pour moi que j’allais finir par le quitter avec ou sans bébé...par conséquent c’est bien la première et dernière IVG de ma vie ! Il y a 6 mois, j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie ! Je ressens  un grand vide. Je dors peu. J’imagine ma vie avec cet enfant qui n’est plus. De plus mes copines ne cessent d’accoucher autour de moi. C’est horrible ! Or leur vie amoureuse n’est pas forcement plus rose que celle que j’avais. Et pire encore je compte les jours, les mois etc. j’aurais du accoucher dans 1 semaine ! Pff ! Conclusion : pour celles qui se trouvent dans une situation compliquée : réfléchissez bien car « l’après » est très compliqué et douloureux. Je vous conseille de vous documenter et surtout savoir comment ça se passe exactement (comme sur ce site) et en détail, je précise bien! Ma  gynécologue ne  m'a dit qu’après, en voyant ma douleur, « qu’à mon âge ce n'était pas   raisonnable de faire un ivg » surtout que de base, je souhaitais garder ce  bébé et que « si elle l'avait su avant, elle aurait essayé de me dissuader », de me raisonner. J’espère que mon témoignage pourra vous aider !  
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Marilyne 24 ans, ivg il y 18 mois


En aout 2014, j'ai appris que j'étais enceinte suite à une vive douleur abdominale et à une visite à l’urgence gynécologique. Mon compagnon et moi, ca faisait 3 ans à 2 mois près qu'on était ensemble et puis ce jour là ma vie basculait. Quand je lui annonçai que j'attendais un enfant, je ne l'ai plus reconnu. Il m'a dit sur le parking de l'hôpital mots pour mots "rerentre la dedans et fais toi retirer ca». Je lui explique ce que cela ne se passe pas comme ca. Nous rentrons chez moi et j'annonce à mes parents ma grossesse et la réaction de mon compagnon. Mes parents, heureux d'être à nouveau grand parents, me disent que cela lui passera étant contre cet avortement. Mais les choses se sont terriblement mal déroulées par la suite. Il m'a accusé de l'avoir trompé, puis ensuite de l’avoir faire exprès .... Plein de choses atroces. Puis il me quitta. Sa famille m’a complètement renié et me poussait à avorter. J’ai tenu le coup longtemps tout en étant malheureuse. Puis tellement amoureuse et désespérée, j'ai accepté d'avorter à force qu'on m’y pousse. Après cette décision, je coupais toute communication avec ma famille pendant plusieurs semaines. La mère de mon ex, par compte elle, était là (car j'avais pris la décision qu’elle souhaitait…) jusqu'a l'intervention.
Le 10 octobre 2014 à été pour moi et restera la pire journée de ma vie, c'etait le jour de l'intervention. J'ai souffert atrocement et j’étais complètement seule. Après cette IVG, le 20 octobre, j'ai été hospitalisée en psychiatrie. Et oui ! J’avais complètement « pété les plombs ». J’ai beaucoup regretté mon acte. Actuellement, j'en pleure d'en parler "j'ai tué mon bébé". J’en souffre horriblement et je regrette mon geste et cette décision débile juste parce que sa mère m'avait dit que si j’avortais, il reviendra. Puis elle m'a abandonné. Après j'étais seule. Mes parents m'en voulaient et m'avaient prévenue que j'en souffrirai. Et je ne les ai pas écouté. Heureusement, ils venaient souvent me rendre visite à l'hôpital psychiatrique. Puis avec le temps, j'ai remonté la pente avec l'aide et l'amour de ma famille  (mes parents et mes neveux...) Aujourd'hui, j'en souffre toujours. C'est atroce, ce sentiment de culpabilité ! Ce sentiment d'avoir tué son propre enfant... L’avortement, je l'ai fait. J’étais à 12 sa. Il y a maintenant 18 mois...
 
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Sandrine 33 ans, IVG contrainte il y a un an


Sandrine 33 ans ,  J'ai subit il y a 14 mois, le 22 janvier 2015 une ivg par curetage. Je dis bien « subit » car  pour moi c'est une ivg sous pression de mon conjoint. J’ai  2 enfants avec mon conjoint. J’etais en arrêt de travail pour maladie depuis 1 an quand je m'aperçois que je suis enceinte. C'etait Noël  et j'attends le soir pour le dire au papa.  Et la 1ere réponse « tu vas prendre 1  comprimé et c'est bon ». Même pas de dialogue. Rien. Un mur. J’avais des cycles très irréguliers sous pilule et j’etais a 7 sa passée. J’ai un mur en  face de moi.  je n'avais même pas pu imaginer qu’il réagirait comme ca. A contre cœur donc (car j’avais aucune personne pour en parler)  j’ai subit cette ivg en  pleurs de mon arrivée a mon départ de la clinique. J'ai tué mon bébé a presque 11sa...  Depuis je ressens un vide immense en moi ! Pourquoi j'ai fait ca ? Pourquoi n'ai-je pas dit "non!" et gardé mon bébé ? Heureusement que j'ai mes filles pour continuer  à vivre. Toujours aucun dialogue sur ce sujet avec mon conjoint. Je culpabilise de pas avoir su protéger mon bébé qui était dans mon ventre.  Personne ne le sait. Je fais bonne figure devant tout le monde mais en moi , c’est horrible. Merci d'être la, je regrette de pas vous avoir connu avant ce jour !
 
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amanda 28 ans, ivg chirurgicale a 13 semaines


Amanda, J'ai 28 ans et Je suis maman d'une petite fille de 6 ans et vis chez mon père car séparée. De renouveau en couple depuis plus d'un  an, mais nous ne vivons pas ensemble (soucis géographique et situation). Je  suis tombée enceinte sous  pilule en septembre 2014. Mon ami me disait que j'avais des réactions  peu habituelles, j'ai donc fait un test et là le résultat a été sans appel. Déjà amochée d'une ancienne relation quelque peu houleuse, là  mon monde s’écroulait autour de moi, je n'ai pas trainé pour faire prise  de sang et écho. Lors du rdv du gynéco, je lui ai expliqué ma situation et mes doutes. On a fait l’écho, j'étais enceinte de 12s et 6 jours et il m’a dit "votre bébé vas bien !", un coup de massue en  plus. J’ai éclaté en pleurs... au vue de ma réaction, il m'a dit  qu'il ne me restait plus qu'une semaine pour me décider après c’était trop  tard... J’en ai parlé à mon ami, il m'a dit seulement  de le rejoindre et qu'on vivrait bien lui sa fille et moi, que je verrai ma fille les weekends ... Aussi, laisser ma fille de 6 ans, pour moi c’était inconcevable. Il aurait  fallu à la fois  abandonner ma fille et avorter ! Ce bébé je l'avais vu, sous toutes les  coutures… Je me souviens lors de l'échographie, quand je me suis mise à  pleurer, qu’il s'est retourné, son dos face à moi, comme s’il sentait ce qui allait se passer... Ça m'a traumatisé.

Je n'avais plus le choix, je ne pouvais pas élever seule un enfant de plus  mais je ne me sentais pas le courage d'avorter. J’ai donc rien dit à ma famille (seule une poignée de personnes était au  courant et m'ont poussé à ne pas le garder car ils pensaient surement que cet  acte était anodin..), j'ai pris rdv a l’hôpital, Même réactions des gynécos " « çà va être trop tard », je n'ai donc pas eu la semaine de  réflexion obligatoire. 2 jours après je passais au bloc. Le jour du bloc  sera jusqu’à présent le pire jour de ma vie. Malgré l'attention toute  particulière de l'équipe du bloc, j’entendais qu'ils me plaignaient, je ne dirai pas la date car je ne veux pas qu'on me reconnaisse, mais  c’était en 2014 à 16h22...je me souviens m’être endormie en pleurs   Le réveil s'est fait par une douleur insupportable de mon ventre, je pleurais déjà avant même d'en être consciente, l’équipe était là près de  moi. La première phrase que j'ai dite : "mon bébé est à la poubelle". Puis j’ai été remontée dans la chambre, sans visite d’un médecin. Je n'ai pas voulu  rester à l’hôpital et je suis rentrée à 22h chez moi. 15 jours après l'intervention, je retourne chez le gynéco car grosse  infection et surtout aucun  suivi post opératoire, ni psychologique!!! J’ai  été un vulgaire bout de chair qu'on a curé ! Après des examens multiples  on me décèle des cellules cancéreuses dans le col de l'utérus... Depuis ce jour là, je suis irascible, très agressive, j'en veux à la terre  entière. On me demande ce que j'ai, mais je ne peux rien dire car j'ai tué mon bébé et je m'en veux  tellement que je ne dirais jamais rien car peu de femmes savent ce que je vis.. J’ai un mal fou avec les enfants des gens  qui m’entourent. Depuis, je tente de faire des efforts, mais il y a des choses qui me  demandent  bien trop d'effort sur moi même et je ne tiens pas. Tout cela m'épuise. Je craque pour rien, et le fait d'entendre parler de grossesse et  d'enfant me détruit. Je me détruis et je détruis mon ami...mais il  n'est pas venu me rejoindre ce jour là, le jour où j'avais besoin de lui, il n’était pas. Il a pensé à moi , oui mais il pensait surtout que j'allais le rejoindre et laisser ma fille! Il en a souffert lui aussi  mais je le fait souffrir comme j'ai souffert et je souffre toujours de ce moment où j'ai tué mon bébé et de son absence. Pas un instant que je vis sans penser à ce jour. Je regrette péniblement mon choix, un fardeau que je traine, qui m’empêche d'avancer, et qui je sais, me détruit...