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ados et avortement

Alexandra 18 ans, IVG a 16 ans


 
je m'appelle Alexandra. Je viens vous contacter pour vous parler de mon avortement que j'ai subi il y a bientôt 2 ans de ça. Avortement que j'ai horriblement mal vécu parce qu'il y a eu des complications avant l'opération qui a fait que je j'ai perdu le bébé avant l'opération prévue. Tout s'est fait très très vite. Je n'avais que 16 ans. Le père du bébé a coupé tout contact avec moi  quand je l'ai mis au courant. Ma mère m'a expliqué aux mots prêts quoi dire à la psychologue. Mais 2 ans plus tard, je suis toujours très mal. J'y pense et repense. Je ne sais plus quoi faire. Je n'en parle ni a ma mère, ni a mon père qui n'est pas au courant. Je ne sais plus quoi faire pour m'aider à avancer. Personne n'est au courant de ma démarche et j'aimerais que cela reste "secret". Merci beaucoup par avance.
 
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Sara 22 ans, ivg il y a 6 ans


Je suis tombée enceinte en Septembre 2010 à 16 ans après seulement 7 mois de relation avec mon copain. Le jour de l'avortement a été pour moi l'expérience la plus atroce que j'ai pu vivre jusqu'à maintenant, et autant physiquement que moralement. J'ai fait une dépression après ça pendant un an qui m'a causé un syndrome psycho-somatique. J'ai appris ma grossesse un lundi et j'ai avorté un lundi . Du coup chaque lundi pendant un an j'étais terriblement malade… Ma mère était persuadée que je le faisais exprès…
Pendant des années, je l'ai regretté parce que je savais que si j'avais pris cette décision c'était uniquement pour mes parents (même s'ils ne m'ont pas "mis la pression"..) Je le regrettais d'autant plus que j'étais toujours avec mon copain.
Aujourd'hui, et 6 ans après ça, je vais un peu mieux.. Ce qui m'a beaucoup aidé, c'est que l'année d'après je suis tombée dans une classe avec une fille du même âge que moi qui avait vécu la même chose au même moment.. Ça m'a fait beaucoup de bien d'en parler à quelqu’un qui comprenait vraiment ce que je ressentais... De plus depuis 4 mois je ne suis plus avec mon copain de l'époque et je me sens vraiment soulagée, probablement parce que être avec lui me rappelait sans cesse mon expérience.. J'ai vu plusieurs psychologues, ils m'ont tous dit que j'irai mieux après mon premier enfant…  Alors je souhaite encore bcp de courage à celles qui ont fait cette erreur car il faut prendre son mal en patience et penser que ça ira mieux avec le temps..
 
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Elyse 20 ans, ivg a 16 ans


J'avais16 ans quand j'ai avorté. Je n'avais pas réalisé que j'étais enceinte et encore aujourd'hui j'ai du  mal. Je n'ai pas su donner mon avis, sous le choc, j'étais prise dans un cercle  où ma mère me conseillait  d'avorter, les médecins également, ma religion  qui ne me le permettait pas, mon âge, ma situation, le délai qui allait  bientôt arriver à terme, et bien sur, mon enfant. Lors d'un rendez vous que l'on a avant une ivg, j'ai pensé faire adopter cet enfant, car je ne me voyais pas le tuer, ni le garder. On m'a tout simplement répondu "si vous êtes déjà attachée à cet enfant, dans 9  mois vous ne voudrez plus le faire adopter", j'ai fermé ma bouche, j'ai  pensé qu'elle avait raison et pas longtemps après j'ai subi un ivg. J’ai eu une interruption très difficile ; très douloureuse physiquement et  mentalement ...Quand je suis sortie du bloc, la première chose que j'ai faite, c'est de  pleurer. Et j'ai dit à ma mère "je n'aurais jamais du avorter». Les deux jours suivant l'opération étaient le weekend. Je ne suis pas sortie, mais ça allait presque normalement... Mais plus tard, je suis tombée en dépression, cet enfant je l'aimais, il me complétait. Je n'ai pas réussi à parler, mais au fond de moi je ne voulais pas le tuer. Un soir, je suis tombée par hasard sur une  émission à la TV où des femmes Polonaises témoignaient de leur avortement. Ces  femmes faisaient de la prévention dans les écoles en montrant une vidéo,  cette vidéo n'a pas été affichée à la télé, je suis donc allée sur  internet pour la voir. C’était « le cri silencieux ». Aujourd'hui, moi aussi, je veux me battre pour que chaque femme qui souhaite avorter, sache vraiment ce qu’elle va faire.

Melanie 17 ans, bebe de 17 mois


Je vous laisse mon témoignage en espérant que cela peut aider ou tout du  moins toucher quelques femmes. Je vais commencer par le début tout d'abord,  je m'appelle Mélanie, j’ai 17 ans et à l'époque je n'avais 14 ans, j'étais en  perpétuel conflit avec ma maman et mon papa.  Étant alcoolique, il prenait  beaucoup de temps et d'attention, je le maternais peu être même un peu trop.  Bref passons : j'ai donc rencontré un garçon, le garçon! Plus vieux de 4 ans,  il était donc majeur, je précise que j'ai toujours été mâture et que je faisais plus que mon âge. J'ai donc rencontré ce garçon, le feeling  passait très bien et je voulais toujours être avec lui, etc. J'ai fait ma  « première fois » avec lui. Je me suis bien sûr protégée, mais je ne prenais pas la pilule car ma mère ne savait pas que j'avais des rapports. Au bout de 4 mois de relation, j'ai fait un test de  grossesse avec une copine pour " rigoler " (oui c'est débile…).  Le truc, c'est  que le mien était positif. J'étais choquée mais en même temps si contente ! J’ai appelé  ma mère pour lui dire que j'avais une bonne nouvelle et le soir , je lui ai annoncé et là : LE CHOC! Elle était furieuse, elle criait, etc.  Elle voulait me forcer à avorter etc. Pendant 1 mois, le premier mois de ma  grossesse c'était horrible, je me faisais insulter et rabaisser. Avec ma  mère, ça n'allait pas mieux. Mais elle s'inquiétait plutôt qu'autre chose. Un beau jour (où plutôt un très mauvais jour) j'ai perdu du sang. J’ai  appelé ma mère pour la prévenir.  Elle est passée me chercher en vitesse. On  est partie à l'hôpital où ils m’ont annoncé d'un ton exécrable que je venais  de faire une fausse couche.
C’était le choc. Ça m'a brisée le cœur.  Je  ne mangeais plus. J’ai perdu beaucoup de poids.  Je ne sortais plus.  J’étais  morose et monotone.  Je ne voulais rien.  J’en voulais d'une haine inimaginable  à ma mère que je prenais pour responsable de m'avoir poussé à bout. J’avais mal au ventre avec des contractions. Je passer pour folle, j'avais le  regard livide et ne faisais plus rien. J’ai eu beaucoup de mal à remonter la  pente d'avril 2012 à octobre 2012.  J’étais comme vide je ne sourire plus je  ne vivais plus. J’ai commencé ensuite peu à peu à revivre... j'ai eu  beaucoup de soucis aux ovaires par la suite et on m'a également annoncé que  ce n'était pas sur que je pourrais un jour donner la vie. J'avais des kystes  à répétition et j'ai complètement changé de mentalité.  Je faisais la fête  et ne pensais plus à être maman.  J’avais perdu mon bébé et je « n'en voulais  plus ».  J’avais résolue l'idée en me disant « pourquoi réessayer et  souffrir » alors que je pouvais oublier ou essayer et profiter de ma jeunesse... 
Puis le 30 mai 2013, douleur au côté droit.  Je soupçonne quelque chose aux ovaires. Mon   médecin aussi. Il m'envoie faire une écho. Et la ....Je suis enceinte de 4 mois et demi... J'ai pleuré, pleuré de toutes les larmes  de mon corps ! j'avais peur de le perde encore ce petit bout de moi.. ensuite  j'ai eu beaucoup de soucis durant ma grossesse. J’étais en MAP, j'avais beaucoup de mal a réaliser et puis je n'avais pas de travail, j'étais au  lycée en seconde et j'avais 15 ans. J'ai finalement accouché le 1 er  octobre 2013 d'une petite princesse. A l'heure actuelle, ma fille a presque 17 mois et moi presque 17 ans.  Je passe mon bac en alternance en tant qu'assistante de  direction. J'ai réussie ma vie et je ne regrette rien, ma fille et ma  priorité et, même jeune, je suis une maman qui « déchire ». Ne jamais perdre  espoir : il faut toujours y croire.

Lydie 23 ans, ivg a 18 ans


Lydie 23 ans : à l'âge de 18 Ans, je suis tombée enceinte du garçon avec qui j'étais . Quand je lui ai appris ma grossesse, il étais content, mais ce n'était que de la comédie devant ma mère . J'en ai parlé à ma mère car je ne savais pas quoi faire :18 Ans c'était jeune. Puis j'ai annoncé ma grossesse à mon père qui l'a très mal pris : pour lui, j'étais la pire des putes . Il a carrément dit à ma mère : "' dis à ta salope qu'elle éjecte ça '". Du coup ,j'ai été à l'hôpital en espérant que le papa du Bb vienne... mais en vain. Il m'a laissé tomber le jour où je faisais la pire bêtise de ma vie : Ce jour là, il était avec son ex !... Pas un jour , je ne pense pas à mon bébé que j'ai tué à contrecoeur. Maintenant, j'ai 23ans et deux enfants, Mais il me manque mon bébé . J'y pense tous les jours .. Le pire dans tout ça c'est que le mec en question à l'heure actuelle me dit '"ça aurait du être moi le papa, ça aurait du être moi qui t'aurais fait deux enfants ". J'ai mal, très mal . c'est pour ça que je vous raconte mon histoire ici .

Sharlene 15 ans, un bebe de 6 mois


Je suis Sharlene, je  suis tombée enceinte l'année de mes 14 ans, et cela a été la plus belle chose qui ai pu m'arriver. J'avais peur de garder ce petit être, ma moitié. Mais au final, je remercie toutes ces personnes qui m'ont dit de le garder, et je sais que mon choix a été le meilleur car je n'imaginerais plus ma vie sans lui, sans mon petit bébé né 1 mois avant mes 15ans. L’accouchement a été le plus beau jour de ma vie. Je vous conseille à toutes de réfléchir avant de vouloir retirer votre petit bout de bonheur.