Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

adolescente enceinte

Alexandra 18 ans, IVG a 16 ans


 
je m'appelle Alexandra. Je viens vous contacter pour vous parler de mon avortement que j'ai subi il y a bientôt 2 ans de ça. Avortement que j'ai horriblement mal vécu parce qu'il y a eu des complications avant l'opération qui a fait que je j'ai perdu le bébé avant l'opération prévue. Tout s'est fait très très vite. Je n'avais que 16 ans. Le père du bébé a coupé tout contact avec moi  quand je l'ai mis au courant. Ma mère m'a expliqué aux mots prêts quoi dire à la psychologue. Mais 2 ans plus tard, je suis toujours très mal. J'y pense et repense. Je ne sais plus quoi faire. Je n'en parle ni a ma mère, ni a mon père qui n'est pas au courant. Je ne sais plus quoi faire pour m'aider à avancer. Personne n'est au courant de ma démarche et j'aimerais que cela reste "secret". Merci beaucoup par avance.
 
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Julia 18 ans, ivg en Angleterre


j'ai 18 ans et mon 20 ans. Grâce à ma formation scolaire, j'ai pu partir en Angleterre pour effectuer mon stage de 6 semaines. Durant cette formation , je suis tombée malade. Un matin je me suis réveillée avec un mal de ventre pas possible, impossible de manger, vomissements et nausées... Un manager m'a conduit à l'hôpital. Au bout de quelques heures , le bilan est tombé, j'étais enceinte d'un mois environ... J'étais seule face à cette situation, impossible de joindre mes parents ou mon copain pour leur en parler ...Le médecin m'a un peu brusqué en me demandant si je voulais garder ce bébé . Je n'ai pas eu le choix, j'ai opté pour la solution de facilité... tres vite sans vraiment reflechir. Quand je suis rentrée à mon logement , j'ai téléphoné à mes parents et mon copain pour leur en parler... Mon copain a essayé de me rassurer comme il le pouvait, mais je me sentais mal à tel point que je suis tombée en dépression... J'avais l'impression d'avoir tué quelqu'un je me sentais idiote, coupable et incapable...Aujourd'hui je me dis que j'aurais dû garder cet enfant et assumer tout cela... Par pitié si cela vous arrive ne faite pas cette bêtise, vous le regretterez toute votre vie... C'est une douleur qui peut être insoutenable parfois...

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Audrey 17 ans


Audrey Anonyme, Je n'avais que 17 ans lorsque j'ai appris ma grossesse. Je n'avais pas eu mes règles du mois. J'ai fait un premier test de grossesse qui s'est avéré être négatif. Plutôt rassurée, je ne dis rien, et puis, les semaines passaient et toujours pas de règles. J'ai été voir mon médecin généraliste qui m'a dit d'attendre encore un peu, car à mon âge, les règles ne sont toujours pas fixes, les cycles peuvent changer. Je fais confiance à mon médecin. Ma mère inquiète, me dit de refaire un test quelques semaines plus tard (c'était un mois environ après le premier test). Positif direct ! 
Mon conjoint était parti à son entraînement j'ai donc attendu son retour, effondrée. Lorsqu'il l'a appris, il n'a rien dit, il s'est allumé une cigarette, et m’a dit "on le garde". Je ne savais pas quoi faire, toute ma famille m'a dit d'avorter, on m'a même dit que je serai une mauvaise mère, que ça ne servait à rien que je le garde ! Sauf que , lors de la visite pour dater ma grossesse, j'étais enceinte de 4 mois déjà !! Donc impossible d'avorter. J'ai été vivre chez mon conjoint pendant presque 3 mois avant que mes parents commencent à me parler mieux, car quand j'y allais, j'avais droit à des critiques, j'étais rabaissée alors que dans la famille de mon conjoint, ça a été une joie immense (en même temps il avait 23 ans). Ma belle sœur a été présente pour moi plus que jamais, ça m'a beaucoup rapproché d'elle. Elle a vraiment été une sœur pour moi. Au bout d'un moment, ma famille m'a reparlé (j'ai été hospitalisée car j'ai failli accoucher alors que je n'étais enceinte que de 6 mois ) Ils ont vraiment eu peur et ils ont réalisé que ce bébé n'étais pas une maladie, bien au contraire. Aujourd'hui , ma fille comble de joie ses tantes, oncles et grands-parents, ainsi que nous ses parents. Nous ne regrettons en rien de notre décision. Nous en sommes très fiers et nous nous fichons du regard des autres sur notre famille.
La page facebook de ce site m'a beaucoup aidé pendant ma grossesse, et je remercie toutes les femmes qui ont eu le courage de témoigner et de tenir tête à leur famille. Alors les filles, quoi qu'il se passe, n'oubliez jamais que c'est vous qui portez l'enfant, vous qui allez endurer les souffrances qui peuvent être infligée par une IVG, donc réfléchissez bien et dites vous que avec ou sans quelqu'un pour vous accompagner, si vous avez l'envie et l'amour, vous y arriverez , parce que nous ressentons grandir ce petit être en nous. Encore merci à ce site et sa page FB, elle m'a aidé, et j'espère que, vous aussi, elle vous aide.
 
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Mauren 17 ans, IVG il y a un an


Mauren, 17 ans et en couple depuis 1 ans et demi. L’an dernier je suis  tombée enceinte. J’avais 16 ans et demi et mon petit ami avait 24 ans, j'ai   appris ma grossesse suite a une prise de sang. En fait, j'habitais chez mes  parents et j'ai fais un malaise et j'ai atterri à l'hôpital et les  résultats. J’étais enceints, les médecins m’ont proposé de rester  hospitalisée pour faire les échographies et prise de sang sans que mes  parents ne soient au courant. Le jour même, je me faisais hospitaliser et le  soir même mon petit ami est venu me rendre visite, après une longue discussion, nous avions décidé de le garder. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Mes  parents m’ont fait du chantage pour que j'avorte et les médecins n’arrêtaient pas de  dire à mon compagnon que ma grossesse me mettait en danger parce que je pèse  40 kilos pour 1m62, mais on avait décidé de le garder. Or les médecins et  psychologue nous disaient que c'était la seule solution et j'ai avorté alors  que moi et mon copain on voulait le garder. Le jour même de l'avortement le  03/7/2015 je me suis pas rendu compte que j'avais avorté, mais quelques  semaines après mes parents m’ont mis dehors. C’était le 20/7/2015 et j'ai  emménagé chez mon copain, mais depuis je pense toujours à ce bébé que  j'ai tué et ca me fait souffrir. C’est si dur, personne nous a laissé nous  exprimer librement et il nous est interdit d'en parler et je ne sais pas  pourquoi. Depuis, je fais des cauchemars et je me sens seule même si mon  petit ami est avec moi, il me manque toujours quelque chose. Ce bébé  était voulu et on m’a obligé d’avorter. C’est  horrible. Comment peut-on  faire ca à une personne ? Comment s'en sortir ? J'ai besoin d'une aide et  d'une écoute merci.
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Sara 20 ans, bebe de 3 mois


Sara, J'ai 20 ans. Je viens de quitter le domicile familial et après plusieurs  galères de logement et la perte de mon dernier emploi. Je retrouve mon   premier amour perdu de vue plusieurs années auparavant. On décide de se   revoir, l'amour est toujours la comme a15ans... On décide de reprendre là où on en était. Quelques   temps après,  j'emménage dans  une résidence de jeunes travailleurs mais sans  travail. Les disputes commencent avec mon copain, on est ensemble sans vraiment   l'être mais on s'aime c'est tout ce qui compte. Plus tard quelques douleurs   au bas ventre me font douter mais j'en ai souvent, puis le retard de règles  arrive : c'est sur quelque chose cloche. Je   fais un test qui affiche positif en 1 minute, je m'écroule par terre en   larme et appelle ma sœur qui me réconforte comme elle peut. Je ne peux pas le   garder je n'ai pas de travail, pas de logement, je ne suis même pas sur  d'avoir un copain. Je vais au planning familial l'air perdue, la femme a   pitié de moi. Le temps passe, je déprime, ne mange plus, ne sort plus... Trop de question, je ne veux pas me reposer sur le rsa....Je ne sais plus,   c'est trop dur. Je l’apprends aux responsables de la résidence, réaction   plutôt violente, trop violente. Elles me suggèrent d’avorter. Ma   sœur est du même avis mais quelque chose me pousse à ne pas y aller. Premier échographie je le vois, son cœur bat, il est bien la, je décide de   le garder "Accroche toi à moi bébé, ensemble on y arrivera, je te le   promets".
Quelque temps après, je reçois un appel d'un entretien passé 2   mois au par avant, malgré mes 3 mois de grossesse,  je commence le travail   c'est un 10h par mois, c'est déjà bien ! Je décide de me donner à fond pour  avoir une mi-temps. Je perçois des aides tout de même mais je travail plus  fort que jamais,  je parle à bébé, lui explique pourquoi je dois bouger  autant "accroche toi mon bébé, on a besoin de ce travail." Je signe mon   mi-temps mais je ne lâche rien. Les heures supplémentaires serviront à mette   plus de côté. Ente temps, j’apprends la nouvelles à ma mère étonnamment   elle ne le prend pas mal, elle l'aime déjà...avec ma famille on ne s'est   jamais si bien entendu, avec le père... C'est plat mais je n'ai pas le   temps. Il apparaît de temps en temps jusqu'à 7 mois où il disparaît   définitivement... Ma sœur le remplace, elle est la pour moi. C’est un vrai   plaisir de rentrer et de trouver quelqu'un...le temps passe à 8 mois je n'ai   toujours pas de logement, la résidence se fait de plus en plus pressante. Je vois une assistante sociale qui me propose une résidence jeune-mère. Mon refus la fait douter sur mon rôle de mère. Peu importe, je me débrouillerai !
 Quelques temps après je trouve un f3 en région parisienne. Mes économies me permettent de payer ce qu'il me demande. J'emménage avec ma sœur, avec qui je cours de gauche à droite pour tout terminer avant sa naissance. ce qu'on arrive à faire. Le 22 janvier, il nait une semaine en   avance mais tout est prêt. Ma mère et ma sœur l'ont vu naître. Ma famille   et mes amies ont été la pour moi. Aujourd'hui il a 3 mois. Cela a été dur mais ca en valait largement le coup. Il est très joyeux, il est mon rayon de   soleil, mon porte bonheur... Le père a pris contact avec moi il y a peu. Je  n'ai pas donné suite, on n’a pas besoin de lui, pas tant qu'il ne montrera pas qu'il veut changer pour son fils. Les filles, décidez vous même de ce qui est   mieux pour vous ! J’ai beaucoup lu avant de prendre une décision de peur de  regretter, je voulais être en accord avec mon choix. Je me suis demandé qu’elle est la phrase que je voudrais répéter à mon fils plus tard !  c'est la suivante : « C’était  dur,  mais on l'a fait !». Et quelque chose me dit aussi que Dieu était « pour » que je le garde. Nos enfants n'ont besoin de personne d'autre que nous.  
 
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Emilie 24 ans, IVG il y a 7 ans


Emilie 24 ans. A l'âge de 17ans je suis tombée enceinte de mon premier amour. Cela faisait  2 ans et demi déjà qu'on était ensemble, tout ca est parti d'un jeu. Mon copain et ma copine pour rigoler nous faisaient  faire un test de grossesse, on l’a fait et il s’est avéré que le mien était  positif. Étant jeune, je ne savais pas ce qui allait se passer, j'ai pris  rendez-vous à la PMI à coté de chez moi et j'ai demandé ce que je pouvais  faire. On m'a conseillé d'avorter car j'étais «  trop jeune pour le  garder » mais moi je ne voulais pas passer par l'IVG. J’avais vraiment peur,  après l'échographie j'ai appris que j'étais enceinte de 1 mois et demi,  mon copain était plus vieux que moi. Ill  travaillait et il était d'accord pour  que je garde l'enfant (lors de l'échographie on m'a fait écouter son petit  cœur battre et là j'ai craqué). Le soir même, je ne savais pas comment le dire  à ma mère. Donc j'ai laissé l'échographie sur la table  et je lui ai envoyé un message en lui disant que je dormais chez une  copine. Mais cela a tourné au drame, elle est venue me chercher chez ma  copine et m'a emmené de force à l'hôpital pour avorter. J’étais mineure  et pour ma mère, cela était normal que j'avorte. Après ce passage là, je ne  sortais plus pendant plusieurs mois, je ne mangeais plus, je ressemblais à un zombie. je voulais plus rien faire. Mon copain  était toujours présent et ne m'a jamais laissé tomber. L'année d'après, moi  et mon copain, on a décidé ‘essayer de faire un enfant car a  18 ans,  on avait tous les deux une situation, on travaillait et il nous manquait juste  l'appartement. Le 18 septembre 2009, je suis emmenée d'urgence suite à de  grosses douleurs en bas du ventre. Suite à une échographie, on me dit que je suis enceinte de plus de 2 mois. Là on était super content. on s’est dit  « enfin, on va pouvoir commencer à fonder une famille ». Mais là encore une fois,  tout a viré au drame. Une fois de plus je revoyais mon premier IVG revenir  dans mes pensées. Ma mère a menacé mon copain pour m'obliger à avorter. Lui  ne voulait pas. Mais la semaine qui a suivie, il s’est mis à me taper. C’était vraiment horrible. Il m'a envoyé à l'hôpital pour avorter. Par peur qu'il me batte, j'ai donc accepté son choix. Et là, le jour le pire de toute ma vie  est arrivé : 2 ème IVG par aspiration et ca a vraiment mal tourné. Lors de  cette opération sinistre, j'ai perdu le contrôle de moi même, j'ai failli ne plus être ici même, en train de vous parler. Je vous épargne les détails car là, je ne suis vraiment pas bien quand je repense à tout ca et j'en pleure encore. Mon copain et moi, ca s'est terminé le lendemain de l'IVG. J'étais seule. Je n'avais  plus personne, personne ne me comprenait sauf une seule amie qui était à mes côtés. Tout ca s'est passé il y a presque 7 ans et je n'arrive pas à oublier. Tout ca me fait souffrir, ca me hante, je ne suis plus celle que j'étais. Je n’ai personne à qui en parler. Les filles, si j’ai un conseil que je peux vous donner : ne  faites pas d'IVG, car après c'est un cauchemar sans fin ! J’ai l'impression  de revivre ce moment chaque jour de ma vie. Merci de m'avoir lu. Cela fait un peu de bien d'en parler mais j’ai toujours un mal profond qui ne s'en ira  jamais.

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Cindy 20 ans, enceinte a 17 ans


Cindy. Depuis 3 mois que je vivais avec mon copain, on faisait la fête de temps en temps ,on projetait d'avoir un bébé plus tard, je prenais très régulièrement la pilule . Puis , je remarque un retard de règles, je me dis pas de souci je suis toujours déréglée même avec pilule. Je vais voir mon médecin ,qui me prescrit une prise de sang. Je reprends aussitôt R V avec elle pour connaitre les résultats , et là catastrophe !! ils sont positifs !! J'en parle à mon copain, il craignait de le garder du fait de notre situation , Puis au bout d'un long moment de discussion ,on décide de le garder ! Tout content, on part l'annoncer à nos parents , et là BOUM ! Ils m'ont insultée, mal jugée, leur propos étaient très violents ! Ils n'ont pas accepté du tout, donc on a hésité à nouveau , puis au final ...on l'aimait déjà ce petit être ! On pensait que l'amour est plus fort que tout. Nous avons tous les deux vécu cette grossesse dans la joie, tout fait ensemble, de la prise de sang à l'accouchement. Toujours aucune nouvelle de mes parents, de la famille ! J'en pleurais, car une mère est censée être présente auprès de sa fille !. J'avais juste 17 ans!. Je leur ai expliqué que ce bébé faisait mon bonheur mais rien à faire. A présent mon fils à 2 ans, et à un frère de 2 mois. Mes parents n'ont toujours pas donné signe de vie. Mais comme j'ai pu lire dans tous les témoignages, on ne doit écouter que son propre cœur ! Luciano & Lorenzo : mes bébés.
 
 
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Emilie 19 ans, ivg a 16 ans,


Emilie,  En 2013 cela faisait 2 ans que j'étais avec mon copain, amour qui se passait plutôt bien. Mais en Juin 2013 un rapport a fait qu'un petit papillon s'est logé dans mon ventre.
Juillet 2013 : un mois que je n'avais plus eu de règles mais ayant souvent du retard,  je ne me suis affolée que lorsque je ne pouvais plus dormir sur le ventre et que mes matins étaient rythmés avec des nausées.
 Dans le mois de juillet, j'ai fait deux tests de grossesse se révélant positif très léger. De toute façon j'avais rendez vous le 02 août 2013 pour une visite de contrôle. J'étais si heureuse de te porter, j'avais appelé papa au boulot pour lui dire. Il était content … du moins c'est ce qu'il laissait paraître. Sa mère a été mise au courant le jour de ma visite de contrôle et ma mère j'ai attendu, je n’avais que 16 ans et lui 18 ans. Chacun chez nos parents. Situation donc un peu plus complexe à cet âge. Le 02 août arriva. Je suis allée au rdv accompagnée de ma mère qui n'était toujours pas au courant. L’ambiance dans la salle d'attente fût stressante. Voilà mon tour. " Mademoiselle ***  à vous". Mon cœur se mit à battre... Il installe ma mère dans son bureau et nous partons dans son local d'examen. Il me posa quelques questions puis m'a fait une échographie d'abord abdominale pendants 10 sec avant de vite m'en faire une vaginale. Quand tout à coup, je le sens s'arrêter, puis grand silence. Pour enfin me dire deux ou  trois fois d'affilé. " Vous êtes enceinte.." et là je me suis mise à pleurer. je me sentais femme c'était magnifique... j'étais aux anges. Il me dit " vous voulez que je l'annonce à votre mère ou vous allez lui annoncer ? " je lui réponds que je vais le faire. Je sors du bureau en gardant le silence. Le gynéco a bien gardé le secret également. Je sors de la clinique. Ma mère se doutait de quelque chose. Mon copain l'annonça à sa mère qui voulu de suite que j'avorte. Pour moi c'était hors de questions. Cette même après midi, je suis allée au laboratoire faire ma prise de sang qui le lendemain révéla que j'étais bel et bien MAMAN  
L'annonce à ma mère fût délicate. je me suis prise une morale par sa mère et la mienne autant dire très dur à encaisser. Tout le monde voulait que j'avorte. mon copain ne savait pas trop. J’hurlais, je pleurais pour sauver mon bébé, ma vie, je l'aimais déjà tellement...Le lundi arriva, le rdv du gynéco passé tout ça pour me dire qu'il m'a déjà pris un rdv au planning « au cas où ». j'étais perdue. Je ne me voyais pas tuer mon propre enfant ni même un autre.
On m'a prescrit des médicaments pour me shooter du genre antidépresseur etc. je n'ai pas su me défendre malgré tout ce que j'ai fais. J'avais donc rdv  a mi août pour avorter par intervention chirurgicale. j'étais a 10 SG. On m'a soutenu que « le cœur ne fonctionnait pas bien » alors que ce n'était pas écrit sur papier (ils me l'ont donné sur mas demande 2 ans après intervention ». Cet hôpital de m…  est même allé  jusqu'à me changer mes doses de CYTOTEC pour dilater mon col ce qui m'a beaucoup fait souffrir.
Le 22 août arrive. Je fais le chemin maison hôpital en larmes bourrée de contractions de malade. Je sentais mon bébé de plus en plus. Rien de pire. Je n'avais pas dormi de la nuit. Je suis montée dans le service en me roulant  par terre de douleurs mais personne n'en a tenu compte. On m'a envoyé dans une chambre comme par hasard la 2022 le 22 est donc devenu mon chiffre porte malheur. Je m’installe et prend mes antibios que j'ai directement revomi et sans être calmer. J’attendais mon tour en me tordant. Contractions horribles et je cris dans tout le service. Je n'en peux plus. Je marche pour dilater mon col, j'insulte tout le monde. Je pleure. Je suis à bout. je ne veux pas y aller. Aux alentours de 9h arriva l'heure qu'on me dise " vous allez faire pipi. c'est l'heure d’y aller " et là je m'écroule. Je ne sens plus mes jambes ni aucun membre de mon corps. Je suis à vif. On me met sur le brancard. Je deviens agressive. Ils se mettent à 3 pour me mettre sur ce p… de lit. Direction le bloc opératoire. Je m'accroche au mur, je pleure énormément. Dans l'ascenseur j'hurle. Mais tout le monde ignore ma souffrance. Arrivée au bloc, le personnel s'embrouille car je n'ai pas été perfusée ni calmée. Ambiance froide super. On me branche, m'attache et surtout on sort des grosses poubelles en ferrailles devant moi et là je me débats mais je suis impuissante et attachée.  
Au bout de 15 respirations dans le masque je me suis endormi. Pour me réveiller 3h plus tard branchée de partout, je soulève ma couverture et hurle. Je me suis vidée de mon sang. Tu n'es plus là. Je n’arrive pas à pleurer. Je lutte pour me réveiller. On me débranche et me descend dans le service où on me donne à manger. Je ne touche pas au plateau. l'appétit m'a quittée. Je lutte, je me force à me réveiller ce qui ne marche que peu pour attendre jusqu'à 15h qu'on me dise faire pipi. « Tout s'est bien passé, merci, au revoir, vous pouvez partir » avec à peine 8 de tension. Personne ne vérifie si j'ai fait pipi. Je pars donc comme ça sans avoir urinée avec une petite tension sans rdv pour un suivi après ni rien. Ce qui me porta malheur car un mois après l’opération, je suis retournée voir mon gynéco qui m'annonça que je n'avais pas tout évacué. Que j'avais une infection dû au bloc plus infection vaginale et urinaire j'ai beaucoup souffert donc retour au cytotec sinon c'était deuxième aspiration par anesthésie générale.  
Enfin bref,  Je termine en pleurs pour vous dire que depuis ce jour là ma vie reste un enfer. Les femmes enceintes je ne peux toujours pas les regarder. Ma vie à basculée. Je me suis battue l'année dernière pour récupérer mon dossier, mes échos. Je n'ai pas tout eu. Je sens donc une magouille derrière tout ça. à voir à l'avenir. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir su me battre assez pour le garder.
Donc svp les jugements c'est non ! c'est une page d'entraide aussi et non qui est faite pour être jugée c'est assez dur à vivre au quotidien.
Ma situation actuelle : je ne suis plus avec le papa car on s'est quitté un mois
après l'IVG pour pleins de raisons. Je suis en couple mais malheureusement bb espoir n'est pas au programme. Repose en paix, mon tendre petit Amour. Je t'aime.

Wendy 26 ans, enceinte a 17 ans


On parle souvent des IVG , mais pas assez des dénis de grossesse qui touchent beaucoup de jeunes filles . 
J'avais 17 ans quand j'ai eu mon petit garçon Enzo. J'ai appris que j' étais enceinte à 7 mois et demi de grossesse ! ce jour là le monde s'est écroulé ! Aussi jeune, avoir un enfant , n'était pas dans mes projets ! je suis passée par plusieurs étapes ,la solitude, la dépression, l'angoisse d'être mère ! ça a été très dur, car un mois après j 'accouchais ! Heureusement ma maman a toujours été près de moi , malgré les critiques etc.. , le papa pensait que je faisais exprès car il n'avait jamais entendu parler de ces dénis de grossesse. Mais oui ça existe et c'est pour cela qu'il faut en parler .Beaucoup de jeunes filles abandonnent leur enfant pour le faire adopter et j'ai réagi autrement. On peut avancer dans la vie même quand c'est dur. Si la vie a voulu que j'aie cet enfant à 17 ans et que je n'ai pas avorté , c'est que le destin. Si je l'avais su plus tôt, j'aurais sans doute avorté . Maintenant je ne regrette rien ,mon fils a bientôt 9 ans , il est l'amour de ma vie avec sa soeur de 4 ans. Battez vous, ne laissez personne vous juger. C'est ce qui m'est arrivé et au final mon fils est un petit garçon parfait! Ne laissez personne décider à votre place !

Delphine 19 ans, grossesse il y a 18 mois


En septembre 2014, je fais une prise de sang: Positif. Je venais d'avoir tout juste 18 ans, mon copain en avait 17. Avec des problèmes de contraception (effet secondaires avec implant patch et pilule) on utilisait des préservatifs. J'étais déréglée, je pouvais avoir mes règles plusieurs fois dans le même mois ou ne pas les avoir du tout. Je ne les avais pas eus pendant 2 mois. Pour moi c'était normal mais mon copain était inquiet, alors je décide de faire un test qui s'est révélé positif. J'étais perdue, j'ai de suite envoyé un message à mon copain. Il ne m’a pas répondu de suite. J'ai décidé de faire une pds. En attendant les résultats, j'étais perdue. J’ai tout de suite appelé ma belle-mère (mère de mon conjoint), j'étais proche d'elle. Elle m'a soutenue et m’a dit que c'était notre décision à moi et à son fils, elle m'a dit que c'était un bébé de l'amour et non un bébé du soir. J'en ai pleuré. Je n’étais pas prête, je venais tout juste de quitter le lycée et avoir mon bac mais je n'avais pas de travail. Je venais d'emménager chez les parents de mon conjoint. Ça faisait tout juste 1 an qu'il était en apprentissage, on gagnait peu pour élever un enfant, pas de permis à ce moment là, rien. J'étais en conflit avec ma mère. Je ne savais plus vers qui me tourner. J'ai vraiment flippé.
Dans la journée, j'allais chez ma mère prendre des affaires et ma sœur était là enceinte de 7 mois avec son gros ventre, j'ai eu peur.
Le soir, j'ai discuté avec mon conjoint comme quoi je ne voulais pas avorter mais, je n’étais pas prête d'avoir un bébé certes mais que c'était la vie ! Et que cette petite chose n'avait rien demandé et attendait beaucoup d'amour de notre part. Il m'a demandé d'avorter. Il a prit peur aussi. On s'est disputé plusieurs fois. Il n’en voulait vraiment pas. Je n’étais pas bien. J’en ai pleuré. Je me renfermais sur moi-même. J'ai bien pensé à avorter. Je décide de faire un écho de datation. Enceinte de 3 semaines tout juste. Je l'ai vu. Mon copain est venu avec moi. On a vu ce "petit point noir" à l'écran, on a entendu son petit cœur. Ma décision était prise: « je garderai mon bébé quoi qu'il arrive ».
On l’a dit à mes beaux parents. J'ai tenu tête à mon beau père qui me poussait à bout (il m'a dit qu'il me testait voir si j'étais capable d'assumer ce bébé). Et oui, j'étais capable. J'ai ensuite reprit contact avec ma mère et je lui ai dit: Elle faisait une tête … et je m'en rappellerai toujours. Mais bon ! Puis la grossesse passe. Fin de grossesse dure et malaises à répétition. Souvent mon bébé ne bougeait pas aussi je m'inquiétais. Puis un samedi de mais 2015, je savais que quelque chose allait changer … J'ai appelé la maternité qui m'a dit de venir. Ils m’ont déclenché le lendemain.  2 décollements, 3 déclenchements, plus de 56h de travail. Col qui stagne à 6cm. À la finale césarienne. Pendant ces 3 jours de travail, mon bébé montrait des souffrances cardiaques, j'ai fait des malaises, j'ai eu mal, j'ai eu de la morphine, etc. Puis là, j'ai entendu le cri de mon bébé. J'ai pleuré, j'arrivais plus à m'arrêter. C’était enfin le temps du bonheur.
Ma fille a maintenant 9 mois. Elle s'appelle Kayla et fait mon bonheur au quotidien. 
Je suis toujours avec le papa, ça va faire bientôt 3 ans qu'on est ensemble. On se pacse le mois prochain. Le papa a le permis, Nous sommes en appartement tous les 3 depuis peu et on vit bien. Ma fille ne manque de rien. En tout cas, réfléchissez bien. J'ai failli faire la pire erreur de ma vie et heureusement que je ai pas fait l’IVG. Retournez plusieurs fois les questions dans votre tête et ne prenez pas de décisions à la va vite. Quand on est jeune, sur le coup un bébé ça fait peur. Mais qu'on ait 16, 20, 30 ou 40 ans, on est des bons parents et même si on commence de rien on fera tout pour le bébé. Si le père vous menace ? Oui, il a peur, Oui, peut être, il dit ne pas vouloir mais ce petit être est en vous et c'est à vous de décider malgré que le père soit important aussi. Mais souvent il change en bien. Et c'est vous qui subissez les conséquences physiques et morales. Juste réfléchissez bien et ne faites pas de décisions que vous pourriez regretter juste parce que des proches vous font la misère et vous pousse à bout. Relevez la tête et dites-vous que vous vous en sortirez quoiqu'il arrive. Si c'était à refaire malgré ma grossesse et mon accouchement difficile je le referais. Merci. J'espère que ça aidera des mamans ou futures mamans. Cette page est nickel !