J'ai avorté il y a 4 mois ...Et j'ai mal !.
Pourtant ce n'était pas un enfant désiré. Avec mon petit ami, cela faisait 3 ans que nous etions ensemble. Nous nous protégions toujours; malheureusement un jour, le préservatif à cassé. Par sécurité, nous avons été immédiatement acheter la pilule du lendemain. Les jours passent. Je sui un peu assuré mais lorsque mes règles étaient censées arriver... Rien ! J'en ai tout de suite parlé avec mon petit ami, et je suis allée acheter un test.
Stress au plus au point, c’est positif... Le monde s'écroule autour de moi. Que faire?
C'était trop tôt pour moi ! Je n'avais pas les moyens de l'assumer. mon ami non plus et je n'ai pas osé en parler avec mes parents. J'ai vu toutes mes certitudes s'effondrer en moins de 30 secondes...
Moi qui m'étais toujours dis que si un jour ça devait arriver, je le garderais ! Quelle douleur j'ai ressentie en me rendant compte que je n'y arriverai pas ! A quel point cela m’a fait mal de me rendre compte de l'égoïsme dont j'ai fait preuve en réalisant que je n'arriverai pas à tirer un trait sur mes beaux projets a court terme . ! J’ai l’impression d’être un monstre...
Très vite, j'ai fais part de ma décision à mon petit ami. Il a été presque parfait. En rien, il n'a cherché à m'influencer, quelque soit ma décision. Il a juste cherché à savoir si j'étais vraiment sûre de moi et si je ne regretterai pas. Nous avons été dans un planning pour nous renseigner, puis nous avons pris rendez-vous pour une première visite. On nous renseigne et nous rassure un peu. Visite terminée, je prends rendez-vous pour un lundi 12, jour J... dont je me souviendrai toute ma vie... L'intervention me fut personnellement... Insupportable. Je n'avais qu'une envie, que ça cesse, que ça se termine! Mon dieu, que j'aurai voulu hurler qu'ils arrêtent cela...
L'intervention terminée, j'ai du rester au repos une heure avant de pouvoir partir. Une heure, où j'ai eu mille fois l'envie de m'effondrer, où j'avais les larmes aux bords des yeux... J'avais envie de mourir tout simplement... Heureusement qu'il était là...
Quand ce fut terminé, j'ai réussie à en parler à ma sœur et à mes parents. Ca leur à fait un choc, ils ne m'en voulaient pas. Au contraire, ils étaient désolés pour moi et regrettaient que j'ai du porter ça toute seule...
Puis la vie à reprit son cours...
J'ai craqué une fois, chez mes grands-parents (pas au courant), quand ma sœur qui est enceinte aussi, a sortit ses échographies pour leur montrer. Je lui ai demandé de les voir. J'étais et suis toujours, très heureuse pour elle! Et PAF! Voilà que dès la première écho, je sens mes yeux qui piquent, les larmes qui montent...
Je suis partie me cacher aux toilettes, j'ai fondu en larmes je ne comprenais pas... Je ne m'y attendais pas... Ciel ce que je m'en voulais, ce que je m'en veux toujours...
Aujourd'hui, je m'en veux toujours et je regrette beaucoup cet acte.
Voici une lettre, la première, que j'ai écrite à mon bébé, celui que j'ai tué...
Lettre d’excuses à mon bébé… : ce lundi 7 mars
A toi petit être que je n’ai pas eu la chance de connaître,
A toi petit être à qui je n’ai pas donné la chance de voir le monde, à toi petit bout de vie, je t’écris…
Je t’écris pour te dire tout ce que je ressens depuis que tu n’es plus là, que tu n’es plus en moi…
Mais surtout, je t’écris pour te dire à quel point je suis désolée, à quel point je m’en veux, à quel point j’ai l’impression d’être un monstre pour ne pas t’avoir laissé jusqu’au bout de ton développement, pour ne pas t’avoir laissé ouvrir les yeux sur ce monde…
J’aurais tant aimé te sentir grandir en moi,
j’aurais tant aimé pouvoir te tenir plus tard dans mes bras, te chuchoter des « je t’aime », te faire rire aux éclats, pouvoir contempler les échographies de toi avec nostalgie en me remémorant à quel point tu étais tout petit, à quel point le temps peu passer vite.
J’aurais aimé me dire que le temps passais trop vite, que je n’ai pas eu le temps de te voir grandir,…
Mais ce n’est pas le cas…
Je ne t’ai pas laissé ta chance,
je t’ai fais passer après mes peurs, mes doutes, mes craintes, je t’ai fais passer après… Et pourtant…
Qu’est-ce que des études face à une vie humaine ? Qu’est ce face à ce que j’ai commis.
Je n’étais ni contrainte, ni forcée, ni même influencée. J’ai pris ma décision en pleine connaissance de cause…
Trop facile de faire ses regrets après, on ne peut plus rien changer, je t’ai condamné. N’ayons pas peur des mots… Je t’ai tué…
Excuse moi mon amour, mon ange, ma vie,
Pourras-tu jamais me pardonner de t’avoir si cruellement ôté la vie ?
Pourras-tu jamais me pardonner de ne pas t’avoir laissé ta chance ?
Mon soleil, mon cœur, toi que je ne connais pas,
Toi que j’ai tué alors que je t’aimais déjà, toi qui avais tant le droit à cette vie, tant le droit de voir le monde, de vivre…
Toi que j’ai privé de tout sans même te laisser une chance …
Pourras-tu jamais me pardonner ?
Pourrais-je jamais me pardonner… ?
Ce vide en moi, ce souvenir douloureux, ce couteau planté dans mon cœur…
Je le sens qui pleure et qui gémis, je le sens qui hurle qu’il te regrette et qu’il te voulait, qu’il hurle et se tord de plus en plus, de savoir qu’il ne doit s’en prendre qu’à lui.
Ce cœur qui faisait battre le tien et qui pourtant à choisit de te supprimer…
Ange de ma vie, aujourd’hui dans le ciel, étoile qui brille là-haut…
Petit être innocent à jamais privé de tout par sa propre mère…
Toi mon bébé, mon enfant, toi qui es une part intégrante de moi…
Je me suis perdue en même tant que j’ai choisis de te perdre…
Je t’aime mon cœur, mon petit bout de paradis, mon bébé mon enfant…
Pardonne-moi…
J’imagine sans peine le sourire que tu aurais pu me faire à ton réveil, j’imagine sans peine la chaleur de ton corps sur ma poitrine, ton souffle régulier quand tu dors… J’imagine sans peine la douceur de ta peau, la lumière dans ton regard, l’intensité de notre amour… J’imagine nos câlins, nos rires, nos joies… J’imagine tout ce que j’aurai pu te faire découvrir, tout ce que j’aurai pu t’apprendre, j’imagine tout cela et pourtant, je sais que jamais plus je ne pourrai y goûter. Car tu n’es plus là, tu n’es plus de ce monde.
Car je t’ai tué, toi mon bébé…
Pardonne-moi…
Je t’aime
Voilà...
Aujourd'hui est un jour noir pour moi car j'y repense fort et mes larmes coulent, mais je ne peux aller contre...
Par pitié, j'ai besoin d'avoir un conseil et un soutien.
J'ai avorté il y a 4 mois, c’était un lundi du mois d’octobre à 10h15 exactement, par IVG. Et j'ai mal...
Marion