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Marine 18 ans, ivg medicamenteuse


IVG médicamenteuse. Marine, J'ai 18 ans et mon copain 20 ans, nous sommes ensemble depuis un an. En mai, je n'avais pas mes règles. Bizarre, je suis réglée comme une horloge. Je pense directement à une grossesse, j'en parle à mon copain sachant qu'il ne veut pas d'enfant ni maintenant, ni plus tard. On un test. Positif. J'en étais sure. Depuis toujours je m'étais dit que jamais je n'avorterai, mais je ne pensais pas que cela allait m'arriver aussi tôt. Mon copain m'a dit que c'était à moi de prendre la décision, on en a beaucoup parlé, je venais de savoir que j'étais prise en école de sage femme.

Je décide donc de prendre rendez-vous pour m'informer sur l'ivg. Direction donc l'hôpital. En premier on voit la psychologue qui demande pourquoi nous sommes là. Je lui explique tant bien que mal entre mes sanglots... Elle me dit qu'il y a des solutions pour le garder, que ce n'est pas impossible, mais je ne pouvais pas choisir entre ma formation et mon enfant. Ensuite on enchaine avec l'écographie, il y avait une gynéco puis deux stagiaires qui étaient présent, tout se passe bien, un peu trop même car ils me disent tous de bien réfléchir, qu'en 1 semaine c'est trop tôt pour choisir. Mais je ne voulais certainement pas d'ivg chirurgical, me connaissant je n'aurais pas remarqué que la grossesse avait été interrompue si je ne voyais pas le sang, enfin chacun sa vision des choses et moi il me fallait ça. J'étais tout de même effrayée par l'ivg médicamenteuse. Peur d'avoir mal, que ça ne se passe pas comme il faut. Le risque d'hémorragie n'est pas à prendre à la légère. On en reparle peu avec mon copain pendant cette semaine de réflexion mais il a toujours été à l'écoute. A un moment, il m'a même dit que si je voulais, on trouverait toujours une solution pour le garder.

Je vois beaucoup de témoignages qui parlent d'ivg sous contrainte, que cela vienne de la famille, du copain ou des gynécos. Moi j'ai eu tout l'inverse et je peux vous dire que c'est encore plus dur de prendre cette décision quand on vous dit de le garder. J'avais donc prévu un rendez vous "au cas où" pour la prise des premiers médicaments. J'y suis allée, la psychologue me redemande si je suis sûre, je signe les papiers et voila, je prends les médicaments. Je fais les papiers avec la gynéco pour l'hospitalisation deux jours plus tard le 20 mai. J'essaye de ne pas vraiment penser. J’agis comme un robot. Rentrée chez moi je me recroqueville, je reste seule malgré la présence de mon copain, je ne veux rien, ni parler ni manger. Premiers saignements: le lendemain soir, rouge et un peu de caillots (normal par rapport à ce que l'on m'a expliqué).

On arrive au RV a 8h mais au bout d'une demi heure, je fais un malaise vagale, je sens l'expulsion, je déteste cette sensation. enfin a 12h on peut sortir. On rentre, le week end, je reste seule, à regarder des téléfilms et des reportages sur les femmes enceintes. La première semaine a été le plus dur, l'été arrivait j'ai arrêté d'y penser. Seulement depuis le 14 septembre je suis dans mon école de sage femme. Autant vous dire que tout n'est pas si bien que je pensais, car on a déjà commencer à parler d'avortement. A chaque fois que j'ai mes cours de soins à la mère et au nouveau né, je ne me sens pas bien, comme si mon malaise vagale revenait. J'arrive à le maîtriser tant bien que mal ... pour l'instant. Mais cela ne fait que deux semaines que j'ai commencé les cours. Je ne sais pas si je vais tenir et réussir . Et dans ce cas là j'aurais tout perdu : mon bébé et le métier qui me faisait rêver. Les filles vous savez, la plupart regrettent leur ivg, alors que je ne connais aucune maman qui regrette d'avoir fait naître son enfant.

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