Bonjour à tous. Je souhaite raconter mon histoire non pas pour influencer votre choix mais pour vous ouvrir les yeux sur certaines phases de l'IVG. Tout a commencé il y deux ans et demi. A l'époque, j’avais 17 ans, j'étais en deuxième année de cap coiffure et je venais de rencontrer mon premier amour. Tout se passait bien lorsqu’un retard des règles est survenu. J’étais sous pilule depuis 5 jours mais personne ne m'avait vraiment expliqué que l’on était protégée qu’une semaine après. Ce qui devait arriver, arriva : Enceinte de 5 SA d'après l'écho. J'ai mis tout de suite au courant mon copain qui voulait le garder. Ma mère, elle, a directement pensée a l'avortement sans savoir ce que je pensais vraiment. Puis les rendez-vous furent pris soigneusement par ma mère qui ne me laissa pas le choix de réfléchir. 1er rdv avec le psy, puis l'écho, puis le fameux moment de la première prise de médicament. Le plus dur selon moi. Deux petites pastilles blanches qui vous changent totalement la vie. L’IVG s’est mal passée avec hémorragie. Mon copain m'abandonna et rentra à l'ile de la Réunion. Ma famille ne me donnait aucun soutien. J’étais anéantie, vidée, trahie par ma vulnérabilité de jeune adolescente et par ce gros chagrin d'amour.
Les mois s'écoulèrent et mon mal être grandissait, j'étais dans un trou noir à penser tous les jours a ce petit bébé que j'avais "tué". Personne ne comprenait mes réactions et c'est en lisant sur internet que j'ai compris que je faisais un "syndrome Post IVG". Ca m’a empêché d'avoir une adolescence épanouie, d'être heureuse. Je me cachais sous des sourires mais mon mal-être était toujours là.
Puis les jours, les années passent et mon bébé est toujours dans la tête. Je vous jure : pas une journée sans penser à cette ivg et à ce jour qui a détruit ma jeunesse.
Aujourd'hui, j'ai rencontré un homme. J'ai maintenant 19 ans et suis enceinte de deux mois Cette grossesse est imprévue même si inconsciemment je l'ai souhaitée. Après mon IVG, je n'ai pas voulu reprendre de contraceptif car psychologiquement j’avais peur de ne plus arriver à concevoir une nouvelle vie. Ma famille ne l'approuve pas du tout, mon entourage non plus. J’ai passé une écho avec la peur au ventre de repenser à une nouvelle IVG. Entendre son cœur battre même si c'est tout petit et que ca mesure 7mm, fait qu'on s'accroche. A ce moment la, je me suis dit que je lui donnerai tout l'amour qu'une mère puisse donner a son enfant. Et que refaire une IVG serait grave pour mon état psychologique et physique. Je ne pense pas être égoïste. Et comme j'ai pu lire sur les témoignages du site, c'est pas « lui » qui a décidé d'être là ! Alors pourquoi faire du mal à lui et à moi ? Quand on veut on peut, même si au début, on n’est jamais sûr de rien ...
Mon ami est militaire de carrière donc part beaucoup en déplacement pour des durées maximum de 9 mois. Mais, il aura des moyens financiers pour ce petit bout au chaud dans mon bidon. Même si je sais qu'il ne sera pas là souvent, que je passerai la grande part de ma grossesse seule, j'assumerai totalement ; Je sais que j'en suis capable ! N'ayant pas de travail, je vais me donner tous les moyens, pour me créer une situation. Et puis je vais essayer d’avoir des maintenant le RSA et d'autres primes de grossesse
Donc Mesdemoiselles, Mesdames réfléchissais bien ! Une ivg n'est pas sans conséquence ; Quoi qu'il arrive, pensez à vous-même. ! N'écoutez pas trop les gens autour de vous. Ce ne sont pas eux qui vont subir l’IVG. Ecoutez votre cœur et votre intuition féminine! Prenez contact avec les conseillères de ce site. Je remercie Marie d’ailleurs qui m’a beaucoup aidée à y voir clair.
Si vous n'avez pas de situation, si vous êtes dans la galère, il existe des aides, et des personnes à votre écoute, des gens qui sont là pour vous aider le temps d'une grossesse pour vous préparer à l’arrivée de votre bébé. Tant que le bébé ne manque de rien et qu'il est en bonne santé et heureux c'est l'essentiel ! Voila j'espère que mon témoignage vous aidera à y voir plus clair.
Jenifer