- Accueil
- Droits des femmes
- IVG et la Loi en france
- Enceinte ? vos droits au RSA et aux allocations sociales
- Les consultations en centre IVG
- Enceinte ? Vos droits au travail.
- L’avortement aujourd’hui
- Violences conjugales et IVG
- l'IVG et la femme
- l'importance du délai de réflexion
- les Avortements en France en 2009
- L’échec du système français de contraception
- IVG et santé
- Avortement et dépression aux USA
- Psychologie, comportements et IVG
- Avortement et mortalité
- Guerir du syndrome post-ivg
- IVG et cancer du sein
- IVG et santé de la femme
- IVG medicamenteuse = danger !
- IVG par médicament ou bien IVG chirurgicale ? (Pr Anthonioz)
- L'IVG chez les adolescentes
- La dépression clinique
- Les syndromes post-avortement aux USA
- ACTUALITES
- Vidéos
- Témoignages
Anais
Je vous ai téléphoné, il y a 1 mois car je ne savais que faire. Garder ou non le bébé ? un 3ème, avec peu d'écart. Vous m’avez bien écouté sans me juger et je tiens à en témoigner dans votre chapitre « ivg assez bien vécus ». J'avais très peur des conséquences psychologiques d'une telle décision. J'ai voulu me préserver car je ne voulais pas être une nouvelle fois à la peine. J’ai mes 2 filles et ce bébé qui allait arriver, les nuits courtes à gérer seule (mon conjoint travaille de nuit), les pleurs....Je ne m'en sentais plus la force, pas si tôt, pas maintenant. J'ai donc pris la décision d'avoir recours à l'ivg. J'ai donc pris les comprimés de Mifégyne, puis 48h après je fus hospitalisée 1/2 journée pour 2 autres comprimés pour expulser. J'ai fondu en larmes quand je suis rentrée dans la chambre qui allait être la mienne pour ces quelques heures. Je ne comprenais pas pourquoi. Au cours de la matinée la sage-femme me demande « si cela n’est pas trop dur » car je me retenais devant elle. Et là j’ai refondue en larmes, je lui explique que ma décision était pourtant murement réfléchie et que je ne comprenais pas pourquoi je pleurais. Elle m'explique que c'est comme un deuil, même si c'est un ivg il faut faire le deuil de cet enfant, et elle m'encourage à me lâcher. J'ai beaucoup pleuré durant la matinée mais une fois dehors mon chagrin s'estompa. Mon ivg s'est bien déroulée au niveau physique mais cela restera gravé en moi comme une étape de ma vie. Je ne souhaite à personne d'avoir à passer par là car c'est très dur psychologiquement. Par rapport à d'autre j'ai de la chance car je suis très entourée. Mon conjoint fut présent pour me soutenir et me dire qu'il était d'accord pour le garder si je me sentais dans l'incapacité d'avoir recours à l'ivg. Pour moi c'est fait, mais j’ai la ferme intention de ne pas avoir à repasser par là.
Anaïs (8 mars 10)