- Accueil
- Droits des femmes
- IVG et la Loi en france
- Enceinte ? vos droits au RSA et aux allocations sociales
- Les consultations en centre IVG
- Enceinte ? Vos droits au travail.
- L’avortement aujourd’hui
- Violences conjugales et IVG
- l'IVG et la femme
- l'importance du délai de réflexion
- les Avortements en France en 2009
- L’échec du système français de contraception
- IVG et santé
- Avortement et dépression aux USA
- Psychologie, comportements et IVG
- Avortement et mortalité
- Guerir du syndrome post-ivg
- IVG et cancer du sein
- IVG et santé de la femme
- IVG medicamenteuse = danger !
- IVG par médicament ou bien IVG chirurgicale ? (Pr Anthonioz)
- L'IVG chez les adolescentes
- La dépression clinique
- Les syndromes post-avortement aux USA
- ACTUALITES
- Vidéos
- Témoignages
les Consultations en centre IVG
Consultation en Centre d’IVG en France :
l'accompagnement psychologique des femmes est trop réduit
Le Ministère de la Santé vient de publier un nouveau rapport (décembre 2009) réalisé par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) qui montre que l'accompagnement psychologique des femmes demandant une IVG est trop souvent négligé.
Le rapport fait suite à une grande enquête demandée par la ministre auprès des structures (hôpitaux, cliniques d’avortement) et des praticiens pratiquant l'IVG, ainsi qu'auprès des femmes qui y ont eu recours afin de mieux connaître les conditions dans lesquelles les consultations pour IVG ont été réalisées. L'enquête fut réalisée auprès de 1.259 praticiens et portant sur plus 13.000 demande d’IVG.
L’accompagnement psychologique négligé
Depuis la loi du 4 juillet 2001, l'entretien psychologique "pré-IVG" n'est plus obligatoire pour les femmes majeures. Il a été maintenu obligatoire pour les mineures. Seul 6% des établissements privés et 49% du public continuent de le proposer aux femmes majeures. Lorsqu'aucun entretien n'est prévu au sein de la structure, 5% seulement propose systématiquement un entretien hors de la structure, et 44% "en fonction de la situation". Il y a encore 16% des structures qui ne proposent aucun rendez-vous aux femmes, pas même en-dehors de l'établissement (tableau ci-dessous).
L'entretien « post-IVG », obligatoire seulement pour les mineurs, est encore plus rarement proposé aux femmes majeures.
L’enquête pointe un certains nombre de lacunes dans ce domaine alors même que les différentes circulaires du Ministère de la Santé encouragent les agences régionales de l’hospitalisation (ARH) et les centres d’ivg à nouer des partenariats avec des structures externes ou associatives aptes à faire de l’écoute et du soutien psychologique. Ainsi l’étude relève que « deux tiers des établissements du secteur privé et le tiers des établissement du secteur public déclarent qu’ils ne travaillent pas » du tout avec ces structures.
On note enfin, lorsque ces entretiens peuvent avoir lieu, qu’il n’y a que 39 % de psychologues (y compris à temps partiel) parmi les professionnels qui réalisent ces entretiens…Il est à craindre enfin que lorsque la procédure est menée par une sage-femme (dans 20 % des cas) ou un médecin, cet entretien ait une tendance à porter surtout sur la question médicale et très peu sur les aspects psychosociaux.
Au-delà des chiffres
L’enquête n’a pas recherché et donc ne précise pas le temps qui est accordé à la femme pour qu’un dialogue puisse se nouer et qu’elle puisse bien exprimer sa situation ; Car au delà des chiffres, une consultation purement formelle d’une dizaine de minutes seulement (ou même moins..) est toujours comptabilisée statiquement comme un « entretien pré-ivg » réalisé. Mais cette consultation rapide n’est hélas pas de nature à donner à la femme un espace suffisant pour qu’elle puisse s’exprimer librement et pour déterminer son choix en toute liberté.
Trop souvent, chez « sos-ivg », nous recevons des témoignages et même des plaintes à l’encontre des centres d’IVG qui montrent que la femme n’a pas pu faire un vrai choix libre et éclairé lors des consultations pré-IVG. Les patientes sont trop souvent « pressurées » par les praticiens pour « rentrer dans les délais » et pour «éviter les problèmes médicaux d’un IVG tardif » sans tenir de la personne dans toute sa dimension humaine et psychologique avec ses hésitations et ses questionnements.
Dr Philippe (dec 2009)

