Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

ivg sous contrainte

Fabienne 38 ans, ivg en hollande


Je veux témoigner car je suis anéantie. J’étais enceinte de 4 mois, d'une petite fille. ..Grossesse voulue par moi, mais j'ai été contrainte d'aller par mon partenaire avorter en Hollande ! IVG a 4 mois !

Lisa 21 ans, enceinte de 6 mois


Lisa, 21 ans parle des pressions qu'elle a du subir de la part de son entourage pour une IVG . Ce fut pour le papa que la grossesse fut ldificile à accepter  . Il a du prendre conscience de son état .. 

Violences conjugales et IVG


Aujourd'hui, en France, une femme meurt tous les 2,5 jours des suites de violences conjugales. C’est un véritable problème de société qui n’est pas assez rapporté par les médias. Le gouvernement semble prendre en compte l’importance du problème avec quelques initiatives encore timides. La violence conjugale fait peur et souvent on préfère ne pas en parler. Les femmes qui en sont victime éprouvent comme un sentiment de honte et n’osent pas en parler. Les médias qui se taisent se rendent complices en quelque sorte de cette "loi du silence".

Jenn 23 ans, ivg il y a 2 ans


Moi j'ai fais une ivg en partie à cause que mes parents m'ont pourri la vie. Et  je ne me voyais pas avoir un enfant en ne parlant plus à ma mère. J’ai eu peur.  Je me suis laissée décourager.  j'avais 21 ans, j'en ai aujourd'hui 23 et je ne m'en suis toujours pas remise. A noter que j'ai fait ensuite un passage en hôpital psychiatrique. Depuis que j'ai avorté, je ne suis plus la même ! J’ai perdu "quelque chose", une joie et je me bats contre la dépression. Et je n'ai plus confiance en mes talents de "mère"...

Alors les filles réfléchissez aux conséquences car c'est extrêmement traumatisant en tous cas pour les filles sensibles un minimum... Mon enfer a commencé 6 mois après l'ivg ...

Anais 20 ans, ivg a 17 ans


Il y a 3 ans je suis tombée enceinte à 17 ans. Le rapport qui a conduit à cette grossesse n'était pas vraiment désiré pour ma part. Avant même d'avoir fait la prise de sang, je savais déjà que le test serait positif, je commençais déjà à "le sentir" en moi. Lorsque le "père" l'a appris, il m'a menacé de mort si j'essayais de le garder. Il m'a forcé à faire croire à ma mère qu'on était ensemble depuis plusieurs mois et dire que c'était "juste un accident". On a pris rendez vous avec la gynécologue du planning familial qui a été juste horrible avec moi. Elle m'a envoyé dans la foulée voir la psy et m'a demandé un rendez vous 2 jours plus tard pour la 1 ère prise pour l'ivg médicamenteuse, et j'ai été hospitalisée 2 jours plus tard pour expulser l'embryon. Ce jour là, ce fut une douleur atroce aussi bien physiquement que psychologiquement. La gynécologue qui m'a suivi pour l'avortement en plus d'avoir été vraiment pas sympa, n'a pas respectée le délai de réflexion de 7 jours et ne m'en a même pas parlé alors qu'il n'y avait pas d'urgence ! J'étais à seulement 5 semaines et demi d’aménorrhée. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir à savoir s'il serait possible pour moi de garder cet enfant. J'ai très mal vécu cette ivg et j'en souffre encore aujourd'hui, je m'en veux tellement d'avoir ôté la vie à ce petit être qui commençait à grandir en moi. Chaque jour, je regrette cet acte. Si seulement on m'avait laissé le temps d'y réfléchir ma décision aurait peut être été différente. Aujourd'hui, j'ai peur d'avoir gâché ma seule chance d'avoir un enfant un jour ...

Deborah 17 ans, IVG a 15 ans



Je viens témoigner par rapport à l'ivg. Tout d'abord se faire avorter quand nous sommes obligés, c'est horrible ! Je suis tombée enceinte à 15 ans, mon petit ami et moi nous le voulions plus que tout au monde. Au bout de 2 mois, j'ai décidé d'en parler à ma grande sœur âgée de 20 ans, elle était contre que je le garde. Cela me rendait triste, je suis allée faire un test de grossesse pour savoir a combien de mois j'étais, J'étais presque a 3 mois, ma soeur a décidé de le dire a ma mère. Par la suite, nous avons fait une échographie, je voulais absolument voir mon bébé, je me suis effondrée ! Nous avons vus une personne pour savoir si je voulais avorter. J’avais dit non, mais ma soeur m’a lancée des regards.  Donc, j'ai du dire "oui je veux avorter". Le soir avant d'avorter j'en ai souffert, je ne mangeais pas, je pleurais de toutes mes forces... Je regrette d'avoir avortée, car ce bébé aurait fait de ma vie une réussite. J'y pense chaque jour. Chaque jour ma vie est un malheur

Amandine 32ans,


Comment ne pas souffrir après un ivg? J'ai moi même subi une ivg, il y a 7 ans. Je m'en souviens comme si c'était hier. Oui, on était protégé mais cela n'a  pas suffit. Quand j'ai annoncé la nouvelle à mon ex,  sa réponse a été « tu avortes, ou je prends la voiture et je me fou la gueule en l'air ! ». Comment réagir ? Laisser partir l'homme que j'aimais ? Ou tuer ce bébé qui n'avait rien demandé? J'étais perdue. Les jours passaient  et ce petit être, je l'aimais déjà plus que tout. Mais que faire contre des menaces ? J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai fait le pire choix de toute ma vie pour garder celui que j'aimais.... Je n'ai eu aucun soutien de sa part alors que j'étais au plus bas. Le soir du jour où ma vie a basculée, il m’a juste demandé si « c'était réglé » et je lui en ai voulu. J'ai sombré dans une profonde déprime et dépression. Je voulais mourir. Je n'oublierai jamais les mots horribles que mon ex m’a dit. Quelques mois après il s'est rendu compte que j'avais bien changé et là il m’a dit  "viens, on  fait un bébé ! Je veux un bébé de toi !"   J'ai hurlé tout ce que j'ai pu ! Un bébé de moi ! Il en a eu un, mais il n'en a pas voulu. Il m'a forcé à le faire partir ! Chaque année à la date de l'IVG c'est une torture pour moi.  Les Noëls, les fêtes n'ont plus le même gout. Il me manque une partie de moi-même .... C'est une douleur qui s'apaise un peu avec les années mais elle ne disparaît pas et on n'oublie pas. Chaque jour je pense à mon bébé, mon petit ange. Mon médecin m'a expliqué que ma réaction face à cela était la réaction d'une femme qui désire vraiment un enfant mais qui fait  des fausses couches.  Oui, je voulais le garder mais il ne m'a pas laissé le choix. Et résultat, je n'arriverai plus avoir de bébé naturellement pour un problème de santé très grave pas mais directement lié (je pense..) à l'ivg. La seule chance que j'ai eue, je l'ai perdu !

 

Amandine 32 ivg a 25 ans

 

Laura 19 ans - IVG a 17 ans -


J’ai pratiqué une ivg le 22 juillet 2012 lors de notre « un an » avec mon copain qui lui a déjà un enfant de son union précédente. Enfin bref. Dés que j'ai su que j'étais enceinte, j’ai fait toutes les démarches d’accouchement dans mon inconscient. Ce bébé, je le voulais pour moi car c’était le fruit d'un amour. Pour mon copain, c’est autre chose. je voulais garder ce bébé qui grandissait en moi mais il était prêt à me quitter si je gardais ce bébé. Idiote & sotte comme je le suis, j’ai avorté sur sa pression. C’était une IVG par aspiration. Je le regrette. Je fais des cauchemars : impossible pour moi de voir ou toucher une femme enceinte. Voir un bébé est aussi  insupportable. Si je parle de cela à mon copain, il s’énerve. Il s’en fiche de ce que je ressens. Pourtant l’iVG s’est « bien passé » avec un bon suivi. Mais une question me trotte dans la tête. Ils les mettent où, les bébés après l’IVG ? Je dis « bébé » car j’ai avorté a presque 4 mois a l’hôpital Pitié-Salpêtrière a paris. Lors d’une écho, j’ai vu ce bébé amener son bras vers sa bouche. Je l’ai vue gesticuler dans le liquide. J’ai voulu avec insistance écouter son cœur.  je l’ai entendu. Cela faisait « bam bam bam bam ».

J’écrie tout cela en pleurant car je veux retourner en arrière. je regrette vraiment. je veux réparer mon erreur. A mes 18 ans, je me suis rendu compte que cela me hantait. L’échographie me hante. J’ai peur de dormir car je ne veux plus y penser. Je ressens le besoin de regarder cette échographie. Car c’est mon bébé, le fruit de l'amour de moi & son père. Lui aussi regrette mais en parle peu. J’ai besoin de faire ce deuil.

J’ai une dépression que je cache. Le soir, je pleure. En journée quand il n'y a personne, je pleure.  Où est-ce qu'ils ont mis mon bébé ? Où ? Aidez-moi ! Cela me gâche ma vie ! Je désire être maman sans même vouloir être enceinte ! Je suis obligée de mettre comme un « masque » pour me cacher de cette blessure. Je sais que c’est impossible mais je veux mon bébé. J’aimerais aboutir au terme de cette grossesse. Je n’arrive pas à faire le deuil. Aidez-moi !

 

 

Laura 19 ans – IVG a 17 ans

 

Vanessa 28 ans


Vanessa 28 ans, je souhaite vous faire partager mon expérience. Elle m'est propre mais je suis certaine qu'elle doit malheureusement être commune à bien d'autres femmes.

Le soir de mes 28 ans, il y a presque 1 mois, je me suis rendu compte que j'étais enceinte, événement qui n'est pas arrivé dans une situation idéale. D'abord un peu assommée car au moment de l'apprendre je ne suis plus avec "la personne", je l'en informe donc car j'estime cela normal, ne voyant pas le danger qui m'attends. IL se retrouve être lui aussi assommé, ne réagis pas dans un premier temps, mais me fait part de suite de son souhait que j'avorte, ce à quoi je lui réponds que « cela me demande réflexion ». Deux semaines se passent alors, sans plus de nouvelles de sa part. Pendant ce temps, commence la réflexion pour moi; Au fond je le sais, je garderais cet enfant coute que coute même s’il est évident que je l'assumerais seule, sans aide de sa part et surtout sans "plus" lui imposer ce choix.

 

Je suis à 7 semaines de grossesse au moment où je lui annonce fermement ma décision. Là, commence pour moi le calvaire, il se montre d'abord culpabilisant puis très menaçant, il profère ses menaces de morts par le biais de tiers personnes, proches de moi et dont il espère que leurs paroles me feront changer d'avis;  puis poursuit ses menaces  envers moi directement.

Il est précis et calculateur, il ne laisse pas de traces de messages ou autres. Il rode autour de chez moi, m'explique ce qu'il compte me faire et comment le faire et là, pas à pas, moi qui ne suis pourtant pas trouillarde je prends peur, dans un dernier accès de courage n'en pouvant plus de ce harcèlement, n'en pouvant plus de vivre cachée chez moi, dans la honte et la peur, sursautant aux moindres bruits, je décide de porter plainte.

La plainte m'est refusée ! l'OPJ accepte seulement de prendre une main courante. C'est cliché, il me dit que des dossiers de ce genre il en a 100 sur son bureau, que je ne porte pas de traces de coups que c'est donc ma parole contre la sienne...et qu'il ne pourrait pas placer un policer devant ma porte. Pour finir, il me dit qu'au vu des faits, il le convoquera…

Ce qu'il ne fera pas. Je le saurai par la suite.

Je me suis tournée vers votre association, j'y ai d'ailleurs été très bien accueillie, écoutée et conseillée, un hébergement d'urgence m'a même été proposé.

Mais jusqu'au bout, j'ai espéré le faire changer d'avis. Alors, le matin de l'intervention, je suis montée en voiture avec lui, je l'ai supplié, j’étais apeurée ! Mais rien n'y a fait. Il n'a fait que nourrir davantage ma peur.

Le lundi 13 janvier, j'ai subie une ivg à 9 semaines de grossesse, très mal accueillie dans la clinique où je me suis rendu. J'ai mis 2h à hésiter pour prendre les cachets, je me suis fait "engueuler" pour le coup ! C'est vraiment le terme parce que je trainais trop d’après eux à prendre leurs cachets.

Il faut savoir que lui est resté sur le parking de la clinique de 7h30 à 17h, afin que je n'oublie pas qu'il était présent.

Aujourd'hui, je suis au bord du gouffre, désemparée, désespérée, en colère contre moi, contre lui. Et si culpabilisée !

Ce sentiment violent d'injustice me ronge, cette sensation d'avoir perdu une partie de moi et d’être en deuil. Je n'arrive toujours pas à réaliser les violences dont j'ai été victime, je ne me suis jamais rabaissée devant les obstacles et là, j'ai le sentiment de m’être presque tuée.

Je me sens coupable de la perte de cet enfant à venir, j'aimerais le vivre mieux mais ce n'est pas le cas. Je me suis infligée ce mal qui me ronge, dans mon corps et dans ma tête, j'ai tue ses menaces à tout mes proches de peur de faire davantage de mal.

Je me suis oubliée, j’ai pensé à tous sauf à moi où à mon bien-être. Le pire étant de s'infliger ce mal sous la contrainte.

Refaire surface me parait impossible ! Un long parcours m’attend mais, aujourd'hui, je ne sais pas de quoi demain sera fait.