ivg medicamenteuse

Je m’appelle Julie et je suis maman d'un petit garçon de 4 ans,  j'ai mis 6 ans pour l'avoir en vivant des situations atroces (opération chirurgicale sur les trompes, Hystérographie et traitement avec hormones)... J'ai eu recours à une ivg récemment et j'ai l'impression d'être un monstre... Si cela avait tenu qu'a moi, je n'aurais jamais avorté... Tout a commencé il y à quelque mois quand je me suis séparée avec mon mari.  Au mois de mars, j'ai claqué la porte et je suis revenu. Puis le temps a passé : Retard de règles, je fais un test de grossesse : positif. Mon mari me met la pression pour une prise de sang que je fais et là le verdict tombe : je suis enceinte. Je ne sais pas si je dois me réjouir ou non car avec tous les soucis, je suis un peu perdue. Je vais chez mon médecin qui me dit « votre date de conception, ce n’est pas possible, ça ne tombe pas dans les dates, » Puis le laboratoire me donne une date différente du médecin. Du coup, on décide d’aller aux urgences. Là, je me fais envoyer sur les roses par le gyneco de garde qui me balance dans la tronche « si vous ne voulez pas être enceinte faut vous protéger et en plus  vous n'êtes pas une urgence ». Là je me mets à pleurer. Il m'ausculte quand même et me donne une 3eme date qui ne correspond toujours pas.

Mon mari croit que je l'ai trompé au cours de mon absence donc me dit d'avorter... J'ai l'impression d'être spectatrice de mon corps : je suis ce qu'il me dit comme une marionnette car je me résous en me disant que ce bébé sera rejeté par son père et qu'il aura toujours un doute sur sa paternité. Donc je prends rendez vous au centre de planification qui me dit que si j'en ai pris plein la figure par le gyneco, c'est à cause de toutes ces femmes qui avortent 4 à 6 fois ! Mais moi, c'est la première fois. Je ne suis pas comme elles... mais on me prend de haut, on me traite comme une moins que rien. Puis on me donne le « traitement » que je prends et deux jours après les deux autres cachets de cytotec. Je suis malade à crever mais je le fait comme un pantin. Je ne dis rien. Je ne me plains pas mais intérieurement je hurle de douleur... J'ai  tué mon bébé ! Je rêvais de tomber enceinte naturellement, d'avoir un deuxième enfant à aimer, dorloter, câliner et protéger ! Au lieu de ça, je lui ai retiré la vie ! J’ai tué mon bébé... Ma famille et amis croient que j'ai fait une fausse couche donc je ne peux pas leur crier ma douleur et ma peine... Je suis obligée de faire semblant sauf avec mon mari avec qui je suis agressive, énervée, fatiguée... Je lui en veux de m'avoir fait subir ça ! Et je me déteste de l'avoir écouté ! je suis un monstre...