ivg medicamenteuse

Le 14 janvier 2014, je me suis rendu compte que j'étais enceinte de 5 semaines.  J’étais sous pilule. Quand je l’ai su je l’ai dis à mon compagnon qui était  en déplacement pour le travail. À la fin de la semaine, il est venu avec moi  chez la gynécologue. Elle nous a demandé ce qu'on voulait faire.  On lui a dit que l'on ne savait pas encore (comme il était en déplacement on en avait pas  trop parlé). Comme j'ai des problèmes cardiaques, elle m'a dit qu'il lui fallait une  réponse le lundi. Car si on faisait l'ivg, il ne  fallait pas trop que j'attende. . On  en a parlé tout le week end. Cela fait tout juste un an qu'on est ensemble.  Il avait  envie mais à la fois il avait peur et pas prêt. .. J’ai déjà 2 filles de 8 et 4  ans. Le lundi soir, on en a encore parlé puis je lui ai dit que je le laissais  prendre la décision et que j'accepterai son choix, il m’a dit « qu'il n’était  pas prêt d'avoir un enfant ». Du coup, le lendemain, je suis allée à  l'hôpital prendre rdv. Cela n'a pas était facile... Les dates ont été fixées  le 28 janvier. J’ai pris les 2 premiers comprimés et le jeudi 30 à 7h je suis  rentrée à l'hôpital pour prendre les 2 cytotec pour l'ivg... Le 28 devant  l'hôpital, je n'avais qu'une envie c’est faire demi tour et rentrer chez moi mais je  suis rentrée dans l'hôpital. Le 30, mon chéri était avec moi à l'hôpital.  Il m'a accompagné...

Malheureusement l'ivg ne s’est pas passé comme il faut,  quand les cachets ont fait l’effet et que j'ai perdu mon bébé, au lieu de tout  perdre, c’est le bébé qui est tombé sans le placenta. Du coup, j'ai vu mon bébé  et cela était très très dur. Le soir, quand je suis rentrée chez moi, je ne saignais pas énormément. Puis dans la nuit, j'ai fait une grosse hémorragie. Le lendemain j'ai vu ma  gynécologue qui m’a dit qu’en fait le placenta n'était pas parti et qu'il fallait que je recommence à reprendre des comprimés pour essayer de faire  partir le placenta. J’ai dû recommencer. Malheureusement il n'est pas parti. Ils ont dû me faire une aspiration. Après, j'ai dû être surveillée pour qu'il n'y ait  pas d'infection pendant 2 mois et toutes les semaines. Je devais faire une prise de  sang et voir ma gynécologue car j'avais pleins de caillots qui ne voulaient pas  partir... j'ai très mal vécu mon ivg et je n'arrive toujours pas à m'en  remettre. Je m'en veux de l'avoir fait, et depuis je sais que mon compagnon  avait peur pour moi, que mon cœur ne supporte pas la grossesse et c’est pourquoi il m'a dit qu'il n'était pas prêt. Et maintenant, lui aussi s'en veut et  a du mal à se pardonner... Alors, pour celles qui envisagent une ivg,  réfléchissez bien car c’est très dur comme épreuve à faire. Après, on est plein de  remords mais c’est trop tard. Faites pas la même connerie : un bébé c’est tout ce qu'il y a de plus beau !