Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

avortement forcé

Laura 20 ans harcelée par le planning , ivg il y a 2 ans


Pression pour l'IVG . Cela fait 2 ans et 2 mois que j'ai pratiqué une IVG. Un jour, j'ai du arrêter la pilule pendant une semaine

Violences conjugales et IVG


Aujourd'hui, en France, une femme meurt tous les 2,5 jours des suites de violences conjugales. C’est un véritable problème de société qui n’est pas assez rapporté par les médias. Le gouvernement semble prendre en compte l’importance du problème avec quelques initiatives encore timides. La violence conjugale fait peur et souvent on préfère ne pas en parler. Les femmes qui en sont victime éprouvent comme un sentiment de honte et n’osent pas en parler. Les médias qui se taisent se rendent complices en quelque sorte de cette "loi du silence".

Melissa 23 ans -IVG a 18 ans


Je n'arrive pas à croire que je vais parler de ce qui m'est arrivé. Aujourd'hui j'ai 23 ans. J'ai avorté il y a 5 ans et j'avais 18 ans.

Malgré ma majorité, personne ne m’a laissé le choix. A l'époque, j'étais avec mon copain depuis quelques mois, à peine 6.  Aujourd'hui, nous sommes toujours ensemble depuis bientôt 6 ans mais cet « évènement"  me ronge, me détruit de l'intérieur depuis des années.

Je suis tombée enceinte et ai avortée juste avant  de passer mon bac, que j'ai raté bien  sûr. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Je n'arrivais pas à croire ce  qui m'arrivait. Ma mère a gardé la tête sur les épaules. Et je ne lui en veux pas de m'avoir fait faire cet acte.  J'étais jeune et immature mais j'en souffre encore aujourd'hui.

Je me rappelle de cette table d'opération froide, de ce couloir où ils m'ont déposée en attendant " mon tour", nous étions plusieurs filles à attendre. L'infirmière qui m’a posé ma perfusion a été très douce et très gentille.  Je ne peux pas en dire autant du chirurgien. Sans cœur, sans âme, difficile de croire qu'il peut faire ça toute la journée sans penser à notre douleur.

J'ai l'impression d'être vide, creuse, inutile. Je n'en ai jamais parlé à personne. Je ne peux pas ! Même pas vous appeler, car j'ai trop honte.

Aujourd'hui mon copain et moi allons faire construire une maison et il pense  à une vie de famille car nous avons une bonne situation…  Mais je ne peux pas. 

Je ne peux pas penser à faire un autre enfant alors que surement je n'ai pas encore  fait le deuil du premier. Je suis perdue, anéantie.

Melissa

belinda 21 ans


Il y a plus d'un an,  le 5 octobre 2012, j'ai subie une IVG contre ma volonté, lorsque j'ai appris que j'étais en enceinte ma mère était en vacances. Après une longue réflexion, mon ami et moi avions décidé de garder notre bébé. La seule personne à qui j'avais parlé de ma situation c'était ma tante. Et quand ma mère est revenue de ses vacances, j'avais beaucoup trop peur de lui en parler. Alors ma tante l’a fait à ma place. C’était la fin du monde pour moi parce que ma mère ne l’a pas du tout accepté.  Elle a commencé à me dénigrer et à m'insulter en me disant que j'étais la honte de la famille parce que j'étais tombé enceinte hors mariage, que je n'avais que 19 ans et que tout le monde allait parler sur notre famille (pour elle, c'était plus le regard des gens qui la préoccupait que mon état de santé). Quand ma grande sœur a découvert que j'étais enceinte, elle aussi, a commencé à dénigrer mon bébé et moi. En effet, elle et moi, nous  n'avions jamais eu de bon rapport. Mais étant donné quelle était aussi tombée enceinte à l'âge de 19 ans, j'avais pensé qu’elle allait me soutenir et mettre nos rancunes de coté. Mais non ! au contraire elle en a profité pour se moquer de moi et je me suis défendu : je l'ai insulté et depuis voilà 1 an qu'on ne s'adresse plus la parole et qu'on a rompu tout contact. 

Mais pour revenir à mon histoire : ma mère s'est mise à fouiller dans mes affaires pour prendre RDV avec mon gynéco pour que j'avorte. J'en ai parlé à mon copain et il s'est rangé du coté de ma mère en me disant qu'il était trop jeune (il avait 21 ans à l'époque) et qu'on allait gâcher notre avenir. Et que j'allais devoir aller dans un foyer pour jeunes mamans parce que lui habitant chez ses parents, il n'allait pas pouvoir nous assumer. Et à ce moment la, je me suis sentie seule et abandonnée sans soutien moral. Je n’avais qu'une envie c'était de mourir ! J’étais perdue sans repère et le pire dans tout ca c'est que je ne savais pas quoi faire. Pendant ce temps, ma mère continuait à me menacer en me disant que si je gardais cet enfant, elle m'effacerait de sa vie et qu'elle me mettrait dehors. J'allais me retrouver à la rue et que j'allais avoir une vie misérable avec mon enfant sans personne pour m'aider.

Je sais que c'est triste à dire mais à ce moment là, j'ai vraiment détesté cette femme qui pendant 19 ans se comportait comme une mère ! Pour s'assurer que j’allais bien avorter, elle m'accompagnait à tous mes RDV médicaux. J'avais tellement peur que je n'ai pas su imposer mon choix : c'est à dire garder mon bébé. Le jour que je redoutais le plus est arrivé. Je me rappelle que entre 6H et 6H30 je devais prendre une pilule qui devait faciliter l'intervention mais devant cet acte il était impossible pour moi de l'avaler car pour moi c'était comme si je tuais mon bébé. Alors j'ai appelé mon copain. J’avais dans l'espoir qu'il m'empêche de la prendre et qu'il me dise de ne pas avorter. Mais non, au contraire ! Il me répondit que « je n'avais pas le choix et que je devais la prendre ». Alors je l'ai avalé en pleurant toutes les larmes de mon corps sans personne pour me soutenir. Ensuite, je suis partie toute seule à l'hôpital et j'ai fait l'IVG juste après l'intervention. Lorsqu'ils nous ont transféré dans un chambre, j'ai commencé à faire une crise en hurlant « rendez-moi mon bébé ! » A ce moment là, une psychologue est venue pour me calmer. Je me sentais tellement mal et sale ! Je me détestais et jusqu'a aujourd'hui, je continue de me détester. Voilà 1 an que j'ai subie cette IVG et voilà 1 an que j'essaye de me reconstruire mais en vain ! Je suis toujours avec le père de mon bébé mais lui et moi c'est plus comme avant ! C'est comme si quelque chose s'était brisé entre nous.

En fait, j'ai l'impression qu'il m’a abandonné alors que mon bébé et moi avions besoin de lui. Et même si j'habite toujours chez ma mère, je pense qu'une partie de moi ne lui pardonnera jamais ce qu'elle m'a fait. Il n'y a pas un jour où je ne pense pas à mon bébé ! Tous les jours, je pleure et j'ai du mal à dormir parce que je sais que mon bébé aurait eu 5 mois aujourd'hui ! Et quand je vois qu’autour de moi des jeunes filles ont des enfants avec leur mère et leur copain auprès d'elle, je souffre d'avantage parce que même etant seule, j'aurais du imposer mon choix et donner la vie à mon bébé ! Car lui, n'avait rien demandé. Et même si je l’avais gardé pour l’élever toute seule et que cela n'aurait pas été facile, mon bébé serait en vie. Et pour moi cela n'a pas de prix. Merci d'avance. J'espère que j'aurai une réponse de votre part.

 

Belinda 21ans