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adoption

J'avais16 ans quand j'ai avorté. Je n'avais pas réalisé que j'étais enceinte et encore aujourd'hui j'ai du  mal. Je n'ai pas su donner mon avis, sous le choc, j'étais prise dans un cercle  où ma mère me conseillait  d'avorter, les médecins également, ma religion  qui ne me le permettait pas, mon âge, ma situation, le délai qui allait  bientôt arriver à terme, et bien sur, mon enfant. Lors d'un rendez vous que l'on a avant une ivg, j'ai pensé faire adopter cet enfant, car je ne me voyais pas le tuer, ni le garder. On m'a tout simplement répondu "si vous êtes déjà attachée à cet enfant, dans 9  mois vous ne voudrez plus le faire adopter", j'ai fermé ma bouche, j'ai  pensé qu'elle avait raison et pas longtemps après j'ai subi un ivg. J’ai eu une interruption très difficile ; très douloureuse physiquement et  mentalement ...Quand je suis sortie du bloc, la première chose que j'ai faite, c'est de  pleurer. Et j'ai dit à ma mère "je n'aurais jamais du avorter». Les deux jours suivant l'opération étaient le weekend. Je ne suis pas sortie, mais ça allait presque normalement... Mais plus tard, je suis tombée en dépression, cet enfant je l'aimais, il me complétait. Je n'ai pas réussi à parler, mais au fond de moi je ne voulais pas le tuer. Un soir, je suis tombée par hasard sur une  émission à la TV où des femmes Polonaises témoignaient de leur avortement. Ces  femmes faisaient de la prévention dans les écoles en montrant une vidéo,  cette vidéo n'a pas été affichée à la télé, je suis donc allée sur  internet pour la voir. C’était « le cri silencieux ». Aujourd'hui, moi aussi, je veux me battre pour que chaque femme qui souhaite avorter, sache vraiment ce qu’elle va faire.